• Octobre 1980 : Coluche annonce qu'il est candidat à la présidence de la République et lance son « appel historique ». Novembre 1980 : des comités de soutien se forment dans toute la France, de nombreux articles de presse paraissent, les professionnels de la politiques sont contraints de se prononcer sur la candidature, et plusieurs sondages le créditent de plus de 10 % d'intentions de vote. Les insultes pleuvent : Coluche est accusé de dégrader la fonction présidentielle et sa candidature est qualifi ée d'« injure aux Français » et de « honte pour la démocratie ». Alors que Coluche est un comédien-vedette et qu'il ne s'est jamais affi ché comme un homme politique, comment parvient-il à convaincre que sa candidature est sérieuse ? Pourquoi cette annonce suscite-t-elle autant de réactions de soutien et de rejet ? Et si le candidat Coluche avait été sur le point d'accomplir une révolution ?

  • Des billets d'humeur dans les matinales d'information aux sketchs dans les émissions de télévision, la circulation entre différentes scènes est un trait caractéristique du domaine de l'humour. En se déplaçant d'un espace à un autre, les humoristes font-ils·elles le même métier ? Dans quelle mesure le passage d'un dispositif à l'autre transforme-t-il les formes et les thématiques de l'humour ? En croisant des contributions de professionnel·le·s et de chercheur·se·s, ce numéro souhaite interroger les effets de cette circulation transmédiatique et intermédiale sur la profession d'humoriste et les productions humoristiques.

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