• Grisélidis courtisane

    Jean-Luc Hennig

    Grisélidis, courtisane constitue le seul témoignage informé et documenté sur cette écrivain prostituée : un portrait vivant sous forme d'entretiens.
    On goûte avec joie le don de l'intervieweur Jean-Luc Hennig qui, sans tabou ni idée préconçue et grâce à la familiarité troublante qu'il entretient avec la personne interrogée, libère le témoignage de toutes inhibitions.
    De ce point de vue, le livre parle aussi d'une autre époque, d'une autre façon de recueillir des paroles censurées ou inaudibles. Une sorte de « journalisme du désir » qui surprend aujourd'hui par son audace.
    Outre les trois entretiens aussi truculents que dérangeants de Grisélidis en courtisane, figure en fin d'ouvrage le premier état de son «carnet noir» de prostitution, qui fit l'objet en 2005 d'un petit opus de la collection Minimales, Carnet de bal d'une courtisane. Prostituée à Genève, Grisélidis Réal a tenu un répertoire de 1977 à 1995. Elle consignait dans ce petit carnet noir en moleskine et par ordre alphabétique les prénoms de ses clients, agrémentés de leurs us, coutumes et petites manies ainsi que du prix de la passe.
    Un document exceptionnel à ne pas mettre entre toutes les mains.
    Enfin, la postface imaginée par Jean-Luc Hennig pour cette réédition se clôt d'une manière magistrale et émouvante par la reproduction de la lettre lue à l'occasion de la cérémonie de transfert du corps de la défunte au Cimetière des Rois de Genève, où elle repose désormais entre Borges et Calvin.

  • «  Il n'est pas inutile d'interroger le désir que nous pouvons avoir à caresser une poire, à déshabiller un bulbe de fenouil, à peler une orange à vif ou à mordre dans le cul d'un artichaut... » En curieux de toutes choses, en amoureux de l'érotisme et des jardins, Jean-Luc Hennig explore à travers 66 monographies l'imaginaire de ces végétaux comestibles. Il rappelle à quel point les fleurs, les fruits et les légumes ont un langage, qui nous parle de nos goûts et dégoûts les plus secrets. Ainsi, de l'abricot à la truffe, en passant par le cornichon, le navet, l'olive, le persil, le raisin ou la tomate, cet ouvrage nous entraîne dans une promenade érudite et libertine qui met en évidence le potentiel érotique insoupçonné de nos fruits et légumes. Cet essai, qui peut se lire comme un véritable traité philosophique du jardin, est une réflexion audacieuse et stimulante sur la sensation et la volupté.

    Édition revue et corrigée par l'auteur

  • Brève histoire des fesses

    Jean-Luc Hennig

    • Zulma
    • 5 November 2009

    On ne parle pas assez des fesses. On les calomnie. On les humilie. Et pour finir on les oublie. C'est une partie de notre anatomie, dit-on, qui n'a aucune disposition naturelle à être mise en avant. À défaut de les mépriser, on les traite par la gaudriole. Ce sont les femmes qui en font les frais, la plupart du temps, parce qu'elles en jouent. Et les homosexuels, parce qu'ils en usent.
    Les autres, apparemment, s'en passent. Cette Brève histoire des fesses prouve qu'il n'en est rien. Car les fesses sont l'une des choses du monde les plus méconnues - et les plus incompréhensibles. Jean-Luc Hennig en aborde les principaux aspects, à travers le cinéma, la littérature, la peinture, la médecine légale ou la publicité. La démarche est instructive et divertissante.
    C'est, en quelque sorte, une leçon de choses. " Après Brève histoire des fesses, de Jean-Luc Hennig, on ne s'assied plus jamais comme avant. " André Rollin, Le Canard enchaîné. D'une érudition sans faille, d'une curiosité extrême, Jean-Luc Hennig est presque toujours où on ne l'attend pas. Avec son humour pince-sans-rire, il est capable de trouver de l'érotisme dans les fruits et légumes et de la beauté dans la poussière. À l'affût des sujets qui fâchent, surprennent, instruisent ou divertissent, il explore l'univers des voyeurs, des garçons de passe ou de la morgue, s'intéresse aussi bien à la vie du poète Martial qu'à celle de la courtisane Grisélidis. Il n'a pas été pour rien agrégé de grammaire et journaliste à Libération. Chroniqueur redouté à la radio (il n'y est pas resté), ce natif de la Charité-sur-Loire a désormais établi ses quartiers à Évian pour se consacrer à sa passion d'écrire.

  • Erotique du vin

    Jean-Luc Hennig

    • Zulma
    • 30 September 1999

    Il s'agit d'un livre sur l'imaginaire du vin. L'imaginaire érotique, précisément. On y voit l'engrossement par la lumière de la pulpe humide du raisin, le curieux trajet du vin dans le corps, la façon dont certains en usent avec la bouteille comme avec une fille, s'attardant sur sa cuisse, son nombril ou son bouquet sui generis avant de la trousser et lui casser le cou. On y évoque enfin la nature libertine du vin, qui non seulement agite les esprits animaux, mais transforme parfois le buveur à son insu, lui faisant changer de genre à défaut de sexe, ce qu'il découvre apparemment avec une grande satisfaction.
    « Appuyé sur une documentation impressionnante, l'auteur cite des anecdotes, chansons et poèmes à la gloire du vin, composés depuis vingt siècles et davantage. On trouvera un beau portrait de Saint-Amant et nombre d'histoires plaisantes qui vous donneront soif. Santé! » Jean Soublin, Le Monde.

  • La bisexualité masculine se situe moins aux confins de l'homosexualité que dans les trous de la vie.
    Dans ces rares moments où on échappe à soi-même, où on échappe à tout. virtuose de la fugue, le bisexuel en connaît un bout sur la façon de tromper la compagnie. il passe le sexe des garçons en contrebande. comme verlaine, il est toujours entre les garçons et les filles, le serment et le parjure, le pair et l'impair, le ciel et la flaque. c'est son ombre sur terre qu'on voit. c'est le passe-muraille de marcel aymé.
    C'est outis (personne), nom que se donne ulysse pour abuser polyphème. le bisexuel vit à la pliure des choses. il ne s'absente pas, il se déplace. son jeu, d'ailleurs, n'est pas tant de se masquer que de masquer le jeu lui-même. en quoi la bisexualité est une érotique et une esthétique. j. -l. h.

  • Il y a un art de porter le fourreau.
    De marcher, de jouer de ses bras, de rire aux éclats, de se cambrer furieusement en arrière, d'attendre, de s'adosser contre un mur, de regarder au loin, de regarder de biais, de ne regarder personne, de paraître préoccupée ou hautaine, énigmatique ou distraite. Il y a mille femmes dans un fourreau. Mille ombres de femme. La robe doit se plier, s'adapter à une infinité de sentiments confus qui leur passent par la tête.
    La robe-fourreau raconte toutes les ruses, les stratagèmes, les tours et détours des femmes pour amorcer le désir. L'expression se modifie, les pensées changent. La robe n'est plus tout à fait la même. Ce n'est que la trace d'une femme. Plus que nue parce que saisie au vol, la Femme en fourreau a le charme des choses envolées. Elle a quelque chose à la fois d'immuable et de pressant. Elle ne mise pas sur la durée, ne veut pas être aimée dans la durée, elle ne vit que de son apparition.
    Ne vise qu'à éblouir. C'est l'histoire de cet éblouissement que j'ai voulu raconter.

  • Mes rendez-vous

    Jean-Luc Hennig

    • Pauvert
    • 2 March 2005

    Ces chroniques ont paru il y a presque vingt ans dans le journal Gai Pied Hebdo, autour de la rubrique des petites annonces. La petite annonce est un espace naturellement producteur de fantasmes, pour celui qui l'écrit autant que pour celui qui la lit. Leur lecture (comme celle de Sade) implique une ascèse. La fureur, l'émoi, passent par les mots, pas par la chair. Un futur classique de la littérature « gay ».

  • Sperme noir

    Jean-Luc Hennig

    • Pauvert
    • 22 February 2006

    La plupart des articles réunis ici ont paru dans les années 70. Et parlent de sexe. Mais doeune façon extrêmement différente de celle dont on en parle aujourdoehui. Ils parlent donc avant tout doeune autre époque, doeune autre parole, doeun autre journalisme. Quoeon pourrait appeler un journalisme du désir. Un journalisme à rebours, paradoxal, plein de défi, utopiste certainement. Qui appartenait à une époque, une brève époque de loeHistoire, une Fronde de loeesprit (et des corps) sans laquelle il noeaurait tout simplement pas pu exister.


    Du sexe ? Entre autres. Mais le sexe, à cette époque, noeétait pas compartimenté, enrégimenté, embastillé dans ses chimères. Joeaurais tendance à dire que coeétait un sexe illimité. Difficile, aujourdoehui. Oui, difficile. Alors, tant pis. Changeons doeépoque. Et venons-en à ces textes qui parlent plus particulièrement de loehomosexualité, du sadomasochisme, de la pédérastie. Et plus généralement de la nuit, de la clandestinité, de la voyouterie, de la violence des hommes entre eux et de loeillumination parfois.

    J.-L. H.


  • «Comment débusquer celui qui se cache derrière ses phrases, derrière ses traces et qui fait des siennes? Comment l'attraper tant soit peu et lui régler son compte? Qui est-il, que cherche-t-il? Comment le démasquer à travers ce "vaste collage autobiographique", comme disait l'éditeur de Comme des baies de genévrier de Walt Whitman? Voilà ce que je me propose de faire aujourd'hui. En confrontant ce portrait à l'image qui m'en était rendue, celle que la doxa a imprimée dans ses bouches d'ombre multiples. Le portrait officiel, les images qui filent, le démon de l'ouï-dire comme disait Rabelais : traître (surtout traître), voyou, pédé, faussaire, provocateur, langue de vipère, pornographe, pestiféré, etc. La constellation du crime. Qu'on pourrait résumer sous les deux figures du voyou et du voyeur.»

  • Violette, agave, chrysanthème, cornuelle, mûre sauvage, oeillet, gratte-cul, safran, topinambour fenouil, bien d'autres encore composent ce petit bouquet de choses exquises, choisies pour leur raffinement, mais aussi pour leur côté bizarre, parfois même barbare, qui surprend toujours le goût français, si rétif à tout ce qui lui est étranger.
    Connaît-on le branle du topinambour ? l'obscénité d'une petite touffe de sarriette ? la tristesse de l'orgasme mâle de l'agave ? l'efféminement du safran ? la bacchanale du fenouil ? la troublante noirceur de l'oeillet ? le rite des noces du coco ? Telles sont, sur le mode fouriériste, les secrètes attractions passionnelles de quelques plantes rares, et surtout friandes, ainsi que les fastes de leur imaginaire érotique.

  • " la morgue, c'est la ville en dessous.
    le boulevard du fait divers. l'administration de ses violences, de ses suicides et de ses suspicions. mort métropolitaine, mort défigurée. les morgues, c'est tout ça. de paris à new york, d'instituts médico-légaux en dépositoires hospitaliers, c'est la même ténacité du cadavre. colorié et silencieux. entre les cars de police, les sirènes et les gyrophares, la pompe violette et les outils des garçons d'autopsie.
    " jean-luc hennig saisit sur le vif ce territoire imaginaire à force d'entretiens minutieux, d'extraits d'archives, de reportages in situ et de portraits bouleversants, savoureux ou glaçants. autrement dit, en matérialiste déjanté et sensualiste non moins raffiné, il nous restitue les décors, gestuelles, rituels, trafics, odeurs, rêveries, phobies, folies qui hantent ces travailleurs de l'au-delà.

  • « Il n'y a aucune souffrance dans le baiser : il y a un bonheur qui tourne sur lui-même. » Jean-Luc Hennig écrit sur l'amour. Un Amour Ottoman est un précipité de toutes ses histoires d'amour.

    « Ceci est le récit de la première correspondance que j'ai reçue dans ma vie. J'avais 13 ans, il en avait 16. Je l'appellerai A. C'était en 1958. Ce n'était pas mon premier grand amour. Le premier, je l'ai eu à l'âge de 9 ans. Il s'appelait A. aussi, mais il n'y a pas eu de mots. Sinon très récemment. Des mots déplaisants (désagréables). Sur un passé que je fus le seul apparemment à vivre (connaître), ou qu'il a renié comme tant d'autres l'ont fait, ou qu'il a tout simplement oublié. » J.-L. H.

  • Martial

    Jean-Luc Hennig

    • Fayard
    • 26 March 2003

    Quoi de neuf à la fin du Ier siècle à Rome ? Martial.
    Curieux : un poète auquel personne ne croyait, sauf lui. Dont personne d'ailleurs n'a parlé à l'époque, sauf Pline. Et qui, miraculeusement, a traversé les siècles. Parce qu'il était obscène (lascivus) et que les moines copistes raffolaient de ce genre de chose ? Pas seulement. Pourquoi ce poète mineur, venu d'Espagne (près de Calatayud, en Aragon), en 64, à vingt-quatre ans, est-il devenu un mythe, un peu comme Pétrone et son Satiricon ? Voilà le mystère.
    D'abord, l'épigramme latine lui doit tout. Il est le plus grand épigrammatiste romain, et l'épigramme est un genre très moderne. Le goût de la vacherie, de l'exécution en trois mots, comme Truman Capote, on adore ça. Martial est aussi le chroniqueur de Rome (son « publiciste », pourrait-on dire). Le bruit infernal, les lumières de la Ville, le luxe des grandes domus (sur l'Aventin ou le Janicule), les caves sordides des prostituées (fornices), les tripots clandestins (popinae).
    Le Prince ? Un tyran. Il s'appelle Domitien. A régné quinze ans (81-96). Les quinze ans (grosso modo) où Martial a publié. Et publié des épigrammes. Très dangereux, tout ça. Comment faire, sinon en flattant ? La flatterie, pour Martial, est une ruse. Sa prudentia à lui. Des gens comme Tacite ou Pline le Jeune, des professeurs de morale, feront toute leur carrière politique sous Domitien, mais ne diront rien.
    Dans cette société de rapaces, Martial fait servir ses courtes poésies (environ 1500) à ses nécessités personnelles : flatter, complimenter, demander, râler, rire, se venger, etc. Bref, il fait de la poésie (comme disait Lautréamont) une « vérité pratique ». Il pose aussi des questions très actuelles : comment peut-on être bisexuel, s'arranger des pueri (quinze, seize ans) et des puellae ? Peut-il y avoir une écriture du plaisir ? Un bon écrivain est-il un écrivain mort ?
    Martial restera trente-quatre ans à Rome. Puis rentrera en Espagne, après l'assassinat de Domitien. Presque un exil. Il mourra d'ennui. Etait trop lié à la Ville, à son temps, à l'oreille de Rome. Avec on ne sait quoi de mélancolique qui est, paraît-il, le propre du tempérament espagnol. Et on ne sait quoi de libertin qui le fait ressembler au Neveu de Rameau.
    Décidément, un auteur d'aujourd'hui.

    Jean-Luc Hennig est romancier et essayiste. Il a récemment publié chez Fayard Beauté de la poussière (2001).

  • Cet essai se présente comme une enquête, avec la même méthode patiente et objective qu'une enquête policière, sur ce qui reste aujourd'hui encore un mystère indéchiffrable : la nature et la forme de « l'extrême amitié » qu'ont connue entre 1557 et 1563 Montaigne et La Boétie, et ses conséquences sur l'oeuvre elle-même de Montaigne :« Pour cela, je suis parti d'un préalable ou d'une hypothèse hardie, que personne jusqu'ici n'avait envisagée : l'homosexualité ou simplement «l'homosexualisme» (comme disait Remy de Gourmont, pour parler d'un lien unique de cette nature dans une vie) de La Boétie, pourtant marié depuis quelques années avec Marguerite de Carle, veuve beaucoup plus âgée que lui (de 10 ou 15 ans), femme riche et cultivée avec laquelle il entretenait des rapports complices. On ne s'est d'ailleurs pas plus intéressé aux liens entre La Boétie et Marguerite de Carle qu'on n'a vraiment compris, je crois, les ressorts d'une liaison si intime, si bouleversante, si «singulière» entre Montaigne et La Boétie. » (Jean-Luc Hennig)Cette enquête se présente comme un parcours chronologique et propose donc une relecture minutieuse de l'oeuvre de La Boétie (son Discours de la servitude volontaire, ses traductions du grec, ses poésies françaises et latines) et par une étude précise de quelques notions clés chez Montaigne comme le nom, le secret, la mort, la folie ou le corps. Pour enfin donner une résolution sinon définitive, du moins vraisemblable de cette énigme sur laquelle on bute encore depuis plus de quatre siècles.

  • Voici un livre invraisemblable, rézultat d'un pari un peu fou qu'a relevé Jean-Luc Hennig en se pozant cette étrange question : Quelle est l'âme du Z ? Et ce dernier d'accomplir alors l'exploit de trouver une infinité d'affinités de sons (zizique, zéphir), de couleurs (azur, zinzolin) et de parfums (zarzuela, zan) entre tous ces mots où domine la lettre Z, mots beaucoup plus nombreux, omniprézents et surprenants qu'on ne pourrait une seconde l'imaginer.
    Comme le magicien faizant surgir de son chapeau, en un mouvement qui semble sans fin, une kyrielle de foulards, lapins et autres chozes bien réelles mais zinattendues, l'écrivain, en un exercice de style (certes arbitraire et subjectif), révèle toute la nature cachée, complexe et foizonnante de cette dernière lettre de l'alphabet qui aurait pu tout aussi bien être la première, ou n'avoir jamais zexisté, comme le zéro.
    On voit bien grâce au zoo que c'est la lettre bien vivante d'un bestiaire animé de multiples zintentions, grâce à Zorro que c'est une lettre rebelle et ambiguë, à la fois signe et masque, ou grâce à Zazie qu'elle est drôle pour nos zygomatiques. Enfin c'est une lettre qui se mérite, comme l'a bien prouvé en 1998 Mlle Zoé Zylberstein en épousant M. Zyrel Zadig afin de partager avec lui la dernière place du bottin new-yorkais !
    Venez donc zieuter le Z avec zèle et Zulma pour un zeugma tout à fait zen.


    Par l'auteur d'Érotique du vin et Brève histoire des fesses...

  • Dassoucy et les garçons

    Jean-Luc Hennig

    • Fayard
    • 23 February 2011

    Après sa magistrale biographie de Martial (Fayard, 2003), l'essayiste Jean-Luc Hennig s'est consacré pendant près de sept ans à la vie de ce libertin burlesque, sur lequel il n'existait jusque-là pratiquement pas d'étude sérieuse, et à son siècle, bien moins " classique " et beaucoup plus baroque qu'on ne l'a dit.

  • Beaute de la poussiere

    Jean-Luc Hennig

    • Fayard
    • 3 October 2001

    A la manière de bachelard, un traité sur l'imaginaire de la poussière, ces atomes de temps matérialisé dont est né l'homme (« poussières d'étoiles »), vers quoi il retournera, et qu'il convient de réhabiliter à notre époque d'hygiénisme, de purification et de transparence à tout crin.
    Par l'auteur éminemment non conformiste de brève histoire des fesses, du voyeur, de la femme-fourreau et de l'apologie du plagiat.
    Romancier, essayiste, notamment auteur de lettre ouverte aux suisses, mon beau légionnaire, le voyeur, brève histoire des fesses, et, récemment, dans la collection « l'infini »dirigée par philippe sollers, la femme-fourreau et apologie du plagiat.

  • Cap frehel

    Jean-Luc Hennig

    • Fayard
    • 2 February 2005

    Monter un bordel à Fréhel, dans les Côtes du Nord ! Un bordel pour dames, monté par Diane en 1957, avec l'aide de son amant Victor et de sa bonne, Junon. Les choses pourtant devaient mal tourner à cause de Dora, la fille de Diane, une môme de vingt ans, affranchie et sans scrupules, qui là mit le feu aux poudres.

  • Mon beau legionnaire

    Jean-Luc Hennig

    • Fayard
    • 22 February 2006

    En 1960 et quelques, le village doeAuteuil, comme on loeappelle, a beaucoup changé depuis loeépoque où Molière, Racine et la Champmeslé y vécurent, ou même les frères Goncourt. On y voit surtout évoluer le Comité des Veuves et Martyres de la rue Ribéra, Stella la serveuse du Pam-Pam, le chanoine Cercueil et ses vicaires, le boucher Chrysostome et le Vampire des Acacias.
    Ce roman est une histoire doeamour entre Très-Vieille-Olga (soixante-treize ans) et son beau légionnaire, histoire qui tourne mal et qui la pousse dans le ravin. Coeest aussi loehistoire doeun garçon de treize ans, Simplicius, et de son ami le légionnaire, qui ne restera pas longtemps son ami, car loeamitié ne dure guère plus que la passion. Mais coeest surtout une histoire de vieilles dames en tuniques qui fondent une ligue de vertu pour le « réarmement moral » qui en a tant besoin, et qui discutent accessoirement de la très grande vieillesse, de la peau qui flanche, de loeattrait des hommes et des fleurs de jardin.


    Mais ces Veuves sont des folles qui ont de loeappétit, caquettent méchamment et redeviennent de monstrueuses petites filles que les mots enchantent et les mensonges étourdissent. La cruauté, pour elles, est une manière de poésie.

  • Comment, par quels détours, par quelles ruses du langage, a-t-on décrit cette forme d'attraction qui ne se dit pas (ou disait pas), cette effusion sentimentale et charnelle qui résume l'amitié entre hommes ?

    Quelles sont toutes les fictions qu'on a inventées pour définir ce qui était à l'écart des normes sociales et religieuses ? Comment finalement définir l'écart ?

    Voilà ce à quoi tente de répondre ce lexique, qui va d'Abominations jusqu'à Volupté.

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