• La vie politique sous la Ve République, avec la fin de la guerre d'Algérie, la modernisation du régime, les changements dus à l'arrivée de la gauche au pouvoir, les prémices du XXIe siècle.

  • Longtemps ignorée en France, lhyperactivité fait maintenant lobjet de nombreux articles et émissions. Passé de « lenfant mal élevé qui ne tient pas en place » au statut de véritable trouble, le TDA/H (Trouble du déficit de lattention/hyperactivitéimpulsivité) reste pourtant associé à de nombreuses idées reçues : « Lhyperactivité est une mode qui vient des États-Unis », « Lhyperactivité touche majoritairement les garçons », « Cest le résultat dune éducation laxiste », « Lenfant hyperactif est incapable de se concentrer », « La Ritaline® est une drogue qui entraine des effets irréversibles », etc.
    Face aux difficultés des enfants et, souvent, au désarroi des parents, il est essentiel de poser un regard objectif, débarrassé des jugements hâtifs. Cest ce à quoi sattachent Éric Acquaviva et Claudie Duhamel, en sappuyant sur leur expérience de praticiens, en détaillant et en illustrant de cas vécus les mécanismes et les enjeux de lhyperactivité, ainsi que les moyens actuels pour la traiter.

  • L'histoire est connue : tout commence quelque part en Grèce antique, alors que logos et mythos se confondaient en une seule voix dans la parole sacrée (hieros), jusqu'à ce qu'au siècle de Platon, une méfiance philosophique provoque la séparation entre les légendes fabuleuses et la recherche de la sagesse. La philosophie n'a peut-être d'autre origine que cette méfiance à l'égard du mythos, méfiance fascinée cependant, qui maintient à distance en même temps qu'elle semble répondre sans cesse au chant des sirènes narratives, attachée au mat de la raison. Cependant, la narrativité, comme l'a montré Paul Ricoeur à maintes occasions, notamment à propos de l'histoire, cette autre discipline soupçonneuse, ne se limite pas au simple fait de raconter de la fiction. Il y a de la narrativité jusqu'à la limite de la pure syntaxe, pourrait-on dire. À partir du moment où les mots sont arrangés de façon à représenter un monde, parler de ce monde ne peut aller sans le présenter d'une certaine manière, sans lui donner une cohérence quelconque, c'est-à-dire en somme sans le raconter, ce dont ne se prive pas bien sûr la philosophie, ni l'histoire d'ailleurs, comme le soulignent heureusement depuis quelques décennies de nombreux historiens et non des moindres, que l'on pense à Michel de Certeau. La racine du fait narratif est ainsi enfouie beaucoup plus creux que ne le laissent croire les récits philosophiques d'affranchissement du narratif (dont il faudrait dresser un inventaire exhaustif, si la chose était possible). Mais affirmer cela, c'est du même coup prendre en compte l'inverse, à savoir que la racine philosophique est elle aussi très profondément enfoncée dans le terreau narratif et que le récit ne fait pas que raconter, il fait mieux : il pense en racontant. Ce dossier voudrait donc, à partir de quelques exemples, montrer ce double jeu de la pensée et du récit en examinant à l'oeuvre la pensée se racontant ou le récit pris en flagrant délit philosophique.

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