Entreprise, économie & droit

  • Synthèse de recherches en sciences sociales et d'enquêtes récentes sur les sources profondes d'un bien-être au travail. Il révèle l'importance des facteurs organisationnels comme l'autonomie, le climat social ou les perspectives de progression, cet essai donne des clés pour (re)penser la gouvernance des entreprises, le degré de verticalité et de rigidité de la structure hiérarchique, le statut des fonctions, l'inclusion sociale et les modes de consultation des salariés, les modalités de différenciation et la transparence des salaires, l'impact des modes de recrutement et de promotion au sein de l'entreprise.

  • La modernité démocratique a fait du bonheur une idée neuve, un principe constitutionnel, presque un devoir. Dès lors que l'individu est reconnu comme la figure centrale du monde, son bonheur devient l'objectif de la société tout entière. Si le bonheur est in fine la mesure de tout choix, il importe de lui trouver une métrique, même approximative. C'est pourquoi un nouveau matériau, accumulé depuis une quarantaine d'années, vient étendre le champ des grandeurs observables par les chercheurs en sciences sociales. Il s'agit du niveau de bonheur déclaré par les individus lors des grandes enquêtes auprès de la population, qui vient s'ajouter aux grands indicateurs mesurant la richesse d'une société. La problématique centrale de l'économie du bonheur concerne la croissance. Cette dernière rend-elle vraiment les gens plus heureux ? Dans le cas contraire, faut-il mesurer le bien-être au-delà du PIB, voire changer de modèle économique ?

  • Première publication issue de l'Observatoire du bien-être du Cepremap, ce livre esquisse un tableau du bonheur dans la France actuelle, à l'aide de plusieurs enquêtes françaises et internationales. Ce portrait fait apparaître plusieurs paradoxes. Le premier est un mal-être spécifique à la France qui se révèle particulièrement inquiète quant à son destin collectif. À ce malheur collectif s'oppose un bonheur privé. Enfin, le mal-être et le pessimisme français concernent avant tout les questions économiques. Une nouvelle exception française se fait jour :
    C'est en France que l'association statistique entre bonheur et argent est la plus forte. Bien plus qu'ailleurs en Europe, le revenu influence non seulement le bonheur, mais aussi la confiance dans les autres et dans les institutions.
    Ces traits qui traversent la société française ont une contrepartie dans les opinions politiques. Ils nourrissent notamment la montée de l'extrême droite qui attire les plus insatisfaits et les plus pessimistes. C'est sur cette toile de fond que se sont jouées les dernières élections présidentielles, où les intentions de vote traduisaient clairement le degré de pessimisme ou d'optimisme des électeurs. Le mouvement d'Emmanuel Macron a explicitement voulu incarner la promesse d'un choc politique. Les statistiques font effectivement apparaître un sursaut d'optimisme au mois de juin 2017 chez l'ensemble des Français, témoignant de la possibilité d'inverser cette culture française du pessimisme.

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