• Histoire des sciences

    Yves Gingras

    Aristote, Euclide, Archimède, Ptolémée ou encore Galien ont inauguré une tradition scientifique qui a fait référence jusqu'aux années 1600. Mais à partir de cette date, de nouveaux instruments permettant de voir des objets jusqu'alors invisibles à l'oeil nu (télescope, microscope...) donnent aux savants la possibilité de faire des mesures et des expériences de façon beaucoup plus systématique. La révolution scientifique « moderne » est en marche ! Or, depuis 1800, les disciplines et les spécialités n'ont cessé de se multiplier, fondées de plus en plus sur des instruments coûteux et une forte division du travail. Est-ce la raison pour laquelle les universités sont devenues les lieux privilégiés de la recherche et de la formation des chercheurs ? C'est cette fabuleuse histoire faite d'évolutions et de révolutions que retrace Yves Gingras, une histoire qui est aussi une géographie...

  • Comment le savoir scientifique se constitue-t-il ? Y a-t-il des facteurs sociaux et culturels qui favorisent le développement des sciences ? Quelles institutions accompagnent ou freinent ce développement ? Comment travaillent les savants ? Comment valident-ils leurs connaissances ? Pourquoi y a-t-il des controverses ? En se penchant sur les rapports entre science et société, les sociologues des sciences ont interrogé la manière dont la connaissance scientifique se construit. Loin de la figure, tantôt fascinante, tantôt inquiétante, du savant travaillant seul dans son laboratoire, ils nous donnent à voir la recherche en sciences dures d'aujourd'hui comme étant essentiellement une entreprise collective, souvent transnationale.

  • Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l'Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l'emblème d'une négation de l'autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd'hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
    Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d'astronomie, de géologie, d'histoire naturelle ou sur l'origine de l'homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus connus entre sciences et religions et propose une version oecuménique et édulcorée de l'histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d'imposer sa vision du monde, l'une fondée sur la nature, l'autre sur le surnaturel.

  • Anglais Science and Religion

    Yves Gingras

    • Polity
    • 5 September 2017

    Today we hear renewed calls for a dialogue between science and religion: why has the old question of the relations between science and religion now returned to the public domain and what is at stake in this debate? To answer these questions, historian and sociologist of science Yves Gingras retraces the long history of the troubled relationship between science and religion, from the condemnation of Galileo for heresy in 1633 until his rehabilitation by John Paul II in 1992. He reconstructs the process of the gradual separation of science from theology and religion, showing how God and natural theology became marginalized in the scientific field in the eighteenth and nineteenth centuries.  In contrast to the dominant trend among historians of science, Gingras argues that science and religion are social institutions that give rise to incompatible ways of knowing, rooted in different methodologies and forms of knowledge, and that there never was, and cannot be, a genuine dialogue between them.  Wide-ranging and authoritative, this new book on one of the fundamental questions of Western thought will be of great interest to students and scholars of the history of science and of religion as well as to general readers who are intrigued by the new and much-publicized conversations about the alleged links between science and religion.

  • Ce livre relève le défi de présenter au lecteur une synthèse originale de l'histoire des sciences en prenant comme fil conducteur les porteurs du savoir, des premiers scribes mésopotamiens et égyptiens jusqu'à Newton et aux savants de l'époque moderne, en passant par Platon, Aristote, Ptolémée, Galien, Pline, Averroès, Copernic, Galilée. On y découvre les conditions techniques, institutionnelles et sociales qui, au cours des siècles, rendent compte des déplacements des grands centres de savoir. On y apprend comment les conceptions du monde ont été transformées par l'invention de l'imprimerie, les voyages des explorateurs et les travaux des astronomes, des géographes et des naturalistes. On y voit naître de nouveaux types d'institutions comme l'Académie de Platon, le Musée d'Alexandrie ou les universités médiévales et les académies de l'âge moderne, qui ont assuré tour à tour la gestation et la transmission de formes diverses de savoirs dont nous sommes les héritiers.

  • Considéré dans ce texte: L'absence de culture scientifique chez les Canadiens français. La question nationale. L'éducation et la poursuite de la vérité. Les joncs et les ajoncs, ou l'ignorance des poètes.

  • Le XXe siècle a été le théâtre d'une formidable expansion des institutions universitaires. Les auteurs se penchent sur l'histoire de ces « universités nouvelles » qui se présentaient, de façon consciente et intentionnelle, en rupture avec les institutions anciennes.

  • Cet ouvrage, qui réunit les meilleurs spécialistes européens et nord-américains de l'histoire des universités, est le premier à couvrir les transformations des universités de ses débuts, au Moyen Âge, jusqu'à nos jours.

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