• Le « dégagisme » qui s'est exprimé avec l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République a résulté de la prise de conscience d'une impasse française imputée à ses prédécesseurs et concurrents. Il a incarné la promesse d'y échapper. Cela donne au bilan de son action une portée particulière. Dans quelle mesure est-il parvenu à se saisir des causes de ce malaise et à y remédier ?

    Dans la ligne de l'analyse développée dans Comprendre le malheur français, ce livre analyse les réussites et les échecs d'un quinquennat pas comme les autres.

  • S'il fallait réunir l'ensemble des lois en vigueur en France, elles représenteraient un livre de 23 000 pages. Avec humour et érudition, Bruno Fuligni en présente les plus folles.
    Sait-on qu'on risque aujourd'hui davantage à ramasser un champignon en forêt qu'à recruter un tueur à gages ? Que la France continue de verser une pension d'Ancien Régime qui remonte à 1738 ? Qu'un décret de 2008 nous autorise à éviscérer les ragondins ? Et qu'en vertu d'un arrêté du 13 juillet 1951 pris au nom de François Mitterrand, « les signes d'hermaphrodisme, l'absence ou la perte du pénis rendent inapte à tout emploi outre-mer » ?...

    Une balade à travers le maquis du droit, pour en débusquer la poésie absurde et ce qu'il révèle de notre histoire.

  • Partout, un sentiment de crise et d'absence de perspective. Malgré les milliards injectés, la France semble à bout de souffle.
    Une démocratie contestée, entre Parlement inaudible et état d'urgence à répétition.
    Des déficits vertigineux et des questions identitaires qui fracturent la société.
    La crise sanitaire a révélé ces faiblesses que nous ne voulions pas voir...
    La France peut-elle encore se réinventer ? Etre à la hauteur de la nouvelle donne écologique et numérique ? Comment mobiliser ses entrepreneurs, ses créateurs, sa jeunesse et tous ceux qui font marcher le pays au jour le jour ? Comment motiver et retenir ses talents ? Comment le prochain quinquennat pourrait-il enfin venir à bout des blocages français ?
    En toute indépendance, les Gracques s'attaquent aux idées reçues et ouvrent de nouvelles pistes parfois iconoclastes. 2022 est peut-être la dernière chance d'offrir une alternative au déclinisme, au populisme et au conservatisme.
    Fondée en 2007, l'association Les Gracques s'est ouverte à des universitaires, des étudiants, des avocats, des médecins, des fonctionnaires, des entrepreneurs et cadres du privé, et contribue en tant que groupe de réflexion social-libéral à dépasser le clivage gauche-droite en France.

  • « Le 10 mai 1981, nous vivons intensément, rue de Solférino, ce qui va devenir un moment très particulier pour la France : le premier gouvernement de gauche depuis 1936. Je suis pris dans l'euphorie de l'instant que j'espère depuis bientôt dix ans, dont d'autres rêvent depuis bien plus longtemps... Serons-nous à la hauteur des espoirs des quinze millions d'électeurs qui ont voté pour François Mitterrand ?
    Pour beaucoup, le 10 mai 1981 évoque davantage qu'une simple alternance : un ensemble considérable de réformes institutionnelles, culturelles, sociales et économiques. Comme on n'en avait pas vu en France depuis 1945, grâce au Programme commun de la gauche. Des réformes dont le pays bénéficie toujours.
    En ce jour très sombre de février 2021, où tant de drames et de menaces s'accumulent sur le destin de tant de gens, sur mon pays, sur l'Europe, sur l'humanité, sur la vie même, je commence à écrire ce récit. Les idéaux d'autrefois ont explosé ; en France en tout cas, l'espérance de la gauche s'est, au moins provisoirement, effondrée.
    C'est aujourd'hui, au crépuscule de ma vie, que l'envie me vient de me retourner vers le joli mois de mai 1981. Non par nostalgie, quarante ans plus tard, mais parce qu'il faut se souvenir de ce dont on a de bonnes raisons d'être fier. Et parce que le fil de cette histoire retrouvée nourrit la promesse de jours plus heureux encore.
    Je vous invite à une promenade dans mes souvenirs, à une chevauchée au gré des moments qui marquent un parcours. Pour éclairer le présent et l'avenir. ».
    J. A.

  • Chacun porte en soi une partie de l'histoire de France avec ses territoires, ses singularités, ses invariants et ses rêves. Pourtant, de nombreux Français ne se sentent plus associés à ce destin collectif et les élections ont été marquées une nouvelle fois par l'abstention. La gauche et l'écologie ne parlent plus à la classe insécurisée, celle qui a peur pour l'avenir de ses enfants, celle qui peine au quotidien.
    Dans cet essai, Stéphane Le Foll fait le constat d'une gauche qui s'est éloignée de ceux qu'elle est censée représenter. Mais cette fracture sociale n'est pas inéluctable et, pour cela, l'auteur fait le choix du progrès plutôt que de la sobriété, et propose de penser l'avenir à travers une stratégie fiscale et économique tournée vers un nouveau modèle de croissance - une « croissance sûre », basée sur l'innovation et l'investissement vert. Pour ne pas disparaître dans les abîmes de l'histoire et renouer avec nos Lumières, il propose aux socialistes de retrouver un lien indéfectible avec les Français et d'ouvrir une nouvelle page pour une France durable.

  • S'adressant à l'électeur d'Emmanuel Macron, François Bégaudeau fait la somme des aveuglements qui le font se prendre pour un progressiste de pointe là où il n'est qu'un conservateur de base.
    Tu es un bourgeois. Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.

    Petit test : tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage. Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible. Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel. Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent. L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme. Tu utilises parfois (souvent ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi. Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.

    Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi. Prends le risque de l'ouvrir.

  • Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».
    Aux États-Unis, le phénomène inquiétait tout particulièrement le monde des affaires, lui qui était mis en cause de toutes parts, confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une « révolution managériale » réelle ou supposée, à des mobilisations écologistes inédites vécues comme des « attaques sur la libre entreprise », à l'essor concomitant de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - aux ravages de ce que Friedrich Hayek fustigeait alors comme une « démocratie sans limite ».
    C'est à cette occasion que furent élaborées, par réaction, dans un mouvement de contre-offensive multiforme face à cette vague de révolte généralisée, de nouvelles tactiques politiques destinées à l'endiguer et à la neutraliser, de nouveaux arts de gouverner encore actifs aujourd'hui - une nouvelle gouvernance capitaliste dont ce livre propose de retracer, en faisant le récit des conflits qui en constituent les sources, l'histoire philosophique.

  • S'inspirant de sa carrière militaire comme des multiples rencontres que lui ont valu le succès de ses précédents livres, le général de Villiers dresse le portrait sans ambiguïté d'une France divisée, déboussolée, dépourvue de vision d'avenir dans un monde instable. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.
    « À la fin d'une conférence, une femme d'une cinquantaine d'années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu'elle a peur. «Peur pour samedi prochain.» Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d'aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l'ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre ? À cet instant, j'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale. ».

    Après ses deux premiers livres, Servir et Qu'est-ce qu'un chef ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d'une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d'un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s'en sortir. L'union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.

  • Servir

    Pierre de Villiers

    • Pluriel
    • 14 November 2018

    «  Le lundi 17 juillet 2017, dans la solitude de mon bureau, après mûre réflexion, je viens de prendre la décision de quitter ma fonction de chef d'État-major des armées. Cette démission, que rien n'annonçait quinze jours plus tôt, était devenue pour moi un devoir.
    J'ai désormais une responsabilité, celle de dire la vérité sur les menaces auxquelles nous devons faire face et sur les défis de nos armées. Ainsi, les Français pourront mieux comprendre.
    Ce livre est un appel. Oui, nous pouvons être fiers de notre beau pays et de son armée. Oui, cette nation est fidèle à son histoire quand elle est rassemblée.
    Je veux parler de nos forces, de nos fragilités, de notre courage, de notre honneur. Je veux servir.  »   Une plongée dans la pensée profonde du Général Pierre de Villiers, et une synthèse des enjeux de sécurité et de défense actuels.
      Postface inédite   Pierre de Villiers, général français, a été Chef d'État-major des armées de 2014 à 2017. Il est désormais président d'une société de conseil en stratégie.
       

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  • La conseillère

    Olivier Faye

    • Fayard
    • 3 March 2021

    E livre jette pour la première fois la lumière sur Marie-France Garaud, cette femme de l'ombre qui s'est imposée dans les couloirs du pouvoir comme la plus puissante de l'histoire de la Ve République, murmurant à l'oreille d'un président - Georges Pompidou -, avant d'en façonner un autre, Jacques Chirac. Un homme qui finira par lui échapper dans une rupture violente.

    Elle a été la femme la plus puissante de la France contemporaine, mais personne n'a jamais raconté son histoire.
    Pendant près d'une décennie, Marie-France Garaud a régné depuis la coulisse sur la vie politique de notre pays. Conseillère de Georges Pompidou à l'Élysée, elle faisait et défaisait les carrières dans son bureau.
    Le gaullisme tourne alors la page du Général, et une nouvelle génération cherche à se faire une place.
    Avec son alter ego, Pierre Juillet, Garaud jette son dévolu sur Jacques Chirac, un jeune ministre ambitieux au caractère incertain, avec l'idée d'en faire un président à son image. Autoritaire et conservatrice, charmante et libre, la conseillère exerce sur lui un véritable empire.
    Telle Agrippine, mère et régente de Néron, cette Poitevine jouit du pouvoir par procuration. Jusqu'à la chute, et à la rupture.
    Cette enquête documentée et vivante jette enfin la lumière sur une femme iconique, la première « spin doctor » à la française.

  • Ils agissent dans l'ombre, sur les terrains les plus hostiles, se glissent dans la nuit et frappent là où personne ne les attend. Par la mer et par les airs, ces membres des unités des forces spéciales de la Marine nationale sont ceux qu'on appelle en dernier recours. Nageurs de combat, tireurs de précision, experts en explosifs, chuteurs opérationnels, ils appartiennent aux commandos Hubert, Trépel, Jaubert, Montfort, Penfentenyo, Kieffer et Ponchardier.
    Leurs missions sont secrètes et rien n'en filtre jamais. Appuis et destructions à terre, contre-terrorisme, opérations sous-marines, lutte contre la piraterie, renseignement en zones de guerre, libération d'otages, assauts en haute mer. Des hommes "au coeur des tempêtes" qui agissent souvent loin des côtes françaises et de toute médiatisation. Un récit haletant sur ce que vivent ces guerriers d'élite, qui se lit comme on regarderait une série !

  • L'Union Syndicale Solidaires représente une tentative pour retrouver un syndicalisme de contestation, contre les stratégies de cogestion prônées par le patronat et les gouvernements en place et le choix de la négociation adoptés par d'autres centrales syndicales. Depuis les années 1990, elle a tenté d'insuffler d'autres pratiques syndicales, moins bureaucratiques et plus branchées sur les luttes interprofessionnelles. Mais la spécificité de Solidaires se manifeste aussi dans la trajectoire de ses militants, dont certains ont tenté de reconvertir la dynamique du syndicalisme autogestionnaire dans la défense des salariés fragilisés et précarisés par la dérégulation croissante du marché du travail. Ce livre s'attache aux difficultés rencontrées par une telle rénovation du syndicalisme, mais il trace aussi des pistes de réflexion sur les conditions d'un rapprochement entre causes syndicales et luttes sociales.

  • Il a été député, premier vice-président du Sénat, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ministre. Mais l'essentiel pour lui a toujours été Marseille, sa ville, dont il a été maire pendant 25 ans. Cet homme secret n'avait jamais raconté sa longue vie politique. Le bal des mégalos, le poison des ambitions et des egos, le spectacle quotidien des stratégies obliques et des trahisons planifiées, il a tout connu. Des coulisses kafkaïennes de l'administration aux grèves surprises de certains syndicats, Jean-Claude Gaudin, entouré d'une équipe soudée, a gouverné la ville pendant toutes ces années sous pression, celle légitime bien sûr des habitants, mais aussi de tous les lobbies, de toutes les institutions. Et puis, il y a la légende noire de Marseille, qui donne à l'auteur l'occasion de distinguer le vrai du faux, la réalité du fantasme - découpage électoral inique, clientélisme à visage découvert, délinquance des cités, affaires de l'OM et tant d'autres où l'on sollicite l'arbitrage du maire. Il évoque enfin avec une certaine ironie et une rare liberté de ton tous ceux qui ont aspiré à sa succession. Car ce catholique sincère pratique le pardon, mais n'oublie pas l'offense ! De Tapie à Defferre, de Sarkozy à Hollande, de Chirac à Simone Veil, pour n'en citer que quelques-uns, les éminences traversent ce livre riche en confidences, tout en restant pudique. Le Président Macron lui-même s'était interrogé, lors de leur première rencontre, sur le secret de cette carrière hors normes : « Comment avez-vous fait pour durer si longtemps? »

  • « Pourquoi m'avoir exclue de leur histoire ? D'un commun accord, ils ne tenaient pas à me relier à leur passé. J'aime à croire qu'ils voulaient m'en protéger. »Fille de Régis Debray et d'Élizabeth Burgos, dont l'aventure commune a toujours gardé sa part de mystère, l'auteure les raconte. De Saint-Germain-des-Prés à Fidel Castro, au Che, aux geôles boliviennes, à la France de Mitterrand, la grande histoire est intimement mêlée à la leur, celle d'un couple, et ensuite d'une enfant. Comment se construire entre ces monstres sacrés dont le combat politique et intellectuel fut l'unique obsession ? Avec la distance d'une historienne et la curiosité d'une fille, ce livre est le regard d'une génération sur la précédente.La brillante confession d'une enfant du XXE siècle finissant ne manque ni d'humour, ni de sel, ni de style. Jean-Christophe Buisson, Le Figaro Magazine.Prix du livre politique 2018.Prix des députés 2018.Prix Étudiant du livre politique France culture 2018.

  • L'ancien secrétaire général de l'Élysée raconte quarante ans de notre vie politique.
    Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron : Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République.
    Il a tout vu et (presque) tout connu.
    De l'Élysée à Bercy, de la Commission européenne à Matignon, il a vu fonctionner l'État de l'intérieur. Avec ses forces et ses faiblesses !
    Il a aimé travailler pour l'intérêt général.
    Mais il a détesté les archaïsmes du pouvoir, l'inertie des corporatismes... et certaines polémiques.
    Un récit d'une grande liberté de ton sur un petit monde qui prétend nous diriger. Un témoignage exceptionnel, parfois féroce, toujours informé.

  • De Brégançon à l'île Maurice, de la Bretagne au Congo, enpassant par Hossegor ou le cap Nègre, Pierrick Geais nous faitrevivre les étés des présidents de la Cinquième République. Si leurs vacances s'apparentent à une mise en scène de leurvie privée, elles exposent aussi leur vision du pouvoir. Ainsi,Georges Pompidou, tout juste élu, décide d'abandonner ladolce vita de Saint-Tropez, pour s'afficher en chef d'Étattravailleur et proche de sa famille. Nicolas Sarkozy, lui, ens'échappant à Wolfeboro, donne le ton d'un quinquennat« bling-bling ». Ces cartes postales estivales sont l'occasionde relater des épisodes croustillants : les soirées du généralde Gaulle devant Intervilles, les safaris de Valéry Giscardd'Estaing, les escapades secrètes de Jacques Chirac, lamaison cachée de François Mitterrand, la parfaite maîtrisedu jet-ski d'Emmanuel Macron...Une excursion dans les lieux de villégiature présidentiels,entre anecdotes légères, moments d'intimité et crisesgouvernementales. Quand les petites histoires croisentla grande.Pierrick Geais est journaliste à Vanity Fair.

  • Alors que l'on croyait en avoir fini avec la religion sous la poussée d'une modernité occidentale qui semblait en avoir fortement réduit l'impact social, la religion occupe à nouveau une place centrale dans l'actualité française. Elle est au coeur de discussions et polémiques sociales ; elle figure également à l'agenda politique, les autorités publiques cherchant à redéfinir aussi bien les conditions d'exercice de la liberté religieuse et ses limites que le point d'équilibre à trouver pour garantir la neutralité religieuse de l'État dans la société. Dans ce contexte, les diverses religions relisent leurs traditions et l'actualisent, suscitant des réactions diverses en leur sein.
    Cet ouvrage présente, de la manière la plus complète possible, les grandes données dont nous disposons actuellement sur les reconfigurations contemporaines du religieux en France : net décrochage du catholicisme, progression des « sans religion », croissance de certaines croyances, brouillage des frontières précises entre les religieux et les non-religieux avec des minorités significatives de religieux non-croyant et de sans religion croyant, inversion de la corrélation entre engagement religieux et grande agglomération d'une part et entre engagement religieux et âge d'autre part...
    Congédiant l'idée selon laquelle plus de modernité signifierait moins de religion, cet ouvrage vient également montrer que, bien au contraire, l'ultramodernité contemporaine entraîne de profonds bouleversements du religieux qui ont des conséquences politiques, sociales et culturelles dont on ne mesure pas suffisamment l'ampleur.

  • La V République s'installe à un moment où deux processus complexes et à géométrie variable - la décolonisation, d'une part, et l'essor économique sans précédent, de l'autre - dessinent de nouveaux périmètres pour la vie de la Cité. Après un demi-siècle d'existence, ce régime, qui apparut à beaucoup comme la structure politique d'accompagnement de la modernisation du pays et de sa métamorphose, semble peiner à conduire la nouvelle mue de la société française au sein d'un monde globalisé.
    En historien, Jean-François Sirinelli observe le fonctionnement de l'écosystème quintorépublicain.
    Il en analyse les crises conjoncturelles et éclaire les mouvements structurels de la démocratie française de ces cinquante dernières années.

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  • Faire culture : de pères à pairs Nouv.

    Un ouvrage qui présente la parole et les points de vue d'acteurs de la culture encore jamais entendus.
    Comment se redessinent les politiques culturelles et surtout la façon de faire de la culture ?
    Le temps d'une organisation verticale a pris fin, c'est une nouvelle vision d'oeuvrer qui se met en place. L'on assiste de plus en plus à un travail collaboratif, qui invente, innove, créé, de façon plus autonome, non concurrentielle mais complémentaire.
    Cette complémentarité collaborative produit une transformation des politiques publiques et pose le fondement de nouvelles formes de ces politiques publiques. C'est ce qu'aborde cet ouvrage grâce aux onze contributions qui le composent.

  • Depuis des siècles, notre France est humaniste, cosmopolite, ouverte sur les autres, le monde et l'avenir. Elle n'a jamais été ce pays clos, cette société monochrome et cette identité univoque que les réactionnaires prétendent ressusciter.
    Profitant du silence et de l'indolence des héritiers supposés de Voltaire et Hugo, les rejetons de Maurras et Barrès ont kidnappé notre histoire. Devenus maîtres du passé, ils contrôlent le présent et oblitèrent l'avenir.
    Face à la tentation du repli qui submerge notre nation, il est temps de reprendre le récit français des mains de ceux qui l'avilissent. Temps de réapprendre à dire et à aimer ce que nous sommes. De retourner aux sources de notre France pour la faire vivre à nouveau.
    R. G.
      Raphaël Glucksmann retourne le passé contre les passéistes. Libération.
      Un essai courageux.  Le Monde.
      Une plongée dans la structure progressiste et ouverte de l'identité française, une réponse au déclinisme.  Les Inrockuptibles.

  • Cette 12e édition présente les collectivités territoriales françaises en 2021, après les transformations intervenues avec leslois MAPTAM (2014) et NOTRe(2015), le redécoupage des régions... Les nouvelles obligations pesant sur les élus depuis les lois de 2017 pour la confiance dans la vie politique, les évolutions relatives au statut de Paris, de la Nouvelle-Calédonie ou la nouvelle collectivité de Corse depuis le 1er janvier 2018 sont également exposées, de même que les inévitables répercussions de la crise sanitaire sur les finances locales. Les questions-réponses (une centaine) sont organisées autour de six thèmes : les différentes catégories de collectivités territoriales, les grands principes les régissant, leurs compétences, leurs finances, la démocratie locale et l'intercommunalité.

  • Le 13 novembre 2015, dans la cellule de crise du ministère de l'Intérieur, place Beauvau, François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont livides. Sidérés, ils reçoivent le récit des événements en cours. Le massacre qui se déroule au coeur de la capitale dépasse leur entendement. Quelques minutes plus tard, le chef de l'Etat annonce dans une courte allocution qu'il place la France sous état d'urgence, un régime d'exception accordant au ministère de l'Intérieur des pouvoirs très larges, dérogatoires du droit commun.
    La stupeur émotionnelle a ouvert la porte à la gestion urgentiste de la peur. Et cette dernière a modifié en profondeur le fonctionnement de nos institutions, depuis la place du renseignement jusqu'à l'action même du Parlement, mettant à mal notre démocratie. Au fil d'une enquête passionnante dans les coulisses de l'Etat, Jacques Follorou, en s'appuyant sur des entretiens inédits, nous montre comment nos institutions démocratiques ont plié sous le pouvoir d'un exécutif toujours plus puissant.

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  • « Il faut en finir avec les visions stéréotypées de Mai 68, qui vont à coup sûr nourrir les célébrations comme les vitupérations, les nostalgies comme les procès de ce mois symbolique à l'occasion de son cinquantenaire.
    Au fond, en Mai 68, ce qui nous animait, ce qui nous enthousiasmait, était la conviction qu'il fallait en finir avec les places sociales, que le renversement de l'impitoyable, de la sordide hiérarchie des fortunes, des libertés et des pouvoirs était politiquement possible, à travers un type inédit de prise de parole et la recherche tâtonnante de formes d'organisation adéquates à la nouveauté de l'événement.
    Si nous portons toutes les leçons de Mai 68 au coeur du monde vivant, nous pourrons, oui, mais seulement sous ces conditions, redire et suivre l'appel de Mao : «On a raison de se révolter.» »

  • Depuis deux siècles, la France connaît une grande fréquence de changements de régimes, à travers la révolution et le coup d'État. Ces caractéristiques mettent en lumière la fragilité constante du pacte constitutionnel dans notre pays.
    Pour comprendre la façon dont les questions institutionnelles irriguent et orientent la vie politique française depuis le XIXe siècle, l'auteur propose une histoire vivante, prise dans la dynamique des personnages, des gouvernements, des assemblées, des manifestations populaires et des révolutions.
    Il montre l'élaboration de ces institutions, leur fonctionnement et leur adaptation à des conjonctures très diverses. Il éclaire leur rôle toujours croissant dans le cadre d'un État dont la présence s'intensifie et s'étend davantage, au niveau national comme dans la vie politique locale. Il interroge également le « quatrième pouvoir », celui des médias qui appuient ou contestent les institutions et leur pratique. Enfin, il se penche sur le rôle des crises - manifestations, insurrections, révolutions - qui n'ont jamais cessé de rythmer notre histoire et demeurent plus que jamais d'actualité.

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