• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À la lueur des torches, les Tahitiens montaient vers le vieux temple oublié dans la jungle de Moorea. Dans la vallée, battaient les tambours de fête et les vahinés dansaient sur les plages de sable noir. Au fond de la baie de Cook, le sloop tirait doucement sur ses ancres. Dans l'espoir fou de quelque orgie sous la lune, ils avaient suivi la lente procession. ... Et ils n'étaient jamais revenus. Comme bien d'autres avant eux... Pourquoi ? Existait-il encore, sur Terre, quelques-uns de ces grands initiés connaissant l'autre face de la vie ? Sachant jouer avec le temps ? Retrouver de lointains ancêtres dans d'effrayantes cérémonies ésotériques ? Fallait-il assister à ce sacrifice ? Mais était-ce réellement un sacrifice ou seulement un transfert ? Un supplice ou une naissance ? Toutes les religions parlent de l'au-delà, aucune ne croit en la survie. Seuls les grands initiés se souviennent que le monde n'a pas seulement trois dimensions, mais quatre !

  • Elle marchait seule dans la forêt, la tête pleine de souvenirs. C'était là qu'ils s'étaient aimés. L'herbe portait encore la trace de leurs corps emmêlés. Et elle comprenait mieux, maintenant, l'étrange frénésie avec laquelle il l'avait possédée, la violence désespérée de ses caresses. Parce que lui savait déjà. Que faisait-il en cet instant ? La regardait-il mourir ? Ou se battait-il contre Hadès, le dieu des enfers, celui par qui était venue cette malédiction ? Maintenant, le ciel était jaune et le soleil se cachait derrière d'étranges nuages couleur de soufre. Il n'y aurait plus d'amour sur Hyèra ? Plus jamais ? Là où sévissent les démons, existent aussi des dieux...

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  • Qui donc oserait maintenant croire que, pendant un siècle, l'humanité n'a survécu que... de ses propres enfants ? Exhumé de l'oubli officiel, ce drame fut soigneusement enseveli dans ces dossiers qu'il est interdit d'ouvrir, sous peine d'avoir honte d'être... humain !

  • Certes, il n'y avait pas d'enfant. Procréer était encore interdit... Mais après ce si long sommeil, des couples s'unissaient déjà. Oui, le projet Terra Nova, la plus fantastique expérience qu'ait jamais oser tenter la très vieille humanité, était en passe de réussir. Et cela, parce que les Volontaires savaient qu'ils devaient s'attendre à tout, au pire, à l'imprévisible, à l'impensable même... Et pourtant ! Pas un n'avait seulement imaginé ce qui lui arriverait réellement sur Therya, la planète froide...

  • Même la glace se met à fondre, c'était le pôle ici ! À l'extrême limite de la panique, l'homme vit l'eau glacée ruisseler sur la banquise nue. Lui, était le dernier à pouvoir encore s'échapper... Mais que ferait ce Déviant, beau comme un dieu, celui qu'on avait oublié d'assassiner ? Une erreur de l'Histoire... L'homme croisa le regard de la fille, qu'il venait inutilement de sauver, et décida de faire une folie. Une énorme folie !

  • Le minuscule stylet-laser en main, Matt eut une seconde d'hésitation. À croire que le tentacule allait se rétracter, se lover autour de lui et l'emporter au milieu de cet entrelacs de racines reptiliennes pour le digérer. - Je suis idiot..., se dit-il. Il mit l'appareil sous tension et le scalpel plongea en grésillant à l'intérieur même de la chose...

  • C'était un monstrueux secret. Elle, comme lui, en restaient pétrifiés. Ainsi donc, à quarante mètres sous la surface du Pacifique - enfouie dans les flancs de ce très vieux volcan - se trouvait l'origine de notre monde. Sa véritable origine. En pénétrant dans cette salle, creusée à même le roc, où l'eau pendant des millénaires avait sculpté d'étranges vasques, Elle et Lui se prirent par la main, pétrifiés. L'incroyable chose était là. Et dès lors l'histoire officielle de la Terre n'était plus qu'un fantastique mensonge... Ils en avaient la preuve.

  • Quel maléfice avait-il vidé de son équipage cette immense caverne de métal ? Depuis quand, l'hypernef maudite errait-elle sans fin aux confins des mondes connus ? L'homme s'arrêta : Regarde ! C'est encore là ! Sa compagne ouvrit des yeux effarés : sur le sol, les perles de lumière se rassemblaient maintenant en une étrange flaque opaline. Et l'épouvante déferla sur le Squalus.

  • - Pourquoi Terre ne répond-elle plus ? Sommes-nous trop loin ? - Non, Terre nous a oubliés. - Mais nous sommes toujours humains, n'est-ce pas ? - Plus que tu ne le crois maintenant. - Dis-moi... Est-ce que sur Achbaran, nous saurons enfin qu'est un arbre ? - Peut-être... et même aussi un nuage !

  • Projeté à 60 kilomètres seconde dans le vide absolu, l'extraordinaire vaisseau-cité, orgueil d'une humanité passée bien près du suicide collectif, parviendra-t-il à toucher Achbaran, la nouvelle Terre Promise ? La seconde génération à bord se demande avec angoisse qui sera encore là pour cette arrivée, que les concepteurs d'Univers-II avaient rêvée si grandiose. Après le temps de l'effroi, viendra-t-il enfin, ce temps des lumières tant espéré ?

  • Pétrifiés par ces deux êtres qui les dévisageaient de leurs yeux de glace, les deux spationautes s'étaient immobilisés. On dirait des vieillards... Voyons, c'est impossible ! On ne vieillit plus après la mort.

  • Elle s'appelait Bloowie Serena, mais on la surnommait la Mandragore. Elle avait tué. C'était une hydre, une goule assoiffée de sang, forte du culte qu'on lui vouait dans l'atmosphère surchauffée de Tobor. À trop tenter le destin, elle finit pourtant par signer sa perte. L'heure du supplice avait sonné, et ceux qui la haïssaient se risquaient enfin à sourire. Mais une créature comme la Mandragore pouvait-elle vraiment mourir ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pourquoi un tel secret ? Et aussi, pourquoi un tel massacre ? Tout le monde savait, depuis des générations, que la jungle de Tychar était aussi déserte qu'immense. Alors d'où sortaient-ils ? Ils n'étaient pas humains : ils avaient toutes les formes. Toutes ! Certaines créatures étaient belles comme des déesses antiques. Mais était-ce vraiment des... femmes ?

  • Non, cette abominable expérience n'aurait jamais dû être tentée et, d'ailleurs, les recherches avaient officiellement été interdites un siècle plus tôt. Alors, pourquoi cette malheureuse hypernef et son étrange équipage avaient-ils été catapultés face au soleil ? Pour s'y vaporiser en cas d'échec ? Craignait-on que ce cerveau, devenu monstrueux, se fasse aussi démoniaque ? Était-ce cela que les anciens nommaient : le Diable ? Oui, il aurait mieux valu que cette ultime expérience ait été un échec. Pour l'humanité future !

  • Ces êtres avaient une morphologie essentiellement différente de celle des Terriens : un long corps assez fluet, surmonté d'une protubérance absolument lisse à son sommet. Deux sortes de tentacules partaient du centre du corps, et se prolongeaient jusqu'au sol. Les créatures se mouvaient d'une démarche claudicante et malhabile, grâce à deux pseudopodes très élargis qui se déployaient en éventail à chacun de leurs pas. - Quelle horreur ! lâcha enfin Sturges.

  • Elle était belle. Si belle... Il l'avait aimée, et pourtant ne savait rien d'elle. Sinon que la nuit elle regardait les étoiles, même lorsqu'il faisait moins vingt degrés dans la forêt du Mackenzie. Mais de quel fantastique événement avait été témoin ce pilote de chasse dans le ciel arctique ? Et quelle était cette étrange lueur, qui sourdait parfois des profondeurs du lac aux Ours ? Pourquoi tuait-elle les plongeurs qui y cherchaient... quoi au fait ? Peut-être la même chose que voulait connaître cet homme abattu alors qu'il pompait les Mémoires d'une base avancée de l'O.T.A.N. Un homme ? Vraiment un homme ? Avec deux coeurs ? Était-ce parce qu'il avait été tué qu'elle était venue ? Celle dont les yeux regardaient les étoiles ?

  • Quand le sous-lieutenant Jean-Yves Lemeur apprend son affectation au poste de Yen Tho, dans le nord du Tonkin, il est encore plein d'illusions et ne comprend pas qu'autour de lui les visages se ferment. Un mois de poste, ce n'est pas la mort d'un homme. Et puis il y a tant de choses à faire : organiser des patrouilles, prendre contact avec les populations locales, les rallier... Dès qu'il arrive dans son nid d'aigle de Yen Tho, Lemeur découvre que tout ce qu'il croyait était faux, que rien de ce qu'il a appris à Goët ne lui servira à grand-chose. La garnison est découragée, les sous-officiers eux-mêmes ne croient plus à la guerre. Lemeur aura beau lutter, s'entêter, se mettre à dos tout le monde, organiser des patrouilles d'une audace folle, sillonner en tous sens la jungle dangereuse où grouille un ennemi invisible. Le seul résultat qu'il obtiendra sera de perdre ses meilleurs hommes, de voir s'amenuiser peu à peu la troupe déjà si mince qu'il commande. Alors, un jour, Lemeur fera comme les autres. Il se mettra lui aussi à ne plus penser qu'à une chose : DURER JUSQU'AU CONVOI, jusqu'au prochain convoi qui les sortira tous, il l'espère, de l'effroyable piège dans lequel ils sont enlisés. Mais là-bas, dans les profondeurs insondables de la jungle du Tonkin nord, le Viêt-minh veille...

  • Cette vieille pyramide inca attirait inexorablement l'HOMME en ses flancs gravés de bas-reliefs mystérieux Dominant sa peur, il continua à s'enfoncer dans le vaisseau de pierre conçu pour affronter le temps lui-même... Alors il eut l'étrange révélation. ELLE, celle qui n'avait pas de nom, était apparue, irréelle mais terriblement présente. Mais il n'avait pas voulu la croire. Alors elle lui avait fait revivre d'étranges événements passés et il avait compris, il avait ENFIN compris que la mort n'était qu'un passage et qu'au-delà commençait un réel toujours neuf. Mais un jour, au sommet d'une pyramide inca, avait eu lieu une fête rituelle. Alors tout avait changé. A cause de LUI. Et depuis, celle que l'on avait appelée HEYA était condamnée à revivre à l'infini la plus terrifiante épreuve qu'une femme ait à affronter... Soudain, en plein vingtième siècle, LUI avait de nouveau croisé sa route. Mais parviendrait-il cette fois à bouleverser un destin déjà écrit en lettres de sang et d'or ?

  • Tout aurait pu rester secret et cette abominable expérience se fondre dans l'ombre de l'oubli s'il n'y avait eu un crash en ce lieu oublié de Dieu et des hommes. Alors, confondus d'horreur, ils avaient découvert ce qu'ils n'auraient jamais dû voir... et n'avaient pas compris, tellement la vérité défiait l'imagination....

  • Ce que fut la débâcle de 40 pour l'aviation française a rarement été décrit en des pages aussi bouleversantes. Raids surprises de la Luftwaffe, pistes impraticables, avions cloués au sol par le manque d'essence, supériorité technique et numérique de l'ennemi, ce sont toutes ces tragédies que fait revivre Piet Legay, dont le nom est maintenant familier aux lecteurs de la collection FEU. Mais Piet Legay ne s'attarde pas à ces images de désolation et de défaite. Il nous emmène à Londres, avec le petit groupe de pilotes français qu'il a choisis pour héros. Il nous les montre, intégrés dans la R.A.F., participant aux terribles combats de la Bataille d'Angleterre, où, à un contre dix, nos pilotes retrouvèrent un moral de vainqueur. Pourtant la guerre, même héroïque, est avilissante. Piet Legay le démontre admirablement en nous décrivant l'évolution fatale d'un de ses personnages qui, de combattant, devient peu à peu un tueur. Ce roman, d'une remarquable précision documentaire et dont le rythme sans cesse croissant fait un chef-d'oeuvre du genre, est aussi une très profonde analyse de la psychologie du guerrier. LES ANGES AUX AILES ROUGES marquent une date.

  • Un ouragan de feu ! Le ponton qui amène la tourelle d'artillerie de l'escorteur Torgau commence à couler en pleine rade de Brest. Accident ou sabotage ? Peu importe : pour les trois commandos de l'opération Super-Flash tout reste à faire. Survivre. Le plus dur. Dès lors va débuter une tragique partie de cache-cache dans la lande bretonne entre la Gestapo, les résistants, les parachutistes et les avions du Special-Operations-Executive envoyés d'Angleterre. Une hallucinante partie d'échecs dont les ruses les plus diaboliques constituent l'unique règle. Der geistiger Krieg : la guerre des cerveaux... et le machiavélique S.S. Karl Schranz s'y connaissait en Kriegspiel...

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