• Un enjeu d'actualité décrypté par un expert de la religion musulmane
    Le débat identitaire au Québec n'est pas clos avec le dépôt du rapport de la commission Bouchard/Taylor sur les accommodements raisonnables. Loin de là ! Il se poursuit. Sauf qu'à la différence de 2007, ce ne sont plus les Québécois d'origine qui expriment leurs frustrations.
    Désormais, les membres des communautés ethniques vivant sur le territoire québécois, les Néo-québécois, revendiquent le droit de vivre leurs identités propres sans être intimidés par une certaine frange de la classe politique ou des médias.
    Dans cet essai, l'auteur, Docteur en théologie, expose la manière dont les nouveaux arrivants perçoivent et abordent la question de l'identité québécoise.
    EXTRAIT
    J'aime le Québec d'un amour charnel.
    J'y vis depuis plus d'un quart de siècle.
    J'y suis venu à la fin des années 80, initialement pour y effectuer des études, puis travailler et
    y fonder une famille. Je n'ai jamais eu à regretter cette décision.
    Au fil des années, j'ai roulé ma bosse de par le monde. Je crois que le Québec est la meilleure terre d'accueil pour un immigrant. On y trouve une population hospitalière, un système politique d'une stabilité à toute épreuve, d'excellentes écoles et d'Universités, un système de santé qui fait l'envie du monde, des institutions qui ne discriminent pas en fonction des ethnies, etc. Bref, la nation dont tout immigrant de bonne foi rêve. Et je pèse mes mots. Je n'ai pas dit un État parfait. La perfection n'est pas de ce monde.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean Fils-Aimé détient un doctorat en Théologie de l'Université de Montréal (2003). Il est spécialiste des questions de foi et de culture en modernité. Il détient aussi une Maîtrise en histoire médiévale de l'Université de McGill (1997) et une Maîtrise en Public Management avec spécialisation en Management international de l'Ecole Nationale d'Administration Publique de l'Université de Québec (2012). Il vit au Québec depuis plus de 25 ans. Après avoir enseigné pendant plus de 15 ans, il travaille comme consultant en gestion d'entreprise.

  • Loubaye Dantor. Quelle idée de porter un nom aussi stupide !
    Entre les jokes à l'école et les explications sur mes origines haïtiennes, j'ai l'impression d'être un alien. Mes parents auraient vraiment pu trouver mieux. C'est bien simple, je déteste ce prénom. Je supporte encore moins tout ce qu'il représente. Il me condamne à ne jamais
    m'éloigner de mes racines, alors que je suis
    avant tout Québécois. Je refuse d'être enfermé dans une culture, dont j'ignore presque tout. C'est un pays associé à la misère et aux catastrophes naturelles. Mais si cette île avait bien plus à m'offrir ?

empty