• Racée

    Rachel Khan

    « On est tous des additionnés », affirmait Romain Gary dans Pseudo. Rachel Khan ne le sait que trop bien. Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, elle est fière de se dire « racée ». Mais comment vivre cet excès de « races » à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? Comment se positionner avec ce « pedigree » alors que l'injonction est de choisir un camp ?

    À travers une série de mots, notions et expressions « politiquement correctes », Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les « mots qui séparent » ? souchien, racisé, afro-descendant, intersectionnalité, minorité... : présentés comme des outils indispensables pour combattre le racisme, ils enfoncent en fait le couteau dans les plaies qu'ils prétendent cicatriser. Puis les « mots qui ne vont nulle part » : vivre-ensemble, diversité, mixité et non-mixité, etc., qui appauvrissent le langage et, dans une « bienveillance inclusive », alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les « mots qui réparent » ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société, gangrénée par les crispations identitaires et les oppositions stériles entre les genres.

  • Pour conserver son pouvoir face à la majorité noire qui augmentait et se révoltait, le gouvernement a chargé une commission d'aller enquêter sur le racisme institutionnel dans le monde entier. En Australie, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, ses membres ont observé ce qui était efficace et ce qui ne l'était pas. De retour en Afrique du Sud, ils ont élaboré le système d'oppression raciste le plus extrême que l'humanité ait jamais connu.
    Trevor Noah naît en 1984 à Johannesbourg d'une mère noire et d'un père blanc. Sous l'apartheid, qui interdit les relations interraciales, son existence même est déjà un crime. Malgré le racisme et la violence qui l'entourent, il multipliera les subterfuges afin de mener une vie libre... et drôle.

  • "Les races n'existent pas ! Au nom de ce gimmick présenté comme le point final de toute discussion raisonnable, un catéchisme subtil vient perturber notre compréhension du mot "race". Un catéchisme culpabilisant pour celles et ceux qui habitent ce corps racialement indicible. Un monde profondément marqué, si ce n'est obnubilé, par le corps de minorités dites visibles, lesquelles sont régulièrement sommées dans une injonction paradoxale d'"être comme les autres", de ne pas "se sentir différentes".
    Toute ma vie n'est qu'une perpétuelle réaction contre les attaques subies par mon corps, par la couleur de mon corps, par la forme de mon corps, par le bruit fait par mon corps, par l'odeur dégagée par mon corps et, pourquoi ne pas l'écrire, par un générique qui est censé ne pas avoir d'existence. J'ai fini par me convaincre que cette invisibilité et cette indifférence ne sont finalement que les piliers d'une forme nouvelle de soumission, et que le négationnisme racial ne sert qu'à perpétuer la domination des Blanc" Fabrice Olivet est un militant associatif.
    Il a déjà publié La ¬question métisse (Mille et Une Nuits, Fayard, 2011).

  • "La race est particulièrement visible dans l'alimentation. D'abord parce que le concept fut inventé pour justifier la gourmandise de certain·es Européen·nes. Ensuite parce que la nourriture prend une telle place dans nos vies - la majorité d'entre nous mange trois fois par jour - que les restaurants, les supermarchés ou les cuisines sont des lieux privilégiés pour créer et perpétuer les constructions sociales.
    Si je vous dis maintenant que le racisme, tel qu'on le connaît aujourd'hui, trouve son origine dans une histoire de sucre, vous risquez d'avoir du mal à l'avaler. C'est pourtant vrai. Le racisme s'est installé dans les têtes des Européen·nes en même temps que le sucre arrivait sur leurs tables. La corrélation n'a rien de fortuit. Ce système de pouvoir fut précisément créé pour que les Européen·nes puissent consommer du sucre en ayant la conscience tranquille.
    Et l'industrie alimentaire l'entretient depuis". Dans Voracisme, l'auteur mène l'enquête sur les liens consubstantiels entre racisme et alimentation, depuis l'esclavagisme dans les cultures de cannes à sucre au 17e siècle jusqu'aux cuisines de nos restaurants, en passant par l'histoire du marketing alimentaire.

  • La famille de Carole n'est pas tout à fait comme les autres. Elle a un petit quelque chose en plus : Marcel, leur fils aîné, a trois chromosomes 21. Lorsqu'ils apprennent la nouvelle, le jour de sa naissance, Carole et Sylvain ont l'impression que le ciel leur tombe sur la tête. Mais très vite, grâce à ce bébé débordant de joie de vivre qui les aide à affronter toutes les difficultés, ils décident d'être heureux et de faire de ce fameux chromosome la chance de leur vie.
    Ce livre raconte sans tabou le quotidien d'une tribu extraordinaire : la peur, les doutes, la colère, la complexité de la prise en charge médicale et des démarches en tout genre, mais surtout le bonheur de voir grandir un enfant, des parents, une famille.Carole pose avec humour et tendresse son regard sur la trisomie 21, le handicap et, plus largement, la différence.

  • En un demi-siècle, depuis les lois sur les droits civiques aux États-Unis, le combat pour la libération emmené par les luttes noires américaines a pris une dimension internationale ; il a joué à la fois le rôle de révélateur des grandes injustices et de catalyseur des espérances du moment.
    Angela Davis a été un témoin majeur de ce demi-siècle. Militante communiste et proche des Black Panthers dès 1968, elle accompagne la radicalisation des mouvements noirs et leur engagement sur une multiplicité de fronts, de la guerre du Vietnam à la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud.
    Ce recueil d'entretiens et de textes inédits d'Angela Davis donne à voir cet engagement sans trêve pour la libération.
    Figure iconique et mondialement reconnue, le parcours et l'engagement d'Angela Davis sont bien connus en France - notamment à travers son Autobiographie (récemment rééditée) - tout comme sa lutte contre l'enfermement et la prison, déployée dans Les Goulags de la démocratie.
    Ce recueil d'articles et d'entretiens rassemble des textes et interventions contemporaines d'Angela Davis. Derrière une grande pluralité d'enjeux se dégagent deux grandes thématiques.
    Davis y décrit d'abord la violence d'État et l'oppression comme des phénomènes mondiaux :
    Elle souligne ainsi la porosité entre l'oppression des Palestiniens et l'incarcération en masse des Africains-américains, ou encore les liens entre les violences policières et la guerre sans fin menée au Moyen-Orient. Depuis sa perspective états-unienne, Angela Davis revient ainsi sur une série d'événements qui ont scandé la dernière séquence de la politique d'émancipation : les mobilisations autour de Ferguson, puis le mouvement Black Lives Matter contre les violences policières racistes, condensent un plus large spectre de résistances à l'échelle du monde.
    D'autre part, le livre trace une continuité entre les luttes du passé et les luttes présentes.
    On y rencontre d'abord les grandes figures ou séquences des luttes africaines-américaines :
    Non seulement Malcolm X et les Black Panthers, mais aussi la guerre de Sécession et W.E.B Du Bois. Davis rappelle ainsi combien ces luttes se sont nourries des luttes de libération en Asie, en Afrique, en Amérique latine, et les ont inspirées en retour.
    Mais ce livre porte aussi un regard optimiste sur les formes émergentes de résistance, et sur la capacité des nouvelles générations à reprendre le flambeau d'une lutte sans frontières contre l'injustice et l'oppression.

  • La France n'a pas encore pleinement pris la mesure de l'ampleur et des incidences du racisme et des discriminations qui la déchirent. Des millions d'individus, notamment issus de l'immigration postcoloniale, subissent au quotidien micro-agressions et stigmatisation. Ils voient leurs opportunités d'ascension sociale entravée, leurs vies écourtées. Ces épreuves suscitent bien souvent colère et sentiments d'injustice.
    Elles poussent parfois à l'engagement des personnes qui n'y étaient pas disposées. A partir d'une enquête inédite dans plusieurs quartiers populaires en France et en Amérique du Nord, ce livre démontre les conséquences du déni de reconnaissance qui entoure les discriminations : dépression, exil, repli sur soi... Au regard du drame silencieux qui s'opère sous nos yeux, il invite à une prise de conscience collective.
    /> Mais le racisme suscite aussi des conséquences plus positives : une jeunesse se lève face aux violences policières, se mobilise dans des associations ou investit les partis politiques, en développant des savoirs et savoir-faire nouveaux, et par là son pouvoir d'agir. Peut-être est-ce l'émergence d'une nouvelle génération militante, engagée dans des luttes pour l'égalité ?

  • Comment penser la question raciale lorsqu'on est blanc ?? Telle est la question que pose ce livre. La mort de George Floyd - après tant d'autres - et le mouvement qu'elle a suscité ont montré que la question raciale ne concerne pas seulement les "? racistes ? " ou les personnes qui en sont victimes, mais bien l'ensemble de la société. Pourtant, la question raciale reste largement impensée du côté des Blancs.
    Cet essai montre comment, du fait de l'héritage des systèmes raciaux européens, les Blancs vivent toujours dans une "? maison blanche ? " ? : une disposition intellectuelle, psychologique et affective qui altère leur regard et leur façon d'être au monde. L'auteur retrace, à partir d'expériences personnelles, les contours et les formes de cette situation, sans céder à la culpabilisation ou à l'angoisse que suscite souvent cette question.
    L'objectif de la prise de conscience qu'il propose n'est pas "? d'aider ? " ceux qui ont été ou sont les cibles des systèmes raciaux européens, mais de nous défaire de ce biais cognitif et affectif fondamental, afin de faire advenir un nouveau rapport au monde, et à nous-mêmes. Gauthier Marchais est enseignant-chercheur à l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex, en Grande-Bretagne.
    Il publie ici son premier livre.

  • «De telles listes sont dressées depuis les années 1970. Compilées par plusieurs générations de militants, elles sont enfouies dans les caves des archives associatives et présentent toutes le même format, à la fois sec et funeste. On y trouve la date du crime, le nom de la victime, suivis d'une ou deux phrases laconiques. Elles frappent par leur rudesse, leur longueur et leur nombre. Poser une liste conduit inexorablement à en trouver une autre quelques jours plus tard. Ces listes expriment l'idée d'une injustice. Elles dénoncent le racisme et l'impunité du racisme. Elles pointent du doigt les crimes, mais également la grande majorité des procès qui ont fini par des peines légères avec sursis ou des acquittements, quand ce n'est pas un non-lieu qui est venu clore l'affaire.
    Elles disent en substance que la racialisation, autrement dit le fait de placer des personnes dans une catégorie raciale afin d'asseoir un rapport de pouvoir et d'en tirer profit, tue deux fois. La première violence touche à l'intégrité physique de la personne. La seconde violence a lieu à l'échelle institutionnelle. Elle est une conséquence du traitement pénal qui ignore la nature raciste des crimes jugés.» De la grande vague de violence de 1973 dans le sud de la France aux crimes policiers des années 1990 en passant par les crimes racistes jalonnant les années 1980, cet ouvrage, issu d'une base de données de plus de 700 cas, nous invite à prendre la mesure de cette histoire à l'heure où le racisme institutionnel et l'action de la police continuent chaque année à être à l'origine de nombreux morts.

  • Il existe de grandes différences entre les hommes et les femmes dans la façon d'être surdoué et de vivre cet état. Les femmes à haut potentiel ne répondent pas de la même manière que les hommes aux contraintes d'une société dans laquelle les schémas de réussite sont encore imprégnés de sexisme. Le défi est double pour elles : dans un monde fondé sur l'image d'une femme au corps parfait et non d'une femme dotée d'un cerveau, il leur faut réussir à articuler leur féminité et leur intelligence et se faire accepter.
    En se fondant sur les dernières études sociologiques et scientifiques, et sur de nombreux exemples de patientes, Monique de Kermadec met en lumière les nombreuses barrières sociales et professionnelles auxquelles se heurtent ces femmes qui se sentent en décalage. Elle leur donne des clés pour optimiser leur potentiel afin d'arriver à assumer le rôle qu'elles pourraient avoir dans notre société pour le bénéfice de tous.

  • On pense tout connaître de l'antisémitisme, en avoir fait le tour, ne plus rien pouvoir découvrir. Pourtant le public le perçoit essentiellement à travers le prisme de la Shoah et de la résurgence de l'antisémitisme ces dernières années. Mais depuis quand existe-t-il ? Où sévit-il ? Pourquoi ? Sous quelles formes ? En réalité le phénomène est si ancien, étendu et complexe, que la plupart de ses aspects échappent au plus grand nombre.
    Dans cet ouvrage, l'auteur pose un regard historique et sociologique sur ce phénomène et aborde les questions dérangeantes, notamment celles qui dérangent le plus et qu'on n'ose généralement pas poser : Les Juifs pratiquent-ils la « double allégeance » ? Israël instrumentalise-t-il l'antisémitisme ? La Bible peut-elle être un ferment d'antisémitisme ? La Shoah fut-elle la cause de la création de l'État d'Israël ?
    Concepts, histoire, fantasmes, Israël, moyens de lutte, toutes les facettes du phénomène sont décryptées en de brefs chapitres pédagogiques, qui laissent s'exprimer les protagonistes, dans un style simple et direct.
    Stéphane Encel apporte des clefs essentielles pour comprendre ce phénomène qui n'en finit pas de faire peur autant que de fasciner, et qui représente un perpétuel danger à l'image de la multiplication des actes antisémites ces dernières années.

  • Et toujours ce fichu voile ! nouvel argumentaire laïque, féministe et antiraciste Nouv.

    Lorsque j´ai publié Fichu voile en 2011, c´était parce qu´après le terrain scolaire, c´était sur celui de la fonction publique, mais aussi celui du parlement, que se jouait désormais la question du voile. Et la loi d´interdiction du voile intégral était alors en gestation. Dix ans plus tard, les mêmes questions restent en suspens, mais d´autres s´y sont ajoutées : le voilement des fillettes se répand, les tenues de sport à connotation religieuse se multiplient, et l´idée selon laquelle interdire le voile serait une discrimination se banalise, comme en témoigne l´autorisation récente du port du voile dans les Hautes Écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Parallèlement, tout critique du voile semble devenir de plus en plus difficile, voire dangereuse à formuler. La banalisation de celui-ci est à l´oeuvre, alors même que se radicalisent les discours et les actes de ceux qui le défendent. Et cette banalisation se fait au prix des principes universalistes.

  • Alors qu'existait, depuis au moins la fin de la Seconde Guerre mondiale, un consensus scientifique sur l'inexistence biologique des races dans l'espèce humaine, celui-ci a éclaté, et le vocabulaire de la race a envahi le champ académique et médiatique. Pour un certain nombre d'auteurs, qui, pour la plupart d'entre eux, se disent appartenir à la pensée décoloniale, il faudrait, la lucidité serait à ce prix, briser ce consensus. Il s'agira ici, d'une part, de rechercher les sources de ce retour à des conceptualisations que l'on pouvait croire oubliées et, d'autre part, d'en mesurer les effets sur la vie intellectuelle, principalement dans l'espace français.

  • Le dossier du sixième numéro de Panthère Première portera sur le Déni de travail : travail qui ne dit pas son nom, travail gratuit, travail sans emploi, travail qui imprègne toute la trame de la vie quotidienne... Et si le meilleur moyen d'extorquer un travail était tout simplement d'en nier l'existence, ou du moins la valeur ? S'inspirant des analyses féministes du travail, ce dossier ne se contente pas de rendre visible des formes de travail niées, mais interroge la façon dont le déni opère.
    Et en hors thème : une entretien sur l'autonomie énergétique, une enquête sur la période invisibilisée du post-partum, un plongée dans les pages d'une impertinente revue de jardinage, parmi d'autres réjouissances...

  • Quels sont les discriminations et les comportements racistes dont sont victimes les musulmans de France ? Quelles sont les situations où ils indiquent avoir fait l'objet de comportements discriminants en raison de leur appartenance religieuse ?
    Grâce à une enquête réalisée par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean-Jaurès, un certain nombre de réponses sont apportées afin d'objectiver du mieux que possible une situation finalement mal connue, et donner ainsi aux pouvoirs publics comme aux observateurs une idée précise de l'ampleur des discriminations subies en France par les musulmans en raison de leur religion.

  • Dans ce Petit manuel, Djamila Ribeiro, philosophe et féministe brésilienne, aborde le racisme dans le milieu professionnel et culturel, parle de négritude, de blanchité, de désirs et affects. En dix chapitres courts et impactants, elle présente des pistes de réflexion pour reconnaître les discriminations, prendre conscience de certains privilèges, adopter des pratiques antiracistes et féministes et, ainsi, assumer la responsabilité de faire bouger les choses.
    C'est une pratique qui commence dans les attitudes quotidiennes, et nous concerne toutes et tous. Djamila Ribeiro, chercheuse en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse et la TV, elle donne des conférences dans le monde entier. Avec un demi-million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids.
    Préface de Françoise Vergès, militante féministe décoloniale et politologue. Pratique, direct et fort.

  • Qu'est-ce que le racisme systémique ? Comment parler d'un phénomène qui, selon l'idée même de "système", est si vaste qu'on en perçoit difficilement les frontières ? Par racisme systémique il faut entendre les oppressions diverses, mais toujours connexes, vécues par les personnes racisées dans des domaines comme le travail, la justice, la santé, l'éducation, le logement...

    Ce livre montre que la lutte contre le racisme n'est pas l'affaire de quelques individus isolés ou d'idéalistes. Il faut passer de l'aveuglement à la prise de conscience collective pour agir et établir des normes politiques et sociales valables pour toutes et tous. Sous la direction de Christian Nadeau et Amal Zaazaa.

  • Harcèlement moral et sexuel au travail : une approche psycho-juridique pour comprendre, réagir et prévenir Nouv.

    La lutte contre le harcèlement moral et sexuel dans les entreprises françaises a une histoire récente. Sous l'impulsion du législateur, le phénomène est de mieux en mieux cerné sans pour autant être complètement délimité. Bien que la porosité de ses contours le rende difficilement objectivable, ses effets délétères sur les victimes, le collectif de travail et la performance globale nécessitent la mise en oeuvre d'actions visant à faire cesser l'inacceptable. Cet ouvrage est conçu comme un guide à l'usage des professionnels des RH, des managers, des représentants du personnel, des médecins du travail ou de tout autre acteur impliqué dans la prévention des risques psychosociaux. La première partie permet de mieux comprendre l'émergence des comportements hostiles, les mécanismes psychologiques à l'oeuvre dans le harcèlement et leurs impacts multiples. La seconde partie propose des outils et processus concrets pour mettre fin à des pratiques harcelantes, mais aussi pour bâtir une politique préventive en agissant sur les conditions de survenue de la violence interne et en assurant la veille de ses précurseurs. Un livre complet qui analyse, décrypte et apporte des solutions d'une politique préventive ! A acquérir sans tarder.

  • Du 6 mai au 11 juillet 2019 s'est tenu le procès France Télécom. Didier Lombard, ex-président du groupe, comparaissait aux côtés de son ancien bras droit, Louis-Pierre Wenès, de l'ex-directeur des ressources humaines, Olivier Barberot, et de quatre autres cadres pour des faits de harcèlement moral ayant conduit à de multiples suicides entre 2007 et 2010. Au premier rang des parties civiles, le syndicat Sud PTT et l'Union syndicale Solidaires, à l'origine de la plainte contre la direction de l'entreprise.
    Porte-parole de Solidaires, Éric Beynel a lancé une démarche éditoriale inédite de suivi du procès, conviant chaque jour une personnalité (romancier.ère, chercheur.se, artiste) à rédiger ou dessiner un récit d'audience. Chaque texte constitue un épisode haletant, une plongée dans l'espace ritualisé, tragique, du tribunal.
    À gauche les avocat.e.s des parties civiles, à droite ceux des prévenu.e.s, deux fois plus nombreux.ses. Au centre des débats, des hommes, des femmes immolé.e.s, défenestré.e.s sur leur lieu de travail, pendu.e.s à leur domicile. Les dirigeant.e.s de France Télécom paraissent patauger dans leurs contradictions...

  • La discrimination, les oppressions et les préjugés que subissent les "gros" et les "grosses" restent aujourd'hui parmi les formes de stigmatisation les plus banalisées. Au nom de la santé, les personnes grosses sont marginalisées, ridiculisées, condamnées, isolées.

    Renforcées autant par les médias, les productions culturelles ou un certain discours médical, les déclarations grossophobes circulent aujourd'hui librement en ne provoquant que de rares réactions, sinon des rires. Entre témoignage, analyse sociale et discours militant, La vie en gros propose un regard sur ses violences diverses et quotidiennes.

  • Un livre pédagogique qui fait le point sur la notion de « racisme d'Etat », qui a récemment fait l'objet de polémiques fortement médiatisées. Il s'appuie sur les apports de la sociologie et de l'histoire du racisme. Sans chercher à trancher la question de la « bonne catégorie » pour parler des choses - plan sur lequel les quatre auteurs ont des positions différentes, dans leurs propres travaux -, l'ouvrage donne aux lecteurs les outils pour construire une culture sur le sujet et une attitude plus constructive quant aux débats passionnés en cours.
    Comment le racisme fonctionne-il aujourd'hui en France ? Que sait-on du racisme dans les champs de l'école, du logement, des pratiques policières mais également dans le domaine des politiques relatives aux migrations ? Ce livre interroge les conditions auxquelles il serait ou non pertinent de parler de « racisme d'Etat » (ou encore de « racisme institutionnel ») pour qualifier les processus et les responsabilités à l'oeuvre.
    Enfin, ce livre propose de mettre en regard les controverses et les usages de la notion de « racisme d'Etat » dans les champs politiques, médiatiques et académiques. Il prend également en considération les réponses judiciaires et institutionnelles aux polémiques successives qui visent la définition officiellement acceptable de ce qu'est le racisme aujourd'hui en France (plaintes contre le syndicat Sud éducation pour usage de l'expression « racisme d'Etat », contre des auteurs pour « racisme anti-blanc », contre des militants pour usage du terme « police raciste », etc.).

  • Anglais I am not your negro

    James Baldwin

    • Penguin
    • 25 March 2017

    The New York Times bestseller based on the Oscar nominated documentary film In June 1979, the writer and civil rights activist James Baldwin embarked on a project to tell the story of America through the lives of three of his murdered friends: Medgar Evers, Malcolm X and Martin Luther King, Jr. He died before it could be completed. In his documentary film, I Am Not Your Negro, Raoul Peck imagines the book Baldwin never wrote, using his original words to create a radical, powerful and poetic work on race in the United States - then, and today. 'Thrilling . . . A portrait of one man's confrontation with a country that, murder by murder, as he once put it, "devastated my universe"' The New York Times 'Baldwin's voice speaks even more powerfully today . . . the prose-poet of our injustice and inhumanity . . . The times have caught up with his scalding eloquence' Variet y 'A cinematic seance . . . One of the best movies about the civil rights era ever made' Guardian ' I Am Not Your Negro turns James Baldwin into a prophet' Rolling Stone

  • Notre monde est pris de vertige. Dans nos vies quotidiennes, un entrelacs d'abstraction, de virtualité et de complexité s'introduit avec l'invasion des nouveaux médias technologiques. Le Manifeste Xénoféministe façonne un féminisme adapté à ces réalités, en s'emparant de l'aliénation comme d'un levier pour générer de nouveaux mondes. Le naturalisme essentialiste empeste la théologie - le mieux est de l'exorciser au plus vite.

    L'innovation technoscientifique doit s'assortir d'une pensée politique et théorique collective au sein de laquelle les femmes, les queers et ceux.celles qui ne se conforment pas aux normes de genre joueront un rôle sans précédent.

  • Le genre est omniprésent dans les débats sur l'Islam et l'intégration des musulman.e.s dans les pays européens. Pourtant, dans les espaces académiques et politiques francophones, le débat sur l'islamophobie s'est longtemps focalisé sur la légitimité du concept plutôt que sur la nécessité d'en documenter la réalité. En se centrant sur les aspects genrés de l'Islamophobie, cet ouvrage contribue à l'entreprise de connaissance de la nature, des processus et des modalités de l'expression contemporaine du phénomène. À partir de la sociologie et la psychologie sociale, il analyse les processus par lesquels le principe d'égalité des sexes, érigé comme norme occidentale, est mobilisé dans les discours publics (première partie) et adopté dans la pensée profane comme instrument de domination vis-à-vis des musulman.e.s (deuxième partie). Cet ouvrage documente ainsi les formes spécifiques d'islamophobie subies par les musulmanes et les musulmans en France, en Belgique et en Suisse, ainsi que les façons dont ils et elles y résistent (troisième partie).

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