Vuibert

  • 1921, tribunal de Versailles. Un aigrefin est jugé pour avoir séduit, puis tué dix femmes (et le fils de l'une d'entre elles) entre 1915 et 1919. L'affaire passionne la France entière, d'autant que la police n'est pas parvenue à retrouver les corps. Elle ne dispose pas non plus de la moindre preuve directe contre le prévenu, même après avoir fouillé les deux propriétés qu'il loue aux alentours de Paris. Et pourtant Henri Désiré Landru est condamné à mort et guillotiné.
    Qu'est-il arrivé à ces femmes ? Comment Landru a-t-il pu se débarrasser de leur corps ? Depuis près d'un siècle le mystère demeure.
    Grâce à des archives inédites, Bruno Fuligni mène l'enquête et de ces papiers poussiéreux émerge un passionnant mélange de sexe, de folie et de tromperie.
    Dans cette affaire, tout le monde a menti : Landru, son épouse, sa maîtresse, les femmes qu'il a fait disparaître et même les enquêteurs. Comment Landru a-t-il pu sévir impunément aussi longtemps ? La réponse est dans les archives...

  • Étonnants parcours que ceux de ces félons, transfuges et autres indécis aux convictions réversibles qu'on a surnommés, au fil des époques, girouettes, moulins à vent, matois, caméléons, opportunistes, Saxons ou jaunes !
    Parmi eux, des hommes d'État comme Mirabeau, Talleyrand, Gambetta, Edgar Faure, côtoient des figures aussi déroutantes que l'extravagant général Cluseret, passé de la Commune à l'extrême droite. Par ambition, vénalité, goût du pouvoir - et parfois au nom de l'intérêt général -, ils ont traversé l'échiquier politique : si Victor Hugo ou Jules Verne allèrent de droite à gauche, la plupart évoluèrent en sens inverse, comme Pierre Laval, dérivant de Jaurès à Pétain, ou Roger Garaudy, du communisme au négationnisme.
    Entre idéaux bafoués et réalités mouvantes, ce petit traité de l'inconstance en politique rappelle ce que la grande histoire doit à la versatilité des hommes.

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