Ibis Rouge
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L'expérience missionnaire et le fait colonial en Martinique (1760-1790)
Cécilia Elimort
- Ibis Rouge
- 17 October 2014
- 9782844504487
L'édit de mars 1685 qui définit le cadre réglementaire de ce qui deviendra ultérieurement le Code noir, se fixe pour objectif de « maintenir la discipline de l'Eglise catholique, apostolique et romaine ». Les six premiers articles portent sur le respect des rites, des oeuvres et des sacrements de la dite Eglise aux colonies; baptême et instruction religieuse, repos du dimanche.
La présence missionnaire aux colonies, à cette époque, est conséquente. Les pères Dutertre et Labat comptent parmi les premiers chroniqueurs de la nouvelle société coloniale des îles.
Cet ouvrage, qui présente la crise religieuse dans les trois décennies pré-révolutionnaires, est ainsi un jalon important dans la connaissance des sociétés coloniales, martiniquaise en l'occurrence. Il incite en creux à un prolongement pour la période révolutionnaire, et surtout impériale, encore bien mal connue, pour faire le lien avec les perspectives tracées pour le xixe siècle par Philippe Delisle (Catholicisme, esclavage et acculturation au xixe siècle, Ibis Rouge). Mêlant histoire institutionnelle, histoire sociale et histoire culturelle, Cécilia Elimort très jeune chercheuse s'inscrit avec brio dans le renouvellement à l'oeuvre de la recherche en histoire de la colonisation moderne.
Extrait de la préface de Bernard Gainot -
Encore une publication concernant D'Chimbo ! pensera-t-on en Guyane. Il y a là un paradoxe. D'Chimbo est l'un des noms les plus évocateurs de l'histoire contemporaine de la Guyane, il hante l'imaginaire du pays depuis plus d'un siècle et il est même devenu une figure littéraire. Pourtant la vie de cet homme est l'une des plus mal connues des Guyanais. Cet immigré africain a vécu en Guyane au milieu du 19e siècle et, raconte-t-on, a assassiné de nombreuses personnes en toute impunité, protégé par des forces occultes. Il a fallu, dit encore la tradition orale, déployer des contre-pouvoirs magiques pour en venir à bout.
Ce travail constitue une première. Un historien rétablit enfin la réalité de D'Chimbo et redonne à l'immigré africain une humanité niée par la tradition orale et par certains auteurs. Par ailleurs, il explore cet imaginaire guyanais qui a donné à un criminel une dimension aussi considérable.
La découverte du vrai visage du «bandit» D'Chimbo lève le voile sur l'univers des gens simples, acteurs d'un quotidien peu connu, sur le rapport des Guyanais à la culture française et sur les manipulations de la mémoire collective.
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Gaston Monnerville et la Guyane, 1897-1948
Rodolphe Alexandre
- Ibis Rouge
- 15 October 1999
- 9782844500588
Prix Louis Marin 2000 Né en 1897 à Cayenne, le jeune Gaston Monnerville, nourri des vertus humanistes et républicaines transmises par l'école laïque, achèvera ses études par une double licence de Lettres et de Droit, suivie d'un doctorat en Droit. Installé à Paris, comme avocat, le procès de Nantes des Cayennais inculpés après les émeutes ayant suivi la mort de Jean Galmot le ramène à la réalité coloniale de son pays. Sa plaidoirie jugée déterminante dans l'acquittement des inculpés le conduira à la députation de son pays (1932-1946). Il sera l'un des acteurs principaux de la suppression du bagne en Guyane, l'un des principaux auteurs des lois de départementalisation, du Fonds d'Investissement ? Pourtant, il est battu après une campagne électorale haineuse aux législatives de novembre 1946 par R. Jadfard. Il aura fallu attendre l'année de la célébration de son centenaire pour que Gaston Monnerville figure dans la galerie des grands Hommes guyanais. C'est le parcours guyanais de Gaston Monnerville que Rodolphe Alexandre étudie dans cet ouvrage.
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Les résistances à l'esclavage en Guyane XVIIe-XIXe siècles
Collectif
- Ibis Rouge
- Le Jeune Historien Guyanais
- 17 October 2014
- 9782844504579
Fidèle à son projet d'oeuvrer pour la diffusion du savoir historique, l'Association des professeurs d'histoire-géographie de Guyane (APHG-G), en partenariat avec le Conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement (CCEE) de Guyane et le soutien du Rectorat Guyane et de la Région Guyane, organise la deuxième édition du concours du Jeune historien guyanais. Il s'adresse aux élèves des écoles primaires, des collèges et des lycées de l'académie de Guyane.
Cette initiative vise à s'inscrire tout naturellement dans les deux missions de l'institution scolaire : la transmission des connaissances et l'éducation à la citoyenneté, telles que nous les avons développées lors du premier concours en 2013-2014. La deuxième édition du concours du Jeune historien guyanais porte sur les résistances à l'esclavage en Guyane, du XVIIe au XIXe siècle. Cette thématique vise à faire découvrir un aspect méconnu de l'histoire l'esclavage, et à montrer que la lutte pour la reconquête de la liberté est universelle.
Ce dossier pédagogique est un outil dans lequel l'enseignant trouvera des documents écrits propres à la Guyane - conservés dans les archives guyanaises et hexagonales - et une iconographie empruntée à l'aire de l'Amérique des plantations. Il lui appartiendra, selon le niveau et les classes, de sélectionner des documents pour mettre en place des activités adaptées permettant aux élèves d'acquérir une culture historique raisonnée.
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Vous irez porter le fer et la flamme : Les corsaires français de la Révolution et du Premier Empire en caraïbe (1793-1810)
Myriam Alamkan
- Ibis Rouge
- 26 February 2015
- 9782844504500
Une épopée! L'histoire des corsaires français en Amérique durant la Révolution française et le Premier Empire a tout d'un récit d'aventures. Des succès si nombreux que la presse française à l'époque les a qualifiés « d'ordinaires ». Ils ont profondément marqué l'histoire de la Guadeloupe. Ils ont également été présents à Saint-Domingue, à la Martinique et en Guyane française. Et pourtant rien d'ordinaire dans les succès des corsaires français contre les Anglais, les Espagnols et contre l'allié américain qui pour défendre son commerce a dû créer l'US Navy.
En pirogues, en balaous, en brigs, en goélettes... une flottille hétéroclite prend la mer au nom de la République française. Deux capitaines de corsaires seront même distingués par l'Empire et deviendront officiers de la Légion d'Honneur. Tous ont pris la mer en suivants les ordres de Victor Hugues alors à la tête de la Guadeloupe, seule colonie française des Petites Antilles en 1794, car oui, le temps était venu de porter le fer et la flamme en Caraïbe, et même au-delà... -
Catholicisme, esclavage et acculturation dans la caraïbe francophone et en guyane au xix siècle
Philippe Delisle
- Ibis Rouge
- Espace Outre-Mer
- 1 October 2006
- 9782844503053
Fruit d'une dizaine d'années de recherches sur l'histoire du catholicisme aux Antilles et en Guyane, ce petit essai de synthèse tous les acquis des travaux scientifiques récents.
Il est ordonné autour de trois grands thèmes : l'attitude du clergé à l'égard de l'esclavage, la diffusion de modèles élaborés en Europe, et enfin le catholicisme vécu. Si certaines parties mettent en perspective des travaux déjà publiés, mais jamais réunis, d'autres sections sont entièrement originales et fondées sur des documents anciens. L'ouvrage propose pour finir quelques pistes pour l'avenir, un choix de textes, ainsi qu'une bibliographie étendue sur le thème.
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Félix Eboué de Cayenne au Caire 1884-1944
Rodolphe Alexandre, Philippe Guyot
- Ibis Rouge
- 16 January 2012
- 9782844504098
« Le 17 mai 1944, à l´Hôpital français du Caire, mourait Félix Eboué, gouverneur général de l´Afrique Equatoriale Française, Compagnon de la Libération, membre du Conseil de Défense de l´Empire. Quatre ans auparavant, alors gouverneur du Tchad, il maintenait dans la guerre trois millions de kilomètres carrés, situés au coeur de l´Afrique. Il fut en effet le premier parmi les chefs coloniaux à refuser l´armistice, entraînant ainsi dans la Résistance toute l´Afrique équatoriale et le Cameroun. Il repose au Panthéon national, parmi les plus grands serviteurs de la France ; aux Antilles et en Afrique noire, l´histoire de sa vie se confond déjà avec la légende. Puissent les enseignements du gouverneur général Félix Eboué, fondés à la fois sur un profond amour de la France et de l´Afrique, être médités et compris avant qu´il ne soit trop tard ». Jean de La Roche, Le gouverneur général Félix Eboué, 1957.
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La Guyane française au temps de l'esclavage
Serge Mam lam fouck
- Ibis Rouge
- 15 October 1999
- 9782844500595
Dans des travaux antérieurs, l'auteur a contribué à la mise au jour des traits marquants de la société guyanaise d'avant la départementalisation.
Il propose ici une nouvelle approche de l'histoire guyanaise du rétablissement de l'esclavage par Napoléon (1802) à la départementalisation (1946). L'idéologie de la solidarité nationale ainsi que les pratiques sociales de la période départementale (1946-1999) ont eu tendance à évacuer de la mémoire collective le fait colonial dont le poids est pourtant déterminant dans les attitudes et les comportements, au temps de l'esclavage comme après l'abolition.
C'est à la lumière du fait colonial que l'auteur saisit la vie économique, sociale et politique. Ainsi, en dépit de signes avant-coureurs d'une résistance à l'assimilation, pour se libérer des pratiques racistes du système esclavagiste, la petite bourgeoisie guyanaise naissante met toute sa foi dans le processus de francisation ; une certaine conception de la vie politique dans les colonies impose aux Guyanais le spectacle de scrutins électoraux manipulés, à l'abri de toute inquisition ; la production du territoire évolue sous le signe d'une dépendance économique que les aménagements effectués depuis la départementalisation, enfin obtenue en 1946, ne parviendront pas à réduire de façon significative.
Les extraordinaires mutations, qui ont fait du département un pays à haut niveau de vie, ne doivent donc pas masquer une histoire coloniale, responsable de puissantes contradictions rendant plus difficile la résolution des problèmes économiques, culturels et politiques de la Guyane.
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A propos du cent cinquantenaire de l'abolition de l'esclavage
Henri Bangou
- Ibis Rouge
- 1 March 1998
- 9782911390425
Traiter de l'esclavage et de son abolition « sans être esclave de l'esclavage », comme le recommandait Frantz Fanon, suivi en cela par l'ancien ministre des DOM-TOM dans sa circulaire relative aux manifestations du cent cinquantenaire de l'abolition de l'esclavage, c'est le pari qu'a voulu tenir l'auteur dans le présent ouvrage.
Le Docteur Bangou qui, depuis une quarantaine d'années, s'est attaché à édifier et valoriser la véritable histoire de son pays, se devait de donner une suite à son essai sur l'aliénation et la désaliénation de cette société post-esclavagiste paru récemment aux Editions L'Harmattan.
La plus grande lisibilité du sujet et de son éclairage permettra rétrospectivement de mieux appréhender la problématique encore ouverte des déviances psychiques, sociales et politiques entraînées par le passé esclavagiste des collectivités en question.
Mais, et c'est là l'essentiel, dans ce dernier ouvrage, l'auteur, devenu historien pour mieux identifier le fondement de son engagement politique, essaye de faire partager ses conclusions sur une quête politique conduite tout au long de ce demi-siècle suivant la Seconde Guerre mondiale.
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La Caraïbe et son histoire ; ses contacts avec le monde extérieur
Lucien-rené Abénon, Nenad Fejic
- Ibis Rouge
- 13 September 2001
- 9782844501110
L'histoire des Caraïbes est trop souvent perçue sous le seul angle des relations entre les îles et les métropoles européennes qui les dominent : Angleterre, Espagne, France, Pays-Bas. Il nous semble à nous que la Caraïbe est une entité qui existe par elle-même. Elle existe d'abord par les contacts que les différentes colonies ont su nouer les unes avec les autres. Sa personnalité profonde est aussi à rechercher dans les rapports complexes qui la relient aux autres régions du monde : l'Amérique bien sûr, l'Afrique évidemment, mais aussi le reste de l'Europe et le monde asiatique d'où sont venus tant de travailleurs à la fin du xixe siècle.
Ce sont ces contacts qui sont à l'origine du monde culturel antillais. Il en résulte un ensemble composite qui explique la richesse du regard que les Antillais portent sur eux-mêmes, mais aussi la diversité du regard des autres sur le monde caribéen. Ce sont ces réflexions qui sont à la base de ce volume qui réunit des chercheurs de toute origine. Ils ont voulu par ces quelques pages approfondir une approche de l'identité d'une région qui nous tient tellement à coeur.
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L'esclavage en guyane entre l'occultation et la revendication
Serge Mam lam fouck
- Ibis Rouge
- 23 June 1998
- 9782911390265
Les pays qui ont vécu le système esclavagiste l'ont diversement traité dans leur mémoire collective en fonction de la conjoncture politique et sociale post-esclavagiste. Celle-ci a conduit les esclaves libérés de Guyane, devenus citoyens de la République française, à chercher dans l'oubli et dans la manipulation du passé esclavagiste une certaine assurance identitaire. On parlait peu de l'esclavage jusqu'aux années 1950 et lorsqu'on le faisait c'était pour en donner une image bien éloignée de la réalité historique. Aujourd'hui on fait parfois du passé esclavagiste un instrument de la lutte anticolonialiste. La puissance de la symbolique esclavagiste est telle que la société guyanaise a navigué de l'occultation à la revendication, sans vraiment assumer ce legs essentiel de son passé.
Ce petit ouvrage, que tous les habitants de la Guyane devraient consulter, contient quelques-unes des clés de comportements politiques et sociaux que les Guyanais eux-mêmes, faute de moyens de pratiquer leur propre histoire, ne peuvent toujours expliquer.
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Resistances et revoltes contre les pouvoirs etablis de l'antiquite a nos jours
Lucien Abemon
- Ibis Rouge
- Espace Outre-mer
- 13 February 2004
- 9782844501967
Y-a-t-il une marche de l´Histoire ? Peut-être ! en tout cas si c´est le cas il est évident que cette marche est faite d´avances et de reculs, de progrès et de régressions. et dans cette dynamique les révoltes et les résistances contre les pouvoirs établis ont eu un rôle décisif. c´est ce qui a conduit le cArdH (centre antillais de recherches et de documentation historiques) de l´université des Antilles et de la Guyane à proposer ce thème de réflexion à des chercheurs et des universitaires. dès le début nous avons envisagé ce sujet comme permettant des approches très différentes embrassant un champ historique très large.
La vingtaine de communications que nous avons réunies nous permettent d´avoir une vision mondiale du phénomène puisqu´elles nous ont conduits en France et en espagne, dans l´empire ottoman et en Afrique. Le continent américain s´est taillé le partie belle puisque nos chercheurs se sont intéressés au canada, au Venezuela, au brésil et aux colonies anglaises d´Amérique du nord qui vont constituer les états-unis. dans ce domaine la région caraïbe n´a bien sûr pas été oubliée et cuba, Saint-domingue, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe n´ont pas échappé aux investigations de nos chercheurs.
Lucien Abénon Professeur émérite
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Les derniers Indiens de la Caraïbe ; image, mythe, réalité
Odile Gannier
- Ibis Rouge
- 10 December 2002
- 9782844501677
Prix du livre Insulaire 2003 Odile Gannier, consacre son ouvrage à une étude des mythes et représentation dans la littérature française de la découverte de l'Amérique à nos jours. Une confrontation tragique entre l'Europe et Nouveau Monde, où « découvreurs » et Indiens perdirent leur âme, dès lors que la curiosité, laissa la place à l'avidité et la cruauté. Odile Gannier, s'intéresse dans cet ouvrage à la perception de l'Autre et de sa culture.
Et les Indiens des Caraïbes, après avoir tout naturellement occupé le devant de la scène, après nous avoir donné, avec la complicité de leurs « témoins », tout un spectacle éminemment baroque où les apparences comptent plus que la réalité, spectacle haut en couleurs qu'Odile Dupon-Gannier a magistralement orchestré, insensiblement s'effacent. Non sans que l'auteur bien entendu ne les ait consciencieusement réhabilités dans leur « étrangeté », eux et leurs cultures, en laissant apparaître les ficelles de la représentation, en en révélant les tours de passe-passe pour, sous les mythes et leur illusoire autorité, sous la « littérature » de voyage ou de fiction, retrouver un peu de leur réalité ethnique.
Ils s'effacent pour nous donner, à défaut de cet or qui fit leur malheur, une leçon de relativisme, de modestie et de respect. Pour permettre à l'auteur de nous faire mesurer l'importance, insigne de ce que les historiens de l'Ecole des Annales (Lucien Febvre, Robert Mandrou, Georges Duby, Michel Vovelle et quelques autres) ont appelé l'histoire des idées, des mentalités, voire des sensibilités.
Jack Corzani
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Saint-pierre : mythes et realites de la cite creole disparue
Leo Ursulet
- Ibis Rouge
- Espace Outre-mer
- 27 April 2004
- 9782844502278
Cet ouvrage constitue les actes du colloque Saint-Pierre, mythes et réalités de la cité perdue. La Martinique avant et après 1902 tenu au palais des congrès de Madiana à Schoelcher.
Le colloque s'est tenu en mars 2002 à l'occasion du centenaire de la disparition de Saint-Pierre après l'éruption de la montagne Pelée en 1902, un événement non seulement majeur dans l'histoire de la Martinique, mais qui mérite l'attention de tous à cause du retentissement mondial qu'il connut à cette époque. L'opportunité de ce colloque se fit par ailleurs d'autant plus sentir que cent ans après cette tragédie, perdurent avec vivacité nombre de contre-vérités sur la question autant dans la société martiniquaise que dans d'autres régions du monde, à cause d'articles erronés parus dans des encyclopédies renommées. Notre satisfaction aujourd'hui est de pouvoir prétendre que jamais dans un ouvrage, autant de connaissances ne furent réunies à la fois sur nombre d'aspects de la ville de Saint-Pierre, sur la question de sa disparition brutale et sur les conséquences de cette disparition pour la Martinique. Les intervenants à ce colloque sont tous des chercheurs connus pour leurs travaux sur les sujets en question.
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Mémoire d'Au-Béro, quartier indien de Foyal
Jean-Pierre Arsaye
- Ibis Rouge
- 1 October 1998
- 9782844500441
Il y a près d'une trentaine d'années, en 1970, disparaissait sous les flots de la tempête Dorothy, le quartier Au-Béro. Y vivaient plusieurs familles indiennes dans des conditions misérables, au bord du canal Levassor qui traverse la partie ouest de Foyal (ancien nom de Fort-de-France). Regroupées dans une sorte de hangar et dans des bicoques sordides, elles étaient vouées au service de voirie de la ville. Comment ce quartier s'était-il constitué ? Pourquoi une population descendante d'immigrants introduits à la Martinique pour remplacer les anciens esclaves dans les champs de cannes s'était-elle retrouvée là, à exercer les tâches les plus honnies ? Pourquoi le quartier Au-Béro, à la jonction entre Indianité et Créolité, n'a-t-il pas été reconstruit ? Que sont devenus ses habitants ?
Après une enquête d'environ deux années auprès de ces derniers et de personnes ayant fréquenté le quartier, Jean-Pierre Arsaye a pu reconstituer l'histoire de toute une microsociété, de sa naissance à sa disparition, mettant ainsi au jour bien des aspects oblitérés d'un passé pourtant proche.
Un remarquable essai d'ethnohistoire, qui est aussi une manière d'anti-épopée.
Gerry L'Étang Préface de Raphaël Confiant, Prix Novembre 1992, Prix Casa de Las Americas 1994, Prix Carbet 1995, Prix RFO 1998.
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Les peines coloniales et l'expérience guyanaise
Maurice Thamar
- Ibis Rouge
- 19 November 1999
- 9782844500618
En 1935, lorsque Maurice Thamar soutient sa thèse de doctorat, il y a déjà dix ans que des voix s'élèvent contre la Transportation des criminels présentée par ses défenseurs comme une peine, comme une mesure de sûreté pour la Métropole et comme un moyen d'expansion coloniale. Dans son ouvrage, Maurice Thamar analyse le phénomène de l'exécution pénitentiaire coloniale et expose en détails la politique pénitentiaire coloniale française. Il envisage sous différents aspects le phénomène sociologique que constitue la transportation des criminels mais aussi la déportation et la relégation. Il analyse plus particulièrement les résultats obtenus sous toutes ses formes par la transportation, les effets néfastes d'une coexistence sur un même territoire des criminels et des citoyens libres.
Il faudra encore attendre plusieurs années, avant que la Transportation soit définitivement arrêtée et que les bagnes de Guyane soient enfin supprimés.
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Emmanuel Roger LAM CHAN est né à Cayenne le 26 novembre 1923, Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, Commandeur dans l'ordre national du Mérite.
Ancien combattant 1939-1945 :
Dans ses mémoires de guerre, Roger Lam Chan alors jeune engagé volontaire -à peine 18 ans- nous fait revivre avec ses mots, grâce à son petit carnet de notes, les années de guerre (39-45) qui l'on amené de sa chère Guyane à la libération de la France. Des moments de douleur, de séparation, de tristesse, de vie intense, mais aussi de joie et des instantanés non dépourvus d'humour?
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La Guyane sous la Révolution ou l'impasse de la Révolution pacifique
Yves Benot
- Ibis Rouge
- 20 March 2000
- 9782911390258
La période de la Révolution en Guyane avait été peu étudiée sauf ce qui concernait la déportation de prêtres réfractaires et politiciens de droite. S'appuyant sur des archives souvent négligées cette étude prend au contraire pour centre d'intérêt la première abolition de l'esclavage de 1794 à 1800 et montre comment avant et après cette abolition, les esclaves puis ex-esclaves ont joué un rôle actif dans l'histoire. Elle montre aussi comment la communauté des colons blancs n'a cessé de travailler contre la liberté générale et en est venu à bout dès 1800, avec l'appui du trop fameux Victor Hugues. Un travail qui peut nourrir la réflexion et les débats.
Sous le patronage du programme "La Route de l'Esclave" de L'UNESCO.
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Sous la direction de Serge Mam Lam Fouck, Juan Gonzalez Mendoza, Jacques Adélaïde-Merlande, Jacqueline Zonzon et Rodolphe Alexandre.
Après Paramaribo en 1998 et la Havane en 1999, Cayenne a accueilli la conférence annuelle de l'Association des Historiens de la Caraïbe (AHC) du 16 au 20 avril 2000. L'AHC regroupe des historiens du bassin de la Caraïbe ainsi que des membres venant des universités et des organismes de recherche des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, du Venezuela et du Brésil et de certaines universités de l'Union Européenne.
Les trente-deux communications présentées ont été regroupées dans cet ouvrage. Un nombre significatif de communications a été consacré aux problématiques de l'histoire de la Guyane, le pays d'accueil. Dix intervenants ont ainsi traité des questions du peuplement et de la mise en valeur coloniale de la Guyane, des réactions politiques et identitaires liées à la pratique française de l'assimilation.
Les questions abordées par ailleurs ont été rassemblées, dans les langues des intervenants, autour des thèmes suivants : criminalité et châtiments dans la Caraïbe ; la question de la nationalité aux Antilles françaises ; le traitement de l'environnement ; la Caraïbe vue du Mexique ; relations internationales et historiographie ; migrations transatlantiques et questions identitaires dans la Caraïbe britannique ; division sexuelle du travail et représentation de la sexualité.
En dépit de l'obstacle linguistique que pourraient rencontrer certains lecteurs, les textes rassemblées ici donnent de la Caraïbe un éclairage diversifié rarement disponible dans les lieux accueillant le grand public.
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Maurice Marchenay faisait lui aussi partie de la Section Impériale, groupe de jeunes Guyanais qui se sont battus pour être acceptés dans l´aviation française pendant la Seconde Guerre mondiale. Une aventure qu´il décrit en évoquant longuement le Maroc. nous découvrons ainsi Fez, Guercif, Oued Zem, villes étapes avant d´arriver à l´école de pilotage de Kasba-Tadla. Là, ses compagnons et lui seront formés au pilotage sur des avions tels que le Morane 315, le Tiger-Moth, BT 13 et autres illustres avions. Marchenay nous fait vivre les débuts ô combien difficiles de ces jeunes élèves-pilotes, mais il nous transmet surtout leur amour du pliotage. Quelques drames entacheront cette formation, les séparations, les échecs de certains. Tous ne seront pas pilotes comme Marchenay et aucun ne prendra part à la guerre, mais ils auront été à l´école de la patience et auront, malgré les séparations, cultivé l´esprit de solidarité, une solide amitié et surtout réalisé leur rêve.
Maurice Marchenay est d´origine marocaine. en 1935, ses parents s´installent en Guyane. Son père Léon Marchenay a lui aussi été pilote et a suivi sa formation à Kasba-Tadla.
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Les monde des marrons du maroni en guyane, 1772-1860 ; la naissance d'un peuple : les boni
Jean Moomou
- Ibis Rouge
- Espace Outre-mer
- 27 April 2004
- 9782844502063
Jean Moomou étudie dans cet ouvrage, l'histoire méconnue de son peuple, les Boni descendants d'esclaves marrons du Surinam qui après avoir fui cette colonie, résisté contre l'armée coloniale hollandaise, se sont installés le long des grands fleuves du Surinam et de la Guyane française, et notamment le Maroni. A l'instar des autres groupes de marrons, descendant d'esclaves africains, les Saramaka, les Djuka ou encore les Paramaka, les Boni du nom du chef marron Boni Bokilifu, ont vécu en marge du système colonial et constituent jusqu'à nos jours des isolats humains.
L'historien, Jean Moomou, s'attache à décrire une période cruciale de la vie de ce peuple qui va 1772 à 1860. En effet, alors que les autres groupes, vont signer des traités de paix avec les autorités hollandaises dès 1762, les Boni, poursuivront des guerres contre l'armée coloniale, qui paralyseront la colonie sur tous les plans entre 1772 et 1776. Puis ils franchiront la frontière entre la Guyane française et le Surinam et longeront différents fleuves avant de s'installer sur le Lawa à partir de 1860. En effet un traité, signé par les gouverneurs du Surinam et de la Guyane française à la conférence d'Albina, reconnaît l'indépendance aux tribus des Bonis et leur attribue un territoire. Les Bonis, désormais en paix se structurent en une communauté.
Le peuple Boni prend naissance à ce moment, puisqu'il n'est pas issu directement de l'Ouest africain, mais de la réunion, durant le marronnage d'hommes et de femmes d'ethnies différentes. La période qui va de 1172 à 1860 marque définitivement la construction de l'identité des Boni et leur insertion dans l'histoire, non pas celle de l'intégration en Guyane, ni celle en rapport avec direct avec la France mais celle de l'isolement. La tâche de Jean Moomou n'est pas simple car il s'agit pour lui de mettre par écrit une histoire chantée, racontée à travers des contes, dans les formules de prières, lors de rencontres coutumières, dans l'art du Timbé, dans les récits des Gran Man.
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La Martinique, les Antilles, ont découvert qu'elles n'étaient pas à l'abri, que les catastrophes, n'étaient pas que pour les autres. Pour elles aussi, un siècle après l'éruption de la montagne Pelée, le malheur de masse pouvait frapper.
Tour de l'émotion en 80 jours (et un peu plus), sans la froideur des rapports ni le lyrisme des épopées, ces carnets ont été écrits parce que les grandes douleurs ne peuvent rester sans écho, avec une pensée permanente pour celles et ceux à qui manquera pour toujours un être dont la vie a été arrachée, une nuit, du côté de Maracaibo.
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Il était une fois le bagne colonial : Vie d'un fonctionnaire civil de l'Administration pénitentiaire entre Nouvelle-Calédonie, Guyane et Afrique (1890-1945)
Danielle Donet-vincent
- Ibis Rouge
- 17 May 2012
- 9782844504012
Bien plus que l'histoire de bagne, déjà largement connue, c'est la vie d'un homme qui apparaît ici. Né en Algérie, fils d'un fonctionnaire civil de l'Administration pénitentiaire coloniale en poste à «la Nouvelle», puis lui-même fonctionnaire civil de cette même administration en Guyane, Albert Ubaudest le héros de cet ouvrage. Fasciné par les beautés de la Nouvelle-Calédonie quittée en 1908, captivé par sa découverte dela Guyane où il a vécu de 1926 à 1943, il a pris des notes, photographié, dessiné, peint tout ce qui le captivait ou le sur-prenait. Il notait dans le privé de ses archives «l'exotisme» colonial dans lequel il évoluait; il décrivait ses relations avec les populations locales, et ses rapports avec ses collègues et ses supérieurs; il s'insurgeait devant la misère des anciens condamnés, il croquait d'une phrase ou d'un trait les singularités de sa vie de «nomade» et «d'exilé volontaires». Revenu en métropole au moment de sa retraite, il reprend la masse de ses observations, les organise, les corrige, les travaille jusqu'à la fin de sa vie. De ce long retour sur son passé, de ce voyage à rebours dans le temps et les espaces autrefois connus, il nous reste les pages attachantes ou curieuses qui ont été reprises ici, et qui montrent un Ubaud dont le coeur et l'esprit sont restés ancrés dans les terres lointaines où il a vécu. La trame de ce passé colonial, le structurant et le légitiment, reste l'univers du bagne avec sa cohorte de fonctionnaires - dont son père et lui-même ont fait partie -, les rouages de son administration, ses bâtiments, ses condamnés inconnus ou célèbres et tout le fourmillement d'une institution pénale puissante. L'auteure s'est efforcée de replacer les situations et les faits dépeints dans leur contexte, historique tout en laissant la première place à la sensibilité et aux opinions d'Ubaud sur un monde colonial et pénal désormais disparus.
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Justin Catayée et la question de l'égalité républicaine
Collectif
- Ibis Rouge
- Espace Outre-Mer
- 1 September 2010
- 9782844503886
La figure de Justin Catayée est peu connue hors de la Guyane, le pays qu'il a représenté à l'Assemblée nationale de 1958 à 1962. Sa portée dépasse pourtant les frontières de la France et des pays de l'outre-mer français, pour concerner la tragédie du rapport à l'Autre en situation de domination.
Justin Catayée a refusé l'enfermement de ses compatriotes de la Guyane dans la situation de citoyens de seconde zone. Il s'est également opposé à leur représentation dans la posture du colonisé. Il pensait que la qualité de citoyens français, qu'il proclamait avec fierté, avait vocation à ouvrir les portes de l'égalité républicaine à tous. Il dut rapidement déchanter, lorsque la proposition d'une certaine autonomie au sein de la République qu'il formula, pour sortir la Guyane de ses difficultés économiques, lui valut d'être traité en quasi-ennemi de la France, pratiquement assimilé aux nationalistes aspirant à l'indépendance.
Il avait pourtant foi au principe de l'égalité républicaine, au nom duquel il entendait marier les intérêts de la Nation et l'aspiration au développement d'un pays qu'il pensait en citoyen français. Il disparut brutalement de la scène politique guyanaise, lors de l'accident d'avion qui endeuilla les Antilles françaises et la Guyane le 22 juin 1962.
A la suite de plus d'un demi-siècle de déchirements (1956-2010) sur la question du rapport à la France, l'analyse du discours qu'il a tenu au cours des années 1960 révèle les talents d'un visionnaire, qui a compris l'identité politique de la Guyane comme l'association de l'autonomie et de l'appartenance indiscutable à la République française. L'approche qu'il en eu apparaît aujourd'hui comme la plus féconde au plus grand nombre. Lui qui n'a connu que l'incompréhension de la majorité de ses compatriotes de Guyane, qui, sous les effets de la décolonisation triomphante, se trouvèrent ligués contre un projet politique jugé bien suspect ; lui qui, sous la Présidence du général de Gaulle, n'a connu que la défiance des gouvernements, trop engagés dans les affaires africaines (guerre d'Algérie et marche vers l'indépendance des pays de l'Afrique subsaharienne), pour percevoir le trait innovant de son projet de société.