• Depuis sa naissance, « l'armée a été, pour les Italiens, l'interprète d'un sentiment national commun, facteur de cohésion et exemple permanent d'une détermination tenace et généreuse ». C'est ainsi que, dans son discours aux soldats du 4 mai 2011 à Turin, le président de la République italienne, Giorgio Napoletano, soulignait la connexion du fait militaire et du fait politique dans le processus de nation building que son pays avait connu depuis cent cinquante ans. La création de l'armée, le 4 mai 1861, est en effet contemporaine de l'unification du pays sous la férule du Piémont et la proclamation du royaume d'Italie, le 17 mars.
    Un peu plus de cent cinquante ans plus tard, les forces armées sont déployées dans les Balkans, au Proche- et au Moyen-Orient, en Asie centrale, en Afrique du Nord, centrale et orientale, dans l'espace méditerranéen. Elles ont su surmonter une kyrielle de guerres éprouvantes - nationales, coloniales, mondiales, civiles... Elles ont également dû s'adapter à la monarchie, au fascisme et à la République, après avoir subi des défaites et des débâcles importantes, mais aussi remporté des victoires.
    S'appuyant sur une vaste bibliographie d'origine et sur une quantité considérable d'archives civiles et militaires, l'auteur décrit dans le détail la montée en puissance de l'armée italienne par étapes successives, et montre comment et à quel point elle incarne depuis sa création les vicissitudes de l'histoire de l'Italie - jusqu'à faire corps avec elle. Un livre magistral.

  • De la période préromaine à l'Empire, des invasions lombardes, normandes ou sarrasines à la « pax cristiana », de la constitution d'États comme les Républiques maritimes ou les États de l'Église, des guerres d'Italie à la domination espagnole, des Lumières à la Révolution et à l'Empire, du Risorgimento au fascisme, pour finir avec la République italienne et ses derniers développements récents, l'histoire « des Italies » est infiniment riche, complexe, passionnante.
    Une histoire indissociable de celle de l'Europe, quelles que soient les périodes considérées.

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  • Longtemps après la chute du régime mussolinien, les historiens continuent de s'interroger sur la nature du phénomène fasciste. Parenthèse dans l'histoire de l'Italie ou point d'aboutissement d'une révolution manquée, échec des élites forgées par les batailles du Risorgimento ? Action concertée et logique des représentants du « grand capital » ou fruit suicidaire de la révolte « petite-bourgeoise » ? Comprendre le fascisme, c'est d'abord en rechercher la réalité vivante dans le jeu complexe et conflictuel des forces et des hommes qui sous-tendent ou combattent son action.

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  • À Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge. En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute.

    Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917. Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin.

    Dans cet épisode méconnu de la guerre civile russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes. Au coeur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort.

  • Difficile d'imaginer un territoire sur lequel se sont succédé autant de civilisations brillantes et où tant de populations se sont tour à tour installées  ! Depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, la Sicile a abrité quelques-unes des cités grecques, romaines et byzantines les plus prestigieuses, des établissements célébrés dans le monde musulman. Sa position de carrefour de la Méditerranée ne se dément pas, elle s'impose comme un point d'entrée en Europe, pour les migrants du xxie  siècle comme elle l'était par le passé pour les voyageurs venus d'Afrique ou du Moyen-Orient.
    La Sicile a été subjuguée par une poignée de chevaliers venus de Normandie, conquise mais jamais réellement dominée par l'Empire germanique, par les Angevins, par les Aragonais et les Espagnols, par les Bourbons de Naples, avant de devenir une province italienne unique en son genre. Terre de culture d'une densité et d'une personnalité historiques très fortes mais aussi victime de nombreux préjugés, la Sicile est un objet d'histoire à part entière.
    Ouvrage de référence autant que compagnon de voyage, le récit documenté de Jean-Yves Frétigné n'a pas d'équivalent sur le sujet.
      Maître de conférences à l'université de Rouen, ancien membre de l'École française de Rome, Jean-Yves Frétigné est spécialiste de l'histoire italienne des xixe et xxe siècles. Parmi ses ouvrages, sa biographie de Giuseppe Mazzini (préfacée par Pierre Milza, Fayard, 2006) a été couronnée par le prix de l'Académie du Maine.

  • Quel fut le destin de la lignée de Laurent de Médicis ? De ces trois fils, Pierre était dit le Fou, Julien le Bon, qui fut peut-être l'amant de Mona Lisa, et Jean le Sage ou le Renard, qui devint le pape Léon X et dont la réputation de sagesse et de générosité dissimulait en réalité une soif de pouvoir et une férocité sans bornes. Exhumant, après des années de recherche, d'obscures archives, Marcello Simonetta nous fait pénétrer dans les coulisses de la célèbre dynastie florentine, depuis la mort de Laurent le Magnifique en 1492 jusqu'au sac de Rome par Charles Quint en 1527, depuis l'apogée de cette génération de grands mécènes et d'habiles politiciens jusqu'à sa faillite finale. À travers une galerie de portraits pittoresques de ducs et de cardinaux, de banquiers et d'aventuriers, de politiciens et de philosophes, de courtisans et de bouffons, Marcello Simonetta dresse le tableau d'une Italie renaissante qui, sous le vernis étincelant des arts, du faste et de la religion, est le théâtre d'une vie politique orageuse et corrompue, où s'affrontent les personnages les plus rusés et les plus léonins. Sous le regard critique de Machiavel, les protagonistes de cette fresque aux allures de roman policier sur les mystères de la Renaissance nous révèlent que, si les Borgia ont été de fiers serviteurs du mal, les Médicis, eux, furent d'hypocrites apôtres du bien.

  • Sacrés Italiens !

    Alberto Toscano

    Italien installé en France depuis de longues années, Alberto Toscano nous offre ici un livre personnel, léger et plein d'humour. A travers des scènes cocasses ou des portraits savoureux, il passe en revue les clichés véhiculés par son pays de naissance : pâtes, Vespa, Ferrari, Berlusconi... Ni rivaux historiques, ni alliés capricieux ? Qui sont vraiment ces chers voisins héritiers des Romains ?
    Aujourd'hui les Italiens sont patrons de leur destin : ils peuvent s'engager sur le chemin des réformes ou replonger dans la spirale de la régression. Les Italiens adorent l'amour et le soleil. Ils aiment rêver. L'auteur y mêle la rigueur de l'historien pour interpréter les vicissitudes d'un peuple unifié depuis un siècle et demi « seulement ».
    /> Il nous explique pourquoi cette fois ils ont intérêt à garder les pieds sur terre. De ce portrait amusé, c'est un peu l'Europe d'aujourd'hui que l'auteur peint sous nos yeux. Son texte a été rewrité et actualisé pour cette édition en poche avec un nouveau chapitre sur le populisme remplaçant l'ancien.

  • Il n'y a pas une Italie. Les Italiens eux-mêmes se définissent d'abord par leur ville, leur région d'origine, leurs racines locales sur ce territoire tardivement unifié. C'est cette mosaïque de tempéraments, d'influences, de cuisines et de traditions que cette balade nous permet de découvrir, dans les pas d'un auteur installé de longue date dans la péninsule.

    Arpentez l'Italie et découvrez la passion des Italiens pour la politique, leurs élans de générosité lorsque surviennent les catastrophes naturelles, les coulisses de ce septième art devenu l'emblème culturel de l'Italie contemporaine, les tréfonds sombres de la Camorra ou de la 'Ndrangheta, dont l'étreinte meurtrière reste malheureusement d'actualité. Mais surtout, apprenez à écouter les Italiens, à comprendre pourquoi ce pays, plus qu'aucun autre, garde rivé en lui une foi presque miraculeuse dans le succès et la réussite.

    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il nous promène dans le dédale des rues de Rome, de Milan et de Naples. Il nous fait côtoyer les personnalités politiques, artistiques, universitaires qui font l'Italie d'aujourd'hui. Pour mieux en comprendre le bonheur et les tourments.

    Un grand récit suivi d'entretiens avec Sergio Romano (Le nationalisme italien a souvent été, dans l'histoire, exagéré et rhétorique), Michele Sorice (La famille italienne reste le rempart de l'individu) et Monique Veaute (La radicalité est inscrite dans l'art contemporain italien).

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  • Malgré une unification récente et en dépit de la relative petitesse de son territoire, l'Italie jouit d'un niveau de reconnaissance très fort dans l'imaginaire collectif en Europe et dans le monde. Ses frontières maritimes qui dessinent une botte au coeur de la Méditerranée, ses origines glorieuses au temps de l'empire romain, les chefs-d'oeuvre de ses artistes, de ses hommes de lettres et de ses musiciens, son art de vivre entre dolce vita et intrépidité sont autant de repères qui composent une image riche, mais où abondent aussi les poncifs.
    En 100 mots - Carnaval, Design, Économie souterraine, Pizza, Renaissance, SPQR, Vespa... -, Michel Feuillet reprend ces clichés, pour les documenter, les dépasser aussi. Il explore ainsi les multiples facettes de cette identité italienne si séduisante et nous propose 100 occasions de (re)découvrir l'Italie.

  • « Un livre merveilleux : horrible, impressionnant, sanglant, parfois très drôle et toujours divertissant. » Robert Harris Dans un récit vivant et passionnant, Mary Beard et Keith Hopkins invitent le lecteur à un périple fait de légendes et d'histoires, au coeur du plus mythique des monuments : le Colisée de Rome.

    Le Colisée était le monument le plus imposant de la Rome impériale, dominant la cité. À l'origine, il pouvait accueillir plus de 50 000 spectateurs, friands de ses jeux meurtriers. Il reçoit aujourd'hui la visite de plus de 4 millions de visiteurs par an et il a attiré les touristes au fil des siècles, de Lord Byron à Mark Twain, et même Adolf Hitler.
    Mary Beard et Keith Hopkins nous content aujourd'hui l'histoire de la plus vaste arène de Rome : sa construction, les entraînements et les combats des gladiateurs et autres jeux du cirque qui s'y déroulaient, les foules d'amateurs qui se plaisaient à suivre ces jeux, les empereurs qui les mirent en scène et leurs détracteurs. Les auteurs racontent également ce que fut l'étrange seconde vie de ce monument : en effet, le Colisée fut aussi, tour à tour, un fort, une église, un jardin botanique et une fabrique de colle.

    Plein d'anecdotes et d'illustrations, ce livre est érudit et divertissant à la fois. Il n'existe pas de meilleure biographie du Colisée !

  • Naples, 1343

    Amedeo Feniello

    • Seuil
    • 2 May 2019

    En 1343, un navire génois, empli de vivres, est intercepté dans le port de Naples par une population affamée agissant sous la conduite de membres de familles nobles. Le capitaine est sauvagement assassiné et la cargaison du navire est détournée. En 2005, dans la province de Naples, trois jeunes hommes menottés sont tués d'un coup de revolver dans la tête devant les portes d'un collège. Quels sont les liens entre ces deux faits divers, l'un et l'autre tristement banals rapportés à leur époque (dans un cas une révolte de la faim, dans l'autre un crime de la Camorra) ? Y en a-t-il même au-delà de leur localisation - mais n'est-ce déjà pas beaucoup quand le lieu en question, Naples, est connu pour être celui du crime organisé et de l'épanouissement d'un système clientéliste mafieux ?
    Amedeo Feniello invite le lecteur à revisiter l'épisode de 1343 comme étant révélateur de l'identité même de la ville, de la conception d'une « nation napolitaine » spécifique dont les origines sont à rechercher au XIIe siècle, lors de l'annexion de Naples par les Normands. L'intégration au royaume normand de Sicile s'est faite en effet au prix de la concession de larges pans du pouvoir souverain aux cinquante-sept grandes familles napolitaines, créant ainsi une structure politique divisée en parcelles rattachées à un territoire et marquées par une solidarité et un honneur propres. Cette appropriation clanique de la ville, devenue structure mentale, est liée à la vie la plus profonde de cette cité, à son imaginaire le plus archaïque, à sa part maudite, qui s'exprime aujourd'hui comme hier, en 2005 comme en 1343...

  • Le Vatican, terre de mystères et de fantasmes, a fait couler beaucoup d'encre sans pour autant lever le voile sur toutes ses zones d'ombre. Au terme de plusieurs années d'enquêtes et de reportages, Bernard Lecomte est parvenu à exhumer trente-quatre dossiers célèbres et souvent non élucidés de l'histoire mouvementée du siège de l'Église catholique.
    Avec le souci constant de démêler le vrai du faux, il apporte des réponses parfois inattendues aux questions que nous nous posons tous. Pourquoi la Cité du Vatican a-t-elle été fondée par Mussolini ? Quels furent en vérité les silences de Pie XII face au nazisme ? Pourquoi les « prêtres ouvriers » ont-ils été condamnés ? Qui était la sulfureuse soeur Pascalina ? Qui a voulu assassiner Jean-Paul II ? Comment l'Opus Dei a-t-elle été réhabilitée ? Quel était le « troisième secret » de Fatima ? Peut-on être catholique et franc-maçon ?
    Toutes ces affaires sont résolues et restituées avec maestria dans cette vaste enquête sur la papauté qui se lit comme un véritable polar. La dernière, inédite, répond à une question longtemps taboue mais d'une brûlante actualité : pourquoi et comment les derniers papes se sont-ils enlisés dans les affaires sexuelles ?

  • Capitale flamboyante durant la période baroque, Rome fut aux xviiie et xixe siècles un laboratoire politique, social et urbain sans équivalent. Théâtre d'une confrontation violente entre la tradition romaine et la modernité, la ville aux sept collines fut aux prises avec les transformations napoléoniennes qui firent de l'Urbs la seconde ville de l'Empire, avant de devenir en 1871 la capitale du jeune État italien enfin unifié. Puis d'être marquée par le fascisme qui apporta un projet politique et urbanistique fort, avant de devenir la ville de la dolce vita, mais aussi du tourisme de masse.
    Aujourd'hui, Rome n'est pas une capitale tout à fait comme les autres. Elle occupe une place indiscutée dans l'imaginaire collectif et demeure un acteur majeur de la vie culturelle et religieuse. Pourtant sa gestion au quotidien reste compliquée. En s'appuyant sur des travaux récents et des recherches de première main, Catherine Brice expose d'une main de maître les aspects politiques, sociaux et culturels de la Rome contemporaine, en s'attachant à la dimension urbaine et architecturale de cette ville à nulle autre pareille.

  • Vous arpentez les travées de l'Exposition Universelle de Milan 2015. Tout autour, les nouveaux quartiers respirent l'ambition architecturale et la vocation esthétique de cette métropole où le design et la mode sont une religion. Vous êtes en Italie, au coeur de cette formidable fabrique transalpine de talents qu'est Milan. Ce soir, le théatre de La Scala vous ouvrira ses portes. Vous y croiserez des professeurs et des étudiants de la prestigieuse université Bocconi, l'une des meilleures d'Europe, fierté de la ville. Ici s'affichent les influences espagnoles, autrichiennes, françaises. La Lombardie est une autre Italie. Industrieuse, orgueilleuse, mais toujours ouverte sur l'Europe, à l'image de la quinzaine de sculpteurs, venus de tout le continent, qui façonnèrent sa Maddonina juchée au sommet du Duomo.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Passionnée par les expériences urbaines, architecturales, sociales de cette ville aux mille talents, Luisa Ballin nous promène dans une métropole qui, à plus d'un titre, incarne le meilleur du continent européen. Un voyage intelligent, résolument tourné sur l'avenir, pour décrypter les secrets des ambitions de Milan. Et donc mieux les comprendre.

  • La plume trempée dans l'encre du canal, Gonzague Saint Bris retrace l'histoire de la Sérénissime. Suite à sa nomination en 1980 par Gaston Palewski, président des Amis de la Sauvegarde, il a parcouru pendant plus de vingt ans cette cité des Doges, où les pigeons vont à pied et où les lions ont des ailes.Ce livre, rare par la cadence du style et la beauté des images, rassemble une série de petits romans étincelants, à travers des anecdotes savoureuses et des portraits saisissants : de Goldoni à Wagner, en passant par Byron, Musset et George Sand, Ruskin ou François Mitterrand.Venise, cent fois recommencée, fascine le monde depuis plus de dix siècles. Son destin se reflète dans l'eau porteuse de mémoire, tandis qu'on se demande si cette mer qui l'a créée ne la détruira pas un jour...
    Historien, romancier, essayiste, journaliste, homme de radio et de télévision, Gonzague Saint Bris, tragiquement disparu en 2017, est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages traduits en plusieurs langues, dont beaucoup furent des best-sellers.

  • Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. « Le personnel est politique », comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelquesuns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. « Qu'est-ce que vous voulez ? », nous demandait-on. On répondait : « Nous voulons tout ! » En 1979, après la mort accidentelle de trois activistes du groupe Autonomie ouvrière, dans la région de Vicence (Italie du nord), un grand coup de filet policier s'abat sur ses membres. Cette répression leur sera aussi fatale que les divisions internes qui émergent alors, dans les différents groupes armés, entre « repentis » et puristes.
    Comment en est-on arrivés là ? Revenant sur la longue tradition de contestation ouvrière de Vicence, les mouvements amorcés en 1968 et l'influence du Chili de Pinochet sur la militarisation des groupes socialistes, ce livre insiste sur la continuité des luttes entre les années 1960 et les années 1970 : « Il n'y a pas une bonne et une mauvaise jeunesse, c'est la même, à des moments et dans des circonstances différentes. » Des rapports entretenus avec les Brigades rouges aux moyens d'action concrets - « autoréductions », sabotage de machines, création de comités ouvriers et étudiants ou blocage d'usines -, des limites de la lutte armée au rôle des intellectuels dans le militantisme, cet hommage à des camarades revendique la légitimité de se souvenir et la nécessité de perpétuer un combat pour un monde plus juste.

  • Énigme de l'Italie. Une unité tardive et imparfaite - mais pourquoi ? Le premier État fasciste - dans quelles conditions ? Le « miracle (... à Milan et ailleurs) italien » lol - mais comment ? Un parti communiste dont l'aggiornamento est en avance sur tous les autres - mais encore ? Et cette constante, depuis les origines : l'ingouvernabilité d'une nation insaisissable...
    Sergio Romano ne raconte pas l'Italie : il la quête, il la traque, il l'explique.

  • La Sicile est au carrefour de l'histoire du monde. Dans un récit vivant et érudit, John Julius Norwich narre le tumultueux destin de cette île fascinante, et des tyrans, des monarques et des reines remarquables qui ont combattu pour la dominer.
    La Sicile est la plus grande île de la Méditerranée, le relais entre l'Europe et l'Afrique, le lien entre l'Occident latin et l'Orient grec. Sa situation stratégique a tenté les empereurs romains, les princes français et les rois espagnols. Les luttes qui s'en sont suivies pour la conquérir et la garder ont joué un rôle crucial dans l'essor et le déclin des dynasties les plus puissantes du monde.
    Le récit palpitant de John Julius Norwich est le premier à nouer ensemble les fils de l'histoire sicilienne dans une seule étude globale. De ses débuts comme cité-État grecque à son émergence comme carrefour commercial multiculturel pendant les croisades, et de la rébellion contre l'unification italienne à l'essor de la mafia, l'histoire de la Sicile est riche de moments extraordinaires et de personnages spectaculaires.

  • Cet ouvrage propose une synthèse des connaissances permettant de mieux comprendre l'Italie d'aujourd'hui.
    Après une revue détaillée de l'histoire de la formation de l'Italie et de la situation politique actuelle, des chapitres thématiques font le point sur la richesse et la variété de l'Italie à travers ses aspects les plus significatifs, ses forces, ses faiblesses, ses certitudes et ses contradictions.
    De nombreuses cartes, des tableaux et graphiques, à jour des dernières données, nourrissent utilement cette synthèse.
    PLAN DE L'OUVRAGE 1. Histoire de l'Italie : de 1815 à nos jours 2. Arts et culture 3. Économie 4. Institutions 5. Population 6. Éducation Le système éducatif italien 7. Religion 8. Loisirs et art de vivre 9. Médias 10. Réalités sociales 11. L'Italie dans l'Europe et dans le monde   CLAUDE ALESSANDRINI est professeur agrégé d'italien, Inspecteur Pédagogique Régional d'italien.
    IVAN AROMATARIO et PATRICE TONDO sont professeurs agrégés d'italien au lycée Les Eaux Claires, Grenoble.
     

  • Parmi toutes les cités du monde, Venise peut se vanter avec raison d'avoir la plus extraordinaire des biographies. Depuis son origine, vraisemblablement à l'époque romaine, et jusqu'à son intégration à l'Italie en 1866, elle a connu les invasions barbares aux VIe et VIIe siècles de notre ère, la pression des Francs puis celle des Turcs, elle est tombée en 1797 entre les mains de Bonaparte qui l'a cédée à l'empire d'Autriche... tout en ne cessant de connaître un fort développement économique grâce à son commerce maritime.
    Aujourd'hui, ce chef-d'oeuvre architectural est confronté aux menaces de la submersion, de la pollution et d'une forte chute démographique. Où se situe l'avenir de cette ville exceptionnelle ?

  • Écrit au moment où l'opinion internationale prenait conscience du péril qui menace les monuments et la vie même de Venise, ce livre, devenu un classique, trace le portrait historique d'une cité dont l'existence fut au prix d'une lutte incessante des hommes contre des conditions naturelles défavorables. C'est grâce au dynamisme de ses marins, de ses marchands, de ses diplomates que Venise a su tourner à son avantage sa position aux confins de plusieurs mondes. Les solidarités qui ont uni les Vénitiens pendant plus d'un millénaire s'expriment aussi bien dans la stabilité des institutions que dans les caractères irréductibles d'une culture, d'un art, d'un genre de vie.

  • On a tendance aujourd'hui à associer au carnaval de Venise une image figée qui nous aurait été léguée par le XVIII e siècle. Pourtant l'histoire de ce moment festif est beaucoup plus longue et complexe. Au carnaval civique destiné à façonner au Moyen Âge la cohésion sociale et politique de la commune, succéda un carnaval voulu par l'aristocratie et associant le peuple aux jeux publics pour mieux dire au monde la puissance et la fascination de cette ville hors du commun.
    Lorsqu'à la fin du XVI e siècle la primauté commerciale et politique de la Sérénissime en Europe finit par s'essouffler, le carnaval prit le relais des fastes de l'économie marchande et de la diplomatie en accueillant les princes d'Europe et en s'ouvrant à l'opéra.
    Puis, alors que la ville se repliait sur ses possessions de Terre ferme, le carnaval devint plus monotone, cachant surtout la crise sinon économique, du moins morale, politique et sociale de la République, avant de se réduire au XIX e siècle. Son retour en 1980 a réalisé un subtil mélange :
    Ressusciter une fête urbaine qui renvoie aux fastes baroques du XVII e siècle tout en l'associant aux souvenirs de Vivaldi, de Pietro Longhi et de Goldoni, contemporains du siècle des Lumières.
    C'est cette passionnante histoire qui est ici racontée.

  • la naples de ce dictionnaire amoureux est la naples que jean-noël schifano a vue et vécue au quotidien, de l'intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes.
    au milieu d'une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux et sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces... mais surtout, à partir de son expérience intime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d'une civilisation unique en europe. son rapport à naples passe d'abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent - beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes - de l'immense corne d'abondance trois fois millénaire qu'est cette ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.

  • Il s'était rasé de près, avait dissimulé son crâne chauve sous une perruque, pris un tram et, en cette nuit du 24 au 25 octobre 1917, s'était rendu au Palais d'Hiver pour y prendre le pouvoir sans effusion de sang. Lénine avait compris qu'il fallait saisir l'occasion favorable qui ne se représentait pas. Cinq années plus tard presque jour pour jour, dans la soirée du 29 octobre 1922, Benito Mussolini, chauve et mal rasé, vêtu d'une chemise noire, monta dans un train acclamé par la foule pour se rendre à Rome et y prendre le pouvoir. Lui aussi avait pressenti qu'il fallait profiter du moment propice. Au terme d'une insurrection de deux jours qu'il avait lui-même baptisée « marche sur Rome », sans effusion de sang ou presque, l'Italie n'eut pas seulement un gouvernement, mais une dictature.
    Si les historiens conviennent qu'il y eut non une révolution, mais un coup d'État bolchevique, il n'en va pas de même pour la marche sur Rome. Comment se peut-il qu' « un opéra-bouffe », « une kermesse maladroite », « un rassemblement sans importance d'idiots utiles », selon certains, ait donné naissance à l'un des régimes les plus tragiquement antidémocratique et impérialiste du XX e siècle ? Prenant pour fil conducteur du récit la confrontation entre l'homme d'action et l'occasion à saisir, c'est-à-dire le moment où la décision humaine intervient sur les circonstances pour fixer la voie à suivre, sans aucune garantie de succès, Emilio Gentile, dans une étude radicalement nouvelle, montre à l'oeuvre un parti organisé comme une milice qui conquiert le gouvernement d'une démocratie parlementaire paralysée par ses renoncements. Le but de la conquête est affiché depuis le commencement : détruire l'État libéral et la démocratie, grâce à l'indifférence et à la passivité de la majorité de la population. Le régime fasciste débuta dès la marche sur Rome, puisqu'il était l'inexorable conséquence de la nature même du parti fasciste.

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