• Un jour de juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule-de-Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui marche sur deux pieds est un ennemi. Tout ce qui marche sur quatre pattes, ou possède des ailes, est un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d'alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux."
    Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d'autres."

  • Dès 1925, Zweig pressent l'un des grands bouleversements sociaux de notre siècle : l'uniformisation du monde. Si le concept de mondialisation reste alors toujours à inventer, il examine avec perplexité des sociétés qui gomment progressivement toutes leur aspérités. Avant même l'invention des smartphones, il nous décrit l'avènement de l'instantanéité. Ce culte de l'éphémère joue finalement un rôle central dans l'uniformisation ici dénoncée.

    Dans ce texte saisissant d'actualité, Zweig pose un regard sensible sur une époque foncièrement hostile envers les originaux. Un essai à lire comme le témoignage lucide d'un homme définitivement en rupture avec l'esprit de son temps. Dernier recours pour les individualités récalcitrantes : fuir en elles-mêmes, pour oublier l'oppression du collectif.

    Stefan Zweig (1881-1942), de nationalité autrichienne, est l'un des auteurs de langue allemande majeurs du XXe siècle. Romancier, essayiste et dramaturge, il est l'auteur de plusieurs classiques, comme Amok ou La Confusion des sentiments. S'il rencontre le succès de son vivant, son existence bascule à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Exilé au Brésil et désespéré par la guerre, il se suicide en 1942.

  • Saint-Germain-de-Montbron, été 1849. Pour le plus grand bonheur des paroissiens de cette bucolique commune rurale située en Charente, un nouveau curé se présente enfin au presbytère. Or, le jeune Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation; il favorise de loin les conquêtes féminines au détriment de la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac et mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse, du moins, jusqu'au jour où le nouveau religieux s'installe tout près de chez elle.

    Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une aventure torride, à l'insu de tous. Leur secret honteux ne sera pas éventé jusqu'à ce que la nouvelle domestique du curé découvre leur liaison illicite.

    Scandalisée, Annie Meunier menace de tout révéler au mari trompé et à l'évêché. Elle ne sait dans quel piège elle vient de mettre les pieds, car Roland et Mathilde sont prêts à tout pour sauver leur honneur... et leur relation. Lorsque la vieille femme décède dans des circonstances mystérieuses, une enquête est ouverte par les autorités. Sûrs de leur crime parfait, Roland et Mathilde se pensent à l'abri de tout soupçon, mais ils ne savent pas qu'Annie a déjà fait des révélations troublantes à son entourage...

    Enquête et procès suivront à cause de cette femme, dont la curiosité et la langue trop bien pendue ont causé la perte.

    Inspiré d'une histoire vraie, ce nouveau roman de Marie-Bernadette Dupuy allie des ambiances finement dessinées à une tension constante qui explose lors d'un procès fortement médiatisé à travers toute la France.

  • Jérémiade n'est pas dupe. Elle sait bien que sa fille, la parfaite petite ménagère, et son gendre,  chief happiness officer, ne sont pas aussi joyeux et équilibrés qu'ils prétendent l'être. Personne ne l'est. Surtout pas elle, dont la vie se résume depuis quelque temps à vérifier la solidité des plafonniers. Jérémiade travaille au Parfait Nettoyeur, où elle vend des shampouineuses à moquette et des aspirateurs. Tout nettoyer la calme, l'aide à contenir ses larmes dans un monde où le moindre signe de faiblesse est devenu suspect. Depuis que le pays connaît une vague de suicides sans précédent, faire part de ses états d'âme expose à rejoindre le camp des Fragiles, et les Fragiles, on les isole, on les enferme et on les traite. Car si la fragilité est contagieuse, il faut l'éradiquer. Afficher son bonheur devient alors une question de survie. Mais Jérémiade n'a jamais su faire semblant...     Un puissant et dérangeant roman noir, dans lequel Maud Robaglia raconte la tyrannie du bonheur, la peur de vivre, et les difficultés d'une société à composer avec la fragilité.« Un premier roman aussi palpitant qu'émouvant »  Livres Hebdo« Un premier roman puissant, mystérieux et provoquant qui nous secoue ! »  Paris Première« Que faisons-nous avec nos failles dans une société ? Voici la question que se pose Maud Robaglia dans son premier roman  Les Fragiles, un texte nécessaire pour réveiller l'esprit critique. » Christophe Mangelle,  La Fringale Culturelle« Dans cette dystopie réaliste et déconcertante, Maud Robaglia nous glace autant qu'elle nous interroge sur la dictature du bonheur de nos sociétés contemporaines. Un roman poignant.  »  Télé 7 jours« Une réussite. »  Ici Paris
    « Un roman qui pense et qui dit beaucoup sur notre époque. »  Europe 1

  • AcaDa-Writa est le raconteur d'histoires d'Élobi, république de Crevetterie.

    Au bar d'Uncle Godblessyou, il trompe l'attente du peuple crevettard avec sa panoplie de fables. Dans sa tête, Dibéa le fou occupe beaucoup de place. Il se manifeste sans crier gare, s'empare de la bouchanus de son hôte pour réclamer l'avènement du Grand Jour que tout le monde attend à Élobi, celui où Sa Phall'Excellence et Sa Clith'Altesse apparaîtront devant le peuple pour lui accorder sa part de richesse.

    Mais seuls les Calaos-Cabellos, percepteurs de l'impôt royal, toquent aux portes des habitants pour leur soutirer leur bien le plus personnel et précieux, leurs cheveux, leur âme. Tout ça pour que Sa Royale Bien-Aimée puisse se coiffer d'une Tour Eiffel grandeur nature en mèches authentiques.

    Né à Douala au Cameroun, Max Lobe vit en Suisse depuis 16 ans d'où il élabore une langue rythmée, dialoguée et nourrie d'expressions bassa, son ethnie. Parmi les distinctions reçues, le prix du Roman des Romands (2014) pour 39 rue de Berne et le prix Ahmadou-Kourouma (2017) pour Confidences.

    Avec La Promesse de Sa Phall'Excellence, Max Lobe confirme son talent pour inventer une véritable langue pleine de trouvailles et de fulgurances. Rabelais n'est pas loin.

  • Bartole de Sassoferrato (env. 1313-1357) est l'un des plus grands juristes du Moyen Âge. Auteur d'une oeuvre immense, lue et commentée de son temps comme à l'époque moderne, il rédigea à la fin de sa vie un ensemble de trois traités, traduits ici pour la première fois en français, qui ont comme point commun d'envisager l'exercice du pouvoir dans sa dimension pratique aussi bien que théorique et juridique. Il consacre ainsi son Traité sur les guelfes et les gibelins à la question de la conflictualité politique et des luttes de factions dans le monde communal italien ; il passe au crible les formes de gouvernement et les régimes politiques dans le Traité sur le gouvernement de la cité, dans le prolongement des réflexions d'Aristote ou de Gilles de Rome ; avec son Traité sur le tyran, il livre l'un des principaux traités que le Moyen Âge nous a légué sur le phénomène tyrannique. Si les thèmes abordés sont variés, ils sont néanmoins traversés par une obsession commune, qui hante du reste philosophes, juristes et théologiens depuis l'Antiquité : celle de la tyrannie, dans laquelle tout pouvoir est susceptible de basculer. Observateur aigu autant qu'acteur de la vie publique, Bartole décortique ici les formes et les conditions de cette dégénérescence et porte un regard incisif sur les transformations politiques qui affectent la société italienne au XIVe siècle.

  • Préface de Lynda Thalie, lu par Nina Bochelert
    Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.
    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.
    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.
    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.
    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.
    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • « - En voyant la multitude des vices que le torrent de la Révolution a roulés pêle-mêle avec les vertus civiques, j'ai tremblé quelquefois d'être souillé aux yeux de la postérité... L'immortalité s'ouvrait devant nous. - À tes appels je suis venu, fantôme de la postérité - Et avec qui crois-tu dialoguer ici ? - Avec un fantôme, une figure du passé que j'ai poursuivie parmi des archives. - Avec un Robespierre de papier : tu viens de le suggérer. » Un Robespierre de papier, est une adaptation très libre de Robespierre, derniers temps de Jean-Philippe Domecq, paru aux Éditions du Seuil en 1984. De l'oeuvre originale, Pierre Béziers a gardé l'esprit, et souvent la lettre, tout en inventant de toutes pièces les personnages du drame

  • D'Ivan le Terrible à Nicolas II (1547-1917), la Russie
    est dirigée par un tsar. Autocrate, il tient son pouvoir de
    Dieu et de lui-même et ne saurait le partager. Il règne et
    il gouverne. Les changements de titulature, de capitale
    et même l'accession de femmes au trône, avec les impératrices
    du XVIIIe siècle, ne changent rien à la substance
    du pouvoir, ni au lieu du couronnement qui demeure
    toujours Moscou.
    À travers les biographies contrastées des souverains et
    souveraines qui se sont succédé, Pierre Gonneau explique
    ce qui fait l'essence du personnage et sa fonction, du
    premier tsar, Ivan le Terrible, jusqu'à l'abdication du dernier,
    Nicolas II, en passant par les fi gures monumentales, comme
    Pierre le Grand, Catherine II, ou Alexandre II, mais aussi par
    les tsarévitchs assassinés et les imposteurs qui prétendent
    les réincarner : les faux Dimitri ou le cosaque Emelian
    Pougatchev... Il les fait revivre dans leur réalité humaine,
    dans leurs succès et leurs échecs, mais aussi dans la
    manière dont ils ont habité ce rôle unique.
    C'est une façon nouvelle, ô combien enrichissante, de
    raconter l'histoire de la Russie d'Ancien Régime.

  • "Un endroit duquel aucune femme, aucun homme, aucun être vivant dans cet univers, ne peut revenir... Et j'en suis revenu."
    Naeh, ado démuni, élabore, en se basant sur les travaux inachevés de son père, une « machine » qui lui permet d'intégrer le réel à son imaginaire, de modifier la réalité selon son bon vouloir. 

  • Sébastien Dorais est un écrivain réputé tant pour ses livres variés que pour ses pièces de théâtre à succès. Un jour, il est foudroyé par une fascinante apparition. La vision d'une femme sublime se tenant debout sur une terrasse surplombant l'océan Atlantique. Ayant longtemps cru cette luxueuse demeure inhabitée, Sébastien devient obsédé par cette superbe femme qu'il a aperçue si près de chez lui. Isadorel est aussi insaisissable que le vent. Elle disparaît subitement.
    Un jour, l'auteur reçoit un carton d'invitation pour assister à un vernissage de tableaux
    dans une renommée galerie d'art parisienne. Il ne sait pas qu'en s'y rendant, le cours de sa destinée changera. Il sera totalement obnubilé par un tableau détonant totalement ce soir-là, dans cette exposition. Il s'agit du saisissant portrait de l'évanescente Isadorel.
    Plusieurs mystères entourent cette impénétrable toile. Sa quête de retrouver le
    modèle du peintre le conduira à se promener entre les États-Unis et la France ainsi qu'à se rendre en Italie, en Espagne et au Maroc. Sébastien fera de surprenantes
    rencontres qui modifieront son parcours et lui feront vivre des aventures particulières.
    Toutes ces personnes auront connu Isadorel.
    Sébastien semble un coeur à prendre. Il est un célibataire endurci, la gent féminine
    n'en est que plus attirée par cet irréprochable gentleman. Pourtant, il ne rêve que d'une seule : Isadorel.
    Une captivante et déchirante histoire qui tiendra les lecteurs en haleine. Sur fond de
    mer déchaînée, de décors époustouflants, d'intrigues, de disparitions, d'homicides,
    de tyrannie, de révoltes, les héros se débattront pour qu'éclate la vérité, la liberté
    et tout ça, au nom de l'amour...

  • Dix bonnes raisons de ne pas lire le roman « Juste un peu avant la neige » : 1. Avec un titre comme ça, ça donne froid aux mains rien qu'à l'idée de tenir le livre ouvert. 2. Connaissant l'auteur, qui est un syndicaliste à la noix, lire son charabia n'a rien de réjouissant ! 3. Si ça se passe en plein hiver, ça va être tout blanc : un polar blanc plutôt que noir... c'est idiot ! 4. J'ai autre chose à faire que de lire les conneries d'un type qui veut frimer parce qu'il a écrit un bouquin ! 5. L'action se déroule dans une entreprise, et franchement c'est déjà assez fatiguant comme ça la journée d'être salarié. 6. Ce que raconte ce livre n'est pas plausible et n'a rien à voir avec un vrai roman policier. 7. C'est un bouquin qui ne restera pas dans les mémoires et c'est une bonne raison pour ne pas le lire ! 8. Il y a des personnages bizarres d'après ce que certains disent, totalement décalés... un pharaon, un dinosaure... 9. Je devrais donner mon avis après si je le lis et je préfère me taire. 10. Il y a de la neige, du sang, du sexe, des vaches... rien d'original finalement.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • Habitué à chasser aux alentours de son village, le jeune Enrick n'a qu'une idée très vague de la réalité du vaste monde. Mais quand l'Ordre Pourpre tant redouté lui ordonne de se mettre à son service, il n'a d'autre choix que de partir à l'aventure. Dans sa fuite, il découvrira que les fées existent réellement, que les marchands d'esclaves ne sont pas qu'une légende et que le général Dixon veut le voir mourir. Car Enrick a un don, un pouvoir perdu qui menace la tyrannie.

  • Algabi t.2

    Ingrid Chronberg

    Quand Enrick décida d'aller délivrer son père adoptif, prisonnier de la Tour Pourpre, il ne s'attendait certainement pas aux deux rencontres que le destin allait placer sur son chemin. Si Carlota, l'espionne, semble digne de confiance, il ne sait que penser de Théoran, le chevalier que ses amis et lui ont fait prisonnier. Toutefois, il n'a guère le temps de s'en préoccuper : soucieux de poursuivre son apprentissage des Dons Uniques, il se met en quête de celui qu'on nomme l'Ardent, le maître du feu. C'est ainsi qu'il quitte la Forêt Éternelle, en compagnie de Mira, la fée protectrice de la forêt, et de ses nouveaux compagnons de voyage. Mais le bout du chemin semble encore loin et la menace du voleur de Don pèse plus que jamais sur lui.

  • Ville de Québec, août 1932

    Pendant que la Crise économique fait des ravages, semant chômage et misère sur son chemin, le quartier Saint-Sauveur est endormi lorsqu'un terrible incendie se déclare dans la maison de Louis et de Florence. Seules la petite Marie et sa mère réussissent à s'extirper des flammes, alors que Louis et son fils Pierre périssent... Florence, qui a grandi dans un orphelinat à la suite du décès de sa mère, est recueillie par sa belle-famille. Mais la reine du foyer, Alexina, est dévastée par la mort de son fils. Elle n'a jamais aimé que lui et déteste d'autant plus l'intrigante qui a volé son coeur, maintenant qu'elle doit lui faire une maigre place sous son toit.
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    Or, la santé mentale de Florence chancèle depuis le drame et elle est placée temporairement dans le trop célèbre hôpital Saint-Michel-Archange. C'est pendant son séjour qu'Alexina, par l'entremise de Jules, son mari soumis, décide qu'ils devront se débarrasser de Marie...

    De son côté, le commerçant Victorin Dufour est amoureux de Florence depuis le premier regard qu'il a, jadis, posé sur elle. Puisqu'elle était mariée avec son commis, le vieux garçon a toujours gardé ses sentiments secrets. Mais la mort tragique de Pierre change tout... Lorsqu'il apprend avec stupeur que Florence se retrouve à l'asile, il décide de tout faire pour lui redonner le goût de vivre. Avec respect, douceur et tendresse, il perce peu à peu la coquille de la femme de ses rêves, jusqu'à ce que ses efforts lui permettent de redevenir elle-même et de quitter pour de bon ces sinistres lieux. Mais une nouvelle atroce concernant sa fille Marie la frappe alors de plein fouet...

    Ce roman, qui accumule les rebondissements et les situations émotives, est teinté de respect, de bonté et de maturité. Grâce à ses ambiances bien dessinées et à ses personnages plus vrais que nature, la plume de Lise Bergeron fait revivre avec justesse la réalité d'un quartier de la ville de Québec et de ses habitants.

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à ce sujet.


    Voici l'histoire complète de Gabrielle Lavallée, l'une des victimes de la secte de Moïse (Roch Thériault). On se souviendra de cette «famille», dont les activités se sont déroulées entre 1977 et 1989, au Québec et en Ontario.

    L'auteure nous raconte, dans un style très vivant, ses origines, ses études, ses voyages, ses multiples expériences de la vie et, enfin, en 1977, sa rencontre avec Thériault où tout a commencé.
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    Madame Lavallée, une infirmière licenciée, première de classe, choisit de se donner corps et âme à une recherche spirituelle devant lui permettre d'atteindre le but de sa quête. En plus de détourner sa spiritualité, d'exploiter son innocence et sa pureté, Roch Thériault lui aura massacré son rêve pendant douze ans.

  • Pendant longtemps, sous son voile, Samia a tremblé de peur, comme des millions de femmes dans sa situation à travers le monde. Jusqu'à ce qu'elle prenne une décision qui a changé sa vie. Fuir l'Algérie, contre vents et marées, contre traditions et soumission. Se sauver, elle et ses cinq enfants, dont ses deux filles, qui auraient à subir sûrement le même sort, si elles restaient sous l'emprise de leur famille.

  • En Écosse, à la fin du XVIIe siècle, Caitlin Dunn, une jeune Irlandaise, a été confiée par son père au manoir Dunning où il espère qu'elle pourra honnêtement gagner sa vie. Or le maître des lieux, Lord Dunning, a fait de Caitlin sa propriété, sa chose. Un soir, n'en pouvant plus, Caitlin finit par le poignarder à mort pendant qu'il était une fois de plus en train de la violer.


    Dans la même journée, au manoir, Liam Mcdonald, un géant highlander dont le clan et une partie de la famille ont été massacrés quelques années plus tôt, avait été arrêté par les hommes de Lord Dunning pour trafic d'armes. Ce délit grave risque de le conduire tout droit à la potence.

    Caitlin abandonne son bourreau inanimé et baignant dans son sang. Elle fonce dans la nuit sans perdre un instant. Dans sa fuite éperdue, elle tombe face à face avec Liam qui vient tout juste de s'évader de sa cellule. Dès lors, leurs vies sont liées. Ensemble, ils regagnent le village natal de Liam dans les Highlands. Un amour brûlant naît entre eux. Cependant, Liam, qui a perdu sa femme adorée et son jeune fils lors de la terrible nuit qui a décimé une partie du clan Macdonald, refuse de laisser cette passion l'envahir. Caitlin n'est pas au bout de ses peines pour gagner le coeur de son géant. Car la plus belle femme du village, la magnifique et rusée Meghan, a décidé de faire de Liam son mari et ne se privera d'aucun plan retors pour arriver à ses fins. Et il y a aussi le beau Colin, frère de Liam, qui aime follement Caitlin, elle-même incapable d'être insensible à ses avances. Sans compter la vie remplie de dangers dans les Highlands, qui oblige Liam à partir souvent en mission...

  • Une vie pleine d'embûches...
    Au milieu du XVIIIe siècle, Alexander MacDonald, dit Alasdair, fils de Marion et Duncan, petit-fils de Caitlin et Liam, porte en lui un secret terrible concernant la mort de son grand-père.

    Comme il se sent rejeté par sa famille, il quitte sa lande natale et son village Glencoe. Errant et vivotant, il finit par être capturé par l'ennemi anglais qui le jette en prison. Alexander est encore tout juste un adolescent et ne doit qu'à sa jeunesse le fait qu'il soit encore vivant tellement sont atroces les conditions de vie au Tollbooth. Par bonheur, il réussit presque par miracle à s'en évader et poursuit son errance pendant quelques années. Son destin, fait de passions dévorantes et de terribles tragédies, le conduit à la fin de la vingtaine dans l'armée anglaise. C'est ainsi qu'en 1758, il débarque en sol nord-américain et participe à la conquête de la Nouvelle-France. Là il rencontre l'amour de sa vie, Isabelle. Mais Isabelle est une Canadienne française, elle personnifie l'ennemi!

    Depuis toujours, Alexander a trouvé le moyen de faire face à l'adversité la plus cruelle et de la surmonter. Mais cette fois, son coeur, prêt à éclater de désir pour cette femme, ne risque-t-il pas de le mener pour de bon à sa perte?

  • L'aventure se poursuit.
    Pendant vingt ans, Liam et Caitlin Macdonald ont coulé des jours heureux dans la vallée de Glencoe avec leurs trois enfants, Duncan Coll, Ranald et Frances. Mais leur vie simple est bouleversée en 1715 par le deuxième soulèvement jacobite qui replonge l'Écosse et les Highlands dans le chaos. L'enjeu : remettre un Stuart sur le trône.

    Les clans sont appelés aux armes, et celui de Glencoe n'y échappe pas. Ironiquement, il se voit obligé de se battre aux côtés de son pire ennemi, le clan Campbell de Glenlyon.

    Les aléas de la guerre et ses conséquences frappent cruellement le foyer des Macdonald. Caitlin apprend la mort de son fils Ranald et surprend son mari dans son propre lit avec une autre. Par ailleurs, Duncan Coll tombe follement amoureux de Marion Campbell, petite-fille du laird de Glenlyon qui, jadis, a commandé le massacre du clan de Glencoe. Les souvenirs de cette période maudite sont encore vifs dans la mémoire des survivants, et la haine est tenace, même chez ceux qui n'étaient pas encore nés lors de cette épouvantable nuit.

    Mais la passion qui unit envers et contre tous le fils de Liam et la flamboyante Marion serait-elle un signe qu'il est peut-être enfin temps pour ces ennemis jurés d'enterrer la hache de guerre?

    Le destin n'a pas dit son dernier mot, bien entendu. Caitlin en est quitte pour l'apprendre douloureusement à ses dépens, obligée qu'elle est, impuissante, d'assister à l'accomplissement de la malédiction jetée plusieurs années auparavant par Meghan Henderson sur la tête de son fils aîné.

    Intrigues, déchirements, traîtrises. Les remous des dures et terribles réalités de la guerre et la résurgence de vieilles rancunes risquent d'engloutir chaque membre de la famille Macdonald. Jusqu'au dernier.

  • Au milieu du XVIIIe siècle, Alexander Macdonald est soldat de l'armée anglaise en terre de Nouvelle France tout récemment conquise. Amoureux d'une Canadienne française de Québec, Isabelle, il ne peut en aucun cas unir sa destinée avec celle qu'il considère comme la femme de sa vie. Les chemins retors du destin ont fait en sorte que, malgré des sentiments réciproques brûlants, tout les sépare cruellement, inexorablement.

    C'est un amour impossible, qui condamne Alexander à devenir un «chien errant». À l'instar de Pierre-Esprit Radisson quelques années plus tôt, il se retrouve malgré lui chez les Iroquois où il développe une tendre relation avec Tsorihia, une magnifique jeune femme qui l'aime puissamment tout en sachant qu'une autre hante les jours et les nuits d'Alexander.

    Non, il n'a jamais oublié Isabelle, jamais, pas un seul instant depuis que les lois des hommes les ont séparés.

    Tourmenté, obsédé par le besoin de retourner vers celle dont l'absence le consume à petit feu, finira-t-il par quitter la tribu qui l'a adopté ? Cette passion qui le dévore aura-t-elle raison du regard bouleversant de la lumineuse Tsorihia?

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