• Admiré depuis près de 2500 ans, le Parthénon a traversé une histoire d'épreuves et de passions. Modèle classique, il est une des plus parfaites réalisations du miracle grec. Conçu au Ve siècle dans l'Athènes de Périclès, le Parthénon se dresse sur l'Acropole, le haut lieu le plus sacré de la cité. Sa décoration, avec ses frises et ses frontons sculptés, aujourd'hui en grande partie au British Museum à Londres, exalte d'antiques légendes qui rattachent les Athéniens au sol sacré de la patrie. Tout concourt à célébrer la déesse Athéna.
    François Queyrel revient sur la construction du monument lui-même et sur la signification des décorations qui l'ornent. Puis il raconte les péripéties, les mutilations et les renaissances de cet étonnant bâtiment. Dès l'origine lieu saint d'Athènes, le Parthénon fut successivement une église, puis une mosquée sous le joug de l'Empire ottoman, mais aussi une poudrière qui explosa sous les bombes des troupes vénitiennes. Passage obligé des voyageurs romantiques au XIXe siècle, avant d'être protégé et restauré au cours du XXe siècle, il demeure aujourd'hui au centre de nombreux enjeux culturels et politiques, avec les revendications sur les «marbres d'Elgin».

  • La période hellénistique correspond à une extension géographique maximale du monde grec. On trouve dans ce vaste espace, qui s'étend jusqu'aux portes de l'Inde, des sculptures qui portent la marque de leur temps avec des inflexions régionales. On ne peut, à partir de la mort d'Alexandre en 323, tracer des frontières rigides qui correspondraient aux limites mouvantes des royaumes qui se constituent en remodelant un espace élargi, car les hommes et les objets circulent.

    Après un premier volume consacré à la présentation des fonctions et des grands thèmes de la sculpture hellénistique (Picard, 2016), François Queyrel privilégie dans cet ouvrage une approche régionale. Il met ainsi en valeur localement la consommation des sculptures, qui peut coïncider mais pas nécessairement avec leur lieu de production, et cerne les échanges et interactions entre sculpteurs et commanditaires, car la sculpture était faite pour un contexte particulier. En adoptant un ordre géographique, il vérifie si des différences existent entre cités et royaumes et constate l'originalité de traditions locales et leur diversité, alors même que les conditions historiques varient suivant les régions, et la force d'une ambition unificatrice qui évolue dans ses formes durant les trois derniers siècles avant notre ère.

  • L'art grec de l'époque hellénistique, entre la mort d'Alexandre et la bataille d'Actium, nous a légué peu de monuments aussi bien conservés que le Grand Autel de Pergame, découvert dans les fouilles allemandes de ce site proche de la côte égéenne de la Turquie actuelle, dans une des régions les plus riches du monde grec antique. Cet édifice monumental, qui a été en partie reconstruit au musée de Berlin, est orné d'une frise qui déroule sur plus de 110 mètres de long le combat des dieux contre les géants ; une volée de marches permet d'accéder à la terrasse supérieure, qui abritait l'autel proprement dit entouré d'une colonnade sous laquelle on pouvait voir une petite frise qui narrait l'histoire du fondateur légendaire de Pergame, le héros Télèphe. L'ouvrage aborde l'histoire de l'exploration archéologique de l'Asie Mineure en rappelant les circonstances de la découverte du site par Carl Humann : celui-ci visite Pergame après un certain nombre de voyageurs qui ont relaté leur visite de l'acropole et de ses ruines, notamment l'architecte français Huyot dont sont ici publiés quelques passages de sa description. La fouille conduite par les musées de Berlin avait pour but d'enrichir les collections de la nouvelle capitale de l'empire prussien. La révélation de tout un pan méconnu de l'art grec a dès le début suscité l'enthousiasme, de Tourguéniev par exemple, mais a aussi conduit à quelques méprises sur l'esthétique souvent qualifiée de baroque de la grande frise. L'étude de la bataille des dieux contre les géants prend en compte les résultats des dernières recherches et permet aussi d'avancer des éléments nouveaux d'interprétation grâce à l'identification de certaines divinités. Les dieux des Grecs étaient ici représentés en lutte contre les géants révoltés. Ce combat mythique qui se déploie autour du monument a sans doute été conçu par un érudit du IIe siècle av. J.-C., Cratès de Mallos, qui vécut à la cour des rois de Pergame. Lexamen des restes de la petite frise, moins bien conservée, conduit aussi à proposer une nouvelle reconstitution de la geste du héros fondateur de Pergame. L'étude des sources qui subsistent sur le Grand Autel, auquel (Apocalypse de saint Jean fait sans doute allusion, donne des indices intéressants qui permettent de préciser sa fonction : le monument était consacré au culte des douze dieux et du roi Eumène II après son apothéose. On peut ainsi préciser la date de la consécration, sous son successeur, son frère Affale II (règne de 158 à 138 av. J.-C.). L'iconographie a été conçue pour donner au Grand Autel un rôle central dans la capitale du royaume : les divinités principales de Pergame se retrouvent sur la grande frise et leurs images sont mises en correspondance avec leurs sanctuaires ; leur victoire rappelle toutes celles qui ont été remportées sur les ennemis du royaume, des Macédoniens aux Galates qui avaient envahi l'Asie Mineure. Une conception originale de l'image s'impose ainsi à nous : au service de la politique royale, mais aussi de la grandeur de la polis, de la cité, elle mobilise tous les prestiges de la fable pour faire passer un message à la gloire du roi.

  • Les portraits en ronde bosse, c'est-à-dire les représentations plastiques de personnages historiques, constituent l'un des traits caractéristiques de la culture visuelle du monde antique gréco-romain. Cet ouvrage innove en mettant délibérément l'accent sur la vie des statues après leur exposition   c'est-à-dire sur la communication et le rapport que les acteurs sociaux entretiennent avec les portraits. Ceux-ci sont étudiés en tant que médias de la mémoire dans une perspective matérielle, spatiale, urbanistique, topographique et mentale. La durée de leur présence physique est ainsi interprétée en relation avec les transformations de leurs contextes d'utilisation et de réception.L'étude commence au début du ve siècle av. J.-C.  : c'est le moment où l'individualisation physionomique devient un phénomène important dans la sémantique des portraits, qui changent de signification dans l'espace de la polis. La période qui s'étend du ive au ier siècle voit l'apogée du portrait grec, en particulier sous la forme des statues honorifiques, qui peuplèrent en grand nombre les places publiques et les sanctuaires. Si l'accent est mis sur des lieux emblématiques du monde grec, qui offrent un riche matériel (notamment Délos, Athènes, les sanctuaires panhelléniques et Pergame), des cas moins connus sont également exploités.

  • - Cet ouvrage vise à faciliter l'étude de l'histoire et de la civilisation grecques de l'Antiquité.
    - Véritable instrument de travail pour les étudiants de la 1 re année universitaire jusqu'à la préparation des concours.
    - Il apporte, de manière rapide et précise, les éclaircissements pour préparer exposés et examens.
    - Définit les notions d'ordre institutionnel, mais aborde aussi les notions d'ordre politique, religieux, économique et artistique, ainsi que certains aspects de la vie quotidienne des Grecs.
    - Ce lexique est enrichi de cartes, de croquis, de tableaux, d'un index, d'une chronologie générale et de tableaux généalogiques des principales dynasties, au total plus de 50 illustrations.

  • Cet ouvrage vise à faciliter l'étude de l'histoire et de la civilisation grecque de l'Antiquité.
    S'il privilégie les notions d'ordre institutionnel, ce lexique aborde aussi les notions d'ordre politique, religieux, économique et artistique, ainsi que certains aspects de la vie quotidienne des Grecs. Enrichi de cartes, de croquis, de tableaux, d'une chronologie générale et de tableaux généalogiques des principales dynasties, c'est un véritable instrument de travail pour les étudiants en histoire, en archéologie et en lettres classiques, de la première année universitaire jusqu'à la préparation des concours.
    Ce lexique apporte, de manière rapide et précise, les éclaircissements dont ils ont besoin pour préparer exposés et examens.

  • À l'occasion du centenaire du Catalogue des sculptures grecques, romaines et byzantines de Gustave Mendel, l'exposition « Éclats d'antiques : sculpture et photographie, Mendel à Constantinople il y a un siècle » (INHA, avril-juillet 2013) en retrace les étapes d'élaboration. Catalogue de l'exposition, cet ouvrage est destiné à donner l'image  d'un double processus en miroirs : le musée est l'image européenne et historique de l'empire ottoman, et les photographies transfèrent dans la modernité scientifique des images d'antiques. Archéologue français du début du siècle, Mendel est un trait d'union entre Orient et Occident autant qu'entre passé et présent. C'est de cet échange que va naître l'archéologie moderne.

  • Bildnisstatuen historischer Personen gehörten zu den charakteristischen Bestandteilen der visuellen Kultur der griechischen Antike. Die vorliegende Studie stellt erstmals das Leben dieser Porträts nach ihrer Aufstellung ins Zentrum. Besprochen werden die Praktiken des Umgangs mit diesen Porträts als bildlichen Kommunikationsmedien und zwar in materieller, räumlicher, medialer, topographischer,  sozialer und kultureller Hinsicht. Die Dauer ihrer physischen Präsenz wird dabei als Abfolge von Transformations- und Rezeptionsprozessen verstanden. Den zeitlichen Ausgangspunkt bildet das frühe 5. Jh. v. Chr., als physiognomische Individualisierungen zu zentralen Bestandteilen der Semantik griechischer Porträts wurden und Bildnisse in den städtischen Raum der Polis eindrangen. Die Epoche zwischen dem 4. und 1. Jh. v. Chr. kann als die Hochzeit griechischer Bildnisstatuen angesprochen werden, vor allem der Ehrenstatuen. Porträts prägten nun in wachsender Zahl öffentliche Plätze und Heiligtümer. Bildnispraktiken und Neu-Kontextualisierungen werden sowohl an beispielhaften Stätten der Ehren- und Kultpraxis (wie in Delos, Athen, panhellenischen Heiligtümern und in Pergamon), aber auch in vielen Einzelfällen untersucht, um ein Gesamtbild vom Leben griechischer Porträts bis zum Beginn der römischen Kaiserzeit zu skizzieren.

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