• La science n'est pas fille du seul étonnement, du désir de savoir, elle naît aussi de la volonté des puissants. La lumière de la raison a sa face cachée, sombre et violente : le Chiffre ne serait rien sans le Songe. Les machines qui nous servent à faire et à défaire notre monde dérivent de la soif de conquête, du désir de pouvoir sur les hommes et les choses, de l'orgueil et de la déraison. Pas de progrès dans le savoir qui ne soit lié à la volonté d'un prince. Pas de révolution scientifique qui ne trouve ses racines dans une institution chargée par un souverain de développer la connaissance. La grande révolution scientifique, issue du doute épistémologique introduit par la découverte de l'Amérique, a transformé selon ce processus notre vue du monde figée depuis quinze cents ans.
    C'est cette dialectique du savoir et du pouvoir que retrace ici Jacques Blamont, physicien, astronome, inspirateur de la politique spatiale française. Plus qu'une présentation des théories scientifiques, des génies et des sans-grade qui ont fait le savoir moderne, ce livre est une généalogie de l'âme humaine, une vaste fresque, lumineuse et terrible. Et si la science, par-delà le bien et le mal, était l'un des ressorts de l'histoire ?

  • La révolution de l'information a changé notre perception et notre façon d'être au monde. Nos façons de consommer, de travailler, en ont été radicalement transformées, comme le tissu industriel dans son entier. Des pans entiers de notre activité, jusque-là chasse-gardée des États, sont devenus l'objet de la concurrence enragée de grandes entreprises privées.
    La loi de Moore impose son tempo aux progrès technologiques dont la vitesse est devenue si grande qu'ils sont presque impossibles à suivre. Nous voilà entourés d'objets, dont nous ignorons tout. Nous pouvons difficilement imaginer quels seront nos objets quotidiens dans deux ans, pour ne rien dire de ceux qu'auront en main les générations suivantes. Pour ne rien arranger, ces objets et outils sont issus de logiques à court terme, qui menacent souvent notre libre arbitre et notre intimité. Comment, dans ces conditions, reprendre la main ?
    Comment retourner, à l'avantage de tous, la puissance des réseaux ? Il faut faire le pari de l'intelligence collective : le Web est ce que les utilisateurs en font. Les processus collaboratifs, les logiciels libres, la mise en commun des savoirs et des savoir-faire, le regroupement des communautés de hackers, tout cela peut être mis au service du bien commun. L'auteur propose ici une solution concrète, argumentée, déjà testée dans le domaine de l'espace, pour répondre à des défis tels que l'urgence climatique.
    Il fallait, pour embrasser un tel sujet avec la hauteur de vue nécessaire, et la compréhension des mécanismes techniques indispensable, la personnalité hors du commun de Jacques Blamont.

  • " Si l'affrontement des peuples riches et des peuples pauvres, comme celui de Caïn et d'Abel, remonte à la nuit des temps, il prend de nos jours un caractère plus destructeur avec la création du village global par la technologie.
    Le progrès stupéfiant des moyens de communication dans les trente dernières années permet la formation de réseaux multiples, nouvelle arme des plus démunis, qui portent leur combat dans la cybersphère et acquièrent ainsi une puissance formidable. A leurs attaques, les pays nantis ne fournissent qu'une riposte militaire, dans le dépérissement universel de la pensée politique et l'obsolescence grandissante des structures de sécurité collective.
    Trois menaces pèsent sur le XXIe siècle les conflits armés, dans la perspective inévitable d'un recours aux armes de destruction massive, l'expansion d'épidémies, favorisée par la mondialisation, et l'épuisement des ressources naturelles, consécutif à la surpopulation et au pillage de la Terre. Tout ne conspire-t-il pas pour produire une déflagration comme le monde n'en a jamais connu ? " J. B.

  • Le gaspillage croissant et incontrôlé des ressources naturelles doit amener une crise mondiale au milieu du XXIème siècle, caractérisée par des pénuries et des conflits universels. Tel est le constat de nombreuses Académies des Sciences, et que présente à son tour avec beaucoup de force la dernière encyclique papale, analysée dans les premiers chapitres de ce livre. Le recours aux pouvoirs spirituels paraît le seul moyen d'éviter la catastrophe, en contraste avec les échecs prévisibles de la science, de la technique ou de la politique. Parmi eux, l'Eglise catholique peut déclencher un changement de paradigme vers l'adoption de la frugalité et l'abandon du consumérisme. Mais l'action nécessaire dépasse largement le verbe et l'encyclique n'est qu'un premier pas, important mais encore peu significatif. Il est proposé à l'Eglise une mobilisation de ses moyens et de ses fidèles, qui pourrait débuter par un concile oecuménique chargé d'établir les bases théoriques d'un nouveau comportement mondial, et ferait ensuite appel aux multitudes par l'emploi massif des réseaux sociaux et des modes modernes de communication.

  • À partir de l'étrange sodium crépusculaire, le livre entraîne le lecteur vers des opérations scientifiques de plus en plus complexes ; à mesure que les progrès techniques du XXe siècle pénètrent les sciences de l'univers pour y apporter une révélation radicale.
    Observation d'éclipse au centre africain de nulle part, premiers tirs français , c'est-à-dire européens, de fusées-sondes sur la base secrète d'Hammaguir où les scientifiques apprennent à travailler avec les militaires, création d'une grande agence spatiale, où l'auteur joue un rôle moteur, ballons lâchés à l'île de Kerguelen, main tendue à l'Inde, collaboration exotique avec l'Union soviétique équilibrant une étroite amitié avec Nasa, missions multiples sur les planètes, ces étapes amènent peu à peu l'auteur à s'interroger sur l'inquiétant 21eme siècle.
    L'espace, sa passion, ne doit-il pas sa naissance au crime hitlérien ? Et cet exemple symbolique ne doit-il pas nous faire examiner de façon nouvelle les fondements éthiques de la technologie, alors qu »elle nourrit la destruction du monde par notre société narcissique et boulimiques ? Y a-t-il des recours ?
    Un parcours commencé par l'enthousiasme et qui s'achève dans l'angoisse.

  • La science n'est pas fille du seul étonnement, du désir de savoir ; elle naît aussi de la volonté des puissants.
    La lumière de la raison a sa face cachée, sombre et violente ; le Chiffre ne serait rien sans le Songe. Les fusées que nous dardons vers le ciel héritent des armes forgées à la fin de la Seconde Guerre mondiale et de toutes celles qui, depuis l'Antiquité, les ont précédées. Les machines qui nous servent à faire et à défaire notre monde dérivent de la soif de conquête, du désir de pouvoir sur les hommes et les choses, de l'orgueil et de la déraison.
    Pas de progrès dans le savoir qui ne soit lié à la volonté d'un Prince. Pas de révolution scientifique qui ne trouve ses racines dans une Institution chargée par un souverain de développer la connaissance. C'est cette histoire du savoir et du pouvoir, des origines aux découvertes fondatrices de la modernité, que retrace ici Jacques Blamont, physicien, astronome, homme de savoir, inspirateur de la politique spatiale française.
    Plus qu'une présentation des théories scientifiques, des génies et des sans grade qui ont fait le savoir moderne, ce livre est une généalogie de l'âme humaine, une vaste fresque, lumineuse et terrible. Et si la science, par-delà le bien et le mal, était l'un des ressorts de l'histoire ?

  • À bord du vaisseau spatial appelé Éternité, deux cerveaux humains sous forme de fichiers et une petite fille douée de facultés cognitives, se dirigent vers le système stellaire et planétaire Alpha du Centaure. Le fichier homme, le fichier femme et l'enfant ont quitté le système solaire après une vingtaine d'années et s'enfoncent dans l'espace interstellaire - sous leur forme virtuelle encore, mais déjà formidable. Ils triomphent, ils ont, comme Prométhée, acquis l'immortalité par la science. Ils s'évadent !

  • Voici l'histoire des marranes, juifs portugais et espagnols convertis au catholicisme, qui s'installèrent au XVIIe siècle à Toulouse.
    Jusqu'à la condamnation au bûcher de six femmes et douze hommes parmi eux. A travers leur saga familiale, c'est le climat politique et spirituel des provinces au siècle de Louis XIV qui est ainsi reconstitué.
    En persécutant les marranes, la France s'est-elle privée d'une chance de grandeur et de puissance ?
    " Le refus de l'économie marchande, l'incapacité de construire un système bancaire et plus généralement capitaliste, le repli sur soi, voilà des défauts de la France ; la passion des offices, la pusillanimité, l'amour du despotisme, voilà des défauts des Français ".

  • Ce livre est l'histoire de l'exploration de Vénus : une aventure scientifique exceptionnelle, un regard inédit porté sur de nouveaux conquérants, des personnages hauts en couleur, bref, un récit captivant qui tient constamment le lecteur en haleine. Jacques Blamont, professeur à l'université de Paris VI, membre de l'Académie des sciences, associé étranger de l'Académie nationale des États-Unis, a introduit la science spatiale en France comme directeur scientifique et technique du Centre national d'études spatiales, pendant les dix premières années d'existence de cette agence.

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