• En retraçant sur le temps long, du XIXe au XXIe siècle, l'histoire des populismes en Europe centrale et orientale, Roman Krakovsky éclaire d'une façon inédite les violences et politiques à l'oeuvre aujourd'hui dans cette partie de l'Europe, foyer de dérives qui menacent de s'étendre au reste du continent.
    En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l'autoritarisme. Trente ans plus tard, c'est dans cette partie du continent qu'agissent les plus virulents mouvements du populisme européen.
    Comment comprendre un tel paradoxe ? Une manière d'y répondre est de replonger dans l'histoire. Cette perspective de longue durée est d'autant plus nécessaire que le populisme n'est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l'Europe. Au xixe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son « arriération » et de la doter d'un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd'hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d'organisation de nos sociétés, issu des Lumières.
    En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l'oeuvre en Europe centrale et orientale en ce début de xxie siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d'avertissement pour le reste du continent.

  • La chute du mur de Berlin en 1989 suivie de l'intégration des pays d'Europe centrale et orientale dans l'Union européenne avait été porteuses d'espoir pour la "victoire de la démocratie" sur le communisme. Cette victoire est cependant remise en cause par la montée des nationalismes et d'un sentiment anti-européen.
    Pour comprendre ce repli, l'auteur se propose de placer l'expérience communiste dans cette région dans une perspective de longue durée et dans une réflexion sur la modernisation des sociétés européennes. Son manuel croise l'histoire politique avec l'analyse des faits sociaux. Enfin, cette synthèse est axée sur une étude comparative montrant les similitudes et les spécificités des parcours nationaux dans un espace porteur d'histoire très différentes.
     

  • Journée emblématique du mouvement ouvrier, le 1er mai devint, avec l'arrivée au pouvoir des communistes en Tchécoslovaquie, une fête célébrant le travail et son héros, le travailleur. Primes sur objectifs, médailles et places d'honneur aux plus méritants, les récompenses foisonnaient pour faire de l'ouvrier laborieux un modèle pour tous. Valeur essentielle, le travail devait structurer la société socialiste, représentée dans sa forme idéale dans le cortège. Décortiquant les défilés de 40 années de communisme, l'auteur pointe les modifications engendrées par les évolutions de la doctrine et de la société.

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