Sports généralités

  • Megan Rapinoe est une des athlètes les plus marquantes de la scène sportive mondiale. En parallèle de son succès professionnel sur les terrains de foot, elle est aussi devenue une icône et un modèle pour des millions de personnes en s'exprimant avec courage sur les enjeux sociétaux les plus importants.

    Élevée dans une petite ville conservatrice du nord de la Californie, benjamine d'une fratrie de six enfants, Megan Rapinoe a quatre ans lorsqu'elle tape dans son premier ballon. Son talent pour ce sport est une évidence. Si ses parents encouragent son amour pour le foot, ils l'incitent également à s'engager auprès des plus démunis.

    Son enfance, aux côtés de sa soeur jumelle adorée Rachael, est marquée par la tragique addiction à la drogue de son frère Brian. Militante dans l'âme, elle est la première joueuse de football à faire son coming-out dans les médias en 2012, puis en 2016, elle n'hésite pas à s'agenouiller pendant l'hymne nationale en soutien au joueur Colin Kaepernick, parti en guerre contre les discriminations raciales et les violences policières. Son refus public et catégorique de se rendre à la Maison Blanche après la victoire à la Coupe du monde 2019 a fait couler beaucoup d'encre, tout comme l'action en justice qu'elle a intentée avec ses coéquipières contre la fédération américaine de football pour obtenir une rémunération égale à celle de l'équipe masculine. Férocement anti-Trump, elle a apporté son soutien à Joe Biden dans la course à la Maison Blanche.

    Comme elle l'a déclaré après la victoire au mondial de l'équipe américaine à New York en 2019 : « C'est notre responsabilité de rendre le monde meilleur. »

  • François Gabart est un marin professionnel pressé. Initié à 6 ans, globe flotteur à 10, il a accédé à sa passion en accéléré. Lauréat d'un bac S, mention très bien, il a aussi parfaitement négocié ses études supérieures. Avec une facilité souriante doublée d'un esprit d'entreprise qui font de lui un skipper à part. Avec également, dans le coin de sa tête, l'envie de faire évoluer la voile de compétition et d'inventer de nouveaux bateaux. Vainqueur du Vendée Globe l'Everest de la voile en 2013, à l'âge de 29 ans, François Gabart n'a cessé, depuis, de progresser. Refusant de se répéter, il a récemment mis à l'eau un trimaran révolutionnaire de 30 mètres avec lequel il a remporté la Transat anglaise 2016 en attendant d'autres records... Il détonne en cultivant, sous ses allures de faux golden boy, une conscience citoyenne ouverte sur le monde et sur les autres.

  • « Il existe quatre grands plaisirs liés au football. Y jouer, le regarder, en parler, écrire à son sujet.
    J'ai longtemps goûté le premier comme joueur du dimanche, je ne me lasserai jamais du deuxième et du troisième.
    Dans les textes qui composent ce volume, je me suis intéressé aux moments où la Coupe du monde déborde, où un match bascule soudain de l'histoire dans la légende. Il s'en faut parfois d'une main, d'une tête, d'un centimètre devant ou derrière la ligne de but, d'un scandale instantané (l'agression de Battiston par Schumacher) ou à mèche lente (le match de la honte RFA-Autriche en 1982).
    Onze rencontres où la Coupe déborde aussi de la chronique sportive vers la rubrique culturelle. Les journalistes les ont commentées, les écrivains s'en saisissent ensuite pour les élever au statut d'objets littéraires. En plus de la trace laissée par ces instants d'éternité dans l'imaginaire collectif, j'ai donc voulu suivre celle qui en demeure chez quantité de romanciers et d'essayistes.
    Je marche ici sur mes deux pieds, je m'obstine à mêler dans ces pages deux des grands bonheurs de mon existence : football et littérature.
    Il était temps que je connaisse les quatre saisons du plaisir »

  • Rugby, boxe, bien sûr, mais aussi Formule 1, sports de glisse, cyclisme, équitation... tous les sports sont concernés par les commotions cérébrales. Cadences infernales, athlètes surdimensionnés, impacts physiques démesurés, la situation ne peut plus durer. La boîte crânienne, elle, reste inextensible et le meilleur casque ne pourra jamais empêcher une commotion. Or une commotion aujourd'hui, outre le risque redoutable du « syndrome du second impact », ce peut être, dans dix, vingt ou trente ans, des pertes de mémoire, une dépression chronique, des anomalies de comportement et, dans le pire des cas, la fameuse « démence pugilistique » que l'on croyait, il y a peu encore, réservée aux boxeurs, un état qui serait un mélange de Parkinson et d'Alzheimer et que l'on retrouve également chez les rescapés des champs de bataille.
    Avant qu'il ne soit trop tard, le Dr Chermann tire la sonnette d'alarme. Si la lecture de ce document, qui s'ouvre sur la prise en charge par l'auteur du rugbyman Christophe Dominici en mars 2005 à la veille du choc France-Angleterre au Parc-des-Princes, est plaisante et distrayante, évoquant pêle-mêle le couperet de la guillotine, la chute de cheval de Montaigne, l'accident de Maurice Ravel ou les rêveries de Jean-Jacques Rousseau, le propos n'en reste pas moins grave. De plus en plus, étant donné l'énormité des enjeux financiers et de carrière, les médecins de clubs subissent la pression des entraîneurs, des présidents de ligue et même des sportifs qui refusent le repos préconisé. Pourtant, c'est démontré, un athlète commotionné, même s'il n'a pas perdu connaissance, ne sera pas performant s'il reprend trop tôt la compétition. C'est, au contraire, en ne respectant pas le délai de reprise qu'il met en danger non seulement sa santé, mais aussi sa carrière et les résultats de son club. Il est grand temps d'appliquer un certain nombre de règles dans les sports dits « de contact » en général et dans le rugby en particulier, des règles, pour certaines déjà connues mais peu respectées et pour d'autres tout à fait nouvelles, que nous propose Jean-François Chermann pour clore cet ouvrage.

  • Sur le terrain, le football se joue à onze contre onze. Mais, dans les tribunes, un « douzième homme » s'active, convaincu d'avoir lui aussi un rôle à jouer : le public. C'est ce monde méconnu et souvent décrié que l'auteur décrypte dans ce dictionnaire d'une richesse étonnante. Les supporters dont il est question ici sont plutôt jeunes, et se rassemblent en groupes plus ou moins importants pour soutenir leur équipe favorite, à domicile comme en déplacement. Qui n'a pas entendu parler des MTP à Marseille, des Greens Angels à Saint-Étienne, des Bad Gones lyonnais ? Qui ne s'est pas demandé comment fonctionnent ces associations dont certaines existent depuis des décennies et comptent des milliers de membres ? L'actualité des derniers mois, en particulier à Paris, est venue rappeler qu'il y a là un phénomène de société majeur que les médias et les politiques ont bien du mal à appréhender.
    Sous les écharpes et les drapeaux, les banderoles et les tifos, grouille en effet un univers complexe, avec ses rites, ses valeurs, son jargon. Franck Berteau nous en ouvre les portes, en France comme à l'étranger. Chacune des 300 entrées proposées fourmille d'informations, d'anecdotes, et plonge le lecteur au coeur de ces tribus exubérantes, passionnées, parfois violentes.
    Ce jeune journaliste habitué à fréquenter les stades s'en tient aux faits, sans juger ni céder à la complaisance. De A à Z, tout y est : les groupes et leur histoire, les codes vestimentaires, les références musicales ou littéraires (Nick Hornby, John King...), les influences politiques, l'explication des termes propres à ce milieu (kop, parcage, bâche, cortège, capo, casuals...). En s'adressant aussi bien aux initiés (environ 100 000 personnes en France) qu'aux néophytes, cet ouvrage est appelé à faire référence. Surtout à l'approche de deux événements majeurs : le Mondial 2014 au Brésil, et l'Euro 2016 en France.

empty