• Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue, Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie : moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la vie réelle, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude.

    « Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu'ils sont pour moi le souvenir de la paix dans coeur... Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m'habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le coeur du lecteur. »

    Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses OEuvres complètes au Japon.

  • Un grand roman d'une légende de la littérature, un classique du catalogue de Rivages. Jirô, jeune employé sans histoire, doit rejoindre à Osaka un de ses amis pour une promenade dans la campagne japonaise. Il en profite pour rendre visite à un parent de sa mère et se voit contraint de s'intéresser à des problèmes familiaux dont il espérait se détacher. Son ami n'est pas au rendez-vous : hospitalisé d'urgence, il doit annuler ses vacances. Ce contretemps révèle alors à Jirô les multiples drames qui sont habituellement cachés par la réalité quotidienne et les conventions. Avec une finesse psychologique hors du commun, Soseki sonde l'âme humaine et ses errances. 

  • Sôseki écrivit pour un journal le feuilleton de ses Petits contes de printemps au printemps 1909. Ces fragments de journal intime ont chacun une tonalité très différente, tantôt intime et familière, tantôt d'une drôlerie délicate, étrange, ou encore empreinte de nostalgie. Ils donnent à voir le temps qui passe, la douceur d'un soir de neige ou la beauté des flammes. Une façon de lire l'impermanence des choses.

  • On croit d'abord plonger avec délices dans l'intimité d'un couple sans histoires, assez bien résigné à sa paisible médiocrité et peu à peu, dans le cours de ces vies ordinaires, avec leurs méprises quotidiennes, leurs mouvements secrets et leurs élans de faible amplitude, Sôseki dessine un admirable portrait de couple. Mais les personnages de Sôseki ne passent guère les portes auxquelles ils peuvent timidement heurter : ils rêvent d'affirmer un individualisme qu'ils n'ont pas la force d'assumer et, pétris de remords, incapables de parler à ceux qu'ils aiment, ils s'abandonnent à une triste résignation que l'auteur sait mieux que quiconque dépeindre avec une profondeur et une sincérité magistrales.

  • "La société civilisée est un champ de bataille où l'on ne voit pas le sang couler. Vous devez vous préparer à faire face. Vous devez vous préparer à tomber. Ceux qui restent debout dans la rue de la vie avec pour seul but la réussite sont tous des escrocs."

    Rafales d'automne occupe une place à part dans l'oeuvre de Sôseki, par la portée subversive de son propos, l'audace de son jugement moral sur son époque, qui est aussi un jugement politique.
    Deux jeunes gens, amis très proches depuis leurs études à l'université, font leurs premiers pas dans le monde. L'un est un esthète à la vie brillante d'un fils de famille prospère. L'autre est un aspirant romancier à la santé fragile, qui tire le diable par la queue. Leurs chemins vont croiser celui d'un professeur rebelle et excentrique, chassé pour insoumission à l'autorité de tous ses postes en province et décidé à faire entendre sa voix à Tôkyô. Et le vent qui se lève, ces rafales coupantes de l'équinoxe d'automne, sera celui de la révolte du savant, de l'homme de bien, face à la nouvelle société soumise aux puissances de l'argent qui s'installe en ce début de vingtième siècle au Japon. Une révolte que Sôseki défend avec cette passion teintée d'ironie qui le caractérise.

  • Roman autobiographique : dans l'intimité du couple que forment Kenzô et sa femme, le quotidien scelle une entente faite de méprises et de malentendus.

  • Anglais Kusamakura

    Soseki Natsume

    A stunning new translation-the first in more than forty years-of a major novel by the father of modern Japanese fiction
    Natsume S?seki's Kusamakura follows its nameless young artist-narrator on a meandering walking tour of the mountains. At the inn at a hot spring resort, he has a series of mysterious encounters with Nami, the lovely young daughter of the establishment. Nami, or "beauty," is the center of this elegant novel, the still point around which the artist moves and the enigmatic subject of S?seki's word painting. In the author's words, Kusamakura is "a haiku-style novel, that lives through beauty." Written at a time when Japan was opening its doors to the rest of the world, Kusamakura turns inward, to the pristine mountain idyll and the taciturn lyricism of its courtship scenes, enshrining the essence of old Japan in a work of enchanting literary nostalgia.

  • Anglais Kokoro

    Soseki Natsume

    No collection of Japanese literature is complete without Natsume Soseki's Kokoro, his most famous novel and the last he complete before his death. Published here in the first new translation in more than fifty years, Kokoro--meaning "heart"-is the story of a subtle and poignant friendship between two unnamed characters, a young man and an enigmatic elder whom he calls "Sensei". Haunted by tragic secrets that have cast a long shadow over his life, Sensei slowly opens up to his young disciple, confessing indiscretions from his own student days that have left him reeling with guilt, and revealing, in the seemingly unbridgeable chasm between his moral anguish and his student's struggle to understand it, the profound cultural shift from one generation to the next that characterized Japan in the early twentieth century.

  • Certains livres, parfois, semblent portés par l'aile frémissante d'un oiseau. En voici un, né de la joie intense d'avoir échappé à la mort. En 1910, hospitalisé pour une grave maladie qui met ses jours en danger, Sôseki note au quotidien l'évolution de son état et ses réflexions. Choses dont je me souviens. Ce qu'il tente de retenir avec tant de hâte, malgré son extrême faiblesse, c'est bien sûr le miracle de la vie rendue, mais surtout la paix du coeur, la clarté pleine de grâce qu'a atteinte sa conscience libérée de la pression de la vie réelle par cette expérience si particulière de la maladie.Si je fais le compte des occasions où j'ai pu me dire au cours de ma vie qu'une chose m'avait rendu réellement heureux, réellement reconnaissant, réellement humble, je m'aperçois qu'elles sont infiniment rares. Mon souhait le plus cher est de conserver intacts dans le fond de mon coeur, le plus longtemps possible, ces sentiments privilégiés qui m'habitaient alors...Si ce texte, prose entremêlée de poèmes,a une tonalité unique dans l'oeuvre de Sôseki, c'est que l'écrivain en a fait la mémoire du bonheur.

  • Anglais Sanshiro

    Natsume Soseki

    One of Soseki's most beloved works of fiction, the novel depicts the 23-year-old Sanshiro leaving the sleepy countryside for the first time in his life to experience the constantly moving 'real world' of Tokyo, its women and university. In the subtle tension between our appreciation of Soseki's lively humour and our awareness of Sanshiro's doomed innocence, the novel comes to life. Sanshiro is also penetrating social and cultural commentary.

  • An NYRB Calssics Original
    A humble clerk and his loving wife scrape out a quiet existence on the margins of Tokyo. Resigned, following years of exile and misfortune, to the bitter consequences of having married without their families’ consent, and unable to have children of their own, Sōsuke and Oyone find the delicate equilibrium of their household upset by a new obligation to meet the educational expenses of Sōsuke’s brash younger brother. While an unlikely new friendship appears to offer a way out of this bind, it also soon threatens to dredge up a past that could once again force them to flee the capital. Desperate and torn, Sōsuke finally resolves to travel to a remote Zen mountain monastery to see if perhaps there, through meditation, he can find a way out of his predicament.
    This moving and deceptively simple story, a melancholy tale shot through with glimmers of joy, beauty, and gentle wit, is an understated masterpiece by one of Japan’s greatest writers. At the end of his life, Natsume Sōseki declared The Gate, originally published in 1910, to be his favorite among all his novels. This new translation captures the oblique grace of the original while correcting numerous errors and omissions that marred the first English version.

  • Botchan is a modern young man from the Tokyo metropolis, sent to the ultra-traditional Matsuyama district as a Maths teacher after his the death of his parents. Cynical, rebellious and immature, Botchan finds himself facing several tests, from the pupils - prone to playing tricks on their new, naive teacher; the staff - vain, immoral, and in danger of becoming a bad influence on Botchan; and from his own as-yet-unformed nature, as he finds his place in the world. One of the most popular novels in Japan where it is considered a classic of adolescence, as seminal as The Catcher in the Rye, Botchan is as funny, poignant and memorable as it was when first published, over 100 years ago.In J. Cohn's introduction to his colourful translation, he discusses Botchan's success, the book's clash between Western intellectualism and traditional Japanese values, and the importance of names and nicknames in the novel.

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