Langue française

  • Dans un bourg du Nord, Yvan est apprenti menuisier. Né d'un père borné et réac, et d'une mère qui rêverait qu'il devienne artiste, c'est un adolescent complexé et solitaire, moqué pour sa laideur et sa différence par ses camarades. Tout près de chez lui, un enfant est retrouvé mort, assassiné. Les policiers débarquent dans la maison familiale pour une enquête générale, un engrenage implacable se met alors en branle. La mère d'Yvan s'emmêle dans ses déclarations, leur ment, revient sur ses propos. Tétanisé et mutique, Yvan se contredit plusieurs fois, et se fait piéger à la suite d'un petit mensonge...
    L'univers sombre et cruel de Frédéric Viguier emprunte tout à la fois au cinéma radical de Bruno Dumont et au roman social, et y ajoute le suspense d'un roman noir.

    Un roman aussi envoûtant que glacial. Lou-Eve Popper, L'Express.

    Mensonges, retournements, manipulations, doutes, chaque page fait vaciller nos certitudes. Renversant. Nedjma Van Egmond, Le Parisien Magazine.

  • « Moi, je fais un constat qui est de dire que tout le système social, on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. » Ces propos d'Emmanuel Macron firent scandale auprès des associations de lutte contre les exclusions. Maladroits ou délibérés, ils s'inscrivent dans un durcissement continu du discours politique sur la pauvreté en France.
    Comment est-on passé, du consensus des années 1980 et 1990 sur la nécessité de protéger les pauvres et les exclus, aux mises en garde d'aujourd'hui contre les fraudeurs supposés, aux exhortations à se lever de bonne heure ou à traverser la rue ?
    En analysant comment la "cause des pauvres" est défendue depuis 1945, Frédéric Viguier renouvelle l'histoire des politiques du progrès social et met au jour leurs ambivalences.

  • « La vie d'un hypermarché bat au rythme de l'humanité manipulée.
    Et cela fait vingt ans qu'elle participe à cette manipulation. » Elle attend et n'exige rien du destin. Elle laisse glisser les heures, elle ne participe pas, elle est là, peu influente, jamais déterminante et sans rancune. Elle est en parallèle, attentive, mais pas impliquée.

    « Elle », c'est cette jeune femme de 22 ans qui entre comme stagiaire au rayon textile d'un hypermarché, pour y devenir très vite chef de secteur. C'est cette « femme sans qualité » dénuée d'ambition, qui cherche juste à combler le vide abyssal de sa vie. En acquérant un statut, elle quitte les rives de son existence banale pour faire enfin partie d'un monde. Celui de la grande distribution. Univers absurde, construit sur le vide et les faux-semblants.

    Frédéric Viguier signe un premier roman implacable, glaçant et dérangeant sur l'inhumanité de l'entreprise et l'indifférence ambitieuse. Au vide moral, affectif et intellectuel de son héroïne, il répond d'une écriture sèche et minimaliste. D'une lucidité cruelle mais sans cynisme, Ressources inhumaines donne à voir avec subtilité et intelligence les mécanismes de notre société de consommation.

  • Les résistants de l'ombre, les résistants de Londres, les courageux à qui l'on ne donne pas la parole, les lâches qui causent trop, les responsables de sous-section de sous-commandement passif à l'avenir prometteur, les soldats que l'on dégueule sur une plage, Elmuth le soldat allemand qui n'aime pas que l'on se moque de lui, le père Louis qui a les artères résistantes et Mariette l'épicière de Trouville. Quelques figures qui ont traversé l'histoire du débarquement en 1944. Figures trop humaines pour être oubliées. Et pourtant.

empty