• Ubu roi

    Alfred Jarry

    Le 9 décembre 1896, un jeune homme crée le scandale en faisant jouer au théâtre de l'OEuvre une farce truculente : Ubu roi.
    « Merdre ! » Sitôt le premier mot lâché, la salle siffle, hue, rit, proteste : le public est insulté, les conventions théâtrales sont bousculées, le grotesque s'introduit dans le théâtre d'avant-garde. En mettant en scène les tribulations du Père Ubu - personnage cynique et ordurier, prêt à tout pour s'accaparer le pouvoir -, Jarry donne naissance à un véritable mythe. Blague de potache témoignant de l'inventivité d'un lycéen rennais ou « pamphlet philosophico-politique à gueule effrontée », selon le mot d'un journaliste d'alors, Ubu roi est d'abord un feu d'artifice verbal qui, plus d'un siècle après sa création, n'a rien perdu de sa saveur.

    Dossier :
    1. De l'école au théâtre
    2. Jarry et la réforme théâtrale : articles, lettres et manifestes
    3. Ubu roi : un désastreux triomphe
    4. Fortune de l'oeuvre : mises en scène et illustrations.

    3 Autres éditions :

  • Tout Ubu

    Alfred Jarry

    Edition enrichie (Préface, notes, illustrations, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie) « J'ai voulu que, le rideau levé, la scène fût devant le public comme ce miroir de contes de Mme Leprince de Beaumont, où le vicieux se voit avec des cornes de taureau et un corps de dragon selon l'exagération de ses vices; et il n'est pas étonnant que le public ait été stupéfait à la vue de son double ignoble, qui ne lui avait pas encore été entièrement présenté; fait, comme l'a dit excellemment M. Catulle Mendès, " de l'éternelle imbécillité humaine, de l'éternelle luxure, de l'éternelle goinfrerie, de la bassesse de l'instinct érigée en tyrannie ; des pudeurs, des vertus, du patriotisme et de l'idéal des gens qui ont bien dîné ". Vraiment, il n'y a pas de quoi attendre une pièce drôle, et les masques expliquent que le comique doit en être tout au plus le comique macabre d'un clown anglais ou d'une danse des morts. » Alfred Jarry n'a pas inventé le Père Ubu. Il n'a fait que le découvrir.
    Le Père Ubu est de toutes les époques. Tantôt il nomme consul son cheval, tantôt il donne la victoire à l'ennemi en faisant combattre ses soldats contre eux-mêmes, tantôt il fait badigeonner en rouge, couleur des condamnés à mort, une montagne qui l'offense...
    On ne sait jamais avec cet homme si on est à Guignol ou aux drames de Shakespeare».

  • Les Minutes de sable mémorial (1894) est une suite de textes en vers et en prose par lesquels Jarry veut attirer notre attention sur l´aspect énigmatique de la condition humaine. Dans ce véritable « colin-maillard cérébral », comme il l´écrit, le lecteur joue à un jeu de « qui perd gagne ». La raison, la déraison, l´humour et le délire volontaire ou non, contrôlé ou non, sont de la partie. C´est un avant-projet d´Ubu Roi.  César-Antéchrist (1895) est bien différent. Cette pièce aux allures de mystère médiéval se nourrit des deux sujets à la mode de la fin du XIXe siècle, l´ésotérisme et le sacrilège des messes noires. En un délire continu où s´entrelacent savamment théologie, métaphysique et poésie de l´absurde, Jarry met à profit à la fois son érudition et son sens du burlesque. L´enjeu n´est pas mince : de la même manière qu´avec La Tentation de saint Antoine de Flaubert, le lecteur cherche à savoir le degré de complicité qui existe entre le narrateur témoin du délire et le délire lui-même.  Deux chefs d´oeuvre, les plus beaux livres de Jarry.

  • L'Amour en visites est un des livres les moins connus, mais les plus surprenants de Jarry. Publié en 1898, deux ans après Ubu roi, chez un éditeur spécialisé dans la littérature érotique, il s'agit d'une série de douze épisodes sur le thème de la rencontre amoureuse. Cette série de petites saynètes, présente dans un registre de vaudeville burlesque, les tentatives amoureuses du jeune Lucien, d'abord lycéen puis militaire, auprès de femmes plus ou moins disposées à lui céder : la bonne de ses parents, une petite cousine perverse ou une femme de lettres ; et ces savoureux personnages féminins, tantôt lubriques et tantôt évanescents, semblent sortis des pièces de Feydeau ou d'un album de Toulouse-Lautrec.

  • Dans La Chandelle verte, Jarry a regroupé les chroniques données à plusieurs revues entre 1901 et 1904. Ce sont les années où il publie entre autres ses deux romans les plus puissants, Messaline et Le Surmâle : les chroniques participent du même état d'esprit. Une permanente leçon d'humour, de poésie et de provocation. Dès 1888, Alfred Jarry mettait en oeuvre le personnage culte de la littérature française : le Père Ubu. On doit notamment à Alfred Jarry l'une des premières marques du thème de l'absurde dans le paysage littéraire français. L'Almanach du Père Ubu, La Chandelle verte et Siloques, superloques, soliloques et interloques sont publiés au Castor Astral.

  • Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, célèbre pour sa bibliothèque constituée de « vingt-sept volumes dépareillés, tant brochés que reliés ».

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Voilà un bon siècle que le Père Ubu a lancé son Merdre retentissant et inaugural. Merdre qui est d'abord celui de Jarry élève du lycée de Rennes à l'adresse de monsieur Hébert, son professeur de physique, « tout le grotesque qui est au monde » ; merdre énorme lancé à tous les petits monarques du Savoir et du Pouvoir (militaire, économique, politique, religieux, etc.) qui se jettent dans le siècle armés de nouvelles techniques de prolifération verbale, et dont le Père Ubu est le reflet à peine déformé.

    Merdre à leur langue surtout, à la langue comme instrument de pouvoir par lequel s'exprime le Schwergeist - l'esprit de lourdeur - de l'époque moderne condamné par Nietzsche avant de sombrer. Malgré les échecs - à trois reprises il rate le concours d'entrée à l'Ecole Normale Supérieure, échouant donc à rejoindre le monde de ses maîtres -, Jarry ne sombre pas, peut-être par sa capacité à ne pas se détourner de la foule pour se réfugier en Haute-Engadine, mais au contraire à l'affronter et à lui dire la vérité que représente Ubu sous ses dehors les plus grotesques. Parole de vérité qu'expérimente Jarry à travers son extravagance littéraire, mais aussi et peut-être surtout une vie hors normes.

    Un siècle plus tard, nous sommes toujours les contemporains d'Alfred Jarry par la prolifération universelle des Pères Ubu parlant et parlant au nom des idéaux les plus divers (la Démocratie, l'Entreprise, la Raison, la Sécurité - que sais-je encore, la liste est longue) au moyen desquels ils affirment leur gros et gras pouvoir de langage. Face à cette prolifération, l'implosion de la parole autoritaire à laquelle nous invite Jarry avec Ubu roi, puis avec le docteur Faustroll ou le Surmâle parmi ses autres inventions, ne peut qu'être un vrai plaisir de lecture, par la formidable démonstration de liberté qu'elle représente face à la puissance grotesque du monde.

  • "Ubu enchaîné" est un peu moins célèbre qu´Ubu roi, mais parfois encore plus drôle. Si Ubu roi, c´est avant tout l´introduction, la présentation d´Ubu et de son monde, à travers la narration de sa prise de pouvoir, un peu notre « Le Prince » français, Ubu enchaîné nous dépeint un Ubu plus las, qui s´ennuie d´avoir tant massacré, pillé, écervelé, et qui pour se distraire, décide de se faire esclave. Il conduira une troupe de forçats volontaires, avides de rejoindre les galères du Grand Turc, tout en massacrant au passage les champions de la liberté qui tiennent à tout prix à ce qu´ils se débarrassent de leurs chaînes.

  • Ubu cocu

    Alfred Jarry

    Aux Editions de Londres, on ne s´en cache pas, nous adorons Jarry. D´ailleurs, peut-être Jarry nous aurait-il adoré s´il nous avait connu ? "Ubu cocu" est la troisième pièce que nous publions de lui, et l´une de ces pièces méconnues qui met en scène notre ami préféré à l´énorme gidouille. C´est un des personnages les plus incroyables de la littérature française, c´est notre soldat Chveik, c´est notre Don Quichotte, mais pourtant on a tendance à notre époque à le ranger dans une valise, comme Ubu fait avec sa conscience dans ce petit chef d´oeuvre d´humour noir et de comique absurde. Mère Ubu qui convole avec des amants égyptiens, un ancien propriétaire que l´on empale, tout cela sur fond d´archéoptéryx, on en salive d´avance.

  • "Ubu sur la butte" est la quatrième pièce ubuesque de Jarry que nous publions aux Editions de Londres. C´est une version tardive, abrégée de "Ubu roi". C´est amusant, puisque nous découvrons une nouvelle dimension de l´original, que nous n´avions pas vu tout de suite, ignorants que nous sommes ! Et oui, à l´époque de Jarry, on étudiait Shakespeare dans les écoles de Bretagne, et puis Jarry était très proche de Marcel Schwob, lui-même traducteur du Barde. Or "Ubu roi" a aussi des parallèles frappants avec Macbeth. Shakespeare se serait-il inspiré de Jarry ? Et Macbeth, serait-ce une version plus sérieuse d´Ubu ?

  • "Tout est dans Faustroll, affirmait Boris Vian, y compris la manière de cuire un mouton vivant jusqu'à la halte du cuit-à-point." Le Faustroll est le maître-livre d'Alfred Jarry. Au cours de sa navigation sur terre ferme, le savant docteur révèle au singe Bosse-de-Nage "qui ne savait de parole humaine que ha ha", à l'huissier Panmuphle qui consigne tout par écrit et au lecteur les plus singulières quintessences de la littérature, de l'art et de la science de son temps (l'ouvrage fut écrit en 1897-1898) et définit la Pataphysique, "science des solutions imaginaires" qui culmine dans le calcul de la surface de Dieu. Ainsi la Pataphysique, née avec Ubu parmi les garnements du lycée de Rennes, atteint-elle une dimension ubuniverselle. Fondée sur les deux manuscrits existants, révisée et mise à jour, cette édition propose un riche commentaire, avec documents illustrés, éclairant aussi bien les allusions à la vie littéraire de l'époque que la langue somptueuse de Jarry et ses emprunts à Rabelais ou aux grands scientifiques, qu'il lisait assidûment."Société de recherches savantes et inutiles", le Collège de 'Pataphysique, institué en 1948, a réuni ou réunit encore des esprits aussi originaux que Raymond Queneau, Marcel Duchamp, Ionesco ou Arrabal, mais aussi des érudits hors norme qui, entre autres, ont fondé les études jarryques.


  • Ubu Roi


    Alfred Jarry


    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.

    Ubu roi est une pièce de théâtre d'Alfred Jarry appartenant au cycle d'Ubu, publiée le 25 avril 1896 dans Le livre d'Art (revue de Paul Fort) et représentée pour la première fois le 10 décembre 1896. Il s'agit de la première pièce du cycle d'Ubu. Son nom pourrait être inspiré de celui de la tragédie de Sophocle, OEdipe Roi. Cette pièce est considérée comme précurseur du mouvement surréaliste et du théâtre de l'absurde. Jarry y mêle provocation, absurde, satire, parodie et humour gras. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Sawyer

    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Le personnage d'Ubu, né d'une pièce créée par des lycéens, est devenu le symbole universel de l'absurdité du pouvoir, du despotisme, de la cruauté. Jarry en montre le ridicule, lui oppose l'arme que les faibles gardent face aux tyrans, la formidable liberté intérieure que donne le rire. Le sens du comique et de l'humour change le tyran en marionnette, en ballon gonflé d'air.

  • Ubu Roi

    Alfred Jarry

    • Neobook
    • 6 November 2014

    Le personnage d'Ubu, né d'une pièce créée par des lycéens, est devenu le symbole universel de l'absurdité du pouvoir, du despotisme, de la cruauté. Jarry en montre le ridicule, lui oppose l'arme que les faibles gardent face aux tyrans, la formidable liberté intérieure que donne le rire. Le sens du comique et de l'humour change le tyran en marionnette, en ballon gonflé d'air.

  • Ubu roi

    Alfred Jarry; Ligaran

    • Ligaran
    • 30 January 2015

    Extrait :
    "PERE UBU : Merdre !
    MERE UBU : Oh ! voilà du joli, Père Ubu, vous estes un fort grand voyou.
    PERE UBU : Que ne vous assom-je, Mère Ubu !
    MERE UBU : Ce n'est pas moi, Père Ubu, c'est un autre qu'il faudrait assassiner.
    PERE UBU : De par ma chandelle verte, je ne comprends pas."

  • BnF collection ebooks - " Il est très vraisemblable que beaucoup ne s'apercevront point que ce qui va suivre soit très beau (sans superlatif : départ) ; et à supposer qu'une ou deux choses les intéressent, il se peut aussi qu'ils ne croient point qu'elles leur aient été suggérées exprès."

  • Le Surmâle

    Alfred Jarry

    « L'amour est un acte sans importance, puisqu'on peut le faire indéfiniment ». Le roman commence par cette étonnante phrase lâchée lapidairement par le personnage central, André Marcueil en plein milieu d'un repas dans son château de Lurance. Suit inéluctablement une discussion sur l'amour où chacun rivalise d'imagination pour célébrer un surmâle, un homme capable de faire un nombre impressionnant de fois l'amour en un temps limité. Cette discussion devient enfin purement scientifique lorsqu'un médecin, le docteur Bathybius, fait remarquer que le corps humain n'est pas adapté à de telles prouesses et que par conséquent, ces histoires de performance ne sont que des fantasmes. Un autre personnage, Monsieur William Elson, chimiste de renom, fait alors intervenir l'une de ses inventions, la perpetual-motion food (que l'on peut traduire par « nourriture du mouvement perpétuel ») qui, selon lui, permettrait la regénération des muscles pendant l'effort. Un homme ainsi nourri pourrait, sans effort particulier, devenir physiquement hyper-impressionnant et rivaliser avec le fantasmagorique. Pour mettre à l'épreuve son invention, le chimiste propose aux invités d'assister à une course de vélos où les sportifs seront exclusivement alimentés avec cette nourriture : il s'agit de parcourir 10 000 milles, soit la distance Paris et Irkoutsk (Russie). Ils suivront celle-ci depuis un train qui roulera au côté du peloton. Lors de cette course, la plupart des cyclistes trouvent la mort, mais l'exploit est tout de même réalisé. L'ombre d'une personne non-alimentée par la perpetual-motion food rivalise de vitesse et de distance avec les coureurs. Voici le surmâle. Tout au long de la route entre Paris et la Russie, l'on a retrouvé des cadavres de femmes, à qui l'on avait sauvagement fait l'amour. Après quelques recherches, l'on trouve et fait venir cette fameuse ombre pour qu'elle réalise enfin la performance sexuelle tant attendue. 89 fois : tous les records seront battus. (Source : Wikipédia)

  • Extrait : " Il est très vraisemblable que beaucoup ne s'apercevront point que ce qui va suivre soit très beau (sans superlatif : départ) ; et à supposer qu'une ou deux choses les intéressent, il se peut aussi qu'ils ne croient point qu'elles leur aient été suggérées exprès." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes.  LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants :  o Livres rares o Livres libertins o Livres d'Histoire o Poésies o Première guerre mondiale o Jeunesse o Policier

  • Le surmâle

    Alfred Jarry

    Les exploits abracabrantesques d'un champion fornicateur... Le père du père Ubu pousse le bouchon toujours plus loin. Dans cette fable visionnaire où s'allient performance et dopage, le mélange de sexe et d'humour constitue un cocktail revigorant qui réussit si bien à Jarry dans ses oeuvres. Un classique de la littérature érotique préfacé par Jan Thirion EXTRAIT Sous son étreinte Ellen cria douloureusement, se leva en titubant un peu, une main à sa gorge et l'autre à son sexe ; ses yeux furetèrent autour d'elle, comme un malade cherche une potion ou un éthéromane son Léthé... Puis elle retomba sur le lit : sa respiration, à travers ses dents serrées, avait le même bruit d'imperceptible bouillonnement que font les crabes, ces bêtes qui fredonnent peut-être ce qu'ils essayent de se rappeler des Sirènes... Tâtonnant toujours de tout son corps vers l'oubli de la brûlure profonde, sa bouche trouva la bouche de l'Indien... Et elle ne se souvint plus d'aucune douleur. A PROPOS DE L'AUTEUR Alfred Jarry, né à Laval le 8 septembre 1873 et mort à Paris le 1?? novembre 1907, est un poète, romancier, écrivain et dramaturge français. Il fut aussi dessinateur et graveur.

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