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  • Plus que toute autre ville au monde, la capitale reste associée de manière récurrente à l'amour et à la femme avec un grand F. On la chante «blonde, reine du monde», et elle continue de véhiculer toute une série de fantasmes dans l'imaginaire collectif : le Paris du libertinage dans les jardins du Palais-Royal ; du gai Paris de Pigalle, du Moulin-Rouge et des Folies Bergère, de la Parisienne - le modèle incontesté du chic -, de Marie-Chantal, de la mode et de la superficialité lascive... Comme si l'histoire et le destin des femmes de Paris devaient rester enfermés dans les stéréotypes les plus désuets, ne pouvaient se conjuguer qu'avec plaisir, douceur de vivre, légèreté.

    Sur près de 6 000 rues que compte la capitale, environ 200 consacrent un destin féminin, alors que les héros masculins sont au nombre de 4000. Où sont donc les Parisiennes qui ont inspiré les espaces publics de la capitale ? Non pas les «femmes publiques», objets sexuels chantés sur tous les tons, mais les femmes qui - à l'image des «hommes publics» aux commandes du politique -ont pris leur destin en main et ont inscrit leur nom dans ces lieux de mémoire collective.

    Parfois, il nous faut prendre un piolet de géologue pour parvenir à retrouver l'empreinte de ces femmes. Ces destins incroyables se trouvent la plupart du temps hors des sentiers battus, au fronton d'un passage, au croisement d'une rue... Il existe des noms qui racontent des chemins plus sinueux de la grande histoire, comme celui de Julie Bêcheur, marchande aux halles, qui sut émouvoir Marie-Antoinette tant son visage lui rappelait celui de sa mère. Julie dite «Rose de Mai», guillotinée sous la Terreur en raison de sa rencontre avec la reine. Petit passage caché d'un côté, grande artère rappelant un destin féminin ignoré par le plus grand nombre de l'autre ! Qui sait que le boulevard de Rochechouart, à la sonorité martiale et masculine, porte le nom d'une femme, et que c'est la seule grande artère de la capitale à rappeler un destin féminin ?

  • De la place Dalida à la rue Jeanne d'Arc en passant par le boulevard Rochechouard, Malka Marcovich nous propose une visite unique au coeur de la capitale!

  • Le succès du Dernier des justes d'André Schwarz-Bart n'est pas seulement un moment unique dans l'histoire éditoriale de notre pays, mais se situe à la convergence d'un ensemble de phénomènes sur lesquels il convient de revenir aujourd'hui. Retracer soixante-ans après le récit de ce succès, c'est à la fois témoigner d'une période révolue dans le monde littéraire et de l'édition, le situer dans le contexte politique et idéologique de l'époque, retrouver l'auteur dans toute son humanité, lui qui fut placé malgré lui dans un tourbillon médiatique qui le dépassait à bien des égards.
    Au-delà de la description factuelle des événements qui ont contribué au premier succès littéraire des éditions du Seuil, redonner corps aux acteurs de l'automne 1959 permet de faire émerger les contradictions inhérentes à cette période pivot de l'histoire du XXe siècle et comprendre les lignes de force identitaires et idéologiques, ainsi que les silences persistants dont nous sommes encore aujourd'hui les héritiers.

  • Le lieutenant-colonel Lucien Nachin, présenté comme un ami proche du général de Gaulle, fut un maillon de la Collaboration. Directeur du personnel de la société des autobus parisiens, ancêtre de la RATP, il s'est impliqué dans le transport en bus des juifs, des résistants et des communistes durant la Seconde Guerre mondiale. Sans doute protégé par de Gaulle, Lucien Nachin ne fut que provisoirement inquiété au moment de l'épuration, contrairement à nombre de ses collègues et supérieurs hiérarchiques.
    Cette découverte glaçante et inédite, 70 ans après la Libération, permet de lever le voile sur le rôle des bus dans la Solution finale en France. Ainsi, de nouvelles questions émergent autour des zones de silence qui perdurent tant sur cette période sombre de l'histoire de notre pays, que sur les mécanismes de l'épuration après la guerre.
    Cet oubli presque parfait a induit une succession d'événements familiaux tragiques et romanesques.
    Les deux auteurs, Jean-Marie Dubois, métis, et sa compagne juive Malka Marcovich, ont mené durant deux ans une recherche tambour battant dont ils livrent un récit haut en couleurs. S'appuyant sur des documents d'archives et sur les réactions de leur entourage, ils mettent en lumière les ambigüités persistantes de la Collaboration, dont leur génération, et sans doute celle de leurs enfants, portent encore le poids.
    Un récit choc et haletant, écrit après la révélation d'un secret bien enfoui concernant le grand-père maternel d'un des deux auteurs.

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