Langue française


  • "Si on me demande ce que j'ai voulu faire, je répondrai que j'ai voulu faire une chose très touchante et très simple, et que je n'ai pas réussi à mon gré. J'ai bien vu, j'ai bien senti le beau dans le simple, mais voir et peindre sont deux! Tout ce que l'artiste peut espérer de mieux, c'est d'engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi. Voyez donc la simplicité, vous autres, voyez le ciel et les champs, et les arbres, et les paysans surtout dans ce qu'ils ont de bon et de vrai : vous les verrez un peu dans mon livre, vous les verrez beaucoup mieux dans la nature." Extrait de la Notice de 1851

     

    Dans La Mare au Diable, George Sand nous conte l'histoire attachante de Germain, Marie et de Petit-Pierre. Elle évoque à travers ces personnages, le charme de la vie champêtre et les traditions de son cher pays : le Berry. Elle nous emmène dans un univers romantique, idéaliste et parfois étrange. La Mare au Diable est une perle littéraire, un petit bijou que la voix chaleureuse d'Emilie Wiest nous permet de toucher.
    Le texte intégral du roman est lu par la comédienne Emilie Wiest. Durée : 3h37.

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    « Admirable texte », notait Fiodor Dostoïevski dans son « Journal d'un écrivain » à propos de « La Marquise », où l'autrice « dépeint un jeune caractère féminin, droit, intègre, mais inexpérimenté, animé de cette fière chasteté qui ne se laisse pas effrayer ni ne peut être sali même par le contact avec le vice ». Mariée trop tôt et mal, la marquise reste, malgré son veuvage et sa beauté « désenchantée à jamais ».

    « Je pris les hommes en aversion et en dégoût. Leurs hommages m'insultèrent ; je ne vis en eux que des fourbes qui se faisaient esclaves pour devenir tyrans. Je leur vouai un ressentiment et une haine éternels. » G.S.

    Au soir de sa vie, pourtant, la marquise se confie et avoue avoir aimé : « Une fois, une seule fois dans ma vie, j'ai été amoureuse, mais amoureuse comme personne ne l'a été, d'un amour passionné, indomptable, dévorant... »

  • « Abul-Amet, je suis une pauvre fille opprimée et maltraitée ; je sais que votre vaisseau va mettre à la voile dans quelques jours ; voulez-vous me donner un petit coin pour que je me réfugie en Grèce ? Vous êtes bon et généreux, à ce qu'on dit ; vous me protégerez. » G. S.

    Pour échapper à un mariage arrangé qui lui fait horreur et à sa mère qui la bat, la jeune vénitienne Mattea prétend être éprise d'Abul, le fabricant de soie perse avec qui commerce son père. Alors que son entourage chrétien se récrie qu'elle ne peut se perdre avec un musulman, l'adolescente s'en remet à lui pour échapper à son triste sort.

    D'une voix malicieuse, Dominique Blanc donne chair et souffle, accompagnée au clavecin, à la novella comique de 1835 que George Sand a construite avec art sur ces fondations tragiques.

  • « Ne crois pas, ne crois pas, Alfred, que je puisse être heureuse avec la pensée d'avoir perdu ton coeur. Que j'aie été ta maîtresse ou ta mère, peu importe. Que je t'aie inspiré de l'amour ou de l'amitié ; que j'aie été heureuse ou malheureuse avec toi, tout cela ne change rien à l'état de mon âme à présent. Je sais que je t'aime et c'est tout. Veiller sur toi, te préserver de tout mal, de toute contrariété, t'entourer de distractions et de plaisirs, voilà tout le besoin et le regret que je sens depuis que je t'ai perdu. » George Sand à Alfred de Musset, Venise, le 15 avril 1834.

  • "Cette anthologie de la poésie érotique constitue un florilège idéal de textes écrits au travers des âges. Elle présente la diversité et l'ingéniosité des grands auteurs de la poésie et de la littérature, un art toujours répété et merveilleusement renouvelé. Ces 110 poèmes sont interprétés magnifiquement par Sterenn Guirriec et Daniel Mesguich, de manière complice, crue, drôle ou sensuelle."
    Claude COLOMBINI FRÉMEAUX
    "La poésie érotique ne s'est nulle part dans le monde épanouie aussi triomphalement qu'en France. C'est à chaque époque une perpétuelle explosion d'audace, de virtuosité, de crudité, d'humour, de violence et de charme, émanant souvent de nos plus grands écrivains."
    Jean-Jacques PAUVERT

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