• Ciblée par de nombreuses menaces, dues à son statut d'écrivaine féministe et militante, la narratrice s'isole dans un chalet en pleine forêt pour disparaître. Face à la neige qui recouvre tout au-dehors, elle peut s'abandonner à son monde intérieur et retrace pour nous le fil des événements. Elle se souvient de l'arrivée du beau-frère dans la famille, toute la violence des hommes qu'il cristallise à lui seul. À son contact les personnalités s'effilochent et l'inacceptable devient pardonnable; la famille détourne les yeux, on lui demande à elle, l'écrivaine, de maintenir la paix par le silence, de céder à ceux qui tentent depuis toujours de tuer le langage. Or, face à cette violence, elle ne peut qu'ouvrir une porte à la vérité par l'écriture et tenter de construire un témoignage universel.

    Née au Québec en 1957, Élise Turcotte est poète, nouvelliste et romancière. Ses romans, parmi lesquels : Le Bruit des choses vivantes, La Maison étrangère et Guyana, ont été salués par la critique et ont remporté de nombreux prix littéraires au Québec. L'Apparition du chevreuil, paru à l'automne 2019, est finaliste du Prix des Libraires du Québec 2020.

  • Le parfum de la tubereuse

    Elise Turcotte

    • Alto
    • 25 August 2015

    Professeure de littérature dans un collège de Montréal, Irène retourne enseigner après un long congé de maladie. Le désir de faire voir à ses étudiants le pouvoir de résistance qu'exerce la poésie est toujours là. Et ni un contexte politique assez sombre, ni Théa, sa perfide alliée,
    ni même la mort n'arrivent à l'éteindre.

    C'est qu'à l'horizon le printemps rougit, et bientôt l'engagement d'Irène dans la révolte grandissante la forcera à renoncer à son travail. Mais ce n'est pas fini pour elle, car la voici ensuite obligée de donner ses leçons devant une bien étrange assemblée.

    Avec cette fable où les sucs vénéneux se mêlent aux parfums les plus enivrants, Élise Turcotte signe un envoûtant plaidoyer pour la littérature qui est une arme contre le vacarme des lâches.

  • Qu'est-ce que le temps, sinon l'ensemble des consciences embrassées en un seul mouvement, et qu'est-ce qu'écrire, sinon donner sa pleine mesure au temps ? Élise Turcotte livre «la forme du jour» au coeur même de la fragilité et de l'intimité d'un corps qu'elle nomme histoire en acceptant de l'habiter. Or, la lourde gravité de l'humanité fait naître le désir paradoxal de la sauver tout en disparaissant avec elle. Les mots, les vers sauront peut-être épouser la forme de la nuit pour que le monde soit possible, ne serait-ce que depuis son revers.

  • Ceci est un autoportrait animé, un portrait vivant de moments précis dans le travail de l'écriture. J'ai imaginé que mon esprit avait une histoire, et que cette histoire pouvait être toute entière contenue dans une boîte, à l'instar des mondes créés par l'artiste Joseph Cornell. J'ai souvent envié le discours de peintres sur leurs propres oeuvres, leur façon de parler de langage pictural, des objets, animaux, personnes et matériaux trouvé qui les habitent. écrivant, j'habite le langage, et je me suis demandé comment ce serait si je donnais à voir ma maison, si j'offrais aux autres la visite de mon atelier.

  • On entre ici dans lintimité, celle de Rose, et dans une expérience, celle de linternement. Au fil des pages sentremêlent les questions de Rose, ses mots, ses visages. Rose à lhôpital avec dautres personnalités atypiques. Ou anormales, dirait-on...mais où est la norme?

  • Cinq auteurs et photographes décrivent un détail qui cristallise leur relation à Montréal.

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