• Joyeuses ou tragiques, visibles ou cachées, les ruptures rythment notre existence. Comment les conjuguer avec l'idée de notre identité, une et constante ? Nous révèlent-elles les multiples facettes de notre être ou le fait que nous nous affirmions progressivement, au fur et à mesure de ces « accidents » ? Nous épurent-elles ou nous démolissent-elles ? Pour la philosophe Claire Marin, nous nous définissons autant par nos sorties de route que par nos lignes droites. Certes, naissances ou deuils, séparation ou nouvel amour fragilisent nos représentations, ébranlent nos certitudes. Mais ils soulignent aussi la place de l'imprévisible, et questionnent notre capacité à supporter l'incertitude, à composer avec la catastrophe et, en les surmontant, à parfois démarrer une nouvelle vie.

  • La narratrice est atteinte d'une maladie auto-immune, autrement appelée maladie de compagnie, «compagne fidèle», dira-t-elle ironiquement, qui la diminue. Le corps s'attaque lui-même en tentant de se défendre, les virus s'engouffrent dans la brèche d'une immunité réduite. Hors de moi dit la rage de la malade qui refuse de se soumettre à cette condition. La narratrice analyse avec lucidité la souffrance, dissèque la maladie, ses effets sur l'humeur, la résistance qu'elle tente de lui opposer. Elle restitue l'impuissance de la pensée face à l'obsession de la maladie. Loin de sombrer dans la résignation et la tristesse, ce récit est porté par l'énergie de la colère qui redonne toute sa vigueur au sujet exsangue.
    Jusqu'à ce qu'apparaisse, inattendu et renaissant, le désir.

  • Mon corps est à moi, c'est une évidence. Mais il y a des moments où les choses sont moins claires : quand il se transforme au point de ne plus m'y reconnaître, qu'il échappe à ma volonté, résiste ou se dérobe dans la maladie ou le handicap, qu'il trahit des émotions que j'aimerais garder secrètes. Et c'est aussi en se référant à mon corps, à mon apparence extérieure qu'on me réduit parfois à une identité simplifiée, voire stigmatisante : mon sexe, la couleur de ma peau, la forme de mes yeux ou la texture de mes cheveux sont-ils si importants pour définir qui je suis ? N'est-ce pas au-delà des apparences que je mérite de me définir ?

  • Rupture(s)

    Claire Marin

    Qu'elles soient joyeuses ou tragiques, visibles ou non, les ruptures rythment notre existence, nous transforment, nous remettent profondément en question.

    Comment conjuguer ces « bifurcations » de nos vies que sont les ruptures avec l'idée de notre identité, une et constante ? Nous révèlent-elles la multiplicité de nos identités possibles, ou le fait que nous nous affirmions progressivement, au fur et à mesure de ces « accidents » de la vie ? Nous épurent-elles ou nous démolissent-elles ?

    Pour la philosophe Claire Marin, la définition de notre être est tout autant dans nos sorties de route que dans nos lignes droites, dans les accrocs au contrat que dans le contrat lui-même. Naissances ou deuils, séparation ou nouvel amour, besoins d'ailleurs : nos oscillations, nos vacillements fragilisent nos représentations, ébranlent nos certitudes, certes. Mais ils soulignent aussi fondamentalement la place de l'imprévisible, et questionnent notre capacité à supporter l'incertitude, à composer avec la catastrophe et, en les surmontant, à parfois démarrer une nouvelle vie.

  • Etude sur les effets psychologiques et moraux de la maladie.

  • Qui sont « les jeunes de banlieue » ? Qui sont ces grands enfants à peine sortis de l'adolescence, mais déjà marqués par les épreuves, les drames de l'exil et de la misère ? Quelles sont les tensions et les forces qui traversent leurs vies, qui les portent ou les fragilisent ? Et comment expliquer les réussites inespérées de certains sur lesquels personne n'aurait jamais parié ?
    À travers ce trombinoscope recomposé par la mémoire d'un professeur, au terme de quinze ans d'enseignement, dans des lycées coincés entre un centre commercial et une gare RER, on suit ces vies bouleversantes telles qu'elles s'égrènent au fil des années, dans des discussions, des rencontres, des messages sur les réseaux sociaux. On entend leurs récits de souffrance, de solitude, mais aussi leurs histoires de famille et d'amour. On s'interroge avec eux sur le sens de la loyauté, la force des liens, le poids des origines. On découvre aussi - et heureusement - qu'on ne sait jamais ce dont un élève est capable.
    Claire Marin enseigne la philosophie en classes préparatoires aux grandes écoles, en banlieue parisienne.
    Elle est l'auteur de plusieurs essais consacrés à l'épreuve de la maladie et à la relation de soin, comme L'homme sans fièvre, La maladie, catastrophe intime, ou encore Hors de moi.

  • En raison de l'actualité de la question du soin dans les discours contemporains, la place désormais banale de la médecine dans la vie moderne mérite d'être interrogée. Quelle société s'organise autour des valeurs et des possibilités offertes par la médecine ? Quels pouvoirs, politiques ou économiques, bénéficient de ce bel idéal d'une société du soin ?

  • Le Beaurepaire, une maison close imaginaire, accueille une nouvelle recrue en la présence d'Armelle. La jeune femme, étouffée par sa réussite sociale et à la recherche de sa féminité perdue, va explorer le métier de prostituée, ainsi que sa propre identité.
    Parallèlement à sa quête, une série de meurtres sont commis dans les maisons avoisinantes.

  • L'actuel regain d'intérêt pour la philosophie témoigne de l'attente la plus légitime qui soit, eu égard aux prétentions traditionnelles et à l'aura de cette discipline, mais également la plus difficile à satisfaire : qu'elle mène celui qui épouse ses chemins à une véritable ré-appropriation de sa propre existence, à une re-création personnelle.Impossible ici de se satisfaire d'un horizon de consolations aimables et de recettes de prospérité, non plus que de vertiges théorisants ou d'érudition monomaniaque. Face à un monde qui semble avoir d'avance consumé nos élans et consommé nos révoltes, les postures et commodités ne sont plus de mise. Un retour d'authenticité s'impose à l'engagement philosophique lui-même. En fait, la mise à l'épreuve de soi est passage obligé, dès lors que de mort de Dieu en chute des idoles de remplacement, nul ne peut plus prétendre faire surgir la valeur irréductible de l'humain d'ailleurs que de l'homme...
    D'où la pertinence et l'attrait de l'exploration, ici proposée des voies traditionnelles et ressorts nouveaux d'une maïeutique propre à faire naître l'homme à lui-même, à travers la mise à nu et le retrait de tous les masques que nous imposent la vie en société et le respect de ses codes. Poussant au déracinement du moi comme à une étape nécessaire au dévoilement de notre vérité, les auteurs de cet essai s'inscrivent dans la lointaine filiation de ces philosophes de l'Antiquité (Stoïciens, Cyniques) qui vivaient leur philosophie comme un travail sur soi, voire une ascèse, et dans le prolongement de tout ce pan de la pensée contemporaine qui, avec Foucault notamment, s'est employé à armer la philosophie d'un pouvoir maximal de transformation croisée de celui qui s'y adonne et du social qui l'environne.

    Cet ouvrage, dirigé par Claire MARIN, est issu d'une recherche collective de professeurs agrégés de philosophie, anciens auditeurs ou élèves de l'École Normale Supérieure de Fontenay Saint-Cloud : Mathias GOY, Antoine KERINVEL, Stéphane LEGRAND (Université de Lille), Claire MARIN (Université de Nice) et Cécile NICCO (Université de Paris-IV Sorbonne).

  • Dans la maladie, le sujet fait l'expérience d'une violence démultipliée, l'assaillant de toutes parts. Violence faite au corps, par le mal et les traitements ; violence symbolique des discours, des regards et des jugements infligés au patient par la société et le milieu médical. Violence d'une marginalisation qui redouble la solitude d'un malade emprisonné dans sa souffrance. Pourtant, la philosophie est largement passée à côté de cette violence. Elle n'aborde en général cette épreuve existentielle que de biais. comme paradigme pour penser l'anormal. Ce détour est significatif d'un malaise, celui de la pensée face à une violence inhérente au vivant lui-même. Comment appréhender ce pouvoir destructeur de la vie ? En quoi nous oblige-t-il à repenser entièrement le soin ? Pour quel bénéfice oe

  • Julien braque Nina dans un distributeur sans se douter qu'elle est aussi fauchée que lui.

  • Dans la maladie, le sujet fait l'expérience d'une violence démultipliée, l'assaillant de toutes parts. Violence faite au corps, par le mal et les traitements ; violence symbolique des discours, des regards et des jugements infligés au patient par la société et le milieu médical. Violence d'une marginalisation qui redouble la solitude d'un malade emprisonné dans sa souffrance. Pourtant, la philosophie est largement passée à côté de cette violence. Elle n'aborde en général cette épreuve existentielle que de biais. comme paradigme pour penser l'anormal. Ce détour est significatif d'un malaise, celui de la pensée face à une violence inhérente au vivant lui-même.
    Comment appréhender ce pouvoir destructeur de la vie ? En quoi nous oblige-t-il à repenser entièrement le soin ? Pour quel bénéfice ?

  • Vivre autrement Nouv.

  • A l'aide d'activités d'entraînement à un geste automatique, ce cahier apprend à l'enfant le graphisme de manière progressive.
    Des ouvrages conformes à une consigne renforcée dans les nouveaux programmes : automatiser les tracés.
    Un apprentissage efficace grâce à une approche ciblée.
    Les fondamentaux du programme de maternelle concentrés sur une double page :

    Dénombrer jusqu'à 10 Ecrire les chiffres Ajouter, enlever des quantités Trier, regrouper, comparer des quantités Une mascotte accompagne l'enfant au fil des activités !

  • A l'aide d'activités d'entraînement à un geste automatique, ce cahier apprend à l'enfant le graphisme de manière progressive.
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    Un petit prix : 4,40€.

    Les fondamentaux du programme de maternelle concentrés sur une double page :

    S'entrainer aux gestes graphiques.
    Découvrir les lettres.
    Ecrire les lettres.
    Une mascotte accompagne l'enfant au fil des activités !

  • Esther et son cousin Colin sont face à un nouveau mystère : les chevaux du ranch tombent malades les uns après les autres ! Qui est dans le coup ? Un promoteur immobilier véreux, les Indiens de la réserve voisine, ou la mystérieuse vétérinaire qui tombe toujours au pire moment... Esther et Colin ne savent plus où donner de la tête !

  • Smartphones, internet, biotechnologies, robotique, microchirurgies : il n'est plus seulement question de transformer le monde ou nos conditions de vie, mais l'être humain lui-même. Quels sont les impacts et les enjeux des nouvelles technologies ? L'homme de demain sera-t-il « augmenté », doté de capacités supérieures et d'un cerveau hybride, ou bien diminué, privé de ce qui donne du sens à notre vie : la fragilité et la mortalité ?

  • Cet ouvrage explore la complexité et la richesse de l'événement de la naissance, la diversité des approches sociales et culturelles, la force des enjeux qui en découlent, qu'ils soient psychiques ou politiques. Comment se déroule une naissance, quels soins l'entourent, la précèdent, la prolongent, l'accompagnent ? Quels sont ceux et celles, parents, soignants, figures médicales ou symboliques, mythologiques ou magiques, qui participent à la naissance ou à la renaissance d'un individu ?
    Autour du paradigme de la naissance, se croisent d'anciennes questions et de véritables défis contemporains autour de la conception et de la fabrication des enfants. Que nous apprennent ceux qui accueillent les nouveau-nés et secondent leurs parents, mais aussi ceux qui entendent dans la souffrance d'un adolescent ou d'un adulte la douleur d'une impossible naissance à soi ?

  • Passer ses journées à cheval, en pleine nature, pour aider un éleveur à rassembler son troupeau, ce sont des vacances de rêve pour Esther ! Mais bientôt, dans l'équipe, les personnalités se dévoilent et la tension monte : une selle est abîmée, de la nourriture volée, et un poulain disparaît ! C'en est trop pour Esther qui décide d'enquêter pour trouver le coupable.

  • Le ranch du père d'Esther a l'honneur d'être le point de départ et d'arrivée de la Grande course de chevaux de l'année ! Alors que les préparatifs battent leur plein, le trophée est dérobé ! Pas de doute, c'est un mystère à résoudre pour Esther et Colin...

  • Des vacances dans la réserve cheyenne de son amie Plume-de-Paon, Esther en rêvait. Et ce n'est pas le froid qui va l'empêcher d'en profiter ! Mais le petit frère de son amie disparaît et l'angoisse est à son comble. Qui peut bien en vouloir à Renard-de-Feu, ce bébé aux cheveux rouge flamme qui le prédestinent à un grand destin selon une ancienne prophétie indienne ? Kwanita, le sorcier de la tribu qui ne supporterait pas ce nouveau rival ? Ou Avanaco, qui semble éprouver de la rancoeur envers les parents de Plume-de-Paon ? Avec son cousin Colin et son amie cheyenne, Esther mène l'enquête. Mais ils doivent faire vite, car le froid devient de plus en plus mordant...

  • Ous les enfants rêvent de recevoir le cadeau d'anniversaire d'Esther : un cheval ! Alors que son père vient de lui offrir un superbe poulain nommé Django, Esther réalise que celui-ci a disparu et que, pire, il a été remplacé ! Esther commence à soupçonner tout le monde et va mener l'enquête.

  • Dans un texte bref et essentiel prononcé et publié en 1992, Paul Ricoeur interrogeait l'expérience de la souffrance au coeur de l'existence humaine. Il en dépliait les horizons dans le rapport à soi et à l'autre, depuis la douleur corporelle jusqu'à la souffrance morale. Ce volume se propose de donner aujourd'hui à relire ce texte clé tant pour sa compréhension que pour une réflexion sur l'anthropologie philosophique et l'éthique du soin. Les contributions qui le suivent, chacune à leur manière, rebondissent sur les éléments d'analyse aujourd'hui particulièrement stimulants qui sont les siens, tout en les mettant en perspective avec certains enjeux très concrets du soin dans nos vies.

  • Elle était la petite-fille d'un maréchal de France et se fit "zonière". Dans sa baraque, elle accueille tous ceux qui sont à la recherche d'une nouvelle famille. Ce livre entend donner la parole à ceux et celles qui l'ont connue. Sort ainsi de l'obscurité tout un monde aujourd'hui disparu, celui des ferrailleurs, des chiffonniers et des gitans qui peuplaient jadis la "zone" autour de Paris. Grâce aux Notes de Retraite qu'elle a laissées, cet ouvrage veut aussi donner accès à son incessante recherche de Dieu. Ici, on lira l'histoire toujours recommencée d'un cheminement intérieur, et comment Monique Maunoury fut progressivement, et selon son charisme, amenée à vivre l'Abandon qu'elle admirait tant chez le Père de Foucauld.

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