• Jim Tully se frotta pendant plus de six ans à divers hobos ces saisonniers américains qui voyageaient clandestinement sur les trains de marchandises. Il monta dans des trains postaux et des convois commerciaux, bivouaqua dans les «  jungles  » des vagabonds, assimila leurs us et coutumes, vécut de petits boulots et de mendicité, eut affaire aux forces de police, et vit souvent passer la mort de près.
    Publié en 1924 aux États-Unis, Vagabonds de la vie compte parmi les classiques de la littérature consacrée aux hobos. Il rend compte avec précision des moeurs et de la philosophie de ces hommes de la route. Avec ce récit, Tully s'inscrit dans les pas de Mark Twain et de Jack London.
      Son chef-d'oeuvre a ouvert la route à Kerouac et à la beat generation. De la première à la dernière page, le livre est porté par un courant prodigieux. Une langue rude, violente, légère. Laurent Rigoulet, Télérama.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Thierry Beauchamp.

  • En tant que journaliste, Jim Tully parcourt les quatre coins des États-Unis, et confie ses articles à de nombreux magazines et journaux parmi les plus prestigieux de l'époque. Il rédige plusieurs centaines d'articles et de portraits sur ses sujets de prédilection : le sport, le cinéma (sa liberté de ton fait de lui le plus connu et le plus détesté des journalistes de Hollywood), la société, la politique...
    Sur l'Amérique, Observation d'un ex-hobo, s'inscrit dans cette dernière catégorie. Publié par le Scribner's Magazine en 1927, Tully y dévoile une virulence non dissimulée vis-à-vis de son pays, tout en faisant preuve d'une immense compassion pour les exclus de l'Amérique : les vagabonds, les prisonniers, les prostituées, les Noirs, les toxicomanes... Ayant vu de l'intérieur l'envers du décor, il dénonce les idéaux soit-disant progressistes de son temps ainsi que ceux qui les incarnent. Tout cela n'est pour lui qu'une supercherie qui mène à une société fondée sur la religion du profit et de la consommation. Un texte d'une furieuse actualité.

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  • Salué par la critique littéraire, la presse sportive et les pugilistes eux-mêmes, Le Boxeur (The Bruiser en anglais), publié en 1936, est l'une des oeuvres de fiction les plus informées de la littérature consacrée au « noble art ». On y retrouve le rythme trépidant, les phrases courtes et suggestives, les dialogues authentiques et la rude humanité de l'auteur de Vagabonds de la vie, Circus Parade et Les Assoiffés.
    Jim Tully combattit en professionnel entre 1908 et 1912 et noua des amitiés avec des champions comme Johnny Kilbane et Jack Dempsey (un autre « gamin du rail »). Il est à ce titre le premier écrivain à poser les problématiques du boxeur professionnel. Comment se nourrir, se loger, s'entraîner, se soigner et, d'une manière générale, vivre de ses poings quand votre destin peut basculer en une seconde ? Car le monde de la boxe repose sur une logique de marché où les sentiments ne survivent que très rarement aux déconvenues. Jim Tully nous permet donc de comprendre l'économie de ce sport, le système des bourses et des paris, la hiérarchie d'un milieu complexe où l'honnêteté est admirée sur le ring mais méprisée en dehors. Dans Le Boxeur, on découvre ainsi l'immense popularité de ce sport qui, au début du XXe siècle, attirait les foules aussi bien aux États-Unis qu'en Europe.
    Enfin, il faut souligner - une fois de plus - la lucidité et la délicatesse avec laquelle Jim Tully évoque la condition de ces laissés-pour-comptes qui souvent risquaient leur vie sur un ring pour quelques dollars.

  • Premier écrivain à donner une voix aux immigrés irlandais dans l'Amérique du début du XXe siècle, loin des stéréotypes et des caricatures, Jim Tully dresse dans Les Assoiffés le portrait plein d'humour et de poésie des membres de sa famille aux personnalités remarquables et aux destins mouvementés?: son grand-père, inénarrable conteur de bistrot?; son père terrassier, taillé comme un gorille et lecteur avide malgré sa myopie?; sa mère au grand coeur et à la foi imprégnée de folklore celtique?; son oncle, gibier de potence qui deviendra riche banquier... Tous assoiffés de vie - et d'alcool?!
    Témoignage émouvant sur une minorité à la dérive, Les Assoiffés, publié en 1928, est l'un des piliers du grand oeuvre de Jim Tully?: écrire la «?comédie humaine?» des bas-fonds de l'Amérique.

  • Dans le premier volume de ses « souvenirs des enfers », Vagabonds de la vie, paru en 1924, Jim Tully évoquait ses mésaventures de hobo à bord de trains de marchandises. Trois ans plus tard, dans Circus Parade, il aborde un nouveau chapitre de son adolescence tumultueuse, celui de son passage dans un cirque nommé Cameron's World Greatest Combined Shows. Le livre se présente comme une galerie de portraits de personnages hauts en couleur que Tully côtoya pour le meilleur parfois, et souvent pour le pire. Le cirque de Cameron et ses dix wagons étaient peuplés d'acrobates, de dompteurs, de monstres de foire, de rabatteurs, d'aboyeurs, d'embobineurs et de manoeuvres dont l'existence nomade était rythmée par les représentations de ville en ville.
    Circus Parade rencontra un succès immédiat, aussi bien auprès du public - il fut réimprimé à plusieurs milliers d'exemplaires quelques semaines après sa parution - que de la critique. Le jeune romancier James Agee y alla de son commentaire : « Circus Parade se distingue par son style dépouillé et sa description d'une brutalité effroyable dont je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse exister. » Bref, tout aurait été pour le mieux si Jim Tully n'avait pas essuyé les tirs croisés des censeurs et des défenseurs du cirque, notamment la Circus Fans' Association, qui réussirent à faire échouer le projet d'adaptation cinématographique en 1929. Tout au long de sa carrière littéraire, Jim Tully souleva ainsi l'indignation des ligues de vertus et des gardiens de la morale. Or son oeuvre nous offre un éclairage précieux sur le monde des nomades et des va-nupieds de l'Amérique du début du XXe siècle et permet de mieux comprendre les origines du roman noir américain.

  • Ombres d'hommes

    Jim Tully

    Traduit pour la première fois en 1931, ce livre raconte les vies enfermées de ceux qui avaient pourtant tout sacrifié pour être libres d'errer d'un bout à l'autre des États-Unis, les vagabonds des rails.
    Sorte de Décameron des miséreux, Ombres d'hommes décrit les hobos aux prises avec la répression et la violence policière, condamnés aux fers ou au gibet, sans complaisance, sans misérabilisme, et non sans un certain humour noir.

  • Vagabonds de la vie, publié en 1924, compte aux Etats-Unis parmi les classiques de la littérature consacrée aux hobos, ces saisonniers américains qui voyageaient clandestinement sur les trains de marchandises. Cet ouvrage permit à Jim Tully de s'imposer comme l'un des précurseurs de la littérature hard-boiled, un type de narration à la première personne basée sur une prose rapide et syncopée. Jim Tully se frotta pendant plus de six ans aux trimardeurs les plus divers - et parfois les plus infréquentables.
    Il voyagea dans les fourgons des trains postaux et des convois de marchandises, bivouaqua dans les " jungles " des vagabonds, assimila les us et coutumes des hobos, vécut de petits boulots et de mendicité, eut à faire aux forces de police, et vit souvent passer la mort de près.

  • Du sang sur la lune Nouv.

    Du sang sur la lune marque l'accomplissement du « Cycle des bas-fonds » de Jim Tully. Il s'ouvre sur son passage à l'orphelinat de St. Joseph, peu après la mort de sa mère, se développe sur la route sinueuse qui l'a menée de l'enfance à l'âge adulte et se referme sur le moment où il décide de devenir écrivain. En chemin, il rencontre des personnages qui auront une influence déterminante sur son destin : son grand-père Hughie, la bibliothécaire Nellie Dingley, le boxeur Joe Gans, par exemple.
    Tully, qui n'hésitait pas à briser les tabous de l'Amérique pudibonde, dépeint plusieurs aspects violents et scandaleux de la société d'alors. L'expression « du sang sur la Lune » fait référence au ciel rouge des marins irlandais qui annonce un malheur imminent. Et si elle donne une idée précise de la météo mentale de Jim Tully en 1931, année de la rédaction de l'ouvrage (son fils venait d'être arrêté pour viol, la faillite de sa banque l'avait ruiné...), elle est aussi parfaitement adaptée au climat général l'époque.
    Le livre fut très bien accueilli par la critique. L'Herald Tribune de New York nota : « La matière sensationnelle de ses expériences nous est balancée dans une atmosphère de tension furieuse. La trahison et la fraternité, la faim et la gloutonnerie, le meurtre et l'amour passent comme des gros titres à travers ces réminiscences vertigineuses. »

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