• Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au coeur de la sphère culturelle.
    Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d'autodévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

  • Dans la rue, au travail, en famille... les femmes font fréquemment l'objet de remarques sexistes. Difficile parfois de comprendre d'où vient le malaise, encore plus de savoir le faire sentir à son interlocuteur ou d'avoir la repartie adéquate !
    Dix-huit personnalités féministes, venues d'horizons divers, s'emparent de ces « petites phrases » et proposent leur analyse ou leurs conseils pour se défendre, répliquer et lutter ainsi avec impertinence contre le sexisme ordinaire.

    Sommaire
    o C'est un truc de fille, par Eve Cambreleng
    o Hé, mademoiselle !, par Alizée Vincent
    o T'as des poils, c'est sale !, par Klaire fait Grr
    o T'as tes règles ou quoi ?, par Élise Thiébaut
    o Fais pas ta prude !, par Lauren Malka
    o Laissez-moi vous aider à porter vos affaires, par Marie Kirschen
    o Attends, je vais t'expliquer..., par Pauline Harmange
    o Mal-baisée !, par Ovidie
    o Tu dois être une panthère au lit !, par Kiyémis
    o Vous, c'est sûr, vous avez l'instinct maternel, par Amandine Dhée
    o On n'est pas vraiment femme avant d'être mère, par Fiona Schmidt
    o Tu connais la différence entre une femme et..., par Camille et Justine
    o Hystérique !, par Mathilde Larrère
    o On ne peut plus prendre l'ascenseur avec une femme, par Valérie Rey-Robert
    o Féminazies !, par Paul B. Preciado
    o Mais qu'est-ce qu'elles veulent, à la fin ?, par Marie Sauvion
    o Entre elles, les femmes sont toutes des garces, par Rebecca Amsellem
    o On sait qui porte la culotte, par Élodie Shanta.

  • Avec Présentes Lauren Bastide signe un manifeste féministe ultra-documenté, nourri par les réflexions des militantes les plus inspirantes d'aujourd'hui. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour mieux comprendre les nouvelles luttes féministes de l'après-#MeToo.
    " Être visibles. Marcher dans la rue sans peur. Exprimer haut et fort nos opinions. C'est ce que la société interdit aux femmes. Et c'est le programme de ce livre.
    Messieurs qui tenez les manettes, si vous voulez régler le problème, les chercheuses et militantes féministes ont fait le boulot. Les mécanismes sont identifiés, les solutions existent. Tout est là.
    Ce qu'il manque maintenant, c'est votre volonté. Or, chaque jour, on constate qu'elle est nulle. Manifestement, l'idée de vivre dans un monde où les femmes seraient vraiment les égales des hommes ne vous emballe pas plus que ca ". L.B.
    Avec
    Présentes, Lauren Bastide signe un manifeste féministe ultra-documenté, nourri par les réflexions des militantes les plus inspirantes d'aujourd'hui. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour mieux comprendre les nouvelles luttes féministes de l'après-#MeToo.

  • Marilyn Monroe, Françoise Giroud, Amy Winehouse, Niki de Saint Phalle, Adèle Hugo, Emily Dickinson... les incomprises sont de partout, de toujours. Elles ont le goût du rêve, de l'impossible, de l'absolu.
    Ces femmes libres fréquentent la folie et la mort. Les mots qu'elles rapportent de ces régions dangereuses nous rappellent que la vie est une lutte et l'intimité, un trésor. Soeurs de solitude, en marge d'un monde qui ne leur fait pas de place, elles forment ensemble, à travers le temps, la famille secrète des Incomprises.

  • C'est ton genre ? Nouv.

    Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nous-mêmes?: qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ? Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ? Dans cet ouvrage, Agnès Vannouvong fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.
    Une analyse fine et passionnante, marquant une volonté d'éclairer ces questions afin de les rendre lisibles et accessibles.

    Agnès Vannouvong enseigne les Études Genre à l'université de Genève. Elle est l'auteure de nombreux travaux sur la littérature française et l'art contemporain. Elle est également romancière.

    Agnès Vannouvong enseigne les Études Genre à l'université de Genève. Elle est l'auteure de nombreux travaux sur la littérature française et l'art contemporain. C'est aussi une romancière remarquée dès son premier roman, Après l'amour (Mercure de France, 2013).

  • Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d'extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble.
    Dans ce livre, Françoise Vergès élucide l'objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.
    Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent toutes les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les première vie menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s'attaquent-ils aux femmes racisées ?
    Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c'est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société.

  • À quel âge se considère-t-on comme vieille ? 40 ans ? 50 ans ? 70 ans ? Les notions de jeunesse et de vieillesse ont-elles encore un sens de nos jours ?

    Ce livre dresse le portrait de femmes âgées de 50 à 100 ans, interrogées sur leur vie amoureuse, sociale et professionnelle. Certaines sont mariées, d'autres sont veuves ou célibataires sans enfant. Elles évoluent dans des domaines et des milieux différents. Leur point commun? Elles nous donnent envie de rêver notre vie quel que soit l'âge. Découvrez les secrets de ces femmes libres qui inspirent les nouvelles générations, dont Roselyne Bachelot, Perla Servan-Schreiber, Sophie Fontanel et Marie-France Cohen sont d'illustres exemples. On les appelle les perennials.

    Cet essai met en lumière les femmes qui se réinventent à tous les âges de la vie. Une enquête drôle et bienveillante, qui pulvérise nos idées reçues et nous donne envie d'agir... sans attendre la fleur de l'âge !

  • Le prix Nobel de la Paix 2018 et le chirurgien belge livrent leur travail quotidien pour venir en aide aux femmes et jeunes filles victimes de violences sexuelles.
    « Ce ne sont pas seulement les auteurs de violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard. [...] Le viol, les massacres, la torture, l'insécurité diffuse et le manque flagrant d'éducation, créent une spirale de violence sans précédent. [...] Le bilan humain de ce chaos pervers et organisé a été des centaines de milliers de femmes violées, plus de 4 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays et la perte de 6 millions de vies humaines. Nous avons tous le pouvoir de changer le cours de l'Histoire lorsque les convictions pour lesquelles nous nous battons sont justes. » Denis Mukwege, lauréat du Prix Nobel de la Paix 2018. Depuis 1999, c'est plus de 40 000 patientes qui ont été soignées par le docteur Denis Mukwege au sein de son hôpital à Bukavu, à l'est de la République démocratique du Congo. Surnommé « l'homme qui répare les femmes », Denis Mukwege est ainsi devenu, malgré lui, un des spécialistes mondiaux du traitement des mutilations génitales. À partir de 2012, il est régulièrement rejointdans sa pratique par le docteur Guy-Bernard Cadière, chef de service en chirurgie digestive à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles et spécialiste de la chirurgie minimale invasive. Dans cet ouvrage, les deux médecins ont choisi de raconter leur combat quotidien contre la barbarie, comme un cri d'alarme lancé à la communauté internationale.
    Avec l'aide de Julien Oeuillet, Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière reviennent, dans un ouvrage fort, sur les horreurs vécues en République démocratique du Congo et leur combat quotidien contre la barbarie.
    EXTRAIT
    Bukavu est la capitale du Sud-Kivu, une province de l'Est de la République démocratique du Congo. Cette région est une immense bijouterie à ciel ouvert contenant des minerais de grande valeur, convoités par des multinationales qui coopèrent avec des groupes armés venus de pays voisins et agissent en toute impunité, sans poursuites de la police locale ni de la justice internationale. Bilan : plus de six millions de morts dans la région depuis 19941.
    Le Dr Denis Mukwege est né à Bukavu, la ville où il travaille aujourd'hui. C'est un homme de haute stature, dépassant le mètre quatre-vingt-dix, les épaules larges. Quand, géant noir tout vêtu de blanc, il abandonne sa tenue professionnelle, il demeure toujours impeccable.
    Ses proches et ses collaborateurs louent son attitude calme et rassurante, son charisme aussi. Son sourire posé et permanent contraste avec la réalité qui l'entoure. Confronté chaque jour aux victimes des viols de masse de l'Est du Congo, Denis est connu à travers le monde comme l'homme qui reconstruit le corps des femmes. Son travail est non seulement le fruit de son expertise médicale, mais aussi de sa grande compréhension du contexte local.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un cri d'alarme lancé à la communauté internationale. - Paris Match
    À PROPOS DES AUTEURS
    Denis Mukwege, gynécologue, est le fondateur et directeur médical de l'hôpital de Panzi en République démocratique du Congo. Spécialisé dans le traitement des femmes victimes de violences sexuelles, il a reçu de nombreuses distinctions pour son travail dont le Prix Nobel de la paix en 2018.
    Guy-Bernard Cadière, est professeur de chirurgie à l'Université libre de Bruxelles et chef de service de chirurgie digestive à l'hôpital Saint Pierre à Bruxelles. Depuis sa rencontre avec Denis Mukwege en 2011, il opère régulièrement avec lui à Panzi.

  • À l'heure où les questions de genre et d'identité sont de plus en plus présentes dans l'espace public, voici un guide qui déconstruit tous les préjugés, les abus de langage, les non-sens liés aux transidentités, afin de mieux les comprendre et de donner les armes pour s'en émanciper . Car si être trans est une histoire de rapport de soi à soi, de prise de conscience individuelle, c'est aussi un rapport à des normes et constructions sociales, culturelles et historiques.
    Véritable prolongement du compte Instagram sur lequel Lexie s'emploie avec patience et grande rigueur à éduquer sur les questions de genre, ce livre est une vraie boussole et un outil d'empowerment pour les personnes trans qui sont souvent isolées, moquées, stigmatisées et font l'objet de violences extrêmes ; mais aussi pour les non trans, concernés ou non, car au-delà des transidentités, c'est sa propre place dans la société et le traitement des différences qu'il s'agit de questionner.
     

  • Dans ce plaidoyer corrosif et sans concession, Dominique Simonnet dénonce le conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes et menace leur liberté.Vous avez dit " libérées " ? Libres de leurs choix, libres de leurs corps ? Allons, ouvrons les yeux : il règne aujourd'hui un conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes. Lolitas incitées par la culture adolescente à se transformer en femmes-objets toujours disponibles; jeunes filles piégées par l'industrie du sexe qui fait désormais commerce du spectacle de leur humiliation ; femmes effacées, voilées, violées, vendues, mutilées, pour mieux être utilisées en privé par leurs propriétaires...
    Ici au nom de la modernité, là au nom de la tradition, le mâle dominateur reprend partout du poil de la bête. Pornographes et puritains poursuivent la même obsession millénaire, héritage de notre condition mammifère : le contrôle du corps des femmes. Non, celles-ci ne sont pas si libres qu'on le dit. Non, le féminisme n'est pas dépassé. Serions-nous en train d'assister, en silence, dans la complaisance, à la défaite des femmes ? Mais alors, ce serait aussi la nôtre, celle des hommes, celle de tous ceux qui chérissent le désir et la liberté d'aimer.

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, paragon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.Nulle doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • « Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? » En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les activistes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment, chacune à leur niveau, seules ou en groupe, elles avaient les moyens de faire évoluer la société.

    Ce livre se présente comme une boîte à outils inspirée des techniques d'activisme féministe du monde entier.
    À mettre entre toutes les mains, de 12 à 121 ans.

  • Les femmes et le pouvoir

    Mary Beard

    • Perrin
    • 6 September 2018

    Après le "triomphe romain" de SPQR, Mary Beard revient sur un sujet d'une actualité brulante : la question du pouvoir des femmes en occident, de l'antiquité à nos jours.Si la question de la place des femmes dans les structures du pouvoir est d'une actualité brûlante, la misogynie a des racines anciennes. Dès l'Odyssée d'Homère, les femmes se sont vues interdire tout rôle de premier plan dans la vie civique, le discours public, indissociable du pouvoir politique, étant défini comme masculin. Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puisse dans l'histoire de Méduse ou de Philomèle (dont la langue fut coupée), d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a réservé aux femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable. Edifiant et salutaire !
    " Ce livre est un trésor. "
    Herald " Un manifeste pétillant et dynamique. "
    The New York Times

  • Tu ne vas pas sortir comme ça ? le féminisme expliqué à mon père Nouv.

    « Les garçons, une bière ? », « Tu mets trop de temps à te préparer », « Ce sont des trucs de bonnes femmes », « C'est qui cette coquine ? », « Est-ce qu'elle a un Jules ? », « On ne peut plus rien dire »...

    À travers vingt phrases, susceptibles d'être entendues au quotidien et bien souvent dites par nos pères, Fanny Anseaume soulève de nombreuses problématiques au coeur du débat post-MeToo.
    Loin d'être un texte à charge, l'autrice aborde le féminisme avec la tendresse d'une fille s'adressant à son père, tend à renouer le dialogue et à créer un lien générationnel grâce à la pédagogie et aux retours d'expériences.

    Un livre à mettre entre toutes les mains pour comprendre les luttes féministes et les écarts générationnels.


    Biographie de l'autrice :
    Fanny Anseaume est une jeune femme de trente ans qui, après quelques années à travailler dans la mode, a voulu prendre une autre voie. Étudiante en sociologie, féministe convaincue mais toujours en construction, elle souhaite partager un peu de son expérience pour peut-être ouvrir des discussions.

  • En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.En un an, la cause des femmes a considérablement avancé: mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert: Le Sexisme, une affaire d'hommes?

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019 ; édition actualisée, mars 2020) et de Le Sexisme, une affaire d'hommes ? (Libertalia, mars 2020).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • La violence thérapeutique faite aux femmes naît en même temps que la médecine moderne. Auparavant jugées comme sorcières, elles ont été qualifiées d'hystériques, de dépressives et, maintenant, de bipolaires. Pratiquée longtemps essentiellement par des hommes, la science médicale a enfermé les femmes dans ces catégories. Qu'il s'agisse de psychiatrie, de gynécologie, de médecine générale ou de toute autre forme de prise en charge, la relation thérapeutique est encore trop souvent sourde aux symptômes et à la souffrance des femmes.

     

    S'appuyant sur des situations cliniques, tirées des archives médicales et de son expérience de psychiatre et psychanalyste, Thierry Delcourt retrace l'histoire de ces violences afin d'éclairer sur les conditions d'un soin respectueux. Il ne s'agit pas d'un procès de la médecine actuelle dont les progrès sont fascinants, ni des soignants qui tentent de soulager les patientes. Il s'agit de permettre que les femmes se libèrent des mauvais traitements qu'elles subissent encore quand la maladie les place en posture de faiblesse, quand des thérapeutes n'écoutent pas leur parole.

  • Certains mondes sociaux font rarement parler d'eux. Celui des jeunes femmes de la campagne, cette partie de la jeunesse qui « ne pose pas problème » a priori, est l'un d'eux.Pour faire entendre la voix de celles qui ont grandi et qui vivent en milieu rural, Yaëlle Amsellem-Mainguy a sillonné des territoires ruraux très divers. Originaires de milieux populaires, les jeunes femmes qu'elle a rencontrées et dont elle restitue le quotidien et les aspirations occupent souvent des emplois au bas de l'échelle, quand bien même leur formation leur permettrait de prétendre à « mieux ».

    Yaëlle Amsellem-Mainguy est sociologue, chargée d'études et de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) et membre du Centre d'études et de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).

  • Dans le sillage du mouvement #MeToo, un nouveau langage est apparu, porté par des chanteuses et des chanteurs libérés de toute contrainte.

    Que nous disent ces artistes se jouant des genres pour mener un combat néoféministe qui ne leur interdit pas de viser la tête des hit-parades?
    Christine and the Queens, Angèle, Clara Luciani, Jeanne Added, Sandor, Marie-Flore, Pomme, Aloïse Sauvage,Suzane, Hoshi, Eddy de Pretto, Hubert Lenoir, Pierre Lapointe...
    Tous, dans la francophonie, apportent une nouvelle voix, un nouveau discours, une nouvelle image, une nouvelle façon de considérer les relations sentimentales, tout en rénovant par leurs textes et leurs musiques la chanson française.

    Ils s'expriment ici en totale liberté, avec Juliette Gréco, Brigitte Fontaine, Véronique Sanson, Catherine Ringer, Mylène Farmer, Coeur de Pirate, Soko ou Vanessa Paradis, commentant leurs textes les plus forts, livrant au sujet des rapports amoureux un éclairage original. Se dresse ainsi de la femme - entre Amazone guerrière et grande romantique - un portrait contemporain, à la fois moderne et décomplexé.

    Préfacé par Adeline Dieudonné

  • Quand sont apparues ces Correspondances libres, furieuses et joyeuses, en 2008, le web avait encore l'air d'un vaste boy's club. C'était l'époque où le féminisme n'avait pas du tout la cote. Des aventurières ont alors pris la toile d'assaut, en faisant le pari d'offrir aux jeunes féministes une tribune à leur image. Elles ont blogué, créé et piaffé sans répit, et ce, jusqu'à transformer le web.

    Je suis féministe a été - et est toujours - ce blogue influent, incubateur de polémiques et d'émois, tel un feuilleton du féminisme 2.0. Cet espace a servi de porte d'entrée dans l'écriture et dans le débat public à des dizaines de jeunes francophones qui s'y sont multipliées, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus les ignorer.

    Grâce au minutieux travail de Marianne Prairie, auteure et chroniqueuse, et de Caroline Roy-Blais, recherchiste et gestionnaire de communauté, Je suis féministe passe au papier, afin de garder une trace de cette aventure collective marquante. Cette anthologie réunit des textes de plus de 30 auteures, écrits entre 2008 et aujourd'hui.

    «Dans les voix claires et nettes de ces jeunes femmes, on entend tour à tour l'exaspération, la moquerie, la colère, la curiosité, la tristesse, la révolte, l'humour autocritique, la complicité et, surtout, un immense désir de bousculer un ordre établi sans elles.» - Sylvie Dupont, extrait de la préface

  • Le manifeste d'une travailleuse du sexe afroféministe pour la liberté des corps et le droit à une sexualité décomplexée.
    Après la vague MeToo et la libération de la parole autour de la sexualité féminine, de nouvelles voix du féminisme pro-choix s'élèvent. Bebe Melkor-Kadior est l'une d'entre elles.
    À seulement 24 ans, c'est son expérience déjà étendue de travailleuse du sexe et sa vision inclusive de la condition des femmes qui l'ont amenée à développer sa philosophie de vie :
    les grands principes qui président à l'art d'être une salope ; une critique acerbe de notre société " coincée du cul " ; un plaidoyer pour l'éducation sexuelle des plus jeunes et l'avènement d'une masculinité positive.
    Au fil du texte, l'auteure pose les fondations de son monde idéal : une société où le sexe ne serait plus un tabou mais un sujet comme un autre, enseigné à l'école pour former des citoyen.ne.s éclairé.e.s.
    Un témoignage incarné, qui trace les contours d'une pensée féministe inédite, qui bouscule, en accord avec son temps.

  • La question des droits, de la citoyenneté et de l'émancipation des femmes se pose depuis les révolutions américaine et française à la fin du XVIIIe siècle. Nés dans un contexte occidental, des féminismes se sont implantés peu à peu sur tous les continents pour libérer la parole et l'action des femmes, selon des modalités spécifiques de luttes politiques, nationales et anticoloniales.
    Le point de vue global de Florence Rochefort permet de saisir ces interactions transnationales et de retracer les grandes caractéristiques des modes de pensée et de mobilisation contre les inégalités entre les sexes, pour les droits et les libertés des femmes, mais aussi pour de nouvelles normes de genre.
    Trois grandes périodes jalonnent cette histoire : un moment d'émergence et de premières mobilisations jusqu'en 1860 ; un moment d'affirmation de mouvements pour les droits des femmes jusqu'en 1945 ; enfin, un moment caractérisé par les mouvements de libération des femmes et une institutionnalisation de la lutte pour les droits des femmes.

  • Avez-vous remarqué ce personnage en marge du cadre, dont on ne nous raconte pas l'histoire? Une enquêtrice décide de suivre la piste des femmes entrevues dans les portraits de Marx. Ses antennes féministes remuent en direction de l'héritage marxien: tant de gloire virile recouvrant une pensée d'égalité, c'est louche. Quel risque courons-nous si nous nous intéressons aux femmes qui étaient là? Une simple promenade qui, au final, chamboule tout.

    Vous qui possédez Le petit Karl comme un catalogue d'outils à dégainer dans toutes les situations, que savez-vous de l'oeuvre d'Eleanor Marx? De l'influence de Jenny ou de Laura Marx? Camarades, quelqu'un vous a-t-il parlé d'elles pendant ces nombreuses années d'université?

  • Et si la remise en question des genres n'était pas la catastrophe annoncée par certains  ? Et si elle ouvrait un nouvel espace d'épanouissement possible  ?
    Egalité des sexes, refus de la puissance patriarcale, fluidité des rôles, décloisonnement des sexualités font aujourd'hui surgir des trajectoires singulières et inédites. Entre le masculin et le féminin, ces deux piliers jusqu'ici considérés comme inébranlables, l'idée même de la dualité et de l'opposition semble s'effacer. Homme ou femme, hétéro ou homo, cisgenre ou transgenre, la construction de l'identité devient une invention de soi, une création personnelle qui se joue des normes et des prescriptions. 
    Dans Transitions, comme dans le cabinet de Serge Hefez, on rencontre des mamans autoritaires, des papas poules, des couples qui réinventent leur complémentarité conjugale, des adolescents heureux dans une identité sexuelle flottante, ou en quête de leur identité de genre.
    Nourri de l'écoute de ses patients, il analyse en profondeur cet ébranlement anthropologique et montre que la dichotomie masculin/féminin ne suffit plus à organiser nos pensées, nos trajectoires, nos identités.
     
    Serge Hefez est l'auteur d'une oeuvre importante sur la construction de l'identité psychique des individus dans une société en pleine mutation.
    Psychiatre, psychanalyste, thérapeute familial, Il dirige une unité de soin psychiatrique dans un grand hôpital parisien.

  • Luce : « vagabonde » ; Adèle : « voleuse » ; Émilienne : « vicieuse ». Trois mots, qui valent rappel à l'ordre, réquisitoire, sanction. Ou comment le langage, le système éducatif, la psychiatrie et l'institution judiciaire construisent le féminin, en lui opposant des contre-modèles. Dans les années 1950 et 1960, une adolescente a tôt fait de virer « mauvaise fille » : un flirt, une sortie au bal ou au café, voire une simple fugue de quelques heures peuvent suffire à enclencher l'engrenage judiciaire, qui la conduit devant le juge des enfants. Beaucoup seront ensuite placées en internat, hospitalisées, ou emprisonnées. Un mécanisme que Véronique Blanchard dévoile à travers l'analyse de centaines de documents exhumés des archives du tribunal pour enfants de la Seine. Les voix des jeunes filles qui en surgissent racontent autant de trajectoires brisées, de rêves réprimés et de révoltes indomptées. Elles nous plongent dans les coulisses de la fabrique du genre et des inégalités. Car si les lois ont évolué, si les regards portés sur le genre ont changé, si les adolescentes d'aujourd'hui ne portent plus les mêmes prénoms, certains mécanismes, eux, perdurent : ces voix n'ont aujourd'hui rien perdu de leur force subversive.
    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre « Enfants en Justice » de l'École nationale de Protection judiciaire de la jeunesse, un lieu consacré à l'histoire de la justice des enfants, elle est co-rédactrice en chef de la Revue d'histoire de l'enfance « irrégulière », et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre «?Enfants en Justice?» de lÉcole nationale de Protection judicaire de la Jeunesse, un musée consacré à lhistoire de la justice des enfants, elle est également la co-rédactrice en chef de la Revue dhistoire de lenfance «?irrégulière?» (RHEI), et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

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