• Quelle que soit sa position physique dans le combat, « le grand capitaine » reste au coeur de l'affrontement, en symbiose avec ses troupes. Mais il peut aussi être bien plus qu'un chef de guerre : il dirige les armées et élabore ses stratégies, mais son talent lui permet parfois d'accéder à une catégorie à part, une élite, qui porte l'art de la guerre à son apogée.
    C'est le cas de ces quinze chefs de guerre dont ce livre dresse le portrait, chacun usant de moyens et de techniques propres à son environnement culturel, avec un style et une touche personnels qui font toute la singularité de leur talent individuel. De l'âge classique (Alexandre le Grand, Hannibal, César) au monde contemporain (Napoléon, Joukov, Giap), en passant par le Moyen Age et l'époque moderne (Saladin, Gengis Khan, Tamerlan, Turenne)...

  • Rien ne destinait Franklin D. Roosevelt à la présidence des États-Unis. Et tout indiquait que ce pacifiste convaincu éviterait à son pays un nouvel engagement dans un conflit dangereux qui, longtemps, ne le toucha que de loin... jusqu'à l'attaque japonaise de Pearl Harbor. Mais, en décembre 1941, la décision du président était déjà prise. Comment ? Pourquoi ?
    Faut-il faire la guerre pour obtenir la paix ? Avant de pouvoir répondre à cette question, Roosevelt aura suivi un long cheminement, personnel et politique, qui l'amène à faire un choix, puis à convaincre son peuple de le suivre. Il est soutenu par Churchill et par sa femme, Eleanor Roosevelt. Mais il doit faire face à ses propres convictions religieuses et politiques, à ses partenaires comme à ses (nombreux) adversaires, sans oublier le peuple américain qui ne rêve que de paix.
    Cet ouvrage explore les causes profondes d'une résolution tout à la fois improbable, inévitable et mûrement réfléchie. La décision d'entrer en guerre sert de fil rouge pour saisir l'homme, comprendre le pays qu'il dirige, ainsi que le monde qu'il va largement contribuer à redéfinir. Un récit passionnant qui conjugue biographie, psychologie et analyse politique.

  • A travers le récit d'affrontements épiques, de l'Antiquité au XXe siècle et de la Perse au Mexique, Arnaud Blin dessine une histoire de la guerre par ses batailles mémorables. Ce faisant, l'auteur privilégie ce qui est au coeur de la guerre à l'échelle mondiale : le caractère foncièrement hétérogène des grandes confrontations militaires. La bataille de Zama (202 av. J.-C.) présente un choc entre Rome et Carthage pour le contrôle de la Méditerranée. A Hattîn (1187), ce sont croisés et musulmans qui combattent dans le cadre des croisades. A Tenochtitlán (1519), Cortés scelle le destin de la civilisation aztèque. Les batailles de Gaugamèles (331 av. J.-C.), des champs Catalauniques (451), d'Ayn Jalut (1260), de Lépante (1571), de Lützen (1632), de Borodino (1812) et de Stalingrad (1942) sont de même nature : elles ont bouleversé le monde.

  • Jusqu'à une époque récente, l'histoire fut associée à la guerre, la guerre fut associée aux grandes batailles, et les grandes batailles furent associées aux « grands capitaines », selon l'expression consacrée. Que le capitaine reste au milieu de ses troupes, épée à la main, qu'il soit à quelques centaines de mètres du front à donner des ordres à ses chefs de corps ou à des dizaines de kilomètres à réordonnancer la marche de milliers de chars et de dizaines de milliers d'hommes, il reste celui par qui se joue le sort de la bataille. Mais si le grand capitaine, pour Arnaud Blin, est bien celui qui dirige les armées et élabore ses stratégies, il est surtout celui dont le rare talent le place dans une catégorie à part parmi les chefs militaires. En fin de compte, seule une poignée de personnalités d'exception peut se targuer de faire partie de cette élite.
    Dès lors, et si l'on considère que la guerre est un art, les quinze hommes dont ce livre dresse le portrait ont porté celui-ci à son apogée, chacun usant de moyens et de techniques propres à son environnement culturel, avec un style et une touche personnels qui font toute la singularité de leur talent individuel. De l'âge classique - Alexandre le Grand, Hannibal, César - au monde contemporain - Napoléon, Joukov, Giap - en passant par le Moyen Age et l'époque moderne - Saladin, Gengis Khan, Tamerlan, Turenne... -, ce sont ainsi quinze styles de commandement et de génie militaires qui se trouvent ici brillamment analysés et racontés.

  • Wagram ; 5-6 juillet 1809

    Arnaud Blin

    Les 5 et 6 juillet 1809, deux empires s'affrontent. Deux hommes surtout : Napoléon et l'archiduc Charles. C'est un duel au sommet, le prince Charles s'affirmant comme l'adversaire le plus talentueux et le plus coriace de Bonaparte. L'Autriche, malmenée depuis presque vingt ans par la France, est parvenue à reconstruire son armée suite à l'humiliante défaite d'Austerlitz. A Vienne, l'empereur et son entourage ne se font pas d'illusion : après l'Espagne, c'est la monarchie autrichienne qui est visée. Poussé par un Metternich désireux de reconstruire l'ordre ancien, l'empereur François s'engage dans une guerre préventive contre Napoléon, convaincu par ses ministres du soutien actif de la Prusse et de l'Angleterre.
    Wagram réunira sur le théâtre les effectifs les plus importants de tous les temps peut-être, du moins en Europe. L'artillerie jouant un rôle prépondérant, Wagram sera aussi la première bataille d'un nouveau genre, où la puissance du feu combinée à une stratégie d'anéantissement préfigure la guerre totale du XXe siècle. Ici, nous sommes déjà à Verdun. Austerlitz est un lointain souvenir.
    Wagram est le point culminant d'une longue campagne qui voit Napoléon vaciller une première fois à Essling au mois de mai. Mais l'Empereur n'abdique pas. Grâce à une manoeuvre audacieuse, il surprend l'ennemi sur son propre terrain en traversant le Danube au nez et à la barbe du prince Charles. Puis, alors que l'archiduc tente de reprendre l'ascendant et après une offensive stérile des Français, Napoléon, par un coup de génie, transforme une possible défaite en un triomphe, grâce notamment à la " batterie infernale " qu'il déploie face à l'ennemi.
    Wagram est un affrontement d'une intensité inconnue jusqu'alors qui combine l'esthétique d'un art de la guerre portée à son paroxysme à l'horreur des conflits de masse modernes. A travers la confrontation entre deux hommes et deux armées, ce livre relate la série d'événements petits et grands qui font de Wagram une bataille unique, première d'une longue série de confrontations où l'homme, déjà, se sent écrasé par une violence sans limites où l'on voit poindre l'absurdité des conflits contemporains.

    Arnaud Blin est spécialiste de l'histoire de la guerre et de la paix. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet , en particulier de l' Histoire du Terrorisme (Bayard, 2004-2006). Il est également co-directeur du Forum pour une Nouvelle Gouvernance Mondiale (Paris).
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  • La guerre va-t-elle disparaître ? A l'heure où les conflits armés restent nombreux, la question semble audacieuse.
    Pourtant, les mutations intervenues depuis la fin de la guerre froide ont transformé les régimes de la politique de puissance. Et la démocratie libérale moderne, née de la guerre, est devenue aujourd'hui vecteur de la paix. A partir d'un réexamen des fondations théoriques de la démocratie, Arnaud Blin montre de quelle manière la liberté peut engendrer la paix et la sécurité globale et régionale. Véritable pavé dans la mare, cet essai bouscule bon nombre d'idées reçues sur les lois qui gouvernent la politique des nations.

  • Depuis le XIXe siècle, près de 450 sépultures collectives ont été découvertes dans le Bassin parisien dont la chronologie, clarifiée par des recherches récentes, s'insère entre la fin du Néolithique moyen et le début de l'âge du Bronze, des derniers siècles du 4e millénaire à la fin du 3e millénaire. Elles se caractérisent par une pratique funéraire visant au regroupement des défunts, au fur et à mesure des décès, dans un espace sépulcral unique. Celui-ci est délimité par une structure pérenne qui, dans le Bassin parisien, a pris des formes diverses. Avec l'hypogée, l'allée sépulcrale est alors le type architectural dominant avec 114 sites connus dans la région, caractérisé par un plan strict (chambre, entrée et antichambre axiale) et une diversité de matériaux de construction employés.

    Jusqu'à ce jour, les modalités de fonctionnement des allées sépulcrales restaient mal connues. Pour offrir un parallèle à une synthèse récente sur les hypogées, le présent ouvrage se propose de définir les différents types de gestion funéraire (organisation interne, modalités de dépôts, recrutement des défunts) ayant régi leur utilisation, en se basant sur l'étude monographique du site de La Chaussée-Tirancourt (Somme), dont les travaux, dirigés par Jean Leclerc et Claude Masset, ont marqué l'histoire de la recherche. Les modalités de fonctionnement, qui ont ainsi été définis dans les allées sépulcrales, offrent un témoignage privilégié des dynamiques socio-culturelles des populations du Bassin parisien durant la fin du Néolithique.

  • Pour bien préparer un examen, l'entraînement à partir de véritables sujets est indispensable.

    Ces ouvrages proposent les sujets les plus récents, avec un accompagnement pédagogique très utile : -La présentation détaillée des épreuves, souvent méconnue des lycéens (durée exacte, coefficient, critères de correction...)-Des conseils de méthode pour la préparation des épreuves-Des commentaires dans les corrigés, indiquant des points de cours à réviser, attirant l'attention sur la formulation d'une consigne...

  • Iena octobre 1806

    Arnaud Blin

    • Perrin
    • 20 March 2003

    " Il n'y a que deux puissances au monde, disait Napoléon en 1806, le sabre et l'esprit.
    A la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit. " L'Empereur ne croyait pas si bien dire. En 1806, la Grande Armée écrasait la Prusse au terme d'une campagne époustouflante. La veille de la bataille, le philosophe Hegel voyait passer devant lui l'" Esprit du monde ". Moment sublime : Iéna devient pour Hegel et des générations de penseurs la bataille marquant la " fin de l'Histoire ". Militairement, l'affrontement du 14 octobre 1806 constitue l'un des sommets de la stratégie napoléonienne, l'Empereur manoeuvrant à la perfection à Iéna, et le maréchal Davout décidant de la victoire, avec une audace inouïe, à Auerstaedt.
    La meilleure armée de l'Ancien Régime, héritière du grand Frédéric, disparaît d'un seul coup à l'issue d'une poursuite d'anthologie. La rupture stratégique est consommée, avec l'avènement d'une guerre d'anéantissement propre à l'époque contemporaine. Les deux grands stratèges du XIXe siècle, Clausewitz et Jomini, présents sur le théâtre, théoriseront et transmettront la formidable leçon assenée par l'Empereur.
    Arnaud Blin explique, raconte et commente cet événement extraordinaire au cours duquel l'Europe a basculé.

  • La paix de Westphalie de 1648 met un terme à l'une des guerres les plus sanglantes de l'histoire, la guerre de Trente Ans, et signaler l'émergence de l'Europe moderne, celle des Etats-nations.
    Se met alors en place un échiquier politique dont l'objectif affiché est sa propre survie et auquel est attelée toute une série de mesures destinées à assurer sa pérennité, dont le sacro-saint respect de la souveraineté nationale et son corollaire : le devoir de non-ingérence. Ainsi s'installe, en 1648, un système de gestion des relations internationales à la fois complexe, efficient et durable qui va perdurer sous diverses formes jusqu'au XXe siècle et qu'on appellera le " système westphalien ".
    A l'heure actuelle, alors que l'Europe débat sur sa constitution et que ses dirigeants caressent le rêve d'une Europe unie faisant face à la volonté hégémonique de la superpuissance américaine, l'idée de voir renaître un tel système est toujours d'actualité. L'ordre westphalien, mis à mal par deux guerres mondiales, semblait moribond à l'issue de la guerre froide : pourtant, aujourd'hui, un système de sécurité collective fondé sur le respect du droit international incarne pour beaucoup l'avenir des relations interétatiques.
    Ainsi l'ordre westphalien, malgré ses limites, a toujours bien fonctionné et l'on pourrait dire, pour paraphraser Winston Churchill, que jusqu'à preuve du contraire, il est peut-être le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres. L'idée centrale de cet ouvrage est de comprendre la nature du système westphalien, donc de revenir à ses origines, c'est-à-dire à la paix qui fut signée en 1648 dans les villes de Münster et d'Osnabrück.
    Comment, pourquoi, dans quelles circonstances et par qui les traités de Westphalie furent-ils préparés et signés ? Dans quelle mesure cette paix fut-elle si réussie, et pourquoi l'ordre westphalien qui en découla fut-il si durable ?

  • L'histoire ne cesse de s'accélérer nous dit-on. Il est vrai qu'aujourd'hui, cinq années représentent une éternité. Suffisamment eu tout cas pour entrevoir un événement comme le 11 septembre avec discernement. Du moins peut-on l'espérer. Car le " 11 septembre " est l'une de ces dates qui, comme le " 14 juillet ", se suffit à elle-même tant l'empreinte sur l'imaginaire collectif est profonde. Une date qui a marqué son époque : c'était " la fin de l'âge de l'innocence ", celui de la " guerre des civilisations " ou encore de la " fin de l'histoire ". Le monde, nous en étions persuadés, avait changé ce matin-là. Mais quel monde ? Difficile de le dire puisque, depuis la chute de l'URSS en 1991, nous naviguions dans le brouillard avec un soi-disant " nouvel ordre mondial " que personne n'arrivait il définir. Quel (autre) monde était né sur les décombres de cette guerre froide que l'on commençait à regarder avec nostalgie ? Les théories abondaient mais le brouillard persistait. Sommes-nous en mesure aujourd'hui d'y voir plus clair sur la manière dont les choses ont évolué depuis ce 11 septembre 2001 et dans quelle direction elles semblent s'orienter. Cet ouvrage est une invitation au décryptage d'une réalité trop souvent décalée par rapport aux discours des uns et des autres. décryptage au cours duquel nous espérons pouvoir distinguer ce qui, entre discours et réalité, correspond à l'environnement qui est le nôtre, sachant que notre perception du monde détermine aussi dans une grande mesure la manière dont nous façonnerons notre avenir.

  • Tamerlan

    Arnaud Blin

    • Perrin
    • 12 April 2007

    fascinant, mystérieux, tamerlan est un personnage mythique.
    jusqu'à l'actuel ouzbékistan qui en a fait son héros national, peintres, poètes, écrivains ont dressé le portrait réel ou rêvé de cet homme complexe.

    tamerlan, le " boiteux " (1336-1405), accède au pouvoir à près de quarante ans. stratège de génie, dévoré d'ambition, soutenu par le mythe de gengis khan, il étend son empire sur toute l'asie des steppes. son armée sème la terreur, ses attaques sont imparables, ses victoires fulgurantes et ses conquêtes immenses.
    mais éphémères : les territoires, sitôt conquis, sont reperdus.
    pétri de contradictions, tamerlan, qui est le dernier héritier des cavaliers nomades, se fait sédentaire à samarcande, qu'il érige en capitale ; nourri d'islam, il ne dédaigne pas de fêter ses succès en banquets et beuveries ; amateur des arts les plus fins, il est d'une barbarie inouïe face aux vaincus. a son image, l'héritage timouride est paradoxal.
    alors qu'il ne reste rien de son empire, tamerlan a construit un mythe qui perdure encore aujourd'hui, et dont certains peuples d'asie centrale portent l'empreinte dans leur mode de vie, leur art ou leur religion.

  • Un outil de travail complet et efficace, conforme au nouveau programme d'Enseignement scientifique (enseignement du tronc commun), en Tle générale. De nombreuses ressources - le cours, les méthodes clés, exercices et sujets -, pour vous accompagner tout au long de votre Terminale.

    Sur chaque thème du programme.
    - Des fiches de cours synthétiques et visuelles.
    - Une grande carte mentale récapitulative.
    - Les méthodes clés.
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    - Des sujets pour s'entraîner en vue des E3C (épreuves communes de contrôle continu).
    - Tous les corrigés détaillés.

    En accès gratuit, avec l'achat du livre, sur le site www.annabac.com.
    - Des parcours de révision interactifs proposant, pour chaque thème du programme : des fiches, des quiz, des exercices et sujets corrigés.
    - Des conseils pour bien s'orienter.

  • Nous vivons à l'heure du terrorisme, et nous ignorons son histoire. Pris par la violence des images, la surenchère des menaces, la confusion de l'information « en continu », nous laissons finalement peu de place à la réflexion et à l'analyse.
    Avec le concours de spécialistes internationaux, Gérard Chaliand et Arnaud Blin retracent dans cet ouvrage l'histoire du terrorisme, depuis l'Antiquité jusqu'à ses formes les plus récentes, replaçant l'islamisme radical dans son contexte à travers les siècles. Pareille profondeur de vue nous permet de cerner les enjeux actuels du phénomène, dont les effets sont loin d'être épuisés.
    Les auteurs ont aussi réuni les discours et manifestes des acteurs principaux du terrorisme, de Bakounine à Ben Laden - la plupart inédits en français. Embrassant toutes les époques et tous les lieux, ce livre constitue la première grande encyclopédie du terrorisme.

  • Par son implication permanente au sein des institutions petite-enfance, Arnaud Deroo est témoin, recueille de multiples situations de relation avec l'enfant. Certaines interrogent, interpellent fortement, d'autres forcent l'admiration, le respect. Toutes révèlent des postures de professionnels.
    Cet ouvrage porte un regard sur ces actes du quotidien, en invitant à la réflexion afin de garantir une bien-traitance tant des enfants que des adultes (parents, professionnels...).
    L'auteur utilise l'humour pour renforcer son message d'interpellation ou sa volonté de faire reconnaître la place irremplaçable des professionnels dans le développement de l'enfant.

  • Outil indispensable en ces temps où la guerre, protéiforme, est omniprésente, ce Dictionnaire rend compte des principes de la stratégie, de ses théoriciens, des différents types de conflit, des grands capitaines et des grandes batailles. Embrassant l'ensemble des principales cultures, depuis plusieurs millénaires, il permet de saisir les approches de plus en plus complexes des nombreux acteurs de la géopolitique mondiale, et de comprendre que la guerre, ou la crainte qu'elle inspire, reste en ce début de XXIe siècle l'arbitre final des relations internationales.
    Cette nouvelle édition, révisée, est augmentée de notices inédites, donnant les clés de compréhension des phénomènes les plus récents : « Daech », « 11 Septembre », « Drone » ou encore « Cyberguerre ».

    Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Nous vivons à l'heure du terrorisme, et nous ignorons son histoire. Pris par la violence des images, la surenchère des menaces, la confusion de l'information « en continu », nous laissons finalement peu de place à la réflexion et à l'analyse. Il est pourtant urgent de chercher à comprendre le phénomène terroriste.
    Avec le concours de spécialistes internationaux, Gérard Chaliand et Arnaud Blin retracent dans cet ouvrage l'histoire du terrorisme, depuis l'Antiquité jusqu'à ses formes les plus récentes, et nous font comprendre combien la perception du terrorisme a évolué. L'islamisme radical est ainsi replacé dans son contexte historique. Seule cette profondeur de vue peut nous permettre de cerner les enjeux actuels de ce phénomène, dont les effets sont loin d'être épuisés.
    Les auteurs ont aussi réuni pour ce livre les discours, manifestes et autres textes théoriques des acteurs principaux du terrorisme, de Bakounine à Ben Laden - la plupart inédits en français. Ce que vous avez entre les mains, lecteurs, c'est la première grande encyclopédie du terrorisme.

  • Ce document, est la version française d'un manuel d'entraînement trouvé en Angleterre, à Manchester, en mai 2000, par des enquêteurs britanniques au cours d'une fouille opérée au domicile d'un membre présumé d'Al-Qaida.
    L'intéressé, en fuite, a été inculpé pour son rôle présumé dans les attentats à la bombe perpétrés le 7 août 1998 contre les ambassades américaines de Dar es Salam, en Tanzanie, et de Nairobi, au Kenya.
    Le document a été traduit de l'arabe par les services secrets britanniques et authentifié par le FBI avant d'être distribué à divers services de renseignements dans le monde. Il a également été versé comme pièce à conviction lors de certains procès pour terrorisme ces dernières années, aux États-Unis et en Angleterre.
    Ce manuel est fascinant à plus d'un titre. Écrit sans fioritures de style, il décrit méthodiquement, de manière presque clinique, en dix-huit leçons, comment se fondre dans le paysage d'un pays occidental, échapper aux poursuites, recruter, recueillir de l'information, fabriquer de faux papiers, détruire, commettre des attentats, fabriquer des poisons, assassiner, résister aux interrogatoires, s'évader, libérer des frères capturés, le tout au nom du jihad « contre les régimes athées et apostats » peuplés « d'infidèles ».
    En décrivant comment doit se conduire le parfait terroriste, ce manuel constitue une illustration unique de l'état d'esprit général de la mouvance islamiste radicale. En effet, ceci n'est pas un texte de plus sur Al-Qaida, ni un discours d'Al-Qaida à des fins de propagande, c'est Al-Qaida elle-même, dans sa parole la plus secrète : voilà comment les jihadistes de la Base parlent et se parlent. Dans leur violence la plus crue.
    Assez bien repéré dans le monde anglo-saxon grâce à Internet, le Manuel de Manchester est peu connu dans le monde francophone. Nous avons décidé de le mettre à la disposition de ce public au nom du principe qui veut qu'on ne se défende efficacement contre un péril que si l'on en comprend la nature.

    Ce manuel est présenté et commenté par Arnaud Blin, politologue, spécialiste reconnu des questions touchant le terrorisme, qui le replace dans son contexte historique et dans la stratégie générale d'Al-Qaida. En guidant le lecteur dans cette plongée, il lui permet de saisir toute la portée de ce document.

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