• Formulaires

    Mohammed Dib

    Soleil derrière. Soleil devant. Des soleils. Soleils émergeant sans cesse du bleu de l'être. Ils réchauffent, ils brûlent, ils aveuglent, ils diluent le monde. Et reviennent sans cesse. Sans cesse et à seule fin de cacher une ombre, l'inlassable image allant de la noirceur à la blancheur clémente, de la ravir à la vue sitôt qu'elle commence à poindre. Elle ne peut pourtant m'apparaître que si je fixe, soutiens du regard et fixe encore pour l'immobiliser, toute cette lumière qui se refuse sans cesser d'être autour de moi, traçant un cercle de peur, d'ombre, de silence. La présence est là dans ce présent approché avec soin, car le sang peut jaillir comme les souvenirs. Une vie d'homme est en jeu.Né en Algérie, Mohammed Dib (1920-2003) est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l'auteur de La Grande Maison, Le Métier à tisser et Un été africain.

  • La grande maison

    Mohammed Dib

    "Omar avait fini par confondre Dar-Sbitar avec une prison. Mais qu'avait-il besoin d'aller chercher si loin ? La liberté n'était-elle pas dans chacun de ses actes ? Il refusait de recevoir de la main des voisins l'aumône d'un morceau de pain, il était libre. Il chantait s'il voulait, insultait telle femme qu'il détestait, il était libre. Il acceptait de porter le pain au four pour telle autre et il était libre."

  • L'incendie

    Mohammed Dib

    Dans les montagnes apparemment paisibles de la région de Tlemcen, l'incendie fait des ravages, dans les gourbis agricoles et dans le coeur des hommes. En vacances dans sa famille, le petit Omar, effaré, assiste à cet embrasement. Les fellahs s'insurgent, se révoltent et décrètent la grève pour protester contre leur condition misérable. Pour les colons, ils deviennent des « incendiaires » tout désignés. Les arrestations commencent...Né en Algérie, Mohammed Dib (1920-2003) a été instituteur, puis journaliste avant de se consacrer à sa carrière littéraire. Il a obtenu le Grand Prix de la Francophonie (1994). Ses ouvrages, dont La Grande Maison, Le Métier à tisser, Un été africain, sont disponibles en Points.« L'audace de Mohammed Dib, c'est d'avoir entrepris comme si tout était résolu, l'aventure du roman national de l'Algérie. »Louis Aragon

  • Affamé et malmené, le jeune Omar fait l'apprentissage de la vie dans un atelier de tisserands en Algérie. Faute de jouir d'une liberté absolue et de la lumière du soleil, il écoute les interminables discussions de ses collègues, toujours à l'affût de la moindre amélioration. Comme les siens, Omar souffre de sa condition misérable, mais peut-on vraiment lui interdire d'espérer ?Né en Algérie (1920-2003), Mohammed Dib a été instituteur, puis journaliste, avant de se consacrer à l'écriture de poèmes et de romans. Son également disponibles en Points : Cours sur la rive sauvage, La Grande Maisons, L'Incendie, Le Maître de chasse et Un été africain.« Cet homme d'un pays qui n'a rien à voir avec les arbres de ma fenêtre parle avec les mots de Villon et de Péguy ».Louis Aragon« Mohammed Dib n'élève pas la voix. Sa révolte n'en est pas moins profonde, sa sensibilité à l'humiliation et à la misère humaine demeurent constantes. »Le Monde

  • Iven Zohar est perdu. Radia, sa femme, l'attire et le fuit, dans un monde de lumières et d'ombres, peuplé de créatures menaçantes. Iven Zohar erre malgré lui dans ce monde inconnu, dont les métamorphoses sont aussi inquiétantes que le nouveau visage de son épouse. Radia n'est plus vraiment Radia. Une lueur de cruauté semble éclairer parfois son regard bienveillant. Mais comment lui résister ?Né en Algérie, Mohammed Dib (1920-2003) est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l'auteur de La Grande Maison, Le Métier à tisser et Un été africain, disponibles en Points.« Mohammed Dib est l'un des écrivains qui ont su, à partir de leur identité nationale, s'élever vers une certaine idée de l'universalité. »Louis Aragon

  • Un ete africain

    Mohammed Dib

    Lumière crue, chaleur écrasante, c'est en Algérie un été comme les autres. Quelques chuchotements nocturnes entre deux verres de thé à la menthe, la famille, les amis qui passent. Qu'entend-on pourtant derrière cette rumeur ? Le silence du secret et de l'inquiétude, l'écho des clandestins partis préparer une autre histoire pour leur pays et le pas de l'armée française.
    Né en Algérie (1920-2003), Mohammed Dib a été instituteur, puis journaliste, avant de se consacrer à l'écriture de poèmes et de romans. Son également disponibles en Points : Cours sur la rive sauvage, La Grande Maisons, L'Incendie, Le Maître de chasse et Le Métier à tisser.

  • Le maître de chasse

    Mohammed Dib

    Voici trois ans que l'Algérie a conquis son indépendance. Le préfet Waëd, idéaliste déterminé, entreprend de forger l'Algérie de ses rêves : un pays où règnent l'Ordre et le Progrès. Les fellahs et les maquisards, menés par le charismatique Madjar, nourrissent, eux, des rêves de partage et de fraternité. Au nom de la paix, Waëd va réprimer ces « agitateurs », dans une lutte démente et fratricide.Né en Algérie en 1920, Mohammed Dib a été instituteur puis journaliste avant de se consacrer à l'écriture de poèmes et de romans. Sont également disponibles en Points La Grande Maison, L'Incendie et Un été africain. Il est décédé en 2003.« Le romancier nous tient grâce à son écriture qui allie la légende, l'apologue et le roman d'action. »La Croix

  • Laëzza

    Mohammed Dib

    De l'Algérie à la France, la vie de Mohammed Dib, l'un des plus grands écrivains de langue française, fut plus qu'un simple exil : un parcours littéraire hors pair qui a marqué plusieurs générations de romanciers et de lecteurs autant par son exigence que par la haute liberté qui traverse son oeuvre. poète, romancier et conteur, Mohammed Dib a constamment renouvelé son écriture, puisant toujours à la source de sa terre natale pour exprimer le difficile rapport à l'autre, à l'étranger, à la double culture, et l'énigme de notre présence au monde. Dans son dernier ouvrage, Laëzza, il évoque aussi bien des passions qui ne peuvent s'inscrire dans le réel, qu'en émouvant contrepoint, sa propre enfance à Tlemcen, cette présence intacte qu'il nous transmet de manière aussi simple que lumineuse.

  • Simorgh

    Mohammed Dib

    Le Simorgh est cet oiseau mythique dont Avicenne, Attar ou Rumi ont célébré le mystère. Le Simorgh, c'est aussi ce puzzle littéraire où Dib mêle allégrement le conte, la nouvelle, l'essai et le journal pour aborder les thèmes qui traversent son oeuvre, la langue, l'étranger, la fascination du désert, le pouvoir du rêve et de l'imaginaire. Et Simorgh, s'il s'ouvre par un mythe né au Proche-Orient, se clôt par une autre image à l'aune de notre destinée, celle d'OEdipe à Colone, un vieil homme qui, après avoir subi tragédie et exil, rejoint apaisé la terre de ses ancêtres.

  • Dans une aube éternelle d'été nordique, perchée sur l'un ou l'autre des arbres de son jardin, la petite Lyyli Belle recrée le monde. Entre une mère européenne et un père maghrébin, que peut être la réalité ?
    Des sapins enneigés aux dunes infinies de sable, de la confrontation de deux traditions, de deux imaginaires, elle construit tout l'univers magique de l'enfance solitaire avec ses rites et ses secrets, et abolit à sa façon la souffrance et la séparation.
    Avec L'Infante maure, Mohammed Dib, le grand romancier et poète algérien dont l'oeuvre est traduite dans de nombreux pays, poursuit l'exploration des territoires de l'exil, lieu des mirages, de l'errance mais aussi de l'identité perdue.

  • L'arbre à dires

    Mohammed Dib

    L'arbre à dires, expression trouvée par une enfant pour désigner l'être humain, a trait à la question de l'identité. Le nom, la langue natale, le statut que l'on acquiert dans l'exil, celui de l'étranger ou de l'émigré, l'impossible retour, en sont les thèmes porteurs et récurrents. Quel que soit son destin, l'homme, cet « arbre à dires », garde toujours la liberté de disposer de soi, de s'inventer, de s'étonner lui-même et d'étonner le monde à chaque instant.
    Ni essai, ni reportage, ni roman, ni nouvelle, mais empruntant à tous, L'arbre à dires mêle le cheminement personnel et l'aventure romanesque et poétique. Mohammed Dib, Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française, Grand Prix de la Ville de Paris, questionne et livre ses réflexions, ses émerveillements aussi, avec une simplicité et une justesse d'observation qui obligent à un regard différent sur l'autre et qui sont un hymne à l'échange entre les cultures.

  • This book presents a contrastive linguistics study of Arabic and English for the dual purposes of improved language teaching and speech processing of Arabic via spectral analysis and neural networks. Contrastive linguistics is a field of linguistics which aims to compare the linguistic systems of two or more languages in order to ease the tasks of teaching, learning, and translation. The main focus of the present study is to treat the Arabic minimal syllable automatically to facilitate automatic speech processing in Arabic. It represents important reading for language learners and for linguists with an interest in Arabic and computational approaches.

  • Comme un bruit d'abeilles s'inscrit dans cette démarche toujours renouvelée et si personnelle. On pourrait dire que c'est un recueil de nouvelles, car nouvelles et contes il y a, mais toutes reliées par le fil du récit d'ouverture "Le Sourire de l'icône" qui scande les autres récits. Au coeur des villes ou dans leurs banlieues, au seuil du désert ou des cimes enneigées, c'est toujours la même confrontation à l'autre, peur, amour ou haine, culpabilité et pardon, qui se rejoue quels que soient sa culture, son histoire et son imaginaire.

  • Si Diable veut

    Mohammed Dib

    On dit : incha `Allah, si Dieu veut ; à la place, on devrait dire plus volontiers : incha `Iblis, si Diable veut. Et si Diable veut, Diable peut.
    Dans un village de l'Algérie profonde, deux vieux qui n'espèrent plus rien voient arriver leur jeune neveu qui a grandi au loin et choisit de revenir au pays. Ymran, l'enfant des banlieues parisiennes, ne comprend rien à cette société féodale, à ces étranges fiançailles qu'on lui impose. Mais il n'est pas seul à bouleverser la vie paisible du village ; des chiens ensauvagés ont attaqué et reviennent en force le jour de la fête du mouton, attirés par l'odeur du sang...
    Si Diable veut convoque à la fois le romancier et le poète, le témoin et le chercheur de vérité qu'est Mohammed Dib, Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française et Grand Prix de la Ville de Paris. Réalité d'une Algérie profondément traditionnelle et de l'impossible retour au pays, c'est aussi l'allégorie des êtres enclos dans leur destin et leur chant muet, en recherche d'identité et impuissants à lutter contre les forces du Mal.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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