• Ces nouvelles présentent des personnages aux instants de leur vie où tout se joue, quand on ne se résout plus à être ce que l'on était, quand on prend le risque, peut-être fatal, d'un pas de côté.Autant d'expériences fortes dont on ne revient pas, ou plutôt si, mais au sens de l'expression commune : "Je n'en reviens pas", un étonnement, parfois une sidération qui marquent une seconde naissance, une vraie entrée dans le monde quand on n'était, avant, qu'en sa périphérie.Robert Alexis : «Ces nouvelles touchent du bout du doigt le prisme de mon être. J'aime tous ces textes, je les ai aimés, rêvés, écrits, je ne veux pour eux qu'un héritage digne : celui qui les efface tout en les complétant. Il n'est aucun auteur sans suivant.»

    Romancier et nouvelliste, Robert Alexis n'en finit pas de multiplier les figures d'une personnalité ambiguë, plurielle, autant de facettes qui empêchent de le catégoriser. Son oeuvre est l'exact reflet d'un renouvellement sans fin. La vie, a-t-il souvent dit, exige le mouvement permanent, le brassage de cartes et, pour les plus audacieux, l'exploration des coulisses. Il a choisi de n'écouter que vaguement ce qui se passait sur scène et de provoquerr des possibilités en pratiquant le scandale.

  • Une grande constante traverse le dernier numéro de l'année de la revue Nuit blanche : celle du voyage. En plus de toutes les nouveautés québécoises et internationales, voici le menu qu'elle nous propose. Premièrement un panorama de la littérature routière et vagabonde, de Okanagan de Sara Lazzaroni à L'Astronome dur à cuire de Jonathan Ruel en passant par Le Fil des kilomètres de Christian Guay-Poliquin. Ensuite une approche particulière de l'« indianité » à travers l'oeuvre de Louise Erdrich et Thomas King. Puis, un anniversaire : la maison d'édition L'Instant même fête ses 30 ans et se raconte à rebours. De nombreuses pages seront consacrées aux correspondances du clan Ferron. L'écrivain méconnu du XXe siècle mis à l'honneur sera le moderniste et voyageur Luc Durtain (1881-1959). La publication nous propose également de découvrir le poème inédit de Robert Yergeau Les Muses chauves ainsi qu'un portrait de l'écrivaine Gracia Couturier, entre théâtre, albums jeune public et romans.

  • Le numéro de l'été des Cahiers de lecture de L'Action nationale s'ouvre sur deux textes, l'un de Robert Laplante et l'autre de Richard Prieur, directeur de l'ANEL, portant sur les impacts de la pandémie sur la chaîne du livre québécois et l'importance, plus que jamais, de lire local. Dans ce numéro, les collaborateurs et collaboratrices se sont penchés sur les « Rêves et cauchemars des nations », en lisant les ouvrages de Gérard Bouchard et de Jacques Beauchemin, sur « Les lois d'exception », concernant l'anticommunisme d'après-guerre et Octobre 1970, et sur « Le droit de résister » , pour le français et pour la liberté d'expression. Cette édition aborde aussi le sort des Inuits, les transformations de l'agroalimentaire, le territoire et plonge dans les biographies de chercheurs particuliers avec entre autres des recensions de Lettres au frère Marie-Victorin. Correspondance sur la sexualité humaine de Marcelle Gauvreau, Je veux que les Inuits soient libres de nouveau de Taamusi Qumaq ou Splendeurs, misères et ressorts des régions de Marc-Urbain Proulx.

  • Les Cahiers de lecture se consacrent entièrement aux recensions des récents essais québécois. Pour le numéro d'automne, ce n'est pas moins de 28 ouvrages qui passent sous la loupe des collaborateurs à travers comptes rendus, analyses critiques, notes de lecture et points de vue. Deux thèmes regroupent plusieurs essais. Premièrement, l'éducation : Françoise Bouffière s'attaque à trois titres signés Normand Baillargeon (éditions Leméac et VLB éditeur) ainsi qu'à celui de Jean-Francois Roberge (Québec Amérique) sous la bannière de « la dure réinvention de l'école ». Deuxièmement, le Mouvement Desjardins, notamment à travers les récentes autobiographies de Monique F. Leroux et Claude Béland : une analyse de Jean-François Barbe. Impossible également de passer sous silence les publications importantes de Kuei, je te salue de Deni Ellis Béchard et Natasha Kanapé Fontaine (Écosociété) et de de deux réflexions sur l'islam moderne, celles de Sami Aoun (Athéna éditions) et d'Aziz Farès (XYZ).

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