Sciences humaines & sociales

  • On connaît tout de l'oeuvre romanesque et épistolaire de George Sand. Son engagement féministe et sa participation à l'histoire des femmes sont également très connus. Mais ce serait oublier un autre engagement très fort de la romancière : ses convictions socialistes. Début 1848, lorsque la Monarchie de Juillet vacille déjà, Sand nourrit l'espoir d'un socialisme enfin porté au pouvoir. Lorsqu'éclate la révolution de Février, elle pressent que le grand moment est enfin arrivé. Pour Sand, il y a là une chance historique pour la France, pour les femmes et pour le peuple, bref pour l'humanité entière.
    Militante convaincue, femme d'action, Sand décide alors de prendre faits et causes pour la révolution de Février. Elle fonde un journal : La Cause du peuple. Il sera son don à l'Histoire ainsi qu'un point de ralliement, par-delà même les siècles, pour tous ceux rêvant d'émancipation des foules. La Cause du peuple est tout entier voué à la défense du Socialisme et à l'éducation des masses. Dans ses colonnes, Sand écrit encore et encore tout ce qu'elle espère pour l'avenir.
    En atteste, ces deux lettres écrites pour encenser la révolution, le peuple, l'humanité et la démocratie. Ces textes sont aujourd'hui indispensables à lire pour comprendre une grande partie de l'oeuvre de Sand.

  • Lorsque nous réclamions des droits politiques pour les parias de la société monarchique-constitutionnelle, on nous disait : « Le peuple se soucie fort peu de vos droits politiques, donnez-lui du pain et abandonnez le soin des affaires publiques à ceux qui ont le temps de s'en occuper. » C'était alors le règne des hommes de loisir ; la domination de ceux qui avaient le superflu sur ceux qui n'avaient pas le nécessaire.Nous répondions : « La réforme sociale est subordonnée à la réforme politique ; l'une amènera nécessairement l'autre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La mort de la fille de George Sand, Mme Solange Clésinger, survenue le 17 mars 1899, a appelé l'attention, non seulement sur elle-même, mais aussi sur son frère, et sur leur illustre mère à tous deux. Mme Clésinger n'avait conservé, par suite de circonstances particulières, que de lointains rapports avec la famille de son frère ; d'autre part, pendant les vingt dernières années de la vie de sa mère, elle avait vécu séparée d'elle.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • George Sand publie, en 1852, Les légendes rustiques à partir des contes et légendes qu'a recueillis son fils Maurice dans les campagnes berrichonnes. Ces textes oraux qui témoignent des croyances et des superstitions encore bien présentes au XIXe siècle passent ainsi dans le domaine de la littérature. Maurice Sand a illustré ces légendes par d'étranges gravures, fascinantes et envoûtantes, au même titre que les loups-garous, farfadets, demoiselles, follets et fadets, tout un peuple d'étrangetés surgies du tréfonds des Âges... En voici une nouvelle édition entièrement recomposée, complète des douze gravures de l'édition originale.
    George Sand (de son vrai nom Aurore Dupin, baronne Dudevant), née à Paris (1804-1876), est la grande romancière française du XIXe siècle. On lui doit plus de soixante-dix romans (dont le cadre se situe souvent en Berry) et de nombreuses oeuvres diverses : nouvelles, contes, pièces de théâtre, textes politiques, etc.
    Maurice Sand (1823-1889), fils de George Sand, dessinateur, peintre, écrivain. On lui doit notamment des romans, des pièces de théâtre, une monumentale étude sur la Comedia dell'Arte.

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