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NENA
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MURAMBI. Le livre des ossements
Boubacar Boris Diop
- Coédition NENA/Flore Zoa
- 4 May 2022
- 9782379184888
Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l'ultime génocide du XXème siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent. Jessica, la miraculée qui sait et répond du fond de son engagement de résistante; Faustin Gasana, membre des milices du Hutu Power; le lumineux Simon Habineza et son frère, le docteur Karekezi; le colonel Perrin, officier de l'armée française; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d'exil, plonge aux racines d'une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple. Lauréat du grand prix de la République du Sénégal pour les Lettres en 1990 avec Les tambours de la mémoire, Boubacar Boris Diop a aussi été distingué en 2018 par le "Harold and Stellfox Award" de Dickinson University pour l'ensemble de son ouvre. Classé parmi les 100 meilleurs livres africains du vingtième siècle par le "Zimbabwe International Book Fair", Murambi, le livre des ossements vient de remporter, à l'unanimité des membres du jury, le prestigieux "Neustadt International Prize for literature" de l'université d'Oklahoma et de la revue World Literature Today. Auteur de plusieurs romans en français et en wolof, essayiste, Boubacar Boris Diop a fondé à Dakar EJO-Editions qui publie des ouvres écrites dans les langues nationales sénégalaises.
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Ouvrage d'abis éditions en coédition avec NENA
Le présent récit, qui charrie les souvenirs doux-amers de ma mère - des souvenirs plus souvent amers que doux - raconte par petites touches mes parfums d'enfance. Dans mon imaginaire de petite fille, ces parfums avaient les senteurs du jardin d'Eden. Toutefois, la grande Histoire nous a éclaboussés, ma mère, ma famille et moi. Tels des anges déchus, nous nous sommes retrouvés sans transition, non en enfer, mais dans ce monde où les espoirs piétinés hurlent si silencieusement qu'ils en deviennent inaudibles et finissent dans l'abîme de l'oubli...
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Écoutez ce texte : il vibre de l'indignation face aux iniquités, de l'aspiration à un monde plus juste pour son pays et son peuple. Il frémit de la douleur des séparations, de la crainte des lendemains. Il sourit du comique et de l'absurde de certaines situations. Il s'envole avec la confiance dans les êtres, avec la foi en des jours meilleurs, avec l'espoir d'une évolution des conditions sociales et de la condition de la femme africaine. Écoutez et comprenez un peu mieux. C'est une personne qui se raconte. Mais à travers Aïssatou, vous aurez un nouveau regard envers les réfugiés, leur énergie désespérée, leur foi en l'avenir et leur courage.
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Ouvrage des Editions Salamata coédité par NENA.
En fait dans ce récit, l'aveugle apparaîtra bien plus tard. Il s'agit surtout de la vie d'une jeune fille, mais d'abord de celle de sa tante toutes deux « victimes » de l'excision et de l'infibulation, de la mutilation d'une partie intime de leur anatomie. Suit alors pour les deux femmes, mais à des moments différents une série de déboires liés à l'injustice humaine et aux mauvais coups du sort.
L'héroïne, confiée à sa tante à Bamako, est obligée d'arrêter ses études et de revenir au village après l'arrestation de cette dernière et de son mari pour des raisons politiques. Mais le village est déserté par ses habitants fuyant une malédiction : la cécité se répand dans toutes les maisons. Elle y retrouve, seul, son père également atteint, qu'elle décide alors de prendre en charge. Retour à Bamako pour mendier, puis exil à Dakar, toujours pour mendier.
Une vie terrible donc, dans la misère et le danger permanent, dans la débrouillardise et la quête effrénée d'un bonheur incertain.
Mais à force de ténacité, grâce aussi aux livres et au sens profond de l'Art, Oulimata s'en sort, heureusement... Ce roman est poignant par les thèmes abordés, notamment le problème crucial des mutilations génitales, la pauvreté, les castes, la ville et ses tracas, la prostitution, les enfants abandonnés, la violence, la perte des valeurs...
Et l'auteur évoque tout cela avec un réalisme saisissant, avec un art consommé de la narration. -
Le monde romanesque de Tchicaya U Tam'si
Michel Vincent
- Coédition NENA/Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud
- 9 July 1905
- 9782370156181
Élaborée au fil des années 80, la tétralogie romanesque de l'écrivain congolais Tchicaya U Tam'si (« Les Cancrelats « Les Méduses », « Les Phalènes », « Ces fruits si doux de l'arbre à pain ») rompt avec l'éclat lyrique d'une oeuvre poétique et théâtrale reconnue. Tissée de boue et de cendre, cette chronique d'un monde en gestation qui tente désespérément d'échapper aux malentendus légués par l'histoire coloniale fredonne la complainte à fleur d'âme d'un peuple en errance : celui du Congo. Entre sylve et rivage, entre ville et village, des créatures diaphanes, en exil d'elles-mêmes, aux certitudes en haillons, s'y efforcent, de mots et de songes, de faire germer les prémices d'une vie qui en vaille la peine. Cette transfiguration, puisée aux sources d'une oralité vibrante, est au cour de la présente étude.
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Ouvrage des Éditions Clé coédité par NENA.
A la fois amères et lumineuses, édifiantes et dénonciatrices, ces nouvelles révèlent crûment certaines réalités que beaucoup voudraient taire : une jeune fille qu'un haut fonctionnaire abandonne après l'avoir rendue mère, l'enlèvement et la torture d'un homme qu'on soupçonne d'activités subversives et qui ne doit son salut qu'à l'argent, le scandale des fausses indépendances, la continuelle humiliation des "petits " et l'enrichissement constant des "grands", l'irresponsabilité des gouvernements, la perpétuelle dépendance, autant de thèmes présents dans ce recueil. Mais flétrir les tares sociales et politiques n'est pas le seul but de Patrice KAYO : montrer toutes les facettes de la vie, de l'épisode le plus anodin au drame le plus atroce, voilà l'ambition d'un auteur dont les talents sont divers. Déjà poète et essayiste, Kayo confirme, s'il en était besoin, avec Tout le long des saisons que l'art de la nouvelle ne lui est pas du tout étranger et qu'il sait manier, avec une grande et belle maîtrise, ce difficile genre littéraire. Patrice KAYO est né à Bandjoun. Docteur en Lettres, il enseigne depuis 1973 à l'Université de Yaoundé. -
Suivre un chemin, longer des pistes, franchir des étapes, la poésie est aussi l'acte de partir, jusqu'au bout du rêve. Jusqu'à l'infini. Cependant, les itinéraires ne mènent pas toujours au point d'attache. Alors, les pieds s'enlisent ou trébuchent, les mains frissonnent et le coeur s'emballe sur des images fortes, à travers la schize latérale de la Swan. Sion Hamou a ressenti cette envie folle de descendre les avenues. Il a erré au hasard des visages entre- vus, endurés sous la ville rase. A travers les choses écrites, il aurait voulu partir à la quête de la mémoire. Mais l'avenue qu'il avait empruntée s'appelle Downtown. La cité qu'il parcourt est encombrée de phone booths et de malheurs inaudibles. Il n'a rencontré rien d'autre que les sargasses du rêve américain et l'orphéon californien en perdition finale. Au-delà de ce tohu-bohu qui préfigure le chaos de la matière, le poète reconstruit patiemment le songe ultime. Alors, la nature se recompose, le soleil, les pelouses mortes, les murs ivy league, l'indolente accolade d'un cliché végétal. Gigantesque et fantasmagorique comme un vaisseau à la dérive, Los Angeles tangue et chavire sur ses exaltations précaires, la nuit, le jour. Et dans ses caniveaux sulfureux, s'ouvrait tout soudain le ciel doré de la Nouvelle Jérusalem.
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Adjoba et le Président
Isaie Koulibaly Biton
- Coédition NENA/Classiques ivoiriens
- 6 July 1905
- 9782370151018
Ouvrage des éditions Classiques ivoiriens en coédition avec NENA
Fuyant, à l'aube, son quartier détruit par des bulldozers, Adjaba Amandine Takorady, une jeune élève surdouée, tombe sur le cortège présidentiel. Elle va passer une journée entière en compagnie du président de la République. Adjaoba vivra des heures intenses de peur, de joie. La rencontre, inattendue, du chef de l'Etat et du fou Zakouani lui fera comprendre la fragilité des êtres et des choses. Un petit roman qui va plaire à toute la jeunesse et même aux adultes. -
Cycles sombres
Wole Soyinka
- Coédition NENA/Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud
- 17 September 2019
- 9782379182150
La poésie de Wole Soyinka sort de l'action et y retourne. Elle saisit dans l'événement la force profonde qui l'a fait naître au monde des énergies cachées et la met au service des hommes. Cycles sombres révèle les jours amers qu'a vécu leur auteur, en découvre le sens et nous invite à en partager la vie.
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Petite fille née au Bénin, Gény se révèle dès ses premières années une commerçante avisée faisant la fierté de sa mère qui l'initie au métier sur le grand marché de Cotonou. Mais la fillette nourrit depuis toujours un rêve dont elle ne démordra jamais : aller à l'école, puis continuer des études le plus loin possible. Scolarisée tardivement, elle y parviendra au prix de mille difficultés, que sa foi inébranlable en son ange gardien lui permettra de surmonter. Ce récit révèle les obstacles rencontrés par les petites filles de son pays pour la scolarisation. Il se veut surtout une leçon d'espoir à l'usage de toutes les fillettes d'Afrique ou ailleurs dans le monde, désireuses de bénéficier du droit au savoir inscrit dans la Charte des droits de l'homme.
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Ouvrage d'abis éditions en coédition avec NENA
Cet ouvrage nous emmène à la découverte de l'histoire de l'eau. Grand-mère Inchi et ses enfants nous font partager la vie palpitante des nuages, à l'origine des pluies qui nous apportent l'eau, source de vie.
Mais, sommes-nous vraiment conscients de son importance ? Savons-nous comment la gérer ? Vivons l'histoire et apprenons. -
Sur les rives de l'au-delà
Abdourahmane Diallo
- Coédition NENA/Editions Salamata
- 1 December 2020
- 9782379183799
Le bateau se trouvait presque à l'embouchure du fleuve dans une zone de turbulence avec une houle de quatre mètres de hauteur. Et, plus grave, un violent orage éclata à cinq kilomètres des côtes de Magebim. Subitement le bateau heurta le python allongé sur toute la largeur du fleuve.
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«Le très beau roman de Louis Camara nous fait voyager dans l'univers fabuleux de la cosmogonie yoruba. Un univers de mythes qui nous ramène à nous-mêmes. Le dramaturge Abdou Anta Ka disait qu'il fallait s'inspirer des mythes pour écrire notre histoire d'aujourd'hui et de demain. Les hommes ont tendance à changer, mais pas les dieux. Les dieux sont éternels.» - Ken Bugul, Le baobab fou, Riwan ou le chemin de sable, etc. «A n'en pas douter, Louis Camara possède le sens du conte et le génie de la narration. Sous sa plume magique, venus du fond des âges et des plis les plus profonds de la pensée Yoruba, des fils de dieux curieux de l'humanité jouent pour nous le jeu du destin individuel et nous dévoilent, ce faisant, sa mystérieuse trame toute faite de liberté et de nécessité alternée... Car choisir son Ori, c'est pour chaque âme en route vers l'humanité, choisir son caractère, sa personnalité, son destin.» Oeuvre au programme scolaire.
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Le grand semblant
Elizabeth Ewombe Moundo
- Coédition NENA/Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud
- 9 July 1905
- 9782370159250
La jeune Liselotte Mannon Tlanexpili découvre dans l'Atlas l'histoire d'un pays dénommé le Sinueux ou « Le Grand Semblant ». Son désir de le visiter s'accomplit alors dans un rêve entraînant d'où surgit un univers étrange et pourtant si proche de maints pays africains. Au Sinueux en effet, tout n'est que brillance de surface depuis le jour où, promettant monts et merveilles. Parfait Leurre (nom très symbolique) s'institue « Père de la Nation », et plonge progressivement le pays dans le désastre : mensonge électoral avec droit de vote aux morts, généralisation de la pensée unique, assèchement des caisses de l'État, corruption, alcool, sexe, amours contre-nature, invasion des confréries religieuses. Face aux grondements de la rue, le chef de l'État s'enferme dans une interminable lune de miel avec la belle Mirabella, Baron Perruchot étant là pour masquer ses multiples absences à coups de mensonges médiatiques et d'autres thuriféraires pour appliquer les recettes habituelles : rite expiatoire des arrestations, dons offerts par la première dame, forums et discours qui occultent les questions essentielles. Heureusement qu'en sortant de son rêve, Liselotte apprend qu'il reste « une carte à jouer ». Laquelle ? En somme, un très beau roman où délectation poétique et conscience de justice se côtoient et nous invitent instamment à inventer l'avenir.
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Elonga
Ntyugwetondo Rawiri
- Coédition NENA/Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud
- 10 July 1905
- 9782379180842
A l'exception des récits traditionnels, l'emprise fantastique de la sorcellerie a souvent été évoquée de façon parcellaire dans les littératures africaines. En décrivant un univers hanté et animé par une inaltérable soumission à des pratiques occultes, Ntyugwetondo Rawiri délimite une aire au sein de laquelle le démoniaque règne avec brutalité. Blessés, traqués et affligés, les personnages se mettent à délirer et s'abandonnent au pouvoir de la mort. En revenant dans son pays natal, Igowo retrouve des êtres à qui il sera uni pour le meilleur et pour le pire. Il découvre l'amour, la joie, le bonheur. Mais des individus doués de pouvoirs maléfiques rôdent autour de sa famille. Ntyugwetondo Rawiri s'efforce d'établir des correspondances entre des situations extrêmes, des personnages touchants et des investissements conscients et inconscients. Elonga est un roman dont il faut admirer la retenue et l'originalité.
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« Ce jour-là seulement, je sus que le manque d'affection est une maladie bien souvent pire que toutes les maladies cumulées. Elle est si dure à supporter et à guérir que l'on ne se rend pas compte des actes que l'on commet sous son influence. On se laisse bêtement emporter par notre désir de vouloir être apprécié, voulu et l'on s'attache alors à des personnes dont les moments éphémères passés ensemble laissent des traces indélébiles qu'on se remémorera toute notre vie durant... ». Née le 8 avril 1994 au Tchad, Mariant M. Adjid Oumar est diplômée en droit des affaires internationales. Elle est également l'auteure d'un roman intitulé ' "Le crime d'être né " paru aux éditions Al-mouna.
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J'ai faim. J'ai faim et j'ai soif, Non pas seulement de pain J'ai soif de paix, de justice, de science. Remplissez mon palais de verbes pour la femme, Qu'on donne à mes doigts, la force du grimpeur. Faites de ma bouche une verge pour les hommes, Rallumez ma foi, avec la ferveur de la flamme. Mon gosier est vide, et ma gorge desséchée, Ma bouche est froide, et mon coeur saigne. J'ai faim pour les miens, la tribu de ma mère. Dans ce pays brun, autant que ma peau brune, De toute mon enfance, je n'ai vu que souffrance. Avant que de s'éteindre, je veux voir cette terre, Fier, grandi, d'espérance, regardant le soleil Toisant le faux semblant, en prenant son envol.
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En quête d'un monde meilleur, le jeune Samba, son frère, ainsi que huit autres personnes toutes issues des pays de l'Afrique de l'ouest, se noient en plein océan. Ils voulaient traverser le Détroit de Gibraltar à cause de l'argent. Celui-ci aurait pu changer leur vie ainsi que celles des personnes laissées chez eux. La pauvreté, le dénuement et la misère les poussèrent ainsi à défier la mort. Ils disaient avoir le choix entre l'Europe et l'Enfer. Après le passage de Dakar à la mer Tanger, le seul rescapé de ce naufrage, comprendra que si mourir revient à perdre, émigrer clandestinement revient à se suicider.
Né en 1986 à Dakar, Thierno Bocar Kane est professeur de français langue étrangère et formateur en communication au Maroc. Ce natif du Sénégal est également correcteur et examinateur du DELF et DALF. Enfant du Fouta, l'auteur est un littéraire passionné par l'éducation, la formation et le coaching. Il a notamment publié le livre L'Orthographe pour les niveaux A, B et C. -
La Malédiction
Pius Ngandu Nkashama
- Coédition NENA/Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud
- 10 July 1905
- 9782379180828
L'auteur livre avec La Malédiction une écriture de la souffrance et de la passion. Cette réédition du premier roman de Ngandu est l'occasion de redécouvrir son oeuvre multiple et variée, car elle dit avec violence les ruptures majeures qui bouleversent le continent africain et dont son pays, le Congo, est le condensé des iniquités inexpugnables.
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Ce roman est consacré au procès de l'éducation au Sénégal, des années 50 aux événements de mai 68, à travers la vie de Babacar, un surdoué de parents très tôt divorcés et qui, durant cette période, a vécu des expériences au cours desquelles il a beaucoup souffert comme victime ou témoin de faits multiples, surtout au sein de sa famille d'adoption où, après un viol qu'une fille de treize ans lui a fait subir à l'âge de trois ans, son père Kéba et Seynabou l'épouse de Souleymane ne savaient qu'user de la violence pour régir ses comportements. A dix-huit ans, dans un contexte de grève générale déclenchée par les élèves et les étudiants, Babacar se révolte contre Kéba et Seynabou, que celui-ci venait d'épouser à la suite du décès de son mari. Chassé par ses deux bourreaux, il rejoint le domicile de sa mère. Devenu plus tard instituteur, il s'occupe bien de Kéba. Mais un différend survient, un jour, entre Babacar et le vieil inspecteur de l'Enseignement élémentaire en retraite. Ainsi pendant deux ans aucun contact n'a eu lieu entre eux. A la mort de Kéba, Babacar assume ses responsabilités en tant que fils aîné et l'enterre dignement après lui avoir accordé son pardon. Cinq ans après ce deuil, il fait l'archéologie de son passé en laissant éclore douloureusement ses souvenirs au moyen d'une écriture auto-thérapeutique. Le roman prend fin sur une série de lettres que Kéba adressait à Babacar lorsque celui-ci servait en Casamance, région secouée par une rébellion armée: témoignage partiel du dévouement d'un fils à l'égard ses parents.
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L'ami dont l'aventure n'est pas ambigüe
Amadou elimane Kane
- Coédition NENA/Editions Lettres de Renaissances
- 5 July 1905
- 9782370150097
Ouvrages des Editions Lettres de Renaissances en coédition avec NENA
C'est le récit de plusieurs vies. Boubacar, jeune sénégalais, quitte son pays en espérant trouver une vie meilleure en France. À force de travail, de ténacité, il réussit ce dont il avait toujours rêvé, devenir un homme, un intellectuel, un homme droit. Samba Diallo, homme politique et autre personnage du récit, n'est plus dans l'ambigüité et a choisi de rompre avec l'intérêt général. Après Cheikh Hamidou Kane qui questionnait les contradictions africaines du 20ème siècle dans L'aventure ambigüe, le récit d'Amadou Elimane Kane questionne en profondeur certaines difficultés d'aujourd'hui du continent africain. Récit passionnant, à la fois bien écrit et d'une belle esthétique, celui-ci nous bouleverse par son authenticité. Avec force et lucidité, c'est le récit d'un homme qui prend conscience des insuffisances de certains hommes, de ceux au pouvoir, ceux dont l'engagement devrait être total et intègre et qui ne sont que des imposteurs pour l'humanité. Ce récit dénonce toutes les formes de discriminations, de castes et des injustices qui traversent le 21ème siècle.
Au-delà de la thématique qui nous interpelle tous, l'écriture d'Amadou Elimane Kane, qui est poète, relève à la fois de la force, du symbole et d'un style puissant et évocateur. Ce récit est déjà adapté au cinéma. -
D. O. Fagunwa est né en 1903 à Oké-ICBO dans l'Ouest de l'actuel Nigéria. Premier écrivain en langue Yoruba, il est l'auteur de six romans, dont le premier, est « Ogboju Ode », publié en 1938, est également son chef-d'ouvre. Décédé en 1963, Fagunwa est considéré comme le père de la littérature nigériane moderne et le précurseur d'écrivains célèbres comme Amos Tutuola et Wole Soyinka. On peut considérer Le chasseur dans la forêt aux mille démons comme un chef-d'ouvre littéraire et comme le véritable texte fondateur de la littérature écrite en Yoruba. Le roman de D. O. Fagunwa, que tout désigne comme un roman fantastique, relate les aventures d'un chasseur nommé Akara-Ogun dans la grande forêt qui, au sud du Nigéria, est considérée comme le siège des forces spirituelles, mais aussi comme le repaire de créatures monstrueuses, grotesques et souvent dangereuses. Né en 1950 à Saint-Louis, Louis Camara, Professeur de Lettres de son état et écrivain à l'originalité reconnue, est l'auteur de plusieurs ouvrages de fiction littéraire tirés de la mythologie Yoruba dont il est devenu au fil des ans un spécialiste incontournable Le « Grand Prix du Président de la République pour les Lettres » (« Le choix de l'Ori », 1996) nous invite cette fois à découvrir « La forêt aux mille démons », adaptation en français du chef-d'ouvre de l'écrivain nigérian D. O. Fagunwa et premier roman écrit en langue Yoruba. Fidèle à sa passion pour une culture dans laquelle il continue de puiser son inspiration. Louis Camara, « Le conteur d'Ifa », demeure convaincu que « l'écrivain africain contemporain doit être non seulement un créateur d'ouvres de fiction mais un chercheur, un interprète et, pour employer une expression consacrée, un passeur de cultures. »
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Au secours, je suis patron !
Viviane Ondoua Biwole
- Coédition NENA/Éditions Clé
- 6 July 1905
- 9782370150868
Ouvrage des Éditions Clé en coédition avec NENA
Au secours, je suis patron ! est une réponse au cri de détresse conscient ou non, généralement silencieux mais parfois strident, des gestionnaires, aux premières heures de leur nomination et de leur responsabilisation. Cette réponse les accompagne et les aide à devenir managers, c'est-à-dire efficaces et performants. Car être manager, loin d'être une simple affaire de détermination et de volonté, est une question de méthode et de compétences. Certains en parlent de manière théorique ou philosophique, d'autres, comme Viviane Ondoua Biwolé, en spécialiste et en praticienne expérimentée. -
L'Afrique noire et le biais épistémologique
Jacques Chatué
- Coédition NENA/Éditions Clé
- 1 January 1970
- 9782370150875
Ouvrage des Éditions Clé en coédition avec NENA
L'idée d'un « biais épistémologique » de la pratique philosophique en Afrique noire, aussi bien que de la réactivation de la conception de la nation comme inscription politique du culturel, procède du frayage toujours en cours de la restitution d'une autonomie minimale de l'activité scientifique en tant qu'elle relève bien d'une pensée : d'une attitude d'esprit non seulement objectivante et inventive, mais aussi réflexive. On ne tire pas tous les bénéfices de l'activité scientifique en la réduisant à une anti-chambre de la technique. De cela il est question dans le présent ouvrage, fermement tendu entre deux rejets susceptibles d'en entraîner bien d'autres : le rejet des « sciences de développement », et celui des « postcolonial studies ». L'un des profits que l'on devrait en attendre serait alors une approche plus réticulaire de la philosophie elle-même, à l'effet de favoriser son inscription dans des structures d'où elle se déploierait plus sûrement et plus amplement que lorsqu'elle ne se rapporte qu'à des personnalités, fussent-elles emblématiques.
Le rôle de la philosophie dans la mise en cohérence et en dialogue des différents savoirs aujourd'hui enfouis dans trop de disciplines particulières, et disséminés dans des domaines fort variés d'où ils ne peuvent plus se faire écho, deviendrait plus évident et plus utile, quoique plus tempéré.