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Hachette Litteratures
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Voler les juifs, Lyon, 1940 - 1944
Laurent Douzou
- Hachette Litteratures
- 15 January 2003
- 9782012356139
De 1940 à 1944, la France a vu se mettre en place, sous l'égide de l'Etat français, une politique d'exclusion et de persécution des Juifs. Un des volets essentiels de cette action liberticide consista à spolier les Juifs de leurs biens, ce qui eut pour effet d'accentuer leur marginalisation et de les rendre plus vulnérables encore à l'entreprise d'extermination conduite par les Nazis.
Embrassant le département du Rhône, cet ouvrage, qui résulte d'un rapport rédigé dans le cadre de travaux d'une Commission d'enquête créée le 14 mars 1997 à l'initiative de la ville de Lyon, relate la mise en oeuvre de cette politique dite d'aryanisation, examine le sort réservé aux propriétaires et aux biens. Il décrit aussi l'entreprise de restitution commencée dès le lendemain de la Libération. Au-delà des évaluations chiffrées visant à prendre la mesure de la spoliation, l'ouvrage tente de faire entendre la voix, étouffée mais audible, des victimes prises dans les funestes conséquences d'une politique bafouant le droit le plus élémentaire. -
En 1881, Jules Ferry institue l?école laïque, gratuite et obligatoire. Une démocratisation qui passe par un recrutement massif d?instituteurs. Bons élèves issus de milieux populaires, souvent fils de paysans, les « hussards noirs » bénéficient d?une ascension sociale qui fait d?eux de véritables « notables du savoir ». Les femmes ne sont pas en reste, avec la création d?écoles de garçons et de filles, ce qui féminise largement le corps enseignant. Bientôt, les instituteurs s?imposent comme un groupe social fortement attaché à une République qui leur a donné leur « chance », en rivalité avec les prêtres dans la formation des enfants. La loi de 1905 établissant la séparation des Églises et de l?État signe la victoire des instituteurs, renforçant encore leur identité.
Du recrutement des maîtres à leur formation dans les écoles normales ; de la discipline à la « leçon de choses » ou à l?instruction civique ; du tableau noir à la distribution des prix ; Xavier Darcos dresse un tableau pittoresque du quotidien des instituteurs à l?époque de Jules Ferry.
Riche de témoignages et d?anecdotes, L?École de Jules Ferry ne néglige pas la réflexion sur l?école et la laïcité aujourd?hui, thèmes de la loi du 3 mars 2004, dont l?auteur, alors ministre, fut l?un des principaux promoteurs. -
La part du rêve ; histoire du 1er mai en France
Danielle Tartakowsky
- Hachette Litteratures
- Histoire Hachette Litterature
- 20 April 2005
- 9782012357716
Ce livre est une contribution à l'histoire du rêve en politique. Avant l'invention du 1er mai, seul le calendrier religieux scandait la vie des croyants à travers le monde ; avec le 1er mai, la classe ouvrière célèbre une fête laïque le même jour partout dans le monde !
En s'appuyant sur de nombreuses archives, images et témoignages, Danielle Tartakowsky nous introduit dans l'imaginaire politique construit depuis la fin du XIXe siècle. C'est en effet lors du centenaire de la Révolution française que les organisations ouvrières de vingt-deux pays se réunissent en congrès à Paris pendant l'Exposition universelle. Elles décident d'organiser une grande manifestation internationale, à date fixe et dans tous les pays pour s'affirmer ensemble contre les pouvoirs et obtenir la diminution du temps de travail.
Danielle Tartakowsky nous livre l'histoire de ce jour de congé, de ses significations changeantes et imbriquées. Elle montre, par un retour à la chronologie, que le 1er mai a d'abord été un mythe avant d'être une date disputée par les pouvoirs politiques dans l'Europe des années 1930 : les régimes autoritaires s'en emparent et en modifient le sens ; après 1945, c'est une des rares dates à être célébrée à l'Est comme à l'Ouest de l'Europe et devient le symbole d'une adhésion commune à une forme d'État-providence. Plus récemment, ses valeurs ont de nouveau été disputées entre les manifestations des extrêmes droites européennes et des altermondialistes, tous deux contestant le libéralisme.
Les cortèges se succèdent, le 1er mai demeure, tout en se transformant profondément. À travers l'analyse de cette journée de mobilisation, c'est toute une histoire politique de la France et de différents États dans le monde qui nous est donnée à comprendre. -
Mexique, terre indienne Spécialiste de l'Amérique précolombienne et écrivain hors du commun, Jacques Soustelle livre avec Mexique, terre indienne un de ses meilleurs textes et nous propose une découverte fascinante de ce pays dans les années trente. Des petites villes cosmopolites aux haciendas tenues par les Blancs, des bourgs des Indiens otomis jusqu'aux minuscules campements lacandons noyés dans la forêt impénétrable, nous suivons le fil de son voyage et de ses expériences. A travers un pays difficile dont il a su regarder, comprendre et aimer les âmes, Jacques Soustelle nous parle de ce Mexique « indien » dont l'avenir reste conditionné par l'intégration des populations indigènes à la vie nationale. Un texte classique à découvrir.
Jacques Soustelle, de l'Académie française Après l'agrégation de philosophie, Jacques Soustelle s'orienta vers l'ethnologie et accomplit plusieurs missions en Amérique latine (1932-1939). Professeur de sociologie, puis directeur d'études en sciences sociales (1969) à L'EPHE, il poursuivit ses recherches sur les Indiens d'Amérique latine qui firent l'objet de nombreuses publications. Il fut élu à l'Académie française en 1983. -
La mort au Moyen Age
Danièle Alexandre-bidon
- Hachette Litteratures
- Vie Quotidienne
- 14 October 1998
- 9782012353640
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Francis Huster, Jean Piat, Ludmila Mickaël, Catherine Samie ou Samuel Le Bihan... Sait-on que les plus grands acteurs d'hier et d'aujourd'hui ont arpenté la scène de la Comédie-Française ?Blagues, trous de mémoire, scandales, représentations légendaires côté scène ; chamailleries, superstition, trac de débutants côté coulisses : la joyeuse troupe égrène pour nous ses plus beaux souvenirs.Saviez-vous que Fernand Ledoux terminait ses cours de comédie dans une église ? Qu'Isabelle Adjani révisait son bac sur scène alors qu'elle interprétait la jeune Agnès de L'Ecole des femmes ? Que Georges Berr, lorsqu'on lui proposa de choisir entre Le Mariage de Figaro et Le Baiser, répondit : « Peux baiser. Mariage impossible » ? Sur le ton de la confidence, mille et une histoires, drôles ou émouvantes, retracent ainsi les grandes heures de l'illustre théâtre depuis 1947. Des témoignages inédits des sociétaires mais aussi les petits secrets des costumiers ou des machinistes dévoilent l'envers du décor du premier théâtre de France.Florilège d'anecdotes inoubliables, Chère Comédie-Française est aussi une déclaration d'amour de comédiens parfois insolents mais toujours fidèles à leur patron : Molière.France Thiérard est responsable de la communication et des relations avec le public à la Comédie-Française, théâtre du Vieux-Colombier. Florence Roussel est conseillère pour l'écriture de scénarios. Chère Comédie-Française est leur premier livre.
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L'Aquitaine au temps de François Mauriac (1885-1970)
Gérard Fayolle
- Hachette Litteratures
- La Vie Quotidienne
- 2 June 2004
- 9782012356726
François Mauriac, dont on connaît le profond attachement à sa propriété de Malagar, est l'un des premiers à rendre à sa région une identité délaissée depuis Aliénor d'Aquitaine.
Parcourant les mémoires de Mauriac, Gérard Fayolle nous fait découvrir l'Aquitaine telle que l'a vue l'écrivain : en fait de région, il s'agit d'un puzzle géographique constitué, encore au début du XXe siècle, de sociétés rurales archaïques et isolées, rarement en contact les unes avec les autres mais qui pourtant possèdent de nombreux caractères communs. Comme Mauriac, Fayolle compare sans relâche les différentes communautés, les replace dans leur milieu, identifiant ainsi des traditions, des cultures, des pays.
Sa longue vie durant, l'écrivain observe, parfois en véritable visionnaire, souvent avec nostalgie, l'évolution de sa région bien-aimée : le développement des transports, l'arrivée des touristes et l'exode rural vers Bordeaux... Lentement les terroirs se désenclavent, les « pays » sont reliés par des autoroutes. Amoureux de sa région, Mauriac n'hésite pas à dénoncer les périls que fait peser le monde moderne sur la nature, les paysages et les équilibres anciens.
Gérard Fayolle nous invite à visiter une Aquitaine dotée d'une forte identité régionale que Mauriac a contribué à forger : à la lecture de son oeuvre, les habitants du Sud-Ouest éprouvent le sentiment d'appartenir à une même communauté. La création littéraire leur donne une âme commune.
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La vie quotidienne à la Mecque ; de Mahomet à nos jours
Slimane Zeghidour
- Hachette Litteratures
- La Vie Quotidienne
- 13 April 1989
- 9782010139475
Tous les jours qu'Allah fait, une bonne partie des neuf cents millions de musulmans se tourne vers La Mecque pour prier. Plus d'un million et demi d'entre eux se rendent chaque année au pied de la Pierre noire, consacrée jadis par Mahomet. Ils y accomplissent le pèlerinage (hadj), qui est en même temps l'un des cinq piliers de la foi islamique et le plus grand rassemblement populaire mondial.
Capitale religieuse du Royaume d'Arabie Séoudite, La Mecque est avant tout la métropole de l'islam. Les pèlerins accomplissent pendant cinq jours des rites immuables depuis quinze siècles : exode au désert, lapidation de Satan, sacrifice du mouton... Antique et futuriste, sainte et profane, ouverte et surveillée, telle est apparue à l'auteur la Ville sainte au cours de son pèlerinage. Maniant tour à tour l'émotion, l'érudition et une tendresse parfois non dénuée d'humour, il nous conduit au coeur même de la spiritualité islamique, dévoilant aux non-musulmans mais aussi aux musulmans maints aspects insoupçonnés, religieux ou quotidiens de la vie à La Mecque.
Né en Algérie en 1953, écrivain et journaliste, Slimane Zeghidour a publié La Poésie arabe moderne entre l'Islam et l'Occident (Karthala, 1981) et de nombreux articles sur l'islam, notamment dans la revue Notre Histoire. -
Vie Quotidienne des impressionnistes
Crespelle Jean-Paul
- Hachette Litteratures
- 22 March 1989
- 9782010153389
Personne n'avait véritablement, à ce jour, replacé le mouvement impressionniste dans le climat du Second Empire et des premières décennies de la Troisième République. En réunissant et en confrontant les lettres, les souvenirs, les témoignages des artistes et de leurs amis, cet ouvrage tente de reconstituer ce que fut la vie quotidienne des impressionnistes sous ses aspects matériels, artistiques et spirituels au cours des vingt années où ils se battent contre les milieux officiels de l'art pour la reconnaissance de leur talent.
Certains comportements, parfois inattendus, qui contredisent des légendes sans fondements, permettent de mieux comprendre ce que fut la démarche artistique de Manet, Monet, Degas, Renoir, Cézanne, Pissaro, Sisley, Berthe Morisot.
Jean-Paul Crespelle qui a déjà publié une Vie quotidienne à Montmartre au temps de Picasso est l'auteur d'ouvrages célèbres sur Montparnasse, La Belle Epoque, et de nombreuses biographies (Picasso, Chagall, Modigliani, Vlaminck, Degas et Monet) traduites en plusieurs langues. Il s'est particulièrement attaché à étudier les grandes expériences de l'art du XIXè siècle finissant et du XXè siècle. -
Les esthètes préfèrent Siddharta, ou le pur joyau qu'est Le Loup des steppes ; les passionnés Le jeu des perles de verre qui valut à son autour le prix Nobel de littérature en 1946. Mais qui était vraiment Hermann Hesse ? Divisé, double, éternel insatisfait, Hesse a écrit une oeuvre qui illustre, avec un sens aigu de l'ambiguïté, le passage douloureux à la modernité.
Adulé par les jeunes Allemands dès la publication de son premier roman (Peter Camenzind, 1904), symbole tout à la fois de la révolte et de l'humanisme les plus intransigeants, Hermann Hesse redeviendra, dans les années soixante, la figure emblématique d'une jeunesse désorientée.
Cette biographie, la première en français, dépeint la crise spirituelle de l'Europe, crise qui devait prendre dans la vie de Hesse, en raison de son héritage piétiste, une dimension dramatique. Elle montre comment s'est édifiée une ceuvre littéraire authentique, ses soubresauts, ses élans, ses hésitations et ses triomphes, et restitue fidèlement le grand projet de Hesse : réconcilier l'Orient et l'Occident.
Journaliste, auteur de plusieurs livres dont, chez Hachette, La Vie quotidienne en Nouvelle Calédonie de 1850 à nos jours (prix Océanie, 1986), Jacqueline Sénès a obtenu le prix du Grand Public RTL 1987 pour son roman Terre violente. Michel Sénès est germaniste, passionné de longue dateur l'oeuvre et le personnage de Hermann Hesse. Cette biographie est leur oeuvre commune. -
"Même les pierres ont changé ; elles n'ont plus la même forme ni la même couleur.
Non... ce n'est pas ça ; je ne sais pas comment t'expliquer, comment te faire comprendre. Jadis, les pierres avaient un sens. Elles étaient touchées, piétinée, appréciées ; elles étaient prises tout le temps dans les mains, sur le dos, dans les bras ; elles se sentaient utiles, utiles... Maintenant, elles ne sont plus que les témoins silencieux d'un village dont le nom même a changé." Dans les villages du Magne, au sud du Péloponnèse, figures de ruines où se meuvent de vieilles femmes détentrices du savoir et de la mémoire, une jeune femme écoute. Elle cherche à comprendre ce qu'elles ont vécu, la guerre, la résistance, l'abandon. Peu à peu leurs souvenirs et les siens se fondent. Son histoire est la leur, sa souffrance aussi. Fiction et réalité, enquête ethnologique et quête autobiographique convergent dans un récit d'une force peu commune.
Ethnologue et psychologue, chercheur au CNRS Margarita Xanthakou appartient au Laboratoire d'anthropologie sociale (Collège de France). Ses travaux portent sur les rapports qui s'établissent entre ordre social et formes de déviance, ou "modèles d'inconduite". Elle a publié Cendrillon et les soeurs cannibales (1988), Idiots de village (1989), Faute d'épouses on mange des soeurs (1993), ainsi que de nombreux articles. -
L'Espagne au Siècle d'or En nous entraînant à la suite de quelques voyageurs, l'auteur nous fait partager leur étonnement face à l'Espagne du XVIIe siècle : un pays marqué d'une forte originalité, aux aspects violemment contrastés. Contrastes des paysages mais, surtout, contrastes de l'âme espagnole dominée par deux sentiments une foi profonde et un sens aigu de l'honneur. Une foi qui s'exprime par d'éclatantes cérémonies religieuses et la crainte de l'Inquisition, mais à laquelle se mêlent de singulières déviations morales. Un sens de l'honneur qui inspire des actes sublimes, mais ne recule pas devant le meurtre. Mêmes contrastes dans la vie sociale où l'insolente richesse des uns s'oppose à la misère d'un peuple qui, malgré tout, sait rire, chanter et danser. C'est l'Espagne des nobles, des truands et des gueux, des hidalgos orgueilleux et faméliques, des paysans vivant de rien sur une terre ingrate. C'est l'Espagne de Cervantès et de Lope de Vega, de Vélasquez et de Zurbaran.
Marcelin Defourneaux Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé d'histoire et de géographie, Marcelin Defourneaux est d'abord professeur au lycée d'Angers, puis à l'Institut français de Varsovie. En 1939, il enseigne à l'Institut français de Madrid, dont il est également directeur adjoint. Il termine sa carrière à la faculté des lettres de Toulouse. On lui doit de nombreux ouvrages parmi lesquels il faut citer : Les Français en Espagne aux XIe et XIIe siècles, L'Inquisition espagnole et les Livres français au XVIIIe siècle. -
Affronter la mer : Les marins pêcheurs au 20ème siècle
Anne Gaugue
- Hachette Litteratures
- 7 May 2003
- 9782012355811
La pêche est aujourd'hui en sursis. La raréfaction du poisson, les mesures de limitation des prises, le désarmement des navires : autant de menaces pour les marins pêcheurs. Ils étaient 100 000 en 1900, ils ne sont plus que 15 000. Combien seront-ils dans quelques années ?Alors que drames et scandales secouent les ports français, Anne Gaugue fait l'histoire de ce métier en mutation. Sous le soleil de Mauritanie, au milieu de la banquise de Terre-Neuve ou des tempêtes de la mer d'Irlande, chaque pêche a ses règles et sa culture propres. Dans chaque port, secrets, rivalités, tensions et solidarités organisent la vie des marins et des familles restées à terre, qui attendent la fin de la pêche. Cette attente n'est pas faite de fatalité, elle forge les caractères et donne aux femmes responsabilités et initiatives. Sur les quais, de la mer du Nord à l'Atlantique, Anne Gaugue a recueilli les témoignages de nombreux marins pêcheurs ; elle dévoile la réalité quotidienne d'un métier pratiqué par des hommes épris de liberté qui, chaque jour, affrontent la mer.
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Les Romains n'ont ni dogmes ni théologie. Peu leur importe ce qu'il faut croire ou ne pas croire des dieux. Seule compte l'exactitude des rites strictement accomplis, en fonction des avertissements célestes ou en remerciement pour les bienfaits reçus.
Depuis un demi-siècle, l'accent ayant été mis sur l'idéologie, les réalités du culte ont été quelquefois occultées. Robert Turcan nous propose de revenir à une religion du quotidien, au long des mois et des années, en même temps qu'à une histoire des mutations liturgiques. Car le sens pratique des Romains les conduit à solliciter d'autres dieux que ceux de la tradition ancestrale. Des dieux de la famille, puis de la cité, on passe donc à ceux de l'Empire qui font de Rome, centre du pouvoir, un véritable panthéon cosmopolite.
Robert Turcan Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Robert Turcan a enseigné successivement la littérature latine à l'université de Lyon, puis l'archéologie romaine et gallo-romaine à la Sorbonne (Paris-IV). Membre de l'Institut, il a consacré différents ouvrages à l'iconographie funéraire et aux religions du monde romain. Parmi ses publications les plus récentes compte L'Art romain dans l'histoire, Flammarion, 1995. -
Au temps de troubadours : XIIe - XIIIe siècles
Brunel-Lobrichon
- Hachette Litteratures
- 5 May 1999
- 9782012355255
Poètes, musiciens, interprètes, les hommes et les femmes troubadours sont des personnages emblématiques des cours méridionales des XIIe siècles français. A travers leurs mélodies et leurs chansons en langue d'oc, ils participent à l'éclosion d'une culture laïque, héritière et concurrente de la culture cléricale. Cet ouvrage nous propose de les suivre sur les routes du sud de la France, sur les chemins des croisades et des pèlerinages, dans les hasardeux voyages en mer et au sein des festives cours du Midi. Il dépeint aussi leur vie mouvementée de grands seigneurs ou de manants et décrit avec minutie leur métier, leurs sources d'inspiration, leur mode de composition et leur conception de l'amour.
Car, au beau XIIe siècle et à l'époque troublée de l'hérésie cathare et de l'Inquisition qui suivit la croisade albigeoise, c'est tout un art de vivre, d'aimer et de souffrir que reflète la poésie des troubadours. -
A la veille de l'an 2000, un témoin d'exception, François Fejto, né Hongrois, cosmopolite de vocation, intellectuel français depuis les années trente, auteur célébré dans le monde entier de l'Histoire des Démocraties populaires (Le Seuil), de Chine-URSS (Plon) et de Requiem pour un Empire défunt (Balland), s'interroge avec un ami d'une autre génération, le diplomate et essayiste italien Maurizio Serra, sur les grandeurs et servitudes d'un "siècle fou".
Fejto, qui avait cinq ans en 1914, a vécut de près tous les combats idéologiques et politiques de notre temps, de l'agonie du système de Versailles à la guerre d'Espagne, de la Résistance antifasciste à la lutte contre l'impérialisme soviétique pendant la guerre froide, de la décolonisation à l'essor du nouvel ordre international. Proche de Nizan, de Mounier et de Camus, interlocuteur critique de Malraux et de Sartre, il a côtoyé les grandes figures du Komintern et du mouvement communiste, dialogué avec les maîtres du Kremlin, avec Tito, Castro et Willy Brandt, admiré et critiqué le général de Gaulle et François Mitterrand.
On retrouvera dans ces pages passionnantes et lucides, où l'ironie et la candeur ne sont jamais absentes, la leçon d'un Européen libre, qui ne cesse de s'interroger dans son grand âge ; sur le bien et le mal de notre civilisation. Prodigieusement doué pour le combat d'idées, il reste fidèle, après tant d'épreuves, à l'amour pour la vie et pour les hommes qui a inspiré sa traversée du siècle.
Maurizio Serra, né en 1955, diplomate italien, a été en poste à Berlin, Moscou et Londres. Il est l'auteur de Une cultura dell'autorita. La Francia di Vichy (Laterza, 1980) et d'une trilogie sur l'histoire des idées au XXe siècle (Il Mulino). -
Histoire et identités alimentaires en Europe
Laurioux/Bruegel
- Hachette Litteratures
- 2 December 2002
- 9782012356535
Histoire et identités alimentaires en Europe sous la direction de Martin Bruegel et Bruno Laurioux« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es » : la nourriture participe activement à la construction des identités religieuses, sociales, régionales ou nationales. Les pratiques culinaires se rencontrent, se confrontent et parfois s'affrontent.Ce livre explore sur le long terme et dans toute l'Europe les identités qui se constituent, changent et se défont : comment le pudding devient-il anglais ? Pourquoi la France fabrique-t-elle des produits du terroir ? Quand la Belgique invente-t-elle une cuisine nationale ? Pourquoi Gaulois et Romains ne mangent-ils pas la même chose ? Pourquoi les Danois font-ils du porc un emblème patriotique ? Pourquoi musulmans et juifs refusent-ils de consommer ce même porc ? Autant de questions auxquelles les historiens de l'alimentation répondent en explorant les manuscrits culinaires du Moyen Age, les résultats de fouilles archéologiques ou en renouvelant la lecture des recettes de cuisine.Cette approche nouvelle de l'alimentation excite les papilles et donne à la mondialisation actuelle des repas une autre saveur.Martin Bruegel, chargé de recherches à l'Institut National de la Recherche Agronomique, est spécialiste de la consommation alimentaire au XIXe siècle. Bruno Laurioux, maître de conférences à l'université de Paris-I, est spécialiste de la cuisine et de l'alimentation médiévales.Ce livre est issu du colloque organisé à Strasbourg en 2001 par l'Institut Européen d'Histoire de l'Alimentation.
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Petit Louis, histoire d'un héro de la résistance
Dominique Missika
- Hachette Litteratures
- 23 January 2002
- 9782012356115
6 avril 1994 : Louis Goudard, dit Petit Louis, dépose devant la cour d'assises de Versailles contre Paul Touvier, chef de la Milice à Lyon, jugé pour l'exécution de sept juifs à Rillieux-la-Pape dans la nuit du 28 juin 1944.Louis Goudard est le témoin clef. Celui dont la parole seule établit le crime contre l'humanité. Responsable des FTP lyonnais, arrêté par la Milice le 21 juin 1944 et jeté dans une cellule avec sept autres prisonniers, Louis Goudard n'a pas été exécuté. Il était le seul à ne pas être juif. Petit Louis est l'histoire extraordinaire d'un héros ordinaire. Né aux Nouvelles Hébrides, Louis Goudard vit en Saône-et-Loire quand éclate la guerre. Très tôt, il plonge dans la clandestinité et rejoint les rangs de la Résistance en plein coeur de Lyon.Silencieux après-guerre, refusant toute décoration, Louis Goudard, par modestie, n'a pendant longtemps pas souhaité raconter son combat. Mais aujourd'hui, à la manière d'un testament destiné aux jeunes générations, il a fait le récit de sa vie à Dominique Missika.
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Sami, Najy, Bassam et les autres, les héros de ce livre, sont les sans-grades, les fantassins de la cause nationale palestinienne. Ils vivent soit en Cisjordanie, à Ramallah, dans le camp de réfugiés de Balata, ou à Bethléem, soit dans le territoire de Gaza. Combattants de la première Intifada de 1987 à 1994, ils ont soutenu les négociations entre l'OLP et Israël, approuvé la reconnaissance de l'autonomie palestinienne et la formation de l'Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat. Leur vie n'en a pas été transformée pour autant : une sécurité relative s'est imposée pendant quelques années, mais la paix s'est égarée. Les tensions sociales et politiques entre Palestiniens ont redoublé et la perspective d'un accord définitif s'est une fois encore éloignée le 28 septembre 2000, avec la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Celle-ci signait la naissance de la seconde Intifada, l'Intifada al-Aqsa. Haine et violence embrasaient Israël et les territoires occupés, et emportaient Sami, Najy, Bassam et les autres...Lætitia Bucaille éclaire d'un jour nouveau les difficultés du processus de paix, la tentation de la guerre et la radicalisation de tous. Elle révèle les déceptions, les frustrations, les refus, les objectifs et les espoirs de la société palestinienne aidant à comprendre les raisons d'un conflit qui semble ne jamais finir et, malgré tout, les possibilités d'une paix à venir.
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Les oubliés de la mémoire : La persécution des homosexuels en Europe au temps du nazisme
Jean Le Bitoux
- Hachette Litteratures
- 24 April 2002
- 9782012356252
Le 30 janvier 1933, Hitler est élu chancelier du Reich. La haine nazie contre les homosexuels se déchaîne : les Allemands doivent avoir des enfants, de très nombreux enfants, de futurs soldats combattant pour la grandeur de la nation et de la race. Les homosexuels sont donc des adversaires, des ennemis qu'il importe d'identifier et d'éliminer.L'homophobe paragraphe 175 du Code pénal est aggravé par les nazis. 100 000 homosexuels sont victimes de délation, fichés, pourchassés par la police et les SS ou condamnés : 10 000 d'entre eux sont conduits en camps de concentration. Ces persécutions étendues aux territoires annexés frappent ensuite l'Alsace et la Moselle. A la Libération, victimes, témoins et historiens se taisent, la déportation homosexuelle est écartée de la mémoire nationale.A partir de sources nombreuses et variées, de témoignages, d'entretiens avec Jean-Paul Sartre et avec Michel Foucault, Jean Le Bitoux restitue cette histoire refoulée et nous interroge : pourquoi les homosexuels déportés sont-ils les oubliés de notre mémoire collective ?Jean Le Bitoux est né en 1948 à Bordeaux. Enseignant puis journaliste à Libération, il fonde en 1979 le journal homosexuel Gai Pied. Il est président du Mémorial de la Déportation Homosexuelle et co-auteur de Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel (Calmann-Lévy, 1994
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Le Chant des Nations : Musiques et cultures en Europe, 1870-1914
Didier Francfort
- Hachette Litteratures
- 10 November 2004
- 9782012356405
« Chaque fois que j'écoute du Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne ! » s'exclame Woody Allen dans Meurtre mystérieux à Manhattan. Derrière la dérision se cache une réalité sociale et historique : la musique joue un rôle dans le conditionnement des masses. Elle prépare en effet les sociétés aux grandes mobilisations patriotiques et offre des musiciens comme héros nationaux. Hymnes, opéras, chansonnettes accompagnent les manifestations révolutionnaires ou civiques.La fonction nationaliste de la musique s'accentue après la guerre de 1870 au moment où les nations européennes s'affirment. Partout se développe l'idée selon laquelle la musique correspond à l'âme d'un peuple et transmet le sentiment d'appartenance. C'est l'époque où s'invente le folklore. La musique brave la censure des empires, accompagne le triomphe de l'indépendance et parfois la conquête. Elle cesse alors d'être un art universel pour devenir un art national et c'est au son des instruments de musique que les hommes partiront à la guerre pendant l'été 1914.Didier Francfort nous livre ici une analyse originale et érudite de la culture européenne et met en évidence l'influence des musiques et des chansons sur les opinions publiques.
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A l'Opéra aujourd'hui : De Garnier à Bastille
Frédérique Jourdaa
- Hachette Litteratures
- La Vie Quotidienne
- 19 May 2004
- 9782012355972
Que se passe-t-il derrière les portes du palais Garnier et de l?opéra Bastille ? Pour la plupart des profanes, elles demeurent hermétiquement closes. Caprice de prince, l?opéra de Paris, institution fondée en 1669 par Louis XIV, alimente depuis toujours de folles rumeurs : scandales et passions, luxe et gabegie, privilèges et passe-droits, amours violentes et morts suspectes. Dans le même temps, la musique d'opéra a conquis le coeur des foules qui fredonnent, souvent sans en connaître l'origine, ses airs les plus célèbres, de « Faust » à « Figaro », et adorent ses héroïnes, de Norma à Carmen.
Pour offrir au plus grand nombre ce plaisir de roi, des volontés politiques ont décidé en 1981 de bâtir une grande salle ouverte à tous. Quinze ans après l'inauguration de la Bastille, l'Opéra est-il devenu populaire ?
Pendant trois ans, Frédérique Jourdaa a enquêté dans les coulisses de la Maison, du palais Garnier à l'opéra Bastille, rencontrant la plupart des acteurs, célèbres ou inconnus, qui participent chaque jour au lever de rideau. Car pour que brillent les divas et les étoiles, tout un petit peuple d'artistes et de techniciens travaille dans l'ombre. Un embarquement au long cours au coeur de cet immense vaisseau musical. -
Prisonniers de guerre : dans les Stalags, les Oflags et les Kommandos, 1939-1945
Yves Durand
- Hachette Litteratures
- 1 October 1994
- 9782012351370
En 1940, plus de 1800 000 soldats français ont été faits prisonniers. 1600 000 d'entre eux ont ensuite connu la captivité en Allemagne, près de 1 000 000 pendant cinq ans. La captivité a frappé toutes les couches sociales et toutes les classes d'âge entre 18 et 50 ans. Les P.G. sont, pour plus de la moitié, déjà mariés et souvent pères de famille. Plus qu'un simple épisode de la Seconde Guerre mondiale, la captivité est un phénomène social sans précédent. Privés de liberté, en exil en terre étrangère, séparés de leur foyer, torturés par la faim, contraints de travailler chez l'ennemi et pour lui dans les Kommandos, les P.G., du simple soldat de Stalag à l'officier d'Oflag, forment un monde divers et à part. 4% seulement d'entre eux réussiront leur évasion et 40 000 mourront en Allemagne. Le travail, exécuté dans des conditions souvent très dures, les met en contact direct avec la population allemande. Certains « privilégiés » sont employés dans des fermes... Mais d'autres connaîtront les chantiers, les carrières, l'usine ou la mine. Le retour, la réinsertion ne seront pas faciles non plus. Les hommes ont souffert. Ils ont changé, la France aussi. Il leur reste à réapprendre à vivre.
Yves Durand Yves Durand enseigne l'histoire contemporaine à l'Université d'Orléans-La Source. Il participe depuis vingt ans aux travaux du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale puis de l'Institut d'Histoire du Temps Présent. Spécialiste reconnu des années quarante, il a notamment publié Vichy 1940-1944, La Captivité, La France dans la deuxième guerre mondiale, Le Nouvel Ordre européen nazi et Les Causes de la deuxième guerre mondiale. -
Les chefs-d'oeuvre d'art pariétal ou d'art mobilier des civilisations chasseresses du Paléolithique supérieur, après avoir étonné les premiers préhistoriens, continuent à susciter l'engouement et l'intérêt des chercheurs modernes et l'admiration du public éclairé. Nombre de travaux scientifiques ou de vulgarisation leur ont été consacrés. L'étude des manifestations artistiques qui ont succédé à cet art quaternaire fait, à côté, figure de parent pauvre. Art qualifié de "barbare" par les uns, d"`énigmatique" par les autres, abstrait certes, au point qu'on hésite à employer à son propos le terme d'"art", il faut reconnaître qu'il est d'une approche difficile pour nos mentalités modernes. Difficile à dater, difficile à interpréter, il a été trop souvent abandonné par les archéologues sérieux aux élucubrations délirantes de certains auteurs. Il est resté, d'autre part, à peu près ignoré du grand public. Ce livre se propose de réhabiliter ces manifestations culturelles, élaborées par les premières communautés pastorales et agricoles de notre vieille Europe et de faire apparaître, au-delà de cet héritage peint ou gravé, un peu de l'âme humaine et de ses éternelles inquiétudes face au poids de la vie, face à la mort et au problème de la destinée. Il est également fort intéressant de montrer que cet art fut, pendant des millénaires, une forme d'expression plus logique qu'il n'y paraît, une démarche tâtonnante vers un mode d'expression plus parfait : l'écriture.
Jean Abélanet, conservateurdu musée de préhistoire de Tautavel, l'un des meilleurs spécialistes de l'art rupestre, est connu pour ses travaux en Roussillon et au Mont-Bégo. Loin d'observer la froideur de certains préhistoriens, il pousse ses observations jusqu'à l'interprétation et fait parler pour nous ces pierres chargées de signes et pourtant muettes.