• Cette Histoire naturelle des animaux sauvages n'est autre qu'un volume extrait de la monumentale Histoire naturelle, collection encyclopédique dirigée et largement écrite par Buffon, publiée entre 1749 et 1804.

    Dans ces pages, Buffon décrit les comportements et les caractères des quadrupèdes sauvages d'Europe, et se montre un précurseur du darwinisme par l'attention qu'il accorde à l'anatomie comparative. « L'intérieur, dans les êtres vivants, est le fond du dessin de la nature. » Le cerf, le lapin, l'écureuil, le rat... Autant de portraits d'animaux qui, sous la plume de l'auteur du Discours sur le style, n'en apparaissent que plus proches de nous et attachants.

  • Le douzième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière, daté de 1764, traite à nouveau d'une série de quadrupèdes exotiques divers, du zèbre au porc-épic, en passant par toutes les sortes de gazelles et d'autres espèces moins connues du public, voire totalement nouvelles, tels l'« urson » ou le « tendrac ». Comme dans les tomes précédents, Buffon expose l'« histoire » de chaque animal, se livrant à l'occasion à des réflexions générales, tandis que Daubenton se charge de la description anatomique et du catalogue des objets correspondants conservés au Cabinet royal. Le volume s'ouvre sur la « Première Vue de la Nature », texte curieux, morceau de bravoure littéraire, peut-être destiné à satisfaire un public non savant un peu lassé des monographies zoologiques. Buffon y déploie son style le plus brillant pour brosser un tableau général de l'univers, laissant le lecteur libre d'interpréter sa pensée dans un sens providentialiste, tout en réaffirmant sans concession ses principales idées sur la nature et sur la science.

  • Dans le onzième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière, paru en 1764, Buffon et Daubenton poursuivent leur passage en revue des quadrupèdes exotiques et traitent notamment de plusieurs espèces particulièrement remarquables par leur morphologie, leur comportement et leur rapport avec l'homme : l'éléphant, le rhinocéros, le chameau, le dromadaire et le buffle. Ces animaux offrent à Buffon de nombreuses occasions de montrer son génie littéraire, par exemple dans sa pittoresque évocation des déserts d'Arabie. Mais il n'en renonce pas pour autant à son objectif scientifique et philosophique, et aux innombrables données de détail, se mêlent de nouvelles réflexions générales sur la nature de l'intelligence animale ou la possibilité de variation des espèces vivantes.

  • Le treizième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière, le dixième de la série consacrée aux quadrupèdes, paraît en 1765. Comme le précédent, il s'ouvre par un remarquable texte de synthèse, la seconde « Vue de la Nature », dans laquelle Buffon récapitule dans un style brillant quelques-unes de ses principales idées scientifiques, notamment sur les notions d'espèce et d'équilibre de la nature, tout en introduisant quelques innovations audacieuses, par exemple au sujet de l'origine des affinités chimiques.

    Le reste du volume, abondamment illustré, traite d'espèces animales diverses, principalement exotiques, souvent mal connues au XVIIIe siècle (girafe, lama), voire totalement nouvelles, au point que Buffon se voit contraint d'introduire plusieurs néologismes pour les nommer, comme le « tarsier », le « coquallin » ou l'« ocelot ». Le tome se termine par un long chapitre sur des animaux aquatiques (phoques, lamantins...), qui forment selon Buffon une sorte de lien entre les quadrupèdes et les cétacés, démentant les classifications arbitraires des systématiciens.

  • En 1766, paraît le quatorzième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière, le onzième et avant-dernier de la série consacrée aux quadrupèdes. Buffon et Daubenton y traitent des singes de l'Ancien Monde, dont ils proposent une nouvelle classification et dont ils décrivent plusieurs espèces inédites ou encore mal connues, comme le « douc » ou le « talapoin ». L'ensemble est, comme toujours, richement illustré.

    Mais ce volume contient aussi deux chapitres généraux qui comptent parmi les plus importants de l'Histoire naturelle : la « Nomenclature des singes » et « De la dégénération des animaux ». Buffon y approfondit plusieurs des thèmes capitaux qu'il développe depuis 1749, notamment la question de la différence entre l'homme et l'animal, la définition de l'espèce, l'ordre du vivant et l'aptitude de l'esprit humain à le connaître. Sans renier ses premières idées, il tend à reconnaître aux êtres vivants une plus grande capacité à se transformer au fil des générations et ouvre la voie à une vision historique de la nature.

  • 186 pages illustrées de nombreux dessins en couleurs in et hors texte - 1er plat illustré d'un dessin en couleurs. Bon état Couv. convenable Intérieur frais In-4 Carré Relié.

  • Le cinquième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière est consacré à la suite des animaux domestiques. Quatre nouvelles espèces y sont traitées : la brebis, la chèvre, le cochon et le chien. À nouveau Buffon y déploie tout son génie littéraire, brossant un portrait de chaque animal digne des Fables La Fontaine. Mais au delà de ces morceaux de bravoures, il approfondit sa réflexion sur des questions scientifiques et philosophiques fondamentales, comme la place de l'homme dans la nature, les insuffisances des classifications des naturalistes ou la légitimité du recours aux causes finales. Daubenton, quant à lui, poursuit infatigablement son travail de description.

  • Avec le sixième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière (1756), s'achève la série des quadrupèdes domestiques : le chat, le plus indocile d'entre eux, « domestique infidèle », forme la transition, en quelque sorte, avec la série suivante, celle des animaux sauvages de France. Buffon, fidèle aux principes énoncés dans le Premier Discours de 1749, commence par traiter des espèces les plus utiles à l'homme, c'est-à-dire, du point de vue d'un grand seigneur du xviiie siècle, les animaux que l'on chasse. Cinq d'entre eux figurent dans ce volume : le cerf, le daim, le chevreuil, le lièvre et le lapin. Chacun offre l'occasion à l'écrivain de séduire un large public par la qualité du style, et au savant et philosophe d'élever l'esprit de la collection de faits aux réflexions générales sur la nature. L'exactitude des descriptions de Daubenton et la richesse de l'illustration témoignent de leur côté du double dessein de l'entreprise, l'agrément et l'instruction.

  • Le septième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière (1758), poursuit la description des animaux sauvages de France, et conformément au plan annoncé, Buffon et Daubenton s'intéressent ici à des espèces qui ont de moins en moins d'intérêt pour l'homme. Une grande partie du volume est ainsi consacrée à la série des " animaux carnassiers ", dont une dizaine d'espèces sont traitées (notamment le loup et le renard). Le plan de l'ouvrage devient ensuite plus difficile à cerner, et à la fin de ce tome, comme dans le suivant, Buffon va aborder des espèces sans ordre particulier, en commençant par divers rongeurs (l'écureuil, le rat, etc.).
    Comme les volumes précédents, celui-ci vise à la fois à la précision des données, à la qualité du style et à la recherche des vues générales. À cet égard, le texte introductif, " Les animaux carnassiers ", offre à Buffon l'occasion de revenir sur d'importantes questions scientifiques et philosophiques, comme celle des fonctions cérébrales, et de poursuivre son dialogue avec Rousseau sur le rapport entre la nature humaine et la société.

  • Les oeuvres complètes de Buffon se confondent pratiquement avec sa monumentale entreprise, l'Histoire naturelle, dont les trente-six volumes parurent de 1749 à 1789. Cet ouvrage, souvent réédité jusqu'à la fin du xixe siècle, ne l'a plus été depuis lors. Nous proposons donc ici pour la première fois l'intégralité de ce texte sous une forme qui corresponde aux critères actuels de l'édition scientifique. Dans ce second volume, Buffon présente son audacieuse théorie de la génération des animaux, qui rompt avec les conceptions préformationnistes alors dominantes, et forge les notions de « moule intérieur » et de « molécule organique ». Dans une seconde partie, il entame l'Histoire naturelle de l'Homme, dont il tente de définir la nature et dont il explore les âges de la vie.

  • Les oeuvres complètes de Buffon se confondent pratiquement avec sa monumentale entreprise, l'Histoire naturelle, dont les trente-six volumes parurent de 1749 à 1789. Cet ouvrage, souvent réédité jusqu'à la fin du XIXe siècle, ne l'a plus été depuis lors. Nous proposons donc ici pour la première fois l'intégralité de ce texte sous une forme qui corresponde aux critères actuels de l'é dition scientifique. Dans ce premier volume, Buffon expose, dans un très riche Discours sur la manière d'étudier et de traiter l'Histoire naturelle, la nouvelle méthode qu'il se propose de suivre, et il l'applique au cas de la théorie de la Terre, c'est-à-dire aux questions géologiques, et à celles de la formation des planètes.

  • Ce troisième tome de l'Histoire naturelle comprend les premières contributions de Daubenton à cet ouvrage, à savoir la présentation des objets d'anatomie humaine conservés au Cabinet du Roi, document inestimable pour l'histoire de l'anatomie, mais aussi pour celle des collections naturalistes et de la théorie muséologique, qui connaissent précisément des transformations considérables au milieu du xviiie siècle.
    Dans la seconde partie du volume, Buffon achève l'Histoire naturelle de l'Homme entamée dans le volume 2, en abordant le problème des sens et de leur importance dans l'acquisition des connaissances, et en offrant un vaste panorama de la variété des hommes. Il entreprend à cette occasion de démontrer l'unicité de l'espèce humaine.

  • Les volumes sur les Oiseaux, publiés de 1749 à 1785, font partie de l'oeuvre majeure de Buffon : L'Histoire naturelle. Cette oeuvre connut un succès considérable. Sur un sujet aussi vaste que la Nature, Buffon entreprit de réunir toutes les connaissances de son époque. Sa contribution était révolutionnaire : il expliquait l'origine des êtres et des plantes sans faire référence à la Bible. L'illustrateur de la présente édition, Edouard Traviès, était un coloriste de génie. Tout en respectant la rigueur descriptive de Buffon, il sut donner vie aux illustrations, reproduire, avec fidélité, l'étonnante diversité des espèces, le particularisme des attitudes autant que le chatoiement somptueux des plumages. Jean Gall, en suivant le texte de Buffon, a sélectionné pour chacun des spécimens les observations de l'auteur sur la description de l'oiseau, ses moeurs, son caractère, sa parade amoureuse, sa reproduction. Ces Oiseaux constituent un ouvrage neuf, qui s'appuie à la fois sur les textes d'un savant et sur le regard d'un artiste remarquable, amoureux de son sujet.

  • Dans le quatrième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière, Buffon et Daubenton entament la partie zoologique de leur projet et, comme ils l'ont annoncé dès le départ, ils commencent par traiter des quadrupèdes domestiques, en suivantpour chaque espèce un plan qui sera conservé jusqu'à la fin de cette série : d'abord l'"histoire" de l'animal par Buffon, puis l a description, anatomique par Daubenton et enfin, par le même, une présentation des échantillons de l'animal conservé au Cabinet du Roi. Des planches gravées viennent compléter ce portrait. Ce volume comprend les trois premières espèces (le cheval, l'âne et le boeuf), qui donnent à Buffon l'occasion de déployer tout son talent d'écrivain et de poursuivre sa réflexion philosophique e t scientifique : c'est ainsi qu'il examine l'hypothèse d'une origine commune des espèces, pour aussitôt la rejeter. Ces trois articles sont précédés de textes généraux par Buffon et Daubenton, en particulier d'un "Discours sur la nature des animaux" dans lequel Buffon revient longuement sur la singularité de l'homme et porte un regard critique sur les f acultés attribuées aux bêtes.

  • Dans ce huitième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière, daté de 1760, Buffon et Daubenton terminent de traiter des animaux sauvages de France : hérisson, musaraigne, taupe, chauves-souris, loir, lérot et muscardin. Puis, suivant le plan annoncé dès 1749, ils commencent à aborder les espèces étrangères. Cependant la transition ne s'effectue pas brutalement, et un ensemble d'animaux de statut géographique incertain ou intermédiaire rendent le passage graduel : ainsi, le cochon d'Inde, animal importé du Nouveau Monde mais devenu commun en Europe ; la marmotte et l'ours, qui vivent sur les marges montagneuses du royaume ; et le castor, présent en France mais dont les sociétés complexes ne s'épanouissent que dans les grands espaces sauvages de l'Amérique du Nord. Le volume s'achève avec trois espèces indiscutablement exotiques : le raton, le coati et l'agouti.
    Buffon, comme il l'a fait depuis le début de l'histoire des quadrupèdes, saisit toutes les occasions qu'il peut pour rompre la monotonie des descriptions et aborder des questions scientifiques ou philosophiques plus générales.

  • Le neuvième tome de l'Histoire naturelle, générale et particulière est publié en 1761. Buffon et Daubenton y poursuivent la description des quadrupèdes exotiques entamée dans le tome précédent. Ils traitent ici d'animaux carnassiers étrangers, en commençant par une série de félins d'Afrique, d'Asie et d'Amérique : le lion, le tigre, la panthère, l'once, le jaguar, le cougar, le lynx et le caracal, qui sont suivis de quelques autres espèces, l'hyène, la civette, le zibet, la genette et le loup noir. Cette succession constitue, en quelque sorte, un parallèle avec celle des espèces prédatrices d'Europe au début du septième tome de 1758.

    Mais ce volume doit aussi retenir l'attention en raison des trois longs chapitres sur les animaux propres à l'Ancien ou au Nouveau Monde et ceux qui sont communs aux deux. Survenant comme une sorte de vaste digression à l'occasion d'une discussion sur la nomenclature et l'emploi abusif du terme « tigre », ils offrent à Buffon un prétexte pour exposer ses « vues générales » sur la répartition des espèces à la surface de la Terre et leurs éventuelles transformations en fonction des climats. Ces pages, d'une importance considérable dans l'histoire des sciences de la vie, marquent une étape décisive dans le développement de la pensée de Buffon et dans l'histoire complexe de l'émergence des théories de l'évolution au XVIIIe siècle.

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