Via Romana
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365 raisons d'aimer la France... et les Français
Laurent Izard
- Via Romana
- 27 March 2025
- 9782372711968
Ce livre retrace, pour chaque jour de l'année, un événement historique célèbre ou plus anecdotique, qui incitera le lecteur à aimer davantage la France et les Français (plus de 1000 personnalités françaises citées). Son objectif est d'apporter une réponse aux adeptes du French bashing, dont les thèses rencontrent aujourd'hui un large écho, particulièrement chez les jeunes.
Même si notre Histoire comporte ses zones d'ombre, il convient de réaffirmer avec force que notre pays n'a pas à rougir de son passé : il a certes connu des revers, mais aussi de nombreuses heures de gloire.
La France a souvent éclairé le monde et lui a apporté quantité d'idées, d'Å'uvres, de découvertes, d'innovations ou de réalisations audacieuses.
Accessible à tous, ce livre décrit le parcours de nombreux scientifiques, explorateurs, inventeurs, écrivains, artistes, bienfaiteurs, religieux, pionniers ou sportifs français qui ont marqué notre Histoire et contribué au progrès de l'humanité. -
Ménélik II est né au Choa en Éthiopie en 1842, et mort à Addis-Abeba en 1913.
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Mérimée (1803-1870) ne manque pas de biographes. SÂ'ils nÂ'ont pas toujours ajouté à sa notoriété, ils nÂ'ont pu trahir sa mémoire tant la vie de lÂ'écrivain est transparente : en témoignent les 7 000 lettres de sa correspondance. Nombre de ses biographes nÂ'ont pas jugé nécessaire de le contextualiser, dÂ'autres ne se sont intéressés quÂ'à son oeuvre littéraire ou ont forgé son effigie de sauveur du patrimoine sans saisir lÂ'homme et son environnement politique et culturel. Mérimée en réhabilitant le patrimoine national, incarne une mise en valeur de la civilisation européenne et de son rayonnement universel.
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Les papes et la France : de Clovis à De Gaulle
Michel Viot
- Via Romana
- 28 September 2023
- 9782372712460
« La France et la papauté se sont construites et fortifiées l'une par l'autre et ce par la place privilégiée qui leur a été assignée pour rendre témoignage au Christ et annoncer son retour. Il s'agit donc ici pour moi, en rappelant quelques grands moments de communion et de confrontation entre la France et le Saint-Siège, de montrer comment, dans tous les cas, ces deux puissances en sont sorties grandies, surtout quand elles ont su revenir à leur entente originelle d'une bonne compréhension du Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. « Le fait que je me sois arrêté à De Gaulle ne signifie pas qu'il clôt l'aventure ! J'ai fait ce choix pour des raisons morales. Je ne considère pas que les surprises que peut nous faire l'Esprit Saint soient terminées. Le Rhône et le Tibre se jettent dans la même mer et presque à tous les siècles des embarcations françaises et pontificales y ont navigué. » AUTEUR Le Père Michel VIOT, qui fut évêque luthérien de Paris et ancien dignitaire de la GLNF, est membre de la pastorale diocésaine des funérailles du diocèse de Paris et prêtre coopérateur à Notre-Dame de Lourdes. Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels L'heure du royaume de France est-elle venue ? (2018) et Le rapport Sauvé : une manipulation ? (2021) chez Via Romana.
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Roi des corsaires, né et mort à Saint-Malo, Robert Surcouf (1778-1827) appartient à la famille du grand navigateur Duguay-Trouin par sa mère. Embarqué à treize ans sur un navire côtier, il part pour les Indes, voyage à Madagascar et à Maurice avant de prendre le commandement de L'Émilie en 1795, avec laquelle il réalise ses premiers abordages. Son audace fait subir de très lourdes pertes aux Anglais qui mettent sa capture à prix. C'est avec La Confiance en 1800 qu'il entre dans la légenden en s'emparant du Kent avec ses 180 hommes d'équipage. Rentré à Saint-Malo couvert de richesses, il repart en 1807 sur Le Revenant, s'emparant d'énormes cargaisons de riz avant de repasser par Maurice et de jeter définitivement l'ancre en sa cité natale. Voici donc, contées par La Varende, les multiples facettes de « l'une des figures les plus puissantes de nos gloires maritimes, archétype du marin français : non pas du général, du stratège, mais bien du matelot, de l'homme de mer de chez nous, dans sa verve, sa témérité, sa gaieté et aussi sa générosité. Quand il dépose ses armes, ce batailleur redevient intelligent et sensible. Légèreté française disent nos ennemis... Peut-être, mais sans doute plus sûrement, terme de cette éducation aristocratique dont tous faisaient preuve du haut en bas de la société et qui répudie la haine comme la plus grave des inélégances. » Romancier, biographe, historien, membre de l'Académie Goncourt et de l'Académie de Marine, Jean de La Varende (1887-1959) s'est attaché à l'évocation du terroir normand et de ses traditions avec une prédilection particulière pour la mer et les marins. Via Romana a publié Mes plus beaux Noëls en 2010, Mes plus beaux contes sacrés en 2011, Mes petits contes marins en 2012, et Les Manants du Roi en 2013.
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La mort ordinaire est, certes, imprévisible mais celui qui va partir est souvent affaibli, malade, inconscient. Pour les exécutions capitales devant les douze canons de fusil ou le couperet de la guillotine, le condamné face à une mort violente, souvent jeune, en bonne santé et en possession de tous ses moyens, voit venir ses dernières minutes.
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Raoul Salan ; officier de la Coloniale
Pierre Tillocher, Bernard Zeller
- Via Romana
- 14 March 2019
- 9782372711234
Le général Salan eût-il été tué lors de l'attentat fomenté par des activistes d'extrême-droite qui coûta la vie à son chef de cabinet en janvier 1957, la presse eût écrit qu'un général républicain et de gauche avait été assassiné à Alger. C'est tout le paradoxe de la personnalité de Raoul Salan (1899-1984), brillant combattant des deux guerres mondiales et commandant en chef en Indochine et en Algérie. Partisan de l'Algérie française, il jouera un rôle majeur dans le retour au pouvoir du général de Gaulle, puis prendra la tête de l'OAS, échappera de peu à la peine de mort, passera six années en maison de détention avant d'être libéré et, finalement, réhabilité par François Mitterrand le 23 novembre 1982. Polytechnicien, Bernard Zeller a fait toute sa carrière dans les industries spatiales et de défense. Il a publié Le Journal d'un prisonnier, de son père le général André Zeller, chez Tallandier en 2014, écrit un ouvrage sur Edmond Michelet préfacé par Michel Déon, et a co-signé une biographie du général Salan. Pierre Tillocher, jeune graphiste et tailleur de pierre, dessine depuis son enfance. Il a été meilleur apprenti de France. Sculpteur, il a participé à la restauration du château de Chambord et réalisé plusieurs statues pour des chapelles et des demeures anciennes. Raoul Salan, officier de la Coloniale est sa première bande dessinée. Agrégé de l'université, Jacques Valette est docteur ès-lettres et professeur honoraire des universités. Spécialiste de l'Indochine et de l'histoire de la colonisation et de la décolonisation, il est l'auteur de nombreux articles sur le contre-maquis pendant la guerre d'Algérie. Il est membre de l'Association des Écrivains Combattants et membre libre de l'Académie des sciences d'outre-mer.
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Célèbre en son temps, Jean-François Marmontel fut un témoin priviligié de son siècle.
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Il existe plusieurs façons d'aborder l'oeuvre de Jean de Viguerie : celle de l'histoire des idées, avec Les deux patries, ou via le chemin de l'autobiographie avec Le Passé ne meurt pas. Il en existe enfin une troisième à travers le conférencier. Ceux qui eurent le privilège de l'entendre se remémorent toute la richesse de ses interventions, dans lesquelles on appréciait les ressorts de son oeuvre.
À l'exception du texte sur la religion de Colbert, ces cinq portraits intellectuels furent des conférences : saint Benoît-Joseph Labre, figure ascétique et mystique, Mgr Cazaux, évêque combattant pour l'école libre, André Chénier, poète d'un siècle rationaliste, Montesquieu, précurseur de la « vertu » révolutionnaire.
Jean de Viguerie s'enregistrait avant de parler afin d'améliorer sa diction, maîtriser sa vitesse d'élocution ou aiguiser sa capacité à convaincre. L'auteur avait été marqué par l'art oratoire de René Benjamin, académicien des années 1920, qui nous a laissé de ses 1200 conféren -
« Héros légendaire, guerrier tel qu'on en a connu seulement dans les récits populaires ou sur les images d'Épinal, un héros fait pour le baroud et pour la gloire. » Ainsi les journalistes annonçaient-ils la disparition de l'officier le plus décoré de France, à une époque où tout le monde connaissait le général Monclar (1892-1964) qui signait autant de photos dédicacées que la môme Piaf et que BB. Car, pour les anciens combattants du XXe siècle de la France libre comme de la Résistance intérieure, il restait leur « héros national », ce chevalier d'un autre temps qui guerroya partout, sans épouser aucun parti politique. Raison pour laquelle il disparut de l'Histoire de France. Appelé par les poilus l'As des As, il termina la Grande Guerre avec sept blessures et onze citations. Du Maroc au Levant en passant par l'Asie et la vieille Europe, le lecteur revit le corps à corps des tranchées, les campagnes africaine et tonkinoise du Légionnaire et la seule victoire de 40, jusqu'à l'épopée coréenne. A partir d'archives inédites, sa fille relate la vie de ce soldat chrétien, stratège, meneur d'hommes vénéré par ses soldats qu'il aimait comme ses enfants, et de ses officiers qui le prirent pour modèle. De son récit historique qui se lit comme un roman d'aventures, jaillit le caractère bien trempé de ce soldat rompu à tous les pièges de la guerre, ceux de la guerre révolutionnaire et ceux des politiques ou des assassins de l'opinion. Une vraie leçon de maintien, d'honneur et de fidélité d'un gentilhomme de guerre, à méditer par les nouvelles générations en proie au doute ou au découragement face aux assauts des ennemis de la France et de notre civilisation chrétienne. » Poussée par les Anciens combattants français de Corée à réhabiliter leur chef, Fabienne Monclar a pu, à travers cette guerre occultée et pourtant point charnière de ce terrible XXe siècle, exercer sa passion pour l'Histoire et ses vérités indésirables. L'émotion ressentie en écoutant les anciens combattants coréens parler de leur chef français lui a fait comprendre pourquoi ses poilus lui étaient tant attachés et comment les Français de 14 et de 50 ont gagné la guerre.
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Voici le destin méconnu d'Élisabeth de Hesse Darmstadt (1864-1918), soeur de l'épouse du dernier tsar de Russie Nicolas II. D'une radieuse beauté d'âme et de corps, née dans une ville allemande chère à Goethe mais anglaise d'éducation et de goût, Elisabeth est la petite fille de la reine Victoria. Rejetant les avances du futur Guillaume II, elle épouse l'oncle du tsar le grand-duc Serge, vice-roi de Moscou et figure emblématique de la lutte contre la subversion terroriste. Fervente orthodoxe, amie des pauvres et artisane du renouveau de l'art russe, elle renonce à la cour après l'assassinat de son époux en 1905 popularisé par Les Justes de Camus. Comme son aïeule médiévale sainte Élisabeth de Thuringe, elle se consacre aux miséreux, fonde un monastère et des hôpitaux. Inspirée par les diaconesses antiques et les premières ursulines, elle rédige une règle qui renouvelle aujourd'hui la Russie post-soviétique. Guidée par les grands moines de son temps, elle participe à la conjuration contre Raspoutine et connaît les tribulations de la Révolution bolchevique. Massacrée puis jetée en 1918 dans un puits de mine sibérien, elle subit le même sort qu'Élisabeth, soeur du roi Louis XVI. L'Armée blanche retrouve ses restes qui reposent depuis 1921 à Jérusalem. Elle est canonisée en 1981.
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Au matin du 13 juillet 1793, Charlotte Corday achète un couteau dans un magasin situé sous les arcades du Palais-Royal. Vers 11 heures 30, un fiacre la dépose devant le domicile de Marat, au 30 de la rue des Cordeliers.
Le XIXe siècle, chez les royalistes, fera de Charlotte Corday une icône, une martyre de la contrerévolution.
Jean de La Varende, dès le plus jeune âge, a été fasciné par cette jeune fille. Mais les termes par lesquels il l'évoque semblent analyser aussi la genèse de son besoin d'écriture sur cette personne.
« Charlotte de Corday, assure l'écrivain, reste dans mes présences constantes. Je me suis occupé d'elle peu à peu, lentement, toujours, sans nulle volonté livresque : elle m'attendait, enveloppée de son mystère insistant ; de sa force, de sa beauté, de son courage, et surtout de cette mélancolie divine, où, même enfant, je savais qu'il pouvait se cacher de bien puissants arômes ».
« Fille de soldats-gentilshommes, païenne, vierge viking, vierge tout court ; ajoutons normande, et nous aurons, si ce n'est le portait moral de Charlotte, au moins son explication cohérente ». Dans ces quelques lignes, La Varende résume ce qui lui paraît l'essence de Charlotte Corday. Il se place un ton endessous, en revanche, pour évoquer son royalisme. C'est que, sans le reconnaître vraiment, l'auteur des Manants du roi et de Man d'Arc, chantre de la fidélité totale à la monarchie française, n'est pas à l'aise avec le royalisme de Charlotte Corday, car ce royalisme est pour partie incertain, et n'est pas le sien, lui le contre-révolutionnaire viscéral. Charlotte, c'est une Girondine dont le premier mouvement a été d'adhérer à la Révolution et qui ne s'est détournée de celle-ci qu'en raison des flots de sang qui ont commencé à couler en 1792-1793. Quant au père de Charlotte (« Il lui faut six pages pour développer le lieu commun ») et au milieu dans lequel elle baignait à Caen (« Des jobards de la bonne intention »), l'écrivain ne se prive pas de manifester le mépris dans lequel il les tient... C'est ici que se trouve la leçon d'histoire de Mademoiselle de Corday : avec ce livre, Jean de la Varende, ce vieux chouan, est obligé de convenir qu'il y eut d'autres formes d'opposition à la Révolution française que celle, indéfectiblement fidèle à Dieu et au roi, de son ancienne France terrienne. -
Éminent spécialiste de l'histoire de l'éducation, de l'histoire de l'Église et de l'histoire des idées politiques, le professeur Jean de Viguerie a consacré ses travaux au bouleversement intellectuel des XVIIe et XVIIIe siècles et à la crise de la transmission qui en a découlé.
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Le radicalisme est une tendance majeure de la vie politique française contemporaine, un élément essentiel de la sensibilité nationale. A l'origine fraction avancée du mouvement républicain, avec Ledru-Rollin, il a joué un rôle déterminant dans l'édification de la Troisième République à la fin du XIXe siècle. S'il n'a pas dirigé cette dernière jusqu'au début du XXe siècle, il en a cependant forgé sa doctrine et sa morale, au point qu'il a fini par s'identifier à la République elle-même.
Cette identification, contestable si l'on s'en tient à l'exactitude des faits ici rapportés, a entraîné l'attribution aux radicaux des grandes réalisations républicaines (Ecole publique, institution des libertés publiques, constitution de l'Empire colonial) accomplies en réalité souvent par leurs adversaires, sans eux, et parfois malgré eux. Identifié à une République prospère, glorieuse et conquérante, le radicalisme a, aussi, présidé à son déclin.
Celui-ci commence avec leur arrivée au pouvoir (à partir de 1902) et se poursuit durant tout l'entre-deux-guerres, alors que les radicaux dominent le Parlement et dirigent très souvent le gouvernement. Incapables de comprendre les transformations d'un monde qui voue à l'obsolescence leur modèle (Herriot en donnera une illustration éclatante), les radicaux vont connaître un déclin politique continu que ne dissimulent pas la figure d'un Mendès-France, ou une importance brièvement retrouvée sous la Quatrième République.
Yves Morel conclut ainsi son étude : Si les radicaux peinent à affirmer leur spécificité, c'est que la majorité des Français est devenue radicale. Cette situation est à la fois leur faiblesse et leur force. -
L'édition très attendue du "best seller" à l'origine de la redécouverte de Louis XIV et du Grand Siècle.
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Longtemps ignoré, Augustin Cochin (1876-1916) fut redécouvert à la fin des années 1970 par François Furet, qui montra l'intérêt de son analyse des sociétés de pensée, pour la pleine compré-hension de la Révolution française.
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POINTS FORTS Une encyclopédie familiale des têtes couronnées accessible à tous Un inventaire complet des dynasties du monde La passionnante histoire des pays à travers les familles régnantes ARGUMENTAIRE Répartis sur les cinq continents, ils sont encore une trentaine de rois, d'empereurs et de princes, tenant leur couronne de dynasties parfois millénaires comme au Japon et leur autorité d'une investiture temporelle et spirituelle qui confère souvent un supplément d'âme à leurs nations. Beaucoup d'autres familles, de par le monde, ne jouent plus un rôle politique direct, mais restent attachées à l'histoire et au destin de leur pays. Voici les épopées flamboyantes ou sanglantes d'une soixantaine de ces lignées souveraines que Philippe Delorme, en spécialiste reconnu de l'histoire royale, inventorie ici de A à Z en un tour du monde fascinant de complots, de guerres et de révolutions qui firent la gloire ou le déclin de ces familles régnantes ou déchues. Si les unes sont célèbres tels les Windsor d'Angleterre, les Grimaldi de Monaco, les Habsbourg d'Autriche ou les Capétiens de France, d'autres demeurent inconnues du public comme celles du Lesotho, du Rwanda, des sultans de Brunei ou des rois des îles Tonga. Philippe Delorme les fait vivre ici avec passion sans oublier l'épopée des peuples avec lesquels elles se confondent, quant à leur rayonnement politique, artistique, économique et culturel. AUTEUR Philippe Delorme, historien et chroniqueur à Valeurs actuelles, a dirigé la revue Point de vue - Histoire. Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages de référence dont un Louis XVII, la biographie paru en 2015 chez Via Romana.
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Philippe d'Orléans, comte de Paris ; 1838-1894
Thibault Gandouly
- Via Romana
- 27 February 2020
- 9782372711494
Petit-fils du roi Louis-Philippe et arrière-petit-fils de Philippe-Égalité, Philippe d'Orléans, comte de Paris (1838-1894), naît au palais des Tuileries. Passant son enfance entre Paris et le château d'Eu en Normandie, il doit quitter la France avec sa famille à la suite de la proclamation de la Seconde République. Un destin hors du commun l'attend : il réalise un voyage au Proche-Orient puis intègre les rangs nordistes lors de la guerre de Sécession. Revenu en France après la guerre de 1870, il tente de réaliser l'unité monarchique en rendant visite au comte de Chambord en 1873. L'échec du projet de restauration l'éloigne de la politique et l'amène à se retirer au château d'Eu, dont Viollet-le-Duc assure la restauration. Dix ans plus tard, la mort de son cousin le désigne en héritier de la couronne. Travailleur acharné, il s'implique dès lors activement dans la vie du parti royaliste en vue de la conquête du pouvoir. Après le vote des lois d'exil en 1886, il redessine les contours de la doctrine monarchique, conciliant les héritages orléaniste et légitimiste. Ses écrits témoignent de son souci de l'adapter à la société de son temps. Les soubresauts politiques de la fin des années 1880 le conduisent à tenter de détourner le mouvement boulangiste en faveur de la monarchie. Cependant l'échec électoral de 1889 et le ralliement d'une partie des royalistes à la République sonnent le glas de ses espérances. Il s'éteint prématurément en Angleterre en septembre 1894.En s'appuyant sur de nombreuses sources jusque-là inexploitées, Thibault Gandouly entreprend de faire revivre Philippe d'Orléans, un homme profond, pragmatique, à la vie exemplaire, un patriote doublé d'un parfait chrétien. Le parcours de ce prétendant, le dernier qui ait été à la tête d'un parti royaliste en capacité de menacer la République, accompagne et éclaire aussi un demi-siècle politiquement troublé, marqué par les complots, les scandales et les révolutions. AUTEUR Historien et enseignant, Thibault Gandouly est l'auteur de Paul de Cassagnac, l'enfant terrible du bonapartisme (prix de la Fondation Napoléon 2018 Second Empire). Philippe d'Orléans, comte de Paris est son deuxième ouvrage.
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La monarchie républicaine du général de Gaulle est en crise et l'auteur, après une lumineuse rétrospective des 1500 ans de régime royal en France, réfléchit à une alternative aux blocages d'une Ve République de plus en plus coupée du peuple et de toute transcendance.
C'est d'abord parce que le roi de France est catholique et fils du pacte de Reims qu'il constitue un recours naturel qui garantit la neutralité à ceux qui croient au Ciel ou ceux qui n'y croient pas, et c'est en vertu de son autorité tout à la fois politique et religieuse qu'il impose le respect à tous les Français, notamment musulmans, autorité infiniment plus crédible que celle du pouvoir actuel, laïc et athée, qui désenchante et déracine toujours plus nos concitoyens.
Pour Michel Viot, le roi qui travaille à établir l'expression de son peuple suit l'exemple de ses prédécesseurs les plus éclairés, attentifs à tout ce qu'expriment les corps intermédiaires aujourd'hui méprisés. Et seule cette remontée des aspirations populaires pourra restaurer l'équilibre entre les classes et dépasser ce qui les sépare.
Le roman républicain, ignorant qu'il est plus facile de franchir le mur de la naissance que celui de la domination de l'Argent, dépérit sous nos yeux. Il était temps d'en dénoncer les impostures et de tracer un chemin d'Espérance. -
A sa mort, le Portugal avait neuf tonnes d'or en réserve. Et s'il eût été légitime d'en soustraire une fraction pour lutter contre l'illettrisme, si les méthodes de la redoutable P.I.D.E. (police politique) n'inspirent aujoud'hui que juste réprobation, l'oeuvre du président du Conseil Antonio de Oliveira Salazar (1889-1970) ne fut pas seulement financière et stabilisatrice, mais permit au pays d'échapper à la crise de 29, aux destructions de la Seconde Guerre mondiale, à la révolution communiste en sa métropole et ses outremers. Jean-Paul Besse retrace ici la destinée peu connue du doutor dont la devise était Étudier dans le doute, réaliser dans la foi, en évitant l'écueil du dénigrement autant que du panégyrique. Et si l'on s'élève au plan spirituel, sans doute faut-il reconnaître la protection mariale dont bénéficia la nation de Fatima au long de quarante ans de gouvernance ; gouvernance de celui dont le général de Gaulle déclarait en 1962 qu'à la fois le peuple de France et moi personnellement respectons l'oeuvre exemplaire réalisée et qu'il continue d'accomplir pour le bénéfice du Portugal et du monde. AUTEUR Auteur des premières biographies d'Elisabeth Feodorovna, d'Ileana de Roumanie, de sainte Catherine de Lesna, du grand-duc Nicolas Romanov, et de Ménélik II l'unificateur, soleil de l'Éthiopie (2021), Jean-Paul Besse est docteur d'État en histoire. Spécialiste de l'Europe centrale et orientale, il a été professeur invité des universités serbes et de Nijni Novgorod. Chevalier de la Légion d'honneur, primé par l'Académie française, il enseigne à l'Institut Saint-Pie X.
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Le citoyen, sujet de ce livre, est la créature de la Révolution française. Il est « l'être nouveau ». Les manuels de droit l'ignorent. Il est encore sous nos yeux. Il ne se reproduit pas lui-même. C'est l'éducation nationale qui le reproduit.
Il est armé depuis sa naissance. « Aux armes citoyens » est sa devise. Il combat pour les Droits de l'homme, prend la Bastille, renverse le trône, fait inlassablement la guerre aux rois, aux empereurs et aux dictateurs. Il fournit en victimes les grandes tueries des guerres contemporaines.
Il est républicain depuis l'instauration de la République en 1792, et ne peut pas ne pas l'être, s'identifiant à une république qui n'est pas un régime politique, mais un mythe, une idéologie, des « valeurs ». Si la République disparaît, il travaille sans relâche à son retour et la fait revenir. C'est le cas par exemple en 1875 et en 1945. Si la République a des ennemis intérieurs vrais ou supposés, il les accable de sa vindicte. Il les tue. Il tue les prêtres réfractaires en septembre 1792, et les Communards en 1871.
Aujourd'hui sa vindicte est la même, mais sa mission a changé. Il ne fait plus la guerre aux nations étrangères. Il a été désarmé. Sa nouvelle mission consiste à promouvoir la « diversité ». Dans ce nouveau combat il mobilise avec lui la société toute entière. L'entreprise, la banque, les équipes sportives, les actions humanitaires, tout doit être citoyen. C'est encore un combat. Le citoyen ne doit jamais cesser de combattre. Il est dans la servitude et ne saurait l'accepter s'il ne votait pas, mais il vote et on le fait voter de plus en plus. Le scrutin l'aide à vivre en lui procurant l'illusion de la liberté. -
Une redécouverte de la vie de l'académicien Louis Bertrand
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L'argent des autres ; histoire de la caution à Rome
Jean-François Chemain
- Via Romana
- 11 June 2015
- 9782372710114
« Le droit, les historiens de Rome en parlent beaucoup, mais peu le connaissent vraiment, surtout quand il s'agit du droit privé. Pourtant, les indifférents ont grand tort, car ils trouveraient dans cette discipline beaucoup d'informations sur la société. Il y a plus. Un des mérites de Jean-François Chemain est de montrer que cette discipline peut aussi éclairer les lecteurs sur la politique et sur la vie économique. « On sait que la caution est une garantie que donne un homme riche : il s'engage à rembourser le prêt accordé à plus pauvre que lui, au cas où ce dernier serait défaillant. Ce que montre L'argent des autres, c'est que cette pratique était courante et qu'elle avait des implications multiples. Pour comprendre cette situation et sa complexité, il nous fait traverser un dédale de lois : leges Publia, Appuleia, Furia, Ciureia, et Cornelia. En ce qui concerne l'histoire sociale, nous voyons que celui qui se porte caution peut être un parent, un ami, ou encore le patron dans le cas où le bénéficiaire est tenu par des liens de clientèle. C'est ainsi que Cicéron a manifesté sa bienveillance à l'égard de son cercle d'intimes et d'obligés. Mais on trouve aussi l'austère Caton d'Utique, qui lui aussi n'était pas sans relations, et en politique le riche Crassus qui s'est porté garant pour le pauvre César. En bon historien, Jean-François Chemain respecte la chronologie : après la fin de la République apparaît la fideiussuo. On donne ce nom à la forme la plus large de garantie personnelle ; elle se traduit par un acte oral fondé sur la fides, c'est-à-dire sur la valeur morale la plus absolue des Romains, la loyauté. « Un autre point paraît devoir être mis en valeur : les modernes s'extasient volontiers devant l'urbanisation des anciens. Sait-on que ce phénomène a été rendu possible en partie grâce à la pratique du cautionnement ? « Pour nous conduire à travers ce dédale, il faut un guide expérimenté et formé au droit privé et à l'histoire. Jean-François Chemain remplit ces conditions. » Yann Le Bohec Né en 1961, Jean-François Chemain est diplômé de l'IEP de Paris, diplômé de Droit international et agrégé d'Histoire. Il a exercé pendant une dizaine d'années le métier de consultant international dans plusieurs cabinets anglo-saxons, avant de devenir cadre dirigeant dans un grand groupe industriel français. Depuis 2006, il a choisi d'enseigner l'Histoire, la Géographie et l'Éducation Civique dans un collège de ZEP. Il a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 2012. Jean-François Chemain a notamment publié Kiffe la France en 2011 et Une autre histoire de la laïcité en 2013. Professeur des universités, Yann Le Bohec est un spécialiste reconnu de l'Antiquité romaine.
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Nicolas Horthy (1868-1957) fit réussir la première contre-révolution du XXe siècle. Fils de la petite noblesse réformée hongroise, il fut d'abord un brillant officier de marine. Homme d'honneur et sportif accompli, il devint en 1909 aide de camp de François-Joseph, resté pour lui un exemple insurpassable.
Vainqueur à la bataille navale du détroit d'Otrante en 1917, commandant de la flotte austro-hongroise en 1918, il prit la tête du mouvement national contre les Soviets de Béla Kun.
Élu en 1920 régent d'une petite Hongrie ruinée et amputée à Trianon, il rétablit l'État de droit. La « consolidation » du comte Bethlen fut marquée par la reconstruction, le parlementarisme et la recherche de nouveaux partenaires anglais, italiens et polonais face à la Petite Entente, cause de l'échec de Charles IV.
Le révisionnisme italo-allemand amena Goemboesh et ses successeurs à réarmer. L'irrédentisme magyar récupéra de 1938 à 1940 de nombreux territoires mais Berlin poussa perfidement le pays à attaquer l'URSS. La contre-offensive de l'Armée rouge força l'amiral Horthy à demander l'armistice ; Staline lui en fut reconnaissant.
Empêchant la déportation des Juifs, le régent fut renversé par Hitler puis livré aux Américains qui le protégèrent.
Auteur d'excellents mémoires, il s'éteignit en exil au Portugal.