• Drame national et poème universel, Richard II est l'une des pièces les plus ambiguës de Shakespeare, celle qui a inspiré les plus grands auteurs et donné lieu aux interprétations les plus opposées, romantique, monarchiste ou révolutionnaire. Elle occupe une position clé dans son oeuvre, entre Richard III et Hamlet, entre l'histoire et la tragédie.Par approches successives de l'image reine, la couronne vide, cet essai explore les différents cercles de l'histoire de Richard II : conflits d'écoles, sources, modèles littéraires, contexte politique, structure, métaphores et personnages.Dominique GOY-BLANQUET, professeur à l'université de Picardie, membre de l'UPR du C.N.R.S. Arts du Spectacle et du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire, a publié Shakespeare's Early History Plays : From Chronicle to Stage (Oxford U. P., 2003) et Shakespeare et l'invention de l'histoire (nouvelle édition, Le Cri, Bruxelles, 2004).Cet ouvrage est le fruit de la collaboration entre les éditions Armand Colin et le Centre National d'Enseignement à Distance, établissement public d'enseignement qui dispense des formations de tous niveaux à plus de 350 000 inscrits répartis dans le monde entier.Cette contribution scientifique d'enseignants chercheurs de l'Université française s'intègre dans les préparations assurées par le CNED aux CAPES et aux agrégations d'anglais qui comprennent aussi des conseils méthodologiques et des entraînements aux épreuves des concours avec correction personnalisée.
    Un héros allemand. Vent d'Est. Éveil poétique. La monarchie en révolution. Les querelles critiques. Conflits d'écoles. Rivalités éditoriales. Joutes cycliques. Retour aux sources. Miroir du présent. Chroniques et poèmes. Vie de Richard II. Guerre et paix. Narcissisme et cérémonies. Inaction pathologique. Le miroir tragique. Actes ou scènes. Tragédie ou histoire. Le miroir à deux faces. Le ministère du temps. Le roi divin. Droit divin des rois. Doctrine dramatique. Les deux corps du roi. La métaphore royale. Humeur sanguine. Croissance végétale. Les personnages. Les choeurs. Le souverain. La veuve, l'épouse, la mère. Les Lancastre. Les York. Les partisans et la résistance.

  • Qu'en est-il aujourd'hui de Shakespeare, de sa place dans l'imaginaire et la création ?
    Nous avons demandé aux écrivains qui entretiennent avec son oeuvre un fort engagement personnel de fêter ici le 450e anniversaire de sa naissance en s'adressant directement à lui, pour lui exprimer ce qu'ils lui doivent, lui reprochent, lui envient...
    Cette correspondance collective, tour à tour jubilatoire, savante, intime, légère, violente, s'ouvre sur l'histoire mouvementée de cette passion française et se clôt par un retour inattendu, où il apparaît que le fantôme du père de Hamlet n'est pas près de cesser de hanter notre temps.

  • « Du vivant de Shakespeare, et longtemps après son décès, de nombreux témoignages évoquent l'acteur, l'entrepreneur de théâtre, l'écrivain, parfois avec envie, le plus souvent avec amitié et admiration. Aucun n'émet le moindre doute quant à la paternité de ses oeuvres. C'est seulement deux siècles et demi plus tard que commence l'ère du soupçon. Par un étrange renversement de perspective, « gentle Shakespeare » est devenu aujourd'hui « le médiocre homme de Stratford », vil spéculateur, illettré, usurpateur d'une oeuvre qu'il aurait été bien incapable d'écrire.En cette année 2016 où l'on commémore le quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, le 23 avril 1616, de nouvelles voix dissidentes se font entendre pour proclamer à la suite de Delia Bacon, Edward Looney ou Abel Lefranc, que le dramaturge connu sous ce nom et célébré dans le monde entier serait en réalité John Florio, fils d'un immigré, auteur de manuels de langue italienne, d'un dictionnaire anglo-italien, mais aussi et surtout traducteur des Essais de Montaigne. Les deux propagateurs de cette thèse, Lamberto Tassinari, journaliste et professeur émérite de philosophie à l'université de Montréal et Daniel Bougnoux, universitaire médiologue et spécialiste d'Aragon, prennent l'occasion de cet anniversaire pour faire la promotion de leurs livres et de leur thèse commune.Le présent ouvrage apporte la réponse de spécialistes français, anglais et américains face à un point de vue qui leur semble gravement méconnaître les réalités historiques caractérisant l'écriture et la condition théâtrales à l'époque élisabéthaine. Leurs regards croisés sur ces deux ouvrages, sans nier que subsistent d'importantes lacunes dans la biographie de Shakespeare, même si on en sait plus long sur lui que sur la plupart de ses confrères, grâce à un grand nombre de documents incontestables, entendent à leur tour verser au dossier quelques données dûment vérifiées.Alors Shakespeare, un « mensonge » qui n'aurait que trop duré, ou, au contraire, valeur sûre de l'Angleterre éternelle ? »« Au lecteur d'en juger ! Dominique Goy-Blanquet est professeur d'université. Son dernier livre est intitulé Côté cour, côté justice : Shakespeare et l'invention du droit (Classiques Garnier, 2016). François Laroque est professeur d'université. Il vient de publier un Dictionnaire amoureux de Shakespeare (Plon, 2016) »Contributions de : Roger Chartier, James Shapiro, François Laroque, Daniel Bougnoux, Christophe Camard, Jonathan Frances, Lois Potter, Jacques Darras, Gisèle Venet, Dominique Goy-Blanquet, Henri Suhamy, Paul Edmonson et Stanley Wells, Richard Wilson.

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