Etats-Unis

  • Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.

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  • - Si l'on remet en cause le roman national, doit-on pour autant transformer les héros en méchants, ou peut-on nuancer, par exemple en replaçant les individus dans le contexte de leur époque ?

    - l faut présenter un tableau complexe. Mais pas trop complexe. Inutile de finasser pour parler de Hitler. Certains individus ont joué un rôle assez dépourvu d'humanité.

    - Donc Colomb, par exemple, est un méchant ?

    - Quand je décris Colomb, je n'omets pas qu'il était un homme courageux, un grand navigateur, qu'il a accompli un exploit. C'est un aspect des choses. Mais il y a un autre aspect : il a débarqué sur ce continent pour utiliser les gens qui vivaient là afin de rapporter des profits ; dans ce dessein il a mutilé, tué, réduit en esclavage. Oui, on peut l'humaniser. On peut parler de ses actions positives, ou de ses qualités personnelles. Mais à la fin, dans une approche éthique de l'histoire, si quelqu'un a commis des atrocités, on porte un jugement sur cela. Ainsi, on complète le portrait. On est plus proche de la vérité. » En 2007, le journaliste Ray Suarez a eu avec Howard Zinn une série d'entretiens autour de son oeuvre majeure, Une histoire populaire des États-Unis. Zinn revient sur divers épisodes, de la conquête du territoire à la « guerre contre le terrorisme » en passant par la révolution, la guerre civile, les luttes ouvrières des XIXe et XXe siècles, les guerres mondiales, la guerre froide ; et il développe sa conception de l'écriture de l'histoire. Une introduction parfaite à l'oeuvre de Zinn, où l'on retrouve sa manière inimitable d'aborder clairement et directement les questions les plus complexes.

  • À l'aube du 30 avril 1871, dans le canyon d'Aravaipa en Arizona, une troupe d'Indiens Tohono O'odahm, de Mexicains et d'Américains massacrait dans leur sommeil plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants.
    Avec un authentique talent d'écrivain, Karl Jacoby interroge dans ce livre les raisons profondes de la violence dans l'Ouest américain et les ombres portées qu'elle projette encore aujourd'hui. En imprimant à son enquête la forme de quatre récits juxtaposés rapportant l'histoire de chaque communauté impliquée, puis la mémoire que chacune d'entre elles a gardé de la tuerie, il propose une vigoureuse réflexion sur les effets provoqués par les actes génocidaires dans la pratique historienne, le travail de mémoire et la production de la violence.

  • Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l'égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, ce livre retrace la lutte des Africains-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'au mouvement Black Lives Matter aujourd'hui, en redonnant toute leur place aux acteurs - et aux actrices - anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
    Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l'auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l'ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l'« apartheid américain » dans le Nord et l'Ouest et des mobilisations quotidiennes des Africains-Américains pour l'amélioration de leurs conditions de vie.

  • Alors que le mouvement des droits civiques commence à embraser l'Amérique des années 1950, les hôpitaux psychiatriques attestent d'une étrange évolution du diagnostic de la schizophrénie : jusque-là réservée aux intellectuels et aux femmes au foyer blanches, la maladie devient soudain l'apanage d' une nouvelle catégorie d'individus - majoritairement des hommes noirs et en colère.
    C'est en se plongeant dans les archives de l'hôpital d'État d'Ionia (Michigan) que le psychiatre Jonathan Metzl a fait cette découverte stupéfiante. D'inhibés qu'ils étaient, les « nouveaux» schizophrènes se voient qualifiés de belliqueux ou de paranoïaques et, parallèlement, sous la plume des grands psychiatres de l'époque, la schizophrénie devient une « psychose de révolte ». Plus encore, l'abus diagnostique s'immisce dans le langage courant au point que même Martin Luther King ou Stokely Carmichael le reprendront à leur compte, faisant de la schizophrénie une image de l'identité afro-américaine scindée en deux par l'hégémonisme blanc.
    Dans cet ouvrage passionnant, J. Metzl met au jour un racisme institutionnel d'un genre nouveau : l'instrumentalisation de la psychiatrie à des fins de domination des populations. Un ouvrage plus que jamais nécessaire, à l'heure où l'urgence de déconstruire toute forme de racialisation apparaît de façon toujours plus éclatante.

  • « Le 16 septembre 1620, le célèbre navire qui compte parmi les 102 passagers à son bord ceux que l'on appellera les Pères pèlerins (The Pilgrim Fathers) quitte le port de Plymouth pour les côtes du Nouveau Monde. » Quelle est l'origine de Thanksgiving et à quoi renvoie le mythe de la « Destinée manifeste » ? Quels événements ont marqué les esprits et fait débat au coeur de la société américaine ? Quelles sont les grandes figures qui ont façonné le visage de cette « jeune » nation ?
    Depuis le débarquement des premiers colons en Nouvelle-Angleterre jusqu'à la présidence de Donald Trump, en passant par la Déclaration d'indépendance ou encore le mouvement pour les droits civiques, cet ouvrage retrace les étapes charnières qui ont jalonné l'histoire des États-Unis. Présenté sous la forme d'une chronologie raisonnée, il dessine les contours de l'identité américaine et permet de comprendre la place complexe de cette grande puissance dans notre monde.

  • Le manoir

    Maurin Picard

    • Perrin
    • 22 October 2020

    « Versailles » citoyenne d'une jeune république née à la force des armes, « maison du peuple » américain, la Maison Blanche exerce, plus de deux siècles après son inauguration, une fascination sans égal parmi les hauts lieux de pouvoir sur la planète.
    Rien ne lui a été épargné, du moins sur celluloïde et dans la littérature. Combien de fois a-t-elle rasée, détruite, prise d'assaut, y compris par des envahisseurs venus de l'espace ? Combien d'intrigues sanglantes s'y sont noué sur le grand ou le petit écran ? Combien de crises internationales y ont-elles trouvé leur dénouement? Combien de films et de séries télévisées lui sont-elles consacrés, à commencer par la plus célèbre d'entre elles, The West Wing ?
    /> Symbole de pouvoir absolu, véritable mythe constitutionnel et source de folklore du roman national américain, la grande demeure patricienne fut pourtant le théâtre d'événements singuliers et dramatiques, que le temps a fini d'estomper. La Maison Blanche attire autant qu'elle révulse les Américains, méfiants vis-à-vis du gouvernement fédéral mais passionnément attachés à leur histoire présidentielle.
    Ces dirigeants ne furent pas toujours amènes envers l'intimidant « manoir exécutif ». Harry Truman l'appelait la « grande prison blanche » et ne rêvait que de s'en échapper. Sans doute ressentait-il le poids d'un passé écrasant, éminemment glorieux mais ô combien tragique. Le fantôme d'Abraham Lincoln y déambule, dit-on, à sa guise, depuis cette funeste soirée d'avril 1865 et cette représentation théâtrale à laquelle il eût bien volontiers renoncé. Les spectres de Première dames inconsolables y rôdent, eux aussi : Jane Pierce et Mary Todd Lincoln, orphelines d'enfants arrachés trop tôt à leur affection. Tout comme ceux des esclaves qui oeuvrèrent à ériger la bâtisse entre 1792 et 1800, et dont Michelle Obama finit par honorer la mémoire en 2016.
    De cette histoire épique émerge le portrait haletant d'un lieu de pouvoir jadis ouvert aux quatre vents mais aujourd'hui inaccessible au commun des mortels.
    Une histoire , servie par une rare talent d'écriture, racontée en une vingtaine de chapitres haletants qui constituent une véritable série narrative.

  • Été 1874, de l'or est découvert en territoire indien. À leurs risques et périls, des milliers de prospecteurs s'y aventurent. Pour protéger son peuple, le chef Sitting Bull prend alors la tête d'une coalition de Sioux et de Cheyennes.
    Guerrier, homme-médecine et guide spirituel, Sitting Bull mène son peuple dans une série de combats contre les tuniques bleues. Le 25 juin 1876, il remporte la bataille de Little Big Horn face au 7e de cavalerie du lieutenant colonel Custer. Cet affrontement est devenu un événement mythique de l'histoire des États-Unis. Or, qui l'incarne mieux que Sitting Bull, figure emblématique de l'indien des Plaines, épris de liberté, attaché à son mode de vie et fier de ses traditions ?

  • - Un ouvrage né d'un débat avec Howard Zinn, à qui Dunbar- Ortiz reprochait d'avoir manqué son objectif avec Une Histoire populaire des Etats-Unis de faire une histoire des classes populaires en restant prisonnier d'un point de vue eurocentré.
    - Une nouvelle histoire des États-Unis, non pas « du point de vue amérindien », mais révélant une histoire nationale structurée par le génocide et la colonie de peuplement.
    - Un changement de paradigme historique qui réfute la théorie du « middle ground » (Richard White).
    - Un ouvrage qui, en sondant l'histoire, permet de mieux comprendre l'Amérique contemporaine, la violence nationale et le thème du « suprématisme blanc ».
    - Un ouvrage très abordable, pour tous les lecteurs, dans une édition adaptée pour le lectorat français - une entreprise de salubrité publique.

  • La chute de Nixon

    Georges Ayache

    • Perrin
    • 8 October 2020

    Issu d'une famille modeste, Richard Milhous Nixon fut juriste et servit dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale avant d'entamer une carrière politique. Membre du Parti républicain, il fut élu sénateur en 1950 (Californie) puis vice-président en 1952, poste qu'il occupera jusqu'en 1961. S'en suivra une traversée du désert jusqu'à son élection à la Maison Blanche en 1969. Son mandat fut marqué par son engagement dans la fin de la guerre du Vietnam, le premier choc pétrolier et, surtout, le Watergate.
    C'est précisément ce scandale qu'interroge Georges Ayache : à travers la fin de sa carrière, il revient sur l'acharnement dont a été victime le 37e président des États-Unis. Dans une Amérique post-soixante-huitarde, en pleine dérive vers le politiquement correcte, le mot d'ordre était de l'abattre. Vilipendé et avili par la bonne conscience libérale, démoli par la presse qui le surnommait « Tricky Dick », ou « Richard le tricheur », Nixon fut l'un des hommes les plus détesté de son temps. Pourquoi ?
    D'une plume enlevée, Georges Ayache met en lumière les rouages et les raisons de cette chasse à l'homme lancée par le clan Kennedy, une affaire qui dépasse largement le cas du Watergate.

  • Sam Kenoi, Apache Chiricahua interrogé dans les années 1930, se souvient du Géronimo de son enfance. Il n'appréciait guère cet « emmerdeur [...] trouillard comme un coyote ». L'épopée du célèbre chef apache s'en trouve écornée, mais c'est aussi le moyen de faire entendre - au delà et malgré la dévastation - d'autres voix, celles du peuple anonyme qui survécut à une déportation de vingt-cinq ans en Floride puis en Oklahoma avant de pouvoir retrouver ses terres. Un récit vif, dense et poignant, parcouru d'un humour cabotin - signe de vie. Ce livre, apparenté aux documents tels que les Lettres à ma fille de Calamity Jane, forme un contrepoint aux célèbre Mémoires de Géronimo (Maspero/La Découverte), écrites par ce dernier.
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  • « Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs. » Telle est l'intuition fondamentale de W. E. B. Du Bois dans Les Âmes du peuple noir, oeuvre majeure de la littérature nord-américaine. Dans ce recueil d'essais publié en 1903, Du Bois évoque avec une puissance inégalée l'étendue du racisme américain et donne à voir au monde la réalité de l'expérience quotidienne africaine-américaine dans l'Amérique de la ségrégation. Cette nouvelle traduction montre, inscrits dans la langue, tous les enjeux philosophiques d'un texte qui se veut également littéraire.
    L'écriture élégante et passionnée de Du Bois tisse les souvenirs autobiographiques et les paraboles épiques avec les analyses historiques et sociologiques, construisant ainsi l'unité culturelle et politique du peuple noir à partir de la multiplicité de ses âmes individuelles. Ce livre a inspiré l'essentiel de la conscience collective noire et des mouvements en faveur des droits civiques dans les années 1960, et continue d'avoir un retentissement considérable au sein de la communauté africaine-américaine et au-dehors.

  • C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée...

    Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours :

    - Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent.
    - Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration.
    - Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable.
    - Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes.

    Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?

  • "Make America Great Again" : en 2016, Donald Trump se présente comme un sauveur, seul capable de rendre aux Etats-Unis leur gloire passée, mise à mal selon lui par plusieurs mandats démocrates et un Parti républicain affaibli. Un pari réussi qui le conduit à la Maison Blanche. "L'American Dream", promesse d'ascension sociale et de prospérité économique, mythe fondateur au coeur de sa campagne et de son programme présidentiel, est la grille de lecture qui permet à une équipe de spécialistes d'englober tous les aspects de la présidence Trump, de l'économie à l'environnement sans oublier les politiques sociales et les relations internationales, en analysant le rôle du président dans son interaction avec les autres pouvoirs législatif et judiciaire, mais aussi en mettant en lumière le rôle souvent décisif des autorités locales, fédéralisme oblige.
    Il en ressort un bilan plus complexe et nuancé qu'on n'aurait pu l'imaginer. De son projet de mur à la frontière avec le Mexique au retrait de l'Accord de Paris sur le climat en passant par la guerre commerciale contre la Chine, les scandales liés aux opioïdes, ou l'émergence de mouvements sociaux comme Black Lives Matter, après quatre ans au pouvoir, et prise dans la tempête mondiale d'une pandémie qu'elle n'a pas su plus que d'autres prévoir ou juguler, l'Amérique fait-elle toujours rêver ?

  • Ce livre raconte "une autre histoire": parcourant cinq siècles, il présente, à partir aussi bien de textes d'une actualité proche que de récits plongeant dans les temps immémoriaux du mythe, la résistance d'un peuple à la négation de son existence.
    Le récit de leur résistance tenace à la colonisation et à la tentative d'extermination permet d'entendre directement leur parole, de les observer dans l'action, de les retrouver comme les partenaires d'une histoire commune où Euro-Américains et Amérindiens ont chacun joué leur rôle. Vus sous cet angle, les Amérindiens paraissent exemplaires : ils se sont opposés avec constance au vol de leurs terres, à la violence exterminatrice, à l'anéantissement de leurs structures sociales et de leurs cultures, saisissant les armes les plus propices - guerre, guérilla, recours légal, usage inversé de l'acculturation, ressourcement aux racines de la spiritualité ancestrale.
    Exemplaires dans leur refus de séparer la lutte pour la survie du combat pour l'identité, les Amérindiens concrétisent, par l'affirmation de leurs propres valeurs, le doute qui saisit le monde actuel sur le bien-fondé des civilisations technologiques, l'exploitation abusive des ressources naturelles, l'enfermement de l'homme blanc dans une vie consacrée au seul profit matériel.

  • 19 dates-chapitres qui ont fait l'histoire américaine :
    - un exposé principal en anglais et un éclairage complémentaire en français.
    - des rubriques d'accompagnement (keywords, figures, people, places).
    - des cartes et des illustrations , un index et des tableaux récapitulatifs.

  • L'histoire des États-Unis est d'abord celle d'un essor: celui d'une petite colonie lointaine devenue une immense "nation d'immigrants" et la prèmiere puissance de notre époque. C'est ensuite l'histoire d'une nation-phare, première "république" du monde moderne. C'est enfin celle d'un rêve, composé de vertu et de progrès. de liberté individuelle et de culte du droit, de puritanisme et d'aspiration au bonheur, de conformisme et de respect des différences, d'unité nationale et de droit des États. Mais cette nation a été dès l'origine fondée sur une exclusion (celle des Noirs) et sur un génocide (celui des Indiens). Le rêve, lui, notamment en matière d'egalité sociale ou d'intégration raciale (meeting pot), est loin d'avoir été réalisé.
    Cependant, les contradictions de ce grand pays font partie de la fascination qu'il a toujours exercée, au même titre que ses célèbres principies fondateurs, son génie technologique ou sa culture populaire. C'est sous cet éclairage que les auteurs du présent ouvrage ont cherché à retracer l'histoire complexe des États-Unis.

  • Entièrement rédigé en anglais, cet ouvrage présente en douze thèmes la société américaine d'aujourd'hui, ses caractéristiques les plus frappantes, ses forces, ses faiblesses, ses certitudes et ses contradictions.
    Pour chaque thème, cet ouvrage vous propose : un exposé informatif, parfois accompagné d'un bref rappel historique qui permet de replacer les notions dans un contexte plus général ; une série de documents variés - extraits d'ouvrages, cartoons, articles de presse, graphiques - tous pourvus d'une brève présentation et de quelques questions.

  • Cet ouvrage propose en treize thèmes une synthèse des connaissances permettant de mieux comprendre ce que sont véritablement les Etats-Unis aujourd'hui.
    Pour chaque thème, le lecteur trouvera un bref rappel historique suivi d'un développement structuré et organisé pour appréhender au plus juste les différents aspects de la société américaine actuelle. De nombreux tableaux et graphiques, à jour des dernières données (dont les élections présidentielles de 2020), nourrissent utilement cette synthèse.

  • Du voyage fondateur de Christophe Colomb en 1492 jusqu'à l'élection de Donald Trump, cette magistrale Histoire des États-Unis retrace la naissance et le prodigieux essor d'une société multiculturelle sans cesse en mutation et du « rêve américain ».
    L'histoire des États-Unis puise son origine dans les bouleversements liés à l'apparition soudaine d'un Nouveau Monde dans la géographie mentale des Européens. Du XVIe au XVIIIe siècle, les Anglais fondent des colonies le long du littoral du continent nord-américain de Terre-Neuve à la Géorgie : ils importent des esclaves africains et repoussent les sociétés amérindiennes au-delà des Appalaches. En 1776, l'Amérique s'embrase. Les révolutionnaires défi ent la Grande-Bretagne et déclarent l'indépendance de treize colonies qui s'unissent pour donner naissance aux États-Unis. Un pays est né, une république fédérale.
    L'histoire de ce pays neuf est celle d'une inexorable avancée territoriale, d'un développement démographique et économique phénoménal et d'une construction politique et constitutionnelle reposant sur un équilibre complexe. À l'orée du XXe siècle, les États-Unis prennent place au sein des puissances mondiales pour, un demi-siècle plus tard, devenir la première d'entre elles. C'est le siècle américain.
    Par une fine approche socioculturelle et un grand art de la synthèse, Bertrand Van Ruymbeke relate avec passion plus de cinq siècles d'histoire, petite et grande - la fondation des colonies, la Révolution, la guerre de Sécession, la conquête de l'Ouest, la ségrégation, l'assassinat de Kennedy, le Vietnam, le Watergate, les otages de l'ambassade américaine à Téhéran, le scandale Monica Lewinsky, la présidence Obama, l'élection de Trump, etc. Cette histoire, celle d'un pays qui a connu certes des succès et des élans d'optimisme, de croissance et d'inventivité, mais aussi des échecs, des hésitations, des revirements, des malheurs et des erreurs, est étonnante, fascinante même, voire exceptionnelle.

  • Voici enfin publié pour la première fois, plus de soixante-quinze ans après sa rédaction, un reportage signé James Agee que l'on croyait à tout jamais perdu, une enquête sur le métayage du coton dans l'Alabama qui devait donner lieu, plusieurs années plus tard, au célèbre ouvrage Louons maintenant les grands hommes (1941).
    En 1936, le magazine Fortune, pour lequel Agee travaille, décide de l'envoyer dans l'Alabama afin de décrire les conditions de vie de trois familles de métayers du coton. Agee insiste pour que le photographe Walker Evans l'accompagne et c'est ainsi que les deux hommes vivront plusieurs semaines durant avec les Burroughs, les Tingle et les Fields. Tandis qu'Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres, Agee décrit minutieusement les existences de ces hommes, femmes et enfants, afin que nous en comprenions parfaitement chacun des aspects, qu'il s'agisse du travail, de la nourriture, des maisons, des vêtements, de la santé, de l'éducation ou des loisirs.
    Profondément bouleversé et indigné par les conditions de vie ces trois familles de métayers, Agee a produit un compte rendu journalistique qui émeut par sa beauté et sa virulence, une charge contre le capitalisme qui explique, à n'en pas douter, pourquoi Fortune rejeta l'article et qui demeure, de nombreuses décennies plus tard, d'une féroce actualité.

  • Le Montana, plus que tout autre État américain, rime avec aventure. Ce territoire incarne le mythe de la frontière, toujours repoussée, jamais vaincue, toujours recherchée. Sept réserves indiennes, huit parcs ou monuments nationaux et l'impression de vivre dans l'un des ultimes sanctuaires naturels de l'Amérique, aujourd'hui menacé par le « fracking », l'exploitation industrielle du gaz de schiste.
    Le Montana est un rêve. Il fut celui des pionniers.
    Il demeure celui des écrivains et des cinéastes qui en ont fait l'ultime destination créative, loin de New York ou d'Hollywood. Mais il y a surtout l'histoire. Elle est gravée là dans les pierres, dans le lit des rivières, sur les flancs des montagnes enneigées que d'authentiques cowboys continuent d'arpenter.
    Le Montana, ou la solitude absolue que l'Amérique a érigée en culte. Un petit livre pour oublier le reste des États-Unis. Parce qu'au Montana, c'est une Amérique unique que l'on rencontre.

  • En 1832, sous la poussée des colons américains, Black Hawk, chef des Indiens Sauks établis sur le Haut Mississippi dans l'Illinois actuel, se lançait dans une guerre - catastrophique - contre les États- Unis. Les Sauks, massacrés, divisés, furent refoulés vers l'Ouest et Black Hawk emmené en captivité. C'est alors qu'il écrivit sa célèbre Autobiographie.
    Ce récit, les premières mémoires d'un chef indiens, connut un immense succès. Le chef des Sauks y raconte les origines de son peuple, puis décrit sa carrière de chef de guerre, et surtout son combat contre les Américains.
    Il compose alors une fresque dépeignant le cynisme de ses adversaires et l'injustice tragique contre laquelle il a combattu jusqu'au bout. Ce livre est le dernier coup porté par le vieux guerrier à ses ennemis.

  • L'Amérique n'est pas qu'une succession de fascinants paysages. Les États-Unis d'aujourd'hui ne se résument pas à l'American way of life.
    Doté d'une incomparable puissance de feu et de créativité, ce pays est le fruit de tribus bien identifiées, soudées par des codes qui transcendent les frontières des États, les reliefs et le cosmopolitisme de mégapoles telles que New York, Chicago ou Los Angeles.
    Ces tribus américaines se regroupent autour de professions emblématiques , de croyances religieuses, d'orientations sexuelles partagées et, bien sûr, au gré des clivages ethniques que la présidence de Barack Obama a permis de revisiter.
    Sans ces tribus, l'Amérique et son goût effréné du succès ne serait pas ce qu'elle est.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il raconte les États-Unis de l'intérieur, au fil des rencontres, pour mieux en dépeindre les moeurs, les miracles et les illusions. Parce que connaître les Américains est, plus que jamais, indispensable pour les comprendre.

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