• Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par « le prêtre, le juge, le gouvernant ».Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.

  • Ierre Kropotkine (1842-1921), est l'un des trois théoriciens les plus connus de l'anarchisme avec Max Stirner et Michel Bakounine.
    Issu de la haute noblesse moscovite, il intègre l'armée à partir de 1857 et est affecté, comme officier des Cosaques, en Sibérie. À partir de 1867, il quitte l'armée pour faire des études de mathématiques et de géographie à l'université de Saint-Pétersbourg. Il publie plusieurs travaux sur l'Asie septentrionale et explore la péninsule scandinave. Dès 1872, il fait partie de la fédération jurassienne de la Première Internationale. Il repart à Saint-Pétersbourg où il mène une activité de militant clandestin. Il est emprisonné en 1874 et s'évade deux ans plus tard. Il se réfugie alors en Grande-Bretagne puis revient en Suisse, reprend son activité militante et publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde en 1879 le journal Le Révolté et est arrêté à nouveau en 1883 à la suite des grèves des soieries lyonnaises. Il est détenu à Lyon et amnistié en 1886, grâce à l'intervention, en particulier, de plusieurs personnalités dont Victor Hugo. Il s'installe alors en Angleterre et publie différents ouvrages de géographie et de politique. Son ouvrage L'entraide, un facteur d'évolution en fait un scientifique internationalement respecté. Il collabore notamment à la Géographie Universelle d'Élisée Reclus ainsi qu'à la Chambers Encyclopædia et à l'Encyclopædia Britannica. En 1916, la signature du « manifeste des 16 » lui vaut de la part de ses anciens amis le petit nom d'« anarchiste de gouvernement ». Il retourne en Russie en 1917 et refuse un poste de ministre, proposé par Aleksander Kerenski. Il prend une attitude critique vis-à-vis du pouvoir bolchévique notamment de la personnalité de Lénine et des méthodes autoritaires de la nouvelle URSS.
    Son enterrement constitue la dernière manifestation publique anarchiste en URSS, le 13 février 1921.
    Le thème central de ses nombreux travaux est l'abolition de toute forme de gouvernement en faveur d'une société qui puisse être exclusivement régie par les principes d'entraide et de coopération, sans avoir recours à des institutions étatiques. Cette société idéale (cf. communisme anarchiste ou anarcho-communisme) serait alors le dernier pas d'un processus révolutionnaire qui passerait avant par une phase de collectivisme (le collectivisme libertaire).
    En ce qui concerne L'esprit de Révolte, petit texte publié en 1881, Kropotkine développe une théorie de l'Histoire en rupture avec les thèses hégélienne et marxiste. En s'appuyant sur l'analyse de la Révolution française de 1789, il considère que les acteurs majeurs et décisifs de cet événement sont les « petites gens ». Ainsi, ce ne sont pas les élites bourgeoises et cultivées qui bouleversent le cours ordinaire des choses mais bien les gens du peuple, qui, par esprit de révolte, développe sans stratégie établie un activisme révolutionnaire qui conduit aux changements profonds. L'agitation préalable et nécessaire avant que les conditions de la révolution soient arrivées à maturité est initiée et entretenue par les grandes masses. Les années qui précédèrent 1789 virent une multiplication des pamphlets, libelles, brochures ou plus simplement encore, afin que tous comprennent, de dessins caricaturant les moeurs de la cour de Louis XVI, ceux-ci se révélèrent être des armes de propagande extrêmement efficaces qui « contaminèrent » la plus grande partie de la population, alimentant ainsi la colère sourde des gens maltraitées.
    En quelques pages, Kropotkine propose donc un manuel théorique de la révolution, de ses acteurs et des moyens nécessaires à son épanouissement.
    L'ensemble sera précédé d'une préface de Roger Dadoun, philosophe, professeur émérite de l'université de Paris VII, spécialiste des idées libertaires et anarchistes.

  • "L´Anarchie, sa philosophie, son idéal" est un superbe texte de Kropotkine. En moins de quarante pages, Kropotkine nous dépeint une histoire de l´humanité vue et revue à travers les prismes des mécanismes d´exploitation qui permirent aux élites d´affaiblir, de contrôler et de manipuler les masses afin qu´ils exaucent leurs désirs de puissance et de possession. Alors, le prince russe jette les bases d´une philosophie, qui fait plus que tout expliquer : il redonne l´espoir. Aux Editions de Londres, nous allons même jusqu´à prétendre que l´Internet a redonné à l´Anarchie une nouvelle jeunesse.

  • "On ne peut pas améliorer les prisons" de Kropotkine sont un texte polémique, humain, bouleversant par son actualité. Oui, si depuis Kropotkine, nous nous sommes enfin débarrassés de la peine de mort, les prisons restent les oubliettes de la société. Les Editions de Londres ont mis en parallèle le texte de Kropotkine avec un rapport récent sur les prisons françaises, plein de chiffres et de détails, et avec une seule conclusion : consternant ! Mais, nom de Dieu, cessons d´oublier les criminels ! Si nous constituons une société, alors notre responsabilité collective ne s´arrête pas à la condamnation par un tribunal de justice.

  • "La Loi et l´Autorité" de Kropotkine est un texte politique écrit en 1892. C´est une nouvelle tentative du prince anarchiste pour renverser l´ordre établi. Cette fois-ci, il démonte l´histoire de la société à travers l´étude de la Loi qu´il identifie au mécanisme de justification et de perpétuation de l´exploitation des plus « sans scrupules » sur les plus innocents. Il faut le télécharger et le lire pour comprendre le monde contemporain et désapprendre tout ce que l´on nous a appris.

  • Dans les quatre textes que nous regroupons ici (L'État, son rôle historique, L'Organisation de la vindicte appelée Justice, La Loi et l'Autorité et Les Droits politiques), Pierre Kropotkine entreprend une critique sans appel de l'État et de ses institutions. Dissipant l'illusion selon laquelle les hommes auraient librement consenti à s'en remettre à un pouvoir supérieur, seul moyen pour eux de se préserver d'une inévitable guerre de tous contre tous, l'auteur dénonce la structure étatique comme une organisation sociale fondée dans son essence même sur la domination. Substituant au principe fédératif de la libre initiative et de la libre entente, qui a prévalu pendant des siècles, le principe de la soumission à l'autorité, l'État centralise aux mains d'une minorité richesses et pouvoirs. Dès lors, la loi et les institutions qui la protègent - police, tribunaux, prisons -, prétendant garantir le droit des individus et les protéger de leurs semblables, se révèlent n'être que les instruments par lesquels le pouvoir conserve ses privilèges et maintient son autorité. L'égalité sociale, en ce sens, et l'émancipation des classes dominées ne sauront passer par l'appareil étatique, quelles que soient la forme de son gouvernement et l'idéologie au pouvoir. Ce n'est au contraire qu'en se libérant de l'État, en démantelant cette centralisation hiérarchisée et en renouant avec l'esprit communaliste et libertaire d'auto-organisation et de libre fédération que les hommes parviendront à réaliser une révolution sociale authentique.

  • Essai de Pierre Kropotkine publié en 1892, « La conquête du pain » est la compilation d'une série d'articles publiés principalement dans « Le Révolté » et « La Révolte ». Bien que le fruit d'une compilation, « La conquête du pain » est un ouvrage homogène qui offre au lecteur l'une des meilleures représentations de la pensée anarcho-communiste de Kropotkine.

  • Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par « le prêtre, le juge, le gouvernant ».Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.

  • Un recueil de deux textes du grand théoricien de l'anarchie. Entre lyrisme et précision scientifique une belle introduction à l'humanisme anarchiste.

  • Dans ce livre, Pierre Kropotkine analyse les principales critiques que l'histoire à pu faire au communisme et y apporte une réponse, celle du communisme libertaire.

  • Pierre Kropotkine se penche dans cet essai sur les conditions nécessaires au déclenchement d'une révolution et analyse le processus de l'étincelle qui met le feu aux poudres.

  • Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par « le prêtre, le juge, le gouvernant ».Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.

  • Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par « le prêtre, le juge, le gouvernant ».Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.

  • Ierre Kropotkine (1842-1921), est l'un des trois théoriciens les plus connus de l'anarchisme avec Max Stirner et Michel Bakounine.
    Issu de la haute noblesse moscovite, il intègre l'armée à partir de 1857 et est affecté, comme officier des Cosaques, en Sibérie. À partir de 1867, il quitte l'armée pour faire des études de mathématiques et de géographie à l'université de Saint-Pétersbourg. Il publie plusieurs travaux sur l'Asie septentrionale et explore la péninsule scandinave. Dès 1872, il fait partie de la fédération jurassienne de la Première Internationale. Il repart à Saint-Pétersbourg où il mène une activité de militant clandestin. Il est emprisonné en 1874 et s'évade deux ans plus tard. Il se réfugie alors en Grande-Bretagne puis revient en Suisse, reprend son activité militante et publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde en 1879 le journal Le Révolté et est arrêté à nouveau en 1883 à la suite des grèves des soieries lyonnaises. Il est détenu à Lyon et amnistié en 1886, grâce à l'intervention, en particulier, de plusieurs personnalités dont Victor Hugo. Il s'installe alors en Angleterre et publie différents ouvrages de géographie et de politique. Son ouvrage L'entraide, un facteur d'évolution en fait un scientifique internationalement respecté. Il collabore notamment à la Géographie Universelle d'Élisée Reclus ainsi qu'à la Chambers Encyclopædia et à l'Encyclopædia Britannica. En 1916, la signature du « manifeste des 16 » lui vaut de la part de ses anciens amis le petit nom d'« anarchiste de gouvernement ». Il retourne en Russie en 1917 et refuse un poste de ministre, proposé par Aleksander Kerenski. Il prend une attitude critique vis-à-vis du pouvoir bolchévique notamment de la personnalité de Lénine et des méthodes autoritaires de la nouvelle URSS.
    Son enterrement constitue la dernière manifestation publique anarchiste en URSS, le 13 février 1921.
    Le thème central de ses nombreux travaux est l'abolition de toute forme de gouvernement en faveur d'une société qui puisse être exclusivement régie par les principes d'entraide et de coopération, sans avoir recours à des institutions étatiques. Cette société idéale (cf. communisme anarchiste ou anarcho-communisme) serait alors le dernier pas d'un processus révolutionnaire qui passerait avant par une phase de collectivisme (le collectivisme libertaire).
    En ce qui concerne L'esprit de Révolte, petit texte publié en 1881, Kropotkine développe une théorie de l'Histoire en rupture avec les thèses hégélienne et marxiste. En s'appuyant sur l'analyse de la Révolution française de 1789, il considère que les acteurs majeurs et décisifs de cet événement sont les « petites gens ». Ainsi, ce ne sont pas les élites bourgeoises et cultivées qui bouleversent le cours ordinaire des choses mais bien les gens du peuple, qui, par esprit de révolte, développe sans stratégie établie un activisme révolutionnaire qui conduit aux changements profonds. L'agitation préalable et nécessaire avant que les conditions de la révolution soient arrivées à maturité est initiée et entretenue par les grandes masses. Les années qui précédèrent 1789 virent une multiplication des pamphlets, libelles, brochures ou plus simplement encore, afin que tous comprennent, de dessins caricaturant les moeurs de la cour de Louis XVI, ceux-ci se révélèrent être des armes de propagande extrêmement efficaces qui « contaminèrent » la plus grande partie de la population, alimentant ainsi la colère sourde des gens maltraitées.
    En quelques pages, Kropotkine propose donc un manuel théorique de la révolution, de ses acteurs et des moyens nécessaires à son épanouissement.
    L'ensemble sera précédé d'une préface de Roger Dadoun, philosophe, professeur émérite de l'université de Paris VII, spécialiste des idées libertaires et anarchistes.

  • Ce volume contient les oeuvres de Kropotkine CONTENU DE CE VOLUME : Paroles d'un révolté 1885 La Conquête du pain 1892 La Grande Révolution 1909 L'Anarchie dans l'évolution socialiste 1887 On ne peut pas améliorer les prisons 1887 La Morale anarchiste 1889 L'Effet des persécutions 1895 Un temps d'arrêt 1895 Les Petits Expédients 1895 Les Expédients économiques 1895 Coopération et socialisme 1895 Le Congrès ouvrier de 1896 1895 L'Anarchie, sa philosophie, son idéal 1896 L'Organisation de la Vindicte appelée Justice 1901 Communisme et anarchie 1903 L'État, son rôle historique 1906 La Guerre 1912 La révolution sera-t-elle collectiviste ? 1913 Le Principe anarchiste 1913 L'Action anarchiste dans la révolution 1914 La Fédération comme moyen d'union 1918

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