• Comment peut-on jouir d'avoir mal ? La question du masochisme sexuel dévoilée à travers une enquête passionnante.
    C'est la rencontre avec un patient ressentant le besoin impérieux d'éprouver de la douleur pour pouvoir jouir qui a suscité chez Olivia Benhamou, psychologue clinicienne et sexologue, l'envie d'explorer ce sujet. Loin des clichés habituels, elle propose un éclairage inédit sur une forme de sexualité peu conventionnelle, mais qui remplit pour ses adeptes de multiples fonctions, allant de la recherche de sensations fortes à la recherche d'un laisser-aller total, en passant par la quête romantique d'une relation exclusive, une façon de rompre avec les contraintes du quotidien, ou encore une solution à certaines difficultés sexuelles.
    Écrit à la première personne, sous la forme d'une enquête psychologique et sexologique, ce texte offre une réflexion théorique, un tour d'horizon des représentations culturelles du masochisme et, surtout, les portraits de pratiquants qui se sont livrés à l'auteure sur leurs habitudes sexuelles et la place qu'elles occupent dans leur histoire individuelle. Cet essai passionnant prend le lecteur par la main, en retraçant le cheminement de pensée de l'auteur et ses découvertes, et répond aux questions que l'on peut se poser sur les enjeux psychiques du BDSM, à l'heure où ces pratiques semblent s'être démocratisées.

  • Aujourd'hui, en France, une grossesse sur trois n'est pas prévue ; parmi elles, une sur deux donne lieu à un avortement. Le nombre des interruptions volontaires de grossesse se révèle d'une étonnante stabilité : environ 215 000 par an. L'on pourrait croire qu'avec les améliorations apportées dernièrement par le texte de loi de Martine Aubry en 2001, qui rallongeait notamment le délai d'IVG de deux semaines, la question de l'avortement est enfin réglée. Or, il n'en est rien. Contre l'idée communément admise, la banalisation annoncée (et redoutée) de l'avortement n'a pas eu lieu. Le droit revendiqué par les femmes, dont il était question à l'origine de la lutte, bientôt acquis, s'est transformé en une tolérance, et la tolérance en faiblesse. Aujourd'hui, ce n'est plus la loi qui est remise en cause, mais sa pratique. Et lorsque la mise en oeuvre de la loi vacille, ce sont les femmes qui trinquent.
    Il existe désormais un écart entre la vision donnée par le texte juridique et sa mise en pratique sur le terrain. L'accès à l'avortement est de nos jours extrêmement difficile, les informations manquent, les mauvaises volontés font alliance avec des conditions d'accueil déplorables, les moyens attribués à l'activité d'IVG dans les hôpitaux se réduisent comme peau de chagrin, les médecins se détournent de la pratique, peu motivés par l'acte et sa rémunération. Les femmes d'aujourd'hui ont fort à faire lorsqu'elles décident d'avorter.
    Trente ans après le vote de la loi Veil en 1975, un état des lieux de la pratique de l'avortement s'imposait. L'auteur a recueilli les témoignages de celles qui ont décidé d'interrompre leur grossesse pour des raisons à chaque fois uniques et singulières afin de révéler la manière dont elles ont vécu l'acte médical et ce qu'il a changé à leur vie de femme. Elle a enquêté dans les plannings familiaux, dans les centres autonomes et les services hospitaliers où sont quotidiennement pratiqués des IVG ; elle a interrogé des médecins et leurs équipes sur cette question de santé publique qui souffre d'un abondon politique. Et dont l'avenir est plus qu'incertain : dans dix ans, qui fera encore des avortements ?

  • On leur demande de soigner vite, bien, avec les dernières techniques et les dernières molécules, mais au moindre coût ; on leur demande d'être nuit et jour, toute la semaine et le dimanche sur le pied de guerre, à l'hôpital ou dans leur cabinet de campagne ; on leur demande de surveiller leurs prescriptions, de se plier aux contrôles. On leur demande de répondre de leurs actes devant la justice et le risque zéro. On leur demande de penser désormais en gestionnaires. On leur demande de tout faire pour sauver les vies et on leur demande d'abréger les souffrances de cas désespérés. Ils n'ont pas le droit à l'erreur.
    Depuis quelques années, leur dévouement est malmené par un feu roulant d'attaques : le trou de la Sécu, ce serait de leur faute, tout comme l'ensemble des dysfonctionnements du système. On sait bien la portée de ces attaques sur les patients. Mais qui ose écrire leur effet démoralisateur sur toute une profession ? Faut-il vraiment crier haro sur les praticiens qui assistent, dans un profond désarroi, à l'agonie du système de santé ?
    La société, c'est-à-dire vous et moi, leur en demande toujours plus, en leur accordant de moins en moins de reconnaissance pour l'accomplissement de leur tâche. Nous conduisons lentement mais sûrement les médecins à un épuisement moral qui a déjà ses répercussions taboues : ils sont de plus en plus nombreux à craquer, chaque jour, sous le poids de la pression sociale, administrative, judiciaire et financière. Qui nous soignera si les médecins eux-mêmes sont malades ?
    Olivia Benhamou a enquêté sur la difficile condition de médecin en France. Elle a interrogé nombre de praticiens, du généraliste de campagne au réanimateur en néonatalogie, des responsables de soins palliatifs aux internes d'un service d'urgences. Elle confronte leurs témoignages au dossier de la santé publique et dresse ainsi un tableau alarmant de l'exercice de la médecine aujourd'hui.
    Olivia Benhamou est journaliste. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment Avorter aujourd'hui (Mille et une nuits, 2005) et Le Premier Homme de ma vie : onze femmes racontent leur père

  • Le premier homme de ma vie ? Mon père ! De cet homme, il faut pouvoir se délivrer. Non pas en le tuant, mais en lui attribuant sa juste place.
    Olivia Benhamou s'est entretenue avec onze femmes célèbres ou de père célèbre, qui ont pour points communs leur

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