• Comment le numérique transforme-t-il la musique ?? Les sciences sociales se penchent désormais sur les mutations des pratiques de création, de promotion ou l'expérience des auditeurs... mais la question même n'échappe pas au déterminisme technique. Cet ouvrage propose donc de renverser la perspective et se demande ce que la musique fait aux technologies et aux médias du Web. Il montre ce que la success story d'une plateforme de référence, YouTube, doit à la musique - en observant la multiplicité des formes, des pratiques et des valeurs qui lui sont associées, depuis l'art de la collection jusqu'à la circulation accélérée des samples et des remix.
    Pour mener une telle entreprise, ce livre s'appuie sur un travail documentaire et généalogique inédit à partir des traces laissées par YouTube dans les archives du Web, d'analyses serrées de ses interfaces successives, des blogs de ses équipes, et bien sûrs de chaînes et de vidéos emblématiques. Il déploie ainsi toute une analyse "micropolitique

  • « Ils ont la mémoire courte, ces médias indignés qui se sont mués en grands défenseurs de la morale. Les abstentionnistes, les partisans du vote blanc ou nul, ont été conspués. Tous. Partout. Entre divagations amnésiques et hoquets moralisateurs, les médias oublient un peu vite le rôle qu'ils ont joué depuis plusieurs décennies dans la dédiabolisation du Front national. Ce sont eux qui surfent sur la vague sécuritaire, qui se demandent si «l'Islam est soluble dans la République», qui réfutent toutes contestations du libéralisme ou de l'Union européenne. » En 2002, une presse unanime appelait à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen au nom de la défense des valeurs républicaines d'égalité et de justice. Quinze ans plus tard, lesdites valeurs avaient été tellement laminées par trois gouvernements successifs, de gauche comme de droite, que la mélodie du danger fasciste dut être rejouée pour pallier l'écoeurement d'une grande partie du corps électoral.
    Dans les deux cas, l'unanimisme des « nouveaux chiens de garde » s'est surtout exprimé entre les deux tours. Et puisqu'aucune évaluation sérieuse des rapports de force électoraux ne pouvait laisser penser qu'un (ou une) Le Pen sortirait vainqueur des scrutins, il a fallu frapper vite et fort pour convaincre, contre toute raison, de l'imminence d'un péril fasciste. Avec une cible toute trouvée : l'abstentionniste, voilà l'ennemi ! Accusés de soutenir les Le Pen pour ne pas avoir voulu donner leurs voix à ceux dont ils n'attendaient rien, abstentionnistes et votants « blanc » ont été mis au pilori. L'éditocratie a aussi réservé un traitement spécial aux forces politiques à la gauche du PS : en accusant l'extrême gauche de semer la division en 2002 ; en accusant la France insoumise d'être antidémocrate et démagogique - et donc finalement pas si éloignée de l'extrême droite - en 2017.
    Culpabiliser suffisamment les hésitants pour les amener à glisser dans l'urne le bulletin désigné comme le seul légitime ; renvoyer dos à dos l'extrême droite et la gauche radicale : voilà la sordide réalité des grandes manoeuvres médiatiques que ce livre éclaire.

  • En 2019, l'entreprise Insilico Medecine a réussi, grâce à l'intelligence artificielle, à élaborer un médicament contre la fibrose en moins de 50 jours, là où les laboratoires les plus puissants de la planète ont besoin d'une décennie pour mettre au point un nouveau traitement.
    Avant 2023, grâce à l'IA, le secteur bancaire pourrait économiser jusqu'à 440 milliards et sera capable de prédire les crises financières.
    À l'ère du capitalisme cognitif gouverné par l'IA, l'information devient la matière première et par chance pour nous, elle est infinie. C'est la fin de notre mode de production insoutenable et le début d'une croissance éternelle nécessaire à l'humanité dans tous les secteurs.
    L'intelligence artificielle est la révolution du XXIe siècle. Dans un contexte de faible croissance et de tension sociale, l'auteur nous propose un essai d'espoir qui lance un appel à bâtir une société de développement par l'information fondée sur l'intelligence artificielle, garantie par une Charte universelle du « consutoyen » (néologisme conceptuel qui associe "consommation" et "citoyenneté").

  • Rien dans les 17 règles « conservées » par l'IFAB (International Football Association Board) depuis 1882 ne dit que les femmes ne peuvent pas jouer au football. Certaines sources documentent très tôt le premier match de football féminin, en 1881 à Édimbourg entre une sélection anglaise et une sélection écossaise. Pourtant l'histoire des femmes et du football est loin d'avoir été un long fleuve tranquille : s'il a eu ses heures de gloire après la Première Guerre mondiale, le football féminin est retombé dans l'anonymat jusqu'aux milieux des années 1960 avant de devenir aujourd'hui l'objet de beaucoup d'intérêts, non seulement sportifs, mais aussi politiques et économiques.
    Au-delà de son succès populaire dans les stades et à la télévision, la dernière Coupe du monde en France en 2019 a peut-être été un tournant dans l'histoire du football féminin. Pour l'instant, comparé à son homologue masculin, ce football demeure une toute petite « affaire » et il est sans doute trop tôt pour évaluer l'héritage économique de ce tournoi mondial. Cette étude vise à fournir des outils d'analyses et des données statistiques permettant de mieux comprendre l'écosystème du football féminin actuel et notamment d'éclairer la question du niveau de rémunération des footballeuses qui a fait polémique dans les médias.

  • "Et badadi et badadoit la meilleure eau c'est la Badoit" , "Lapeyre, y'en a pas deux" , "C'est Shell que j'aime" ... Les slogans publicitaires sont de véritables madeleines de Proust et font partie de notre imaginaire collectif. Ils ont le pouvoir de nous faire voyager à travers les époques, de nous faire sourire et, surtout, de nous donner envie de consommer. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé comment les publicitaires arrivaient parfois à de telles idées ? Dans cet ouvrage, l'auteur dévoile avec humour les dessous de ces bons mots de la pub devenus culte, à grand renfort d'anecdotes et de détails surprenants !

  • A l'orée d'une campagne électorale qui aurait pu (sait-on jamais ?) être un moment de confrontation démocratique entre divers pro- jets politiques et économiques possibles pour notre pays, un pamphlet d'une rare violence a été promu à grand fracas par les médias conservateurs pour tenter de clore le débat. Début septembre 2016, Challenges, Le Point, L'Express, Les Echos, L'Opinion, BFM Business, ont réservé une place de choix à un pamphlet injurieux intitulé « Le négationnisme économique et comment s'en débarrasser », écrit par deux économistes jusqu'alors totalement inconnus du public, Pierre Cahuc et André Zylberberg. L'extraordinaire couverture média- tique réservée à ce crachat révèle le singulier désarroi intellectuel des « élites » économiques.
    Pilonnage médiatique, échec politique Car le pilonnage médiatique s'est poursuivi pendant plusieurs semaines sur les antennes des radios et à la télévision, où les pamphlé- taires ont multiplié sujets et interviews. Mais qui sont au juste ces « négationnistes » cloués au pilori ? Des Faurissons de l'économie, dont les théories délirantes prétendraient justifier l'expulsion des immigrés (le « grand remplacement ») ou l'éradication des banquiers (tous juifs, bien entendu) ? Evidemment non : tout juste une poignée d'économistes (post-) keynésiens, marxistes ou institutionnalistes, critiques de l'austérité, de la dérégulation et du creusement organisé des inégalités. Une poignée d'économistes hostiles à ces politiques néolibérales menées depuis plus de trente ans et qui ont conduit la France et l'Europe dans une impasse extrêmement dangereuse. Une poignée d'économistes qui refusent l'enrôlement de l'économie au service du « tout marché » et des puissances d'argent. Une poignée d'économistes organisés au sein des Économistes Atterrés ou de l'Association française d'économie politique (AFEP), et dont le crime est de proposer, sur la base de leurs travaux de recherche, des alternatives à ces politiques néolibérales et inégalitaires dont tout obser- vateur raisonnable - y compris désormais une large part des économistes du FMI ou de l'OCDE ! - reconnaît qu'elles ont gravement contribué à déstabiliser nos sociétés.

    Ouvrir le débat, c'est la condition d'une science et d'une démocratie vivantes L'impasse des réformes « modernisatrices » des marchés du travail oblige à rouvrir le débat sur les politiques macroéconomiques, sur les politiques d'emploi et sur la RTT

  • La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.
    Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux?: le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

  • Cet ouvrage propose une réflexion sur la question de la manipulation marchande en questionnant l'importance de la main au sens propre (artisan) et figuré (au sens de prendre la main sur la client). Il s'appuie sur l'idée que la construction du marché s'enracine dans la substitution progressive d'un système de médiation humaine (à travers le vendeur) par des médiations symboliques (la marque, le packaging, la publicité). Il met en évidence la violence d'un marché rompu aux seules médiations symboliques.
    Cette violence symbolique s'organise autour de phénomènes comme l'addiction, l'hostipitalité, l'emprise. L'ouvrage convoque donc un certain nombre de notions philosophique qu'il éprouve en les confrontant à un ensemble de réalités marchandes. Ce faisant, il pose la question du pouvoir métaphorique des marques, de leur capacité à produire de la signification, à proposer une vision du monde et de la société, de la capacité du design à produire des objets de sens, de la signification du luxe dans une société sécularisée.
    Il s'agit donc de réfléchir à l'ensemble des dispositifs qui permettent au marketing d'asseoir son emprise sur les consciences et les corps. L'ouvrage s'appuie sur une pratique et sur de nombreux exemples issus de la vie marchande. Mais il n'est pas uniquement question de mettre à jour la sémiurgie marchande dont procède le marketing. En montrant la cale sur laquelle s'appuie implicitement le marketing, il s'agit également de proposer un décalage en remettant à l'honneur l'artisanat, le savoir-faire et de façon générale les médiations humaines. C'est pourquoi, cet ouvrage peut se lire comme une petite dramaturgie marchande qui s'ouvre avec une réflexion sur la puissance de la main chez Hermès et de clôt avec l'idée d'expertise et de dextérité emblématiques de la maison Pierre Hermé Paris. Le livre défend l'idée que le rôle et la fonction essentielle des marques consiste à proposer des objets de sens de diverses nature (produits, expériences, discours, etc.) qui n'ont de valeur qu'à mesure qu'ils articulent judicieusement des médiations humaines et des médiations symboliques.

  • La crise de l'Union européenne (l'UE) est à multiples facettes et s'est visiblement approfondie pendant l'année der- nière. Le référendum britannique à propos de l'adhésion de l'Union européenne et le vote en faveur du Brexit a seule- ment été le symptôme le plus explicite des tendances à la désintégration. Le fossé entre le centre et la périphérie de la zone euro s'est agrandi. L'arrivée d'un grand nombre de réfugiés des zones déchirées par la guerre du Moyen-Orient a abouti aux conflits importants dans l'UE sur la question de savoir qui devait les prendre en charge. La façon dont les forces favorables au libre-échange ont fait passer l'Accord Économique et Commercial avec le Canada (CETA) a mon- tré le mépris total pour les résistances d'organismes démocratiquement élus (par exemple les assemblées des régions belges de la Wallonie et Bruxelles.
    Face à la crise multiple de l'UE, il y a un consensus s'étendant de sociaux-démocrates aux forces nationalistes de droite pour aller vers une plus grande militarisation de l'UE. Par ailleurs, des stratégies différentes pour le traitement des crises peuvent être discernées. La réponse prédominante est de laisser faire. Elle est celle de la majorité des démocrates-chré- tien, de la social-démocratie et des libéraux. Cette stratégie poursuit le mode de néolibéral d'intégration et cherche à préserver le contour géographique de la zone euro et de la zone Schengen. Elle ne pourra probablement pas empêcher l'approfondissement des tendances à la désintégration.
    Cette version 2017 de l'EuroMemo traite des questions suivantes :
    1. les politiques macroéconomiques pour combattre l'austérité et les inégalités de développement ;
    2. les politiques monétaires et financières de l'UE : les limites de l'argent facile ?
    3. les migrations et la solidarité de l'UE ;
    4. la droite et le nationalisme économique dans l'UE : origines, programmes et réponses possibles ;
    5. les relations extérieures de l'UE.

  • Ce « Cahier de l'INSEP » présente l'intégralité des interventions et débats du séminaire « Information sportive et Francophonie » organisé à l'INSEP les 29 et 30 mars 2007.

    Ce séminaire, retenu par la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des Etats et gouvernements ayant le français en partage (CONFEJES) comme l'une des actions de son « Programme sport 2007 », a été conçu à destination des cadres appartenant aux quarante-deux États et pays membres. Il est le résultat d'un partenariat fort entre l'INSEP, la CONFEJES et le Bureau des relations internationales et des grands événements sportifs du ministère chargé des Sports.

    « L'information sportive qui nous intéresse est l'information de nature scientifique, technique, juridique, pédagogique. Elle est spécialisée et s'avère indispensable aux formateurs, aux entraîneurs, aux chercheurs, aux arbitres, aux juges, aux médecins, ainsi qu'à tous les cadres exerçant dans le domaine du sport. [...] L'accès à une information pertinente, c'est-à-dire une information experte, validée et actualisée, voire même innovante, constitue un enjeu majeur pour la formation initiale, la formation continue tout au long de la vie et l'exercice performant de son métier. [...] Les défis à relever sont multiples. Ils sont aussi bien d'ordre politique, technologique, économique, logistique que linguistique pour n'en citer que les principales dimensions... » (Extrait du discours d'ouverture de Thierry Maudet, directeur de l'INSEP).

  • De nouvelles formes de consommation sont en train d'émerger. Ces reconfigurations de l'échange marchand brouillent les frontières entre producteur et consommateur, entre production et distribution, et entre achat et consommation.
    Le présent ouvrage offre un panorama de la réorganisation de l'échange marchand dans des domaines variés et selon des approches diverses, afin de montrer comment ce réaménagement se matérialise conceptuellement mais aussi dans la pratique. Il comporte 11 chapitres rédigés par des experts français et canadiens et il rompt avec le paradigme managérial, centré sur la firme et l'optimisation économico-financière.
    Ce livre s'adresse à un large public, notamment aux étudiants, aux chercheurs, aux entreprises, aux associations et aux pouvoirs publics. La diversité des approches, combinant réflexions théoriques, illustrations pratiques, mais aussi études empiriques qualitatives et quantitatives, permet de mieux comprendre les nuances de la nouvelle configuration de l'échange marchand.

  • Cet ouvrage présente, de façon pratique et abordable, toutes les règles de droit applicables à la gestion de la communication des communes, des régions, des départements ou de leurs groupements.
    La professionnalisation des politiques de communication rend, aujourd'hui, indispensable la maitrise de la gestion des services dédiés (recrutement du personnel territorial, passation des marchés publics avec les agences de communication en vue de l'élaboration des supports et de l'achat d'espaces publicitaires, etc.) et la connaissance des règles de droit privé qui régissent toutes publications des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale (droit de la presse, droit d'auteur, respect de la vie privée, etc.). Une bonne assimilation de ces règles juridiques est la première étape d'une communication réussie.
    /> Cette troisième édition est à jour des derniers textes officiels. Elle intègre la dimension numérique de la communication publique locale avec l'utilisation des réseaux sociaux et l'application du RGPD et précise les responsabilités de la collectivité dans ses actes de communication. La communication en période électorale est également traitée, mais sur le plan des principes car elle obéit à des règles spécifiques à chaque élection (loi électorale).

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