Horay

  • La police des écrivains

    Bruno Fuligni

    • Horay
    • 5 October 2006

    Bruno FULIGNI, qui s'est passionné pour les excentriques du Parlement et les utopistes des lettres, est l'auteur de Victor Hugo président ! et La Chambre ardente, Ed. de Paris.
    A publié Jules Verne en Verve et Les Quinze mille, Députés d'hier et d'aujourd'hui chez Horay.

    Le Livre
    Ses recherches antérieures ont permis à Bruno Fuligni de relever l'existence de dossiers de police sur les principaux personnages de la IIIe République, y compris les écrivains. Ces dossiers sont généralement constitués d'une succession de notes brèves accumulées sur des décennies : comptes-rendus de manifestations publiques, rapports sur l'origine et le milieu du personnage en cause, rapports de filature, indiscrétions diverses...
    Le livre présente, pour chaque écrivain, une sélection de ces brefs documents, montrant la vision méfiante qu'avaient les services de police des grands noms de la littérature et la piètre estime en laquelle ils tenaient la plupart d'entre eux. Il s'agit aussi bien de jugements généraux sur la moralité du personnage que d'informations factuelles sur leurs activités, leurs amours, leurs ridicules et leurs petites manies.
    Ces documents sont d'abord des témoignages historiques importants. Or ils n'ont jamais été publiés tels quels, même si certains biographes les ont consultés.
    Surtout, leur lecture est très divertissante. Certaines notes sont drôles par la façon dont elles décrivent le génie en style administratif ; d'autres sont fort bien écrites et le lecteur devine que le policier, au contact de son suspect, tente à son tour de jouer l'écrivain.
    Dans tous les cas, nos grands hommes se retrouvent traités en délinquants.

    Principaux suspects
    Breton (et le groupe surréaliste)
    Coûté
    Dumas fils
    Féval
    Feydeau
    Hugo
    Tourgueniev
    Vallès
    Verlaine & Rimbaud
    Willy & Colette



  • Quel grand poète français fut-il soupçonné d'être un agent de l'Intelligence Service britannique ? Quel écrivain adressait-il des lettres d'amour à son percepteur ? Quel philosophe subversif les Renseignements Généraux épièrent-ils même le jour de ses obsèques ?
    En 2006, dans la première édition de ce livre, Bruno Fuligni révélait l'existence de dossiers de police sur les principaux écrivains français, de Victor Hugo à André Breton. Cette seconde édition est augmentée de nouveaux dossiers, récemment ouverts aux chercheurs, qui vont jusqu'en 1980. Des dossiers généralement constitués d'une succession de notes brèves accumulées sur des décennies :
    Comptes rendus de manifestations publiques, rapports sur l'origine et le milieu du personnage en cause, rapports de filature, indiscrétions diverses. Ils comportent aussi bien des jugements généraux sur la moralité de nos grands auteurs que des informations factuelles sur leurs activités, leurs amours, leurs ridicules et leurs petites manies.
    Témoignages historiques importants, ces dossiers sont parfois divertissants. Certaines notes sont drôles par la façon dont elles décrivent le génie en style administratif ;
    D'autres sont fort bien écrites et le lecteur devine que le policier, au contact de son suspect, tente à son tour de jouer l'écrivain. Dans tous les cas, nos classiques se retrouvent traités en délinquants.

  • Les quinze mille

    Bruno Fuligni

    • Horay
    • 22 March 2006


    Député
    Un député peut-il se munir d'accessoires à la tribune oe
    Peut-on siéger en blouse, en gandoura ou en col Mao oe Pourquoi le président de l'Assemblée nationale entre-t-il au son du tambour oe
    Un prêtre député peut-il bénir une République laïque oe Qu'appelle-t-on « le Barodet » oe
    Qu'est-ce qu'une « députette » oe Comment paralyser un débat oe Qui a gagné le dernier duel parlementaire oe
    Depuis quand légifère-t-on sur l'environnement oe
    Que se passe-t-il à la buvette du Palais Bourbon oe
    A partir de ce feuilleton de la France républicaine que forment les comptes rendus de séance, Bruno Fuligni raconte les faits et gestes des quinze mille députés recensés depuis 1789.
    Grands débats et bagarres mémorables, actions rituelles et coups d'éclat : son livre, qui fourmille d'anecdotes surprenantes, fait revivre les incidents de séance qui ont marqué l'hémicycle.



  • Le suffrage universel a été institué en France en 1848. Depuis, chaque scrutin voit un certain nombre d'individus isolés tenter leur chance en marge des partis organisés. B. Fuligni distingue ces candidats plus ou moins fantaisistes : humanitaires, spirituels, inventeurs, séparatistes, imposteurs, poètes, grotesques, farceurs, libidineux et enfin inclassables.


  • D’Acacia à Zozo, mille mots d’argot politique de la Révolution à nos jours, réunis pour la première fois en dictionnaire.

    Les hommes politiques aussi ont leur argot, pittoresque et méconnu.

    Notre époque n’est pas avare de néologismes, comme l’attestent des inventions aussi parlantes que le bling-bling, la Firme, le Sarkoland et la datillotine. Mais le millier de mots recensés dans ce livre nous fait revivre aussi des épisodes lointains, des tendances oubliées de la vie politique française. Qui ouvrira encore l’armoire de fer ou le cagibi des belles madames ? Que sont devenus les bousingots et les burgraves, les mascurauds et les blocards ? Où siégeaient les puritains, les matois, les arcadiens, les aragouins, les picrocholins ? Les Jeunes Turcs, qui n’étaient pas des mamelucks, réprouvaient-ils la danse du ventre ? Les guesdos ont-ils voté le dromadaire ? L’inventeur du tamisier est-il dans le Barodet ou dans le Pierre ? Trouve-t-on toujours des deputados chez ma tante ? Quand la simyanette a-t-elle remplacé la mougeotte ? Qu’est-ce qu’une ragusade, une couesnonnade, une transnoninade ? Est-il bien ou mal de ronsiner, camboniser, bentaboliser ? Vaut-il mieux sortir par la porte de Tellier ou par la grille du coq ? Pourquoi le lavelua dispose-t-il d’un kivalu, alors que le tuisigave et le tuiagaifo n’en ont pas ?

    Autant de questions essentielles auxquelles les initiés ne seront plus seuls à répondre. S’il est naturel que les hommes politiques aient leur jargon, il faut aussi que tout citoyen puisse le comprendre. Ce lexique ne revendique que le charme du pittoresque ; mais il est peut-être indispensable.





  • C'est maintenant un rite : chaque année, un jury de journalistes et d'humoristes distingue la personnalité politique française ayant prononcé la phrase la plus drôle, qu'il s'agisse d'humour volontaire ou involontaire. Fondé en 1988 par la conseillère de Paris Jacqueline Nebout, le « prix de l'humour politique » s'est interrompu en 1997, avant de reprendre après l'élection présidentielle de 2002, sous l'égide du Press Club de France et la présidence de Jean Miot. Pour la première fois, un livre reprend l'ensemble des réjouissantes « petites phrases » sélectionnées pour le « prix Press Club humour et politique ».

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