Travailler au musée ; publics, gardiens et conservateurs du Louvre et du British Museum : regards croisés (1946-1981)

Travailler au musée ; publics, gardiens et conservateurs du Louvre et du British Museum : regards croisés (1946-1981) (préface Pierre-Michel Menger)

À propos

Lorsqu'il s'agit du statut des fonctionnaires, on oppose souvent la France à la Grande-Bretagne. Pourtant, dans l'Europe d'après-guerre, ces deux pays cherchent à élaborer un projet commun en matière de fonction publique, notamment dans le domaine culturel. Dans les deux pays, les missions du Louvre et du British Museum sont d'ailleurs les mêmes, mais leurs moyens diffèrents : organisation centralisée ou décentralisée, classement des postes ou des individus, recrutement de fonctionnaires ou de contractuels. Aux termes d'une comparaison entre ce que veut dire travailler au musée entre 1945 et 1981, avec ou sans service public, la singularité française apparaît ailleurs que dans le statut juridique de fonctionnaire. L'opposition entre les formes publique ou privée d'organisation muséale réside dans les aspirations sociales et professionnelles des gardiens et des conservateurs ainsi que les politiques d'emploi mises en ?uvre dans la sphère publique permettant ou non d'y accéder. Préface de Pierre-Michel Menger

Sommaire

Préface. Introduction. Une période d'extension des services culturels (1946-1981). France-Grande-Bretagne : des comparaisons aux circulations. Travailler pour l'État : approches sociologiques et historiennes. Sources d'archives au Louvre et au Biritish Museum. Première partie. Vers des circulations France - Grande-Bretagne (1920-1972). Chapitre 1. Musées et publics dans l'entre-deux-guerres. I. État et associations professionnelles, une dynamique convergente. A. Le rôle de l'association professionnelle des conservateurs dans la modernisation des grands musées français. B. Une intervention progressive dans le laisser-faire britannique. II. Éduquer les masses, instruire la jeunesse. A. Une approche didactique du musée en Grande-Bretagne. B. L'impulsion de l'Office international des musées. C. Accompagner les visiteurs en France : une idée venue de Grande-Bretagne. Chapitre 2. Nouveaux échanges franco-britanniques après la Seconde Guerre mondiale. I. Le développement de liens bilatéraux. A. Des groupements anglophiles passeurs d'idées sur la Culture. B. L'ouverture d'espaces d'action sur l'emploi public. II. Circulations transnationales. A. Conserver ou éduquer. B. Une tentative de définition franco-britannique de la formation. Deuxième partie. Hiérarchiser l'emploi dans les musées (1946-1981). Chapitre 1. Gouvernement des musées et politique d'emploi. I. Une intervention croissante des autorités de tutelle. A. Le nouveau rôle du Parlement britannique sur la Culture. B. Musées nationaux, locaux et indépendants. C. Réaffirmation des collectivités locales en France. II. Classement des emplois et postes de travail. A. Compter la population administrative, une comparaison impossible. B. Une centralisation inachevée des emplois en France. C. Forte spécialisation et absence de mobilité en Grande-Bretagne. Chapitre 2. Des groupes professionnels en tension entre pôles scientifique et pédagogique. I. Conservateur n'est pas conservatrice en France. A. Catégoriser les destinataires. B. Accompagner les publics, un travail bénévole. II. La formation des personnels britanniques au regard de la France. Troisième partie. Au nom du public. Le travail au Louvre et au British Museum (1946-1981). Chapitre 1. Ce que les publics font au service public. I. Une éthique en pratique au British Museum. A. Servir le bien-vivre. B. Servants of the trustees ou servants of the Crown ? C. Conseils whitley, service des publics et personnels. II. Commissions administratives paritaires et service public au Louvre. A. Le public, source d'indépendance des gardiens. B. Les conservateurs, entre le service de l'art et des publics. Chapitre 2. Les conservateurs : conserver ou transmettre. I. « Conserver » au Louvre. A. Le dévouement aux publics réservé aux conservatrices. B. La reconnaissance du mérite scientifique réservée aux conservateurs. II. Le public idéal des conservateurs. A. Des valeurs du passé. B. Un spécialiste non formé aux tâches de gestion et d'animation. III. « Diffuser » au British Museum. A. Gestionnaires, experts et chercheurs. B. Des origines hétérogènes. Chapitre 3. Les gardiens : surveiller ou guider. I. Reconversion des mérites militaires en mission de service public. A. Faire obéir les visiteurs en évitant d'être un guide. B. Sortir de la domesticité publique. C. L'occasion manquée d'une formation aux publics et aux oeuvres. II. Une fonction divisée en deux au British Museum. A. Vers une fusion des attributions des chefs. B. Une formation réservée aux agents de sécurité. Conclusion. Le public, résultat d'une lutte entre groupes professionnels. Limites des circulations sur l'emploi public. Public et travail après 1981. Sources et bibliographie. Annexe. Fonctions et grades au British Museum en 1949, 1965 et 1975. Index. Remerciements.

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Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire > Histoire généralités > Essais / Réflexions / Ecrits sur l'histoire

  • EAN

    9782757429587

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    312 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    16 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    522 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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