• La guerre, Monsieur, a si bien mis tout sens dessus dessous qu'un tirailleur nègre agonisait à nos portes ! Être Noir et soldat, croyez-moi, c'est être mal vu des Français et chassé par l'occupant. Mais Addi Bâ, si fier, si poli, a fait sensation au village ? surtout auprès des femmes. Les ennuis sont venus quand il a pris le maquis. Les Boches ont alors traqué sans relâche le fameux « terroriste noir ».

  • Ignacio Rodríguez Aponte, un Noir de La Havane, gagne sa vie en allant cueillir à l'aéroport les gringos pleins aux as et les Européens romantiques. Un jour, Ignacio récupère à sa descente d'avion un certain El Palenque, venu rôder sur les traces de sa propre histoire qu'il ignore. Natif de Guinée, ses racines maternelles sont ici. Tout a commencé un matin lointain des années cinquante, quand les « barbus » de Fidel Castro pourchassés par les troupes de Batista trouvent refuge sur le domaine agricole du grand-père Alfonso. Une amitié bourrue naît entre les deux hommes et le grand-père obtient, de la main de Castro, une lettre signée lui garantissant dans le futur paradis communiste la propriété privée de son domaine...C'est cette lettre qui vaudra tous les ennuis du monde à la jeune et belle Juliana, et aussi sa passion amoureuse pour un saxophoniste guinéen, beau garçon aux manières de brute. Tierno Monénembo nous entraîne dans une aventure foisonnante où le malheur se noie dans les rythmes de la salsa, les ondulations des corps et le rhum à flots. Un hymne aux origines africaines de Cuba.Né en Guinée en 1947, Tierno Monénembo a connu un vif succès avec Le Terroriste noir (2012). Il avait auparavant reçu le prix Renaudot pour Le Roi de Kahel (2008). Son oeuvre, comprenant une dizaine d'ouvrages, est une des plus importantes de la littérature africaine d'aujourd'hui.

  • En posant le pied en Afrique, Aimé Victor Olivier vient de réaliser un rêve d'enfant : conquérir la région hostile du Fouta-Djalon. L'ingénieur intrépide promet aux Peuls d'y construire une ligne de chemin de fer. C'est sans compter la méfiance de ce peuple fier et redoutable. Bravant tous les dangers, cet aventurier haut en couleur deviendra le favori du roi, et un héros de l'actuelle Guinée.

  • Peuls

    Tierno Monénembo

    'Sa-saye, vagabond! Comment, diable, es-tu monté de l'état de chien errant à celui de bâtisseur d'empires? Tes premières traces, tu les as laissées dans le Tékrour. Cet État rivalisa avec le Ghana, jusqu'à son occupation par le Mali au XIIIe siècle. Ton peuple de bohémiens connut alors le supplice du bâton et du fer. La délivrance ne viendra qu'au XVIe siècle. Un sauveur émergea de ta nuit. Son nom: Koly Tenguéla. En 1512, il se débarrassa du joug malien et se tailla un immense État. Ce redoutable empire des Dényankôbé, c'est le centre de ta mémoire, le pivot de ton remuant passé. Il durera jusqu'en 1776. Mais au moment où ce récit commence, tes pouilleux d'ancêtres vivaient à la merci des chefs sédentaires, sous l'effet de leurs propres chicanes. Les chicanes, vous ne connaissez que ça, bande de mauvais coucheurs! Vous vivez de chicanes et d'errances. C'était déjà ainsi, bien avant votre séjour dans le Hoggar, bien avant votre traversée du Fezzan, bien avant votre départ du pays mythique de Héli et Yôyo, au bord du Nil...' Tierno Monénembo raconte l'épopée des Peuls dans une langue somptueuse et familière. On songe à ces oeuvres comme le Mahahharata où c'est l'esprit d'un peuple qui renaît à travers les légendes, les événements historiques et les destins individuels.

  • Au Rwanda, Faustin Nsenghimana, né d'un père hutu et d'une mère tutsi, est l'aîné de quatre enfants. Son père, Théoneste, considéré comme l'idiot du village, lui a appris à voir clair : c'est-à-dire, à s'accommoder de tout. Il a treize ans lorsque des hommes entourent les collines de Nyamata et exhortent les gens à aiguiser les machettes et les couteaux. Ses parents sont massacrés, il prend la fuite, mène une vie errante et misérable pendant des mois. Et lorsqu'enfin il retrouve ses frères et sueurs, sa vie est de nouveau bouleversée... Usant de la fiction romanesque pour évoquer le génocide rwandais, Tierno Monénembo place ce personnage de jeune garçon, fuyard, orphelin, pensionnaire et prisonnier, au c'ur d'une tragédie qui secoua tout le continent africain.

  • Bled

    Tierno Monénembo

    Algérie, années 80. Une jeune femme court éperdument à travers la rocaille, son bébé dans les bras. Seule, sans protection, ses chances de survie sont minces, quand la population mâle à l'unisson se déchaîne contre « la pécheresse ». Il n'y a pas longtemps, elle vivait paisiblement avec Papa Hassan et Maman Asma. Tout cela est si loin. Chassée du village et de la tribu, Zoubida aura beau déployer une énergie surhumaine pour défendre sa vie et celle de son enfant, elle finira par tomber entre les griffes du terrible Mounir, en un lieu hors du temps qui paraît être tout à la fois prison, harem et lupanar. La violence, ici, est plus archaïque que politique, car elle jaillit des entrailles de la société. Et n'en est que plus inquiétante. Mais, avec l'énergie d'un romancier amoureux de la vie et de tous ses plaisirs, Tierno Monénembo nous offre le plus beau portrait qui soit : celui d'une jeune Algérienne dont l'intelligence et le courage, face à l'obscurantisme, rayonnent comme un soleil. Né en Guinée en 1947, Tierno Monénembo a connu un vif succès avec Le Terroriste noir (2012). Il a reçu le prix Renaudot pour Le Roi de Kahel (2008). Son oeuvre, comprenant une dizaine d'ouvrages, est l'une des plus importantes de la littérature africaine d'aujourd'hui.

  • Fils dun ministre déchu, un jeune Africain senfuit de chez lui, une ébauche de pays momentanément appelé Guien attendant confirmation. Le hasard le mène devant la consigne n°319 dune drôle de gare, dans une grande cité de la douce France. Comme bon nombre de métropoles européennes, Loug est une capitale africaine. Mais avec ces deux fleuves, sa presquîle de Perrache à la dérive, nest-elle pas le microcosme par excellence, ce monde en réduction doù lAfrique serait exclue, doù lAfrique sexclurait delle-même, réduite à ses rêves dauthenticité, de progrès, daffrontement et de réconciliation ? Étudiant en physiologie, livreur dappareils ménagers, militant don se sait trop quelle cause exotique, notre jeune intellectuel se voit chargé dalphabétiser les travailleurs immigrés. Ironie du savoir, Oncle Momo, Galant-Métro, Seyni Mboup et Cie nont pas besoin de ses leçons. Revers pédagogique, cest le militant scolaire qui se retrouve à rude école. Et nous voici conviés à une grande farce qui noublie pas le souvenir de Rabelais ni celui de Guignol : la farce de la politique, de lamour, des destins croisés, de la littérature

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