Sciences humaines & sociales

  • Que de sang et d'horreur au fond de toutes les bonnes choses.
    La Généalogie de la morale applique ce principe désacralisant : l'idéal moral (ascétique) a désormais un prix, payable non en monnaie de singe, mais en livre de chair, en unité de désir ; principe cynique, qui découvre les pieux mensonges et l'hypocrisie de la belle apparence (les bons sentiments et saintes intentions). Les hommes " modernes ", de " progrès " ont là un miroir pour leurs tabous, leurs impuissances, leurs malentendus : la mièvrerie du consensus démocratique, la moraline du troupeau, les passions tristes, émondeuses des aspérités de la vie, le tabou du pouvoir (le misarchisme), la névrose généralisée du salut, par l'art (Wagner), par la science (le scientisme), la religion (le christianisme).
    Mesurons ce que l'animal humain a perdu dans l'affaire (l'innocence et la joie de l'affirmation première de la force, la vraie méchanceté, la distance, la noblesse) et son nouvel infini : réinventer un sens fort après des millénaires de sens faible.

  • Comment peut-on jouir d'avoir mal ? La question du masochisme sexuel dévoilée à travers une enquête passionnante.
    C'est la rencontre avec un patient ressentant le besoin impérieux d'éprouver de la douleur pour pouvoir jouir qui a suscité chez Olivia Benhamou, psychologue clinicienne et sexologue, l'envie d'explorer ce sujet. Loin des clichés habituels, elle propose un éclairage inédit sur une forme de sexualité peu conventionnelle, mais qui remplit pour ses adeptes de multiples fonctions, allant de la recherche de sensations fortes à la recherche d'un laisser-aller total, en passant par la quête romantique d'une relation exclusive, une façon de rompre avec les contraintes du quotidien, ou encore une solution à certaines difficultés sexuelles.
    Écrit à la première personne, sous la forme d'une enquête psychologique et sexologique, ce texte offre une réflexion théorique, un tour d'horizon des représentations culturelles du masochisme et, surtout, les portraits de pratiquants qui se sont livrés à l'auteure sur leurs habitudes sexuelles et la place qu'elles occupent dans leur histoire individuelle. Cet essai passionnant prend le lecteur par la main, en retraçant le cheminement de pensée de l'auteur et ses découvertes, et répond aux questions que l'on peut se poser sur les enjeux psychiques du BDSM, à l'heure où ces pratiques semblent s'être démocratisées.

  • Le seul ouvrage qui traite des rapports entre danse et érotisme, devenu une référence.
    Les rapports entre danse et érotisme semblent manifestes. La danse à la réputation d'être un art sensuel, mais où sont les oeuvres érotiques ? Il y a des corps, il y a des sexes, mais finalement peu de créations qui relèvent de l'érotisme. À partir de ce paradoxe, l'auteur propose de revisiter l'histoire de la danse. De Salomé à Anna Teresa de Keersmaeker, du tango au butô, du mythe de la ballerine à celui du " danseur pédé ", il s'agit de défendre un érotisme chorégraphique dont certaines oeuvres contemporaines annoncent peut-être la venue.
    Ce livre, initialement paru en 2006, fait référence dans le domaine de la danse : écrit par un spécialiste du domaine, il s'agit du seul ouvrage théorique à aborder cette question. Quinze ans plus tard, à l'aune de l'évolution de la discipline, de MeToo, des créations les plus récentes, il était nécessaire d'en proposer une version revue et actualisée.
    Édition intégralement revue, corrigée et augmentée.

  • Pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes !
    Les sexes féminins foisonnants des années 1970, c'est fini ! Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le " ticket de métro ", les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Si la presse féminine en fait chaque semaine son beurre dans ses pages " beauté ", le phénomène mérite d'être sorti du cadre de l'intime pour être observé à l'échelle sociétale. Pornographie omniprésente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive se cachent en effet derrière le masque du consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leur restaient sur le corps.
    Amateur de sexes touffus et chantre de la diversité des corps, Stéphane Rose a mené l'enquête pour comprendre les raisons de ce tsunami dépilatoire. À la croisée de l'enquête journalistique, de l'éloge érotique du poil et du pamphlet sans concession, son livre se veut un plaidoyer pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes.
    Journaliste, auteur, chroniqueur sur RTL et sur Paris Première, éditeur, Stéphane Rose multiplie les casquettes. Dans l'intimité, il confie volontiers que celle d'essayiste du poil et des relations amoureuses (En finir avec le couple, La Musardine, 2020) est sa préférée.

  • Un essai libre et sans concession contre le couple mais à la gloire du sentiment amoureux.
    Affi rmez à voix haute que vous ne voulez pas être en couple et, aussitôt, une pluie de jugements désapprobateurs s'abattra sur vous : " tu es égoïste ", " tu as peur de t'engager ", " tu vis comme un ado attardé ", " tu dis ça parce que tu n'as pas trouvé la bonne personne "... Une procession de formules toutes faites que l'on rabâche machinalement depuis des siècles. Mais que se passe-t-il quand on confronte le vocabulaire amoureux à la réalité du sentiment amoureux, quand on se libère de ces expressions toutes faites ? D'autres possibilités d'aimer apparaissent. Moins contraignantes, plus respectueuses des spécifi cités individuelles, et plus créatives.
    Stéphane Rose s'est intéressé au lexique du couple, aux mots et expressions qu'on utilise traditionnellement pour en parler, le défendre... et n'y a trouvé que des lois, des interdits, des obligations. Ainsi est née la thèse de ce livre : quand on s'exprime loin de ces dogmes naissent des relations qui ne relèvent ni du couple, ni du " plan cul ", et qui n'ont pas besoin d'être étiquetées pour exister. Et la fête commence enfi n.

  • À quiconque s´interroge sur le rôle des images dans notre connaissance de l´histoire, l´atlas Mnémosyne apparaît comme une oeuvre-phare, un véritable moment de rupture épistémologique. Composé - mais constamment démonté, remonté - par Aby Warburg entre 1924 et 1929, il ouvre un nouveau chapitre dans ce qu´on pourrait nommer, à la manière de Michel Foucault, une archéologie du savoir visuel. C´est une enquête « archéologique », en effet, qu´il aura fallu mener pour comprendre la richesse inépuisable de cet atlas d´images qui nous fait voyager de Babylone au XXe siècle, de l´Orient à l´Occident, des astra les plus lointains (constellations d´idées) aux monstra les plus proches (pulsions viscérales), des beautés de l´art aux horreurs de l´histoire.
    Ce livre raconte, par un montage de « gros plans » plutôt que par un récit continu, les métamorphoses d´Atlas - ce titan condamné par les dieux de l´Olympe à ployer indéfiniment sous le poids du monde - en atlas, cette forme visuelle et synoptique de connaissance dont nous comprenons mieux, aujourd´hui, depuis Gerhard Richter ou Jean-Luc Godard, l´irremplaçable fécondité. On a donc tenté de restituer la pensée visuelle propre à Mnémosyne : entre sa première planche, consacrée à l´antique divination dans les viscères, et sa dernière, hantée par la montée du fascisme et de l´antisémitisme dans l´Europe de 1929. Entre les deux, nous aurons croisé les Disparates selon Goya et les « affinités électives » selon Goethe, le « gai savoir » selon Nietzsche et l´inquiétude chantée dans les Lieder de Schubert, l´image selon Walter Benjamin et les images d´August Sander, la « crise des sciences européennes » selon Husserl et le « regard embrassant » selon Wittgenstein. Sans compter les paradoxes de l´érudition et de l´imagination chers à Jorge Luis Borges.
    OEuvre considérable de voir et de savoir, le projet de Mnémosyne trouve également sa source dans une réponse d´Aby Warburg aux destructions de la Grande Guerre. Non content de recueillir les Disparates du monde visible, il s´apparente donc à un recueil de Désastres où nous trouvons, aujourd´hui encore, matière à repenser - à remonter, poétiquement et politiquement - la folie de notre histoire.

  • Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible.

    Pour quelles raisons ? À quelles conditions? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire?

  • Une biographie de ce logicien autrichien, né en 1889, mort en 1951, qui influença le mouvement appelé le Cercle de Vienne. Certaines de ses oeuvres furent découvertes après sa mort.

  • La boîte à outils, conceptuels et méthodologiques, du sociologue clinicien, élaborée à partir de divers terrains de recherche ou d'intervention.

    Cet ouvrage de référence rassemble les méthodes et problématiques centrales ainsi que les objets et champs de recherche investis par la sociologie clinique. La spécificité de cette approche tient à la façon d'appréhender et d'analyser les phénomènes sociaux et psychiques, dans une perspective à la fois théorique (elle articule la compréhension des processus sociaux à celle du sujet jusque dans ses processus intrapsychiques) et politique (elle pose au-delà de la critique, la nécessité d'une clinique du social et l'accompagnement des processus de subjectivation).

  • L'oeuvre d'Héraclite est perdue et ne peut être retrouvée qu'à travers les citations les plus diverses, d'Aristote ou des Pères de l'Église. Dès le début du XIXe siècle, dans l'esprit nostalgique du romantisme, on a constitué des recueils qui devaient faire surgir l'original de ses débris. La nature fragmentaire ajoutait à la fascination des origines, mais on se trompait en même temps sur les véritables difficultés, et le personnage obscur et sibyllin que l'on se figurait cachait en fait l'emprise que la tradition conservait sur les restaurations les plus scientifiques en apparence. Les fausses évidences, qui n'ont jamais été mises en question, ont hypothéqué le texte établi par la science philologique, et, partant, les questions que lui posaient les philosophes ne pouvaient être bien posées. C'est qu'elles succombaient à la fois, et sans le savoir, aux préjugés hérités et à leur fixation dans la lettre.

  • En nous, peu à peu, le doute s'est insinué : cette humanité dont le paradigme, plus ou moins idéalisé, a structuré le rapport des Occidentaux à eux-mêmes et aux autres existe-t-elle encore ? A-t-elle jamais existé et si oui depuis quand ? Et si oui encore, quels sont ses traits distinctifs ? Ces traits sont-ils universels (au sens de identiques toujours et partout) ? Constate-t-on dans la modernité un effacement ou une déformation, un délitement ou une transformation de ces traits ?

    Ces interrogations s'inscrivent dans la continuité du questionnement porté par Michel Foucault il y a 50 ans. Les auteurs le reprennent et le transforment, à partir de cet objet intime et toujours étranger que le corps constitue pour chacun et pour les autres.

    C'est donc du corps qu'il s'agira ici, au sens non seulement du corps propre, mais également du corps pulsionnel, imaginaire, malade, etc. Quelles projections anthropomorphiques sont à l'oeuvre dans les inventions technologiques de l'intelligence artificielle et des biotechnologies ? Quels sont les enjeux subjectifs de la demande de maîtrise technologique sur le corps en matière de génie génétique, prothèses, ou lutte contre le vieillissement ? Comment les dispositifs machiniques interfèrent-ils dans la vie affective du sujet et la construction de son image ? Quels rapports de pouvoir sont impliqués dans les techniques génétiques et les appareillages prothétiques ?

    C'est à l'élaboration de ces interrogations que concourt ce travail collectif.

  • Il est diverses facettes de leur métier que les anthropologues hésitent à évoquer, par gêne, par crainte aussi de dévaloriser l'image de leur discipline. En les dévoilant cependant, le but de l'auteur n'est nullement de « déconstruire » l'anthropologie en pointant ses faiblesses et ses incertitudes, mais au contraire de mesurer sa fécondité à la profondeur de ses apories et de ses failles.
    Le récit des mésaventures d'une anthropologue ordinaire et l'analyse épistémologique se conjuguent ici avec humour pour frayer la voie à une anthropologie de l'anthropologie.

  • Un dictionnaire qui met en lumière ce que des siècles de pudibonderie ou de censure ont dissimulé.
    Si désormais - tout du moins dans les pays libres -, l'homosexualité n'est plus un frein à une carrière, qu'elle soit politique ou artistique, pendant deux mille ans, le silence était de rigueur pour dissimuler ce qui aux yeux de la majorité était un vice, une tare, ou un péché... L'érudition de Michel Larivière enterre en grande pompe cette hypocrisie millénaire et rend à César ce qui lui appartient (eh, oui !) ainsi qu'à chacune et chacun son essence première et sa personnalité propre.
    Ce sont plus de 850 personnalités qui, de l'Antiquité à aujourd'hui, vont enfin se dévoiler sous leur vrai jour.
    /> Depuis 1982, Michel Larivière se consacre pleinement à ses recherches historiques sur l'homosexualité. Il est déjà l'auteur des Amours masculines de nos grands hommes (2014) et Femmes d'homosexuels célèbres (2016).

  • Le portrait du roi

    Louis Marin

    • Minuit
    • 18 November 2020

    Cet ouvrage est une réflexion historique et philosophique sur le pouvoir en général et le pouvoir politique en particulier lorsqu'il s'exerce à son plus haut régime en s'affirmant absolu. D'où le sujet central du livre : Louis XIV ou le roi comme monarque illimité ou plutôt qui se représente tel. D'où les questions non moins centrales parce que toujours actuelles qu'il pose et auxquelles il tente de répondre : comment le portrait du prince réalise-t-il le miracle permanent de la transsubstantiation d'un individu en monarque ? Comment la représentation légitime-t-elle cette présence dans la loi d'un nom universel et unique ?
    En appliquant à des objets aussi divers que l'histoire officielle du roi ou son éloge, la médaille du prince, son palais ou ses divertissements, le modèle théologique du corps eucharistique hérité d'une longue tradition religieuse, politique et juridique de l'Empire et de l'Église, l'auteur montre comment s'institue le fantasme d'un corps unique du prince, comment s'exerce et se reproduit la violence symbolique de son nom propre.
    Il montre également comment ce modèle travaille à mettre en question ce qu'il vise à fonder et à légitimer, dans les réflexions de Pascal sur les rapports de la force et de la justice ou sur la légitimité politique de l'autorité royale, le roi présent réellement sous ses espèces représentatives ne trouvant l'absolu de son pouvoir qu'en devenant, en fin de compte, son image, qu'en signant son nom.

  • De la Première Guerre mondiale à la fin du siècle dernier, cet ouvrage rassemble une sélection de 80 discours fondateurs dont il propose une explication, une mise en perspective et une analyse. Pour chacun, il dévoile le contexte, la problématique et les enjeux. Des personnalités aussi variées que Jean Jaurès, le dalaï-lama ou Simone Veil prennent la parole pour écrire l'histoire. Ce guide propose ainsi un parcours vivant dans l'époque contemporaine et l'histoire des relations internationales, revisitant en particulier les deux conflits mondiaux, la Guerre froide, la décolonisation et la fin du monde bipolaire.

    Repères chronologiques - Index des noms - Index des pays

  • Le recit est un piege

    Louis Marin

    • Minuit
    • 18 November 2020

    Le récit est un piège, le discours que tient la force pour dire qu'elle est la vérité. Qui est le piégeur ? Le narrateur dont le récit dénie la présence. Qui est le piégé ? Le lecteur qui croit entendre les événements se raconter à la faveur de cette absence et qui écoute de cette voix inaudible la sentence de la vérité : histoire. Ainsi Racine, historiographe de Louis XIV. Connivence entre celui qui écrit l'histoire et celui qui la fait, échange de pouvoirs, le récit est le produit d'une application du pouvoir politique sur une écriture ; l'histoire, celui d'une application du pouvoir narratif sur une politique. Tel est le piège où le lecteur devra tomber pour se retrouver assujetti au pouvoir d'État. Au point central de l'échange donc, une double fiction qui est le pouvoir même, son secret.
    Mais qu'un conteur conte au pouvoir la façon dont le pouvoir se raconte, il le piégera à son propre piège par le plaisir que le pouvoir y prend. Ainsi, diversement, La Fontaine, Retz ou Perrault.

  • De l'entretien

    Marin/Cassagnau

    « Le travail de Louis Marin est un texte infini, dont l'architecture repose sur la figure de l'échange, du double, de la réversibilité. Les pouvoirs de l'image et la puissance de la fable, l'autobiographie et la théorie des pratiques sociales, la représentation et la théorie du pouvoir en constituent les motifs principaux. [...]
    Dans De l'entretien, Louis Martin multiplie les voix en une longue digression qui retourne la parole sur elle-même, la dédouble, la redouble. [...] L'entretien définit sa trajectoire et ses conditions de possibilité en inscrivant les figures de l'histoire qu'il suppose : la parole de l'auteur se diffracte en plusieurs identités (le professeur, le sémiologue, l'amateur, etc.) pour entrer en conversation avec des auteurs - Pascal, Félibien - et dialoguer avec des textes de l'âge classique. [...]
    De l'entretien, interrompu par la disparition de Louis Marin, a été réalisé dans courant de l'année 1992, au fil d'une série d'échanges écrits, retravaillés, repris de part et d'autre, sans que jamais, comme Louis Marin lui-même le note au détour de ce méta-entretien, un écho de conversation en soit absent. » Pascale Cassagnau

  • Un regard décalé, drôle, subversif et émouvant sur les années qui ont bouleversé l'homosexualité Il restait à écrire une histoire ordinaire de l'homosexualité, qui rende compte des réalités que taisent les livres d'histoire et les films documentaires. Érik Rémès le fait brillamment en livrant un témoignage exceptionnel sur la vie des homosexuels français dans les dernières années du xxe siècle. Après la dépénalisation en 1982, il décrit entre humour et gravité des années pleines de contrastes : années de la fête malgré la stigmatisation, affirmation de la fierté dans les affres du sida, progression des droits sur fond d'homophobie. Pride, chroniques de la révolution gay est un recueil d'articles, éditoriaux, billets d'humeurs, coups de gueule, et témoignages, dans leurs versions intégrales non censurées, parus entre 1992 et 2005 dans la presse gay et généraliste : Libération, Nova magazine, Gai Pied Hebdo, Illico, etc. En douze chapitres : Visibilité, Mariage, Homoparentalité, Homophobie, Hétérophobie, Politique, Homonormativité, Subversion, Voyage, Drogues, Sexualité, Prévention, Années sida.

  • L'histoire, celle bâtie par les hommes, est toujours racontée comme une aventure qui ne concerne qu'eux. Pourtant, les animaux ont participé et participent encore abondamment à de grands événements ou à de lents phénomènes. Leurs manières de vivre, de sentir, de réagir ne sont jamais étudiées pour elles-mêmes, comme s'il n'y avait d'histoire intéressante que celle de l'homme. Comme s'il existait en nous une difficulté à s'intéresser aux vivants que nous enrôlons, mais que nous traitons comme des objets, indignes de participer à la marche de l'histoire. L'histoire vécue par les animaux est néanmoins, elle aussi, épique, contrastée, souvent violente, parfois apaisée, quelquefois comique. Elle est faite de chair et de sang, de sensations et d'émotions, de douleur et de plaisir, de violences subies et de connivences partagées. Elle n'est pas sans répercussion sur la vie des hommes, à tel point que ce sont leurs interactions, leurs destins croisés qu'il faut désormais prendre en compte. Elle est donc loin d'être anecdotique et secondaire. Il faut se défaire d'une vision anthropocentrée pour adopter le point de vue de l'animal, et fournir ainsi une autre vision de l'histoire, qui ne manquera pas d'intéresser notre monde inquiet de la condition faite aux animaux.
    ÉRIC BARATAY

  • La praxis est le point de départ et le point d'arrivée du matérialisme dialectique. Ce mot désigne philosophiquement ce que le sens commun appelle la vie réelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Récupérée par les partisans de la tradition, décriée par les tenants de la modernité, la notion d'autorité fait débat. Elle est pourtant la condition de possibilité de l'innovation et du renouveau du monde.
    Décisif dans la pensée politique, le concept d'autorité est l'un des plus difficiles à appréhender.
    L'autorité ne se confond pas avec le pouvoir mais se définit par rapport à lui : elle se déploie dans le temps et la durée tandis qu'il consacre le partage de l'espace. C'est donc parce que l'autorité assure la continuité des générations, la transmission, la filiation, tout en rendant compte des crises qui en déchirent le tissu, qu'elle est une dimension fondamentale du lien social.
    Quelle place et quel devenir alors pour l'autorité, attachée aux traditions, dans une modernité confrontée à l'individualisme et à l'égalisation démocratique où le futur se dérobe à toute espérance ?
    Si l'autorité est encore porteuse de sens, c'est parce qu'elle n'est pas seulement de l'ordre de l'institué, de l'établi, mais une force dynamique qui autorise à donner à ceux qui viendront après nous la capacité de commencer à leur tour, à entreprendre quelque chose de nouveau.

  • En Europe, comme aux Etats-Unis et au Canada, l'illettrisme n'est pas rare. Cet état de choses s'explique sans doute et surtout par une baisse de la valeur symbolique de ces savoirs et par le fait que, dans la pratique, le travail et les autres activités

  • Le concept de parentification est largement utilisé dans le champ thérapeutique et social, et néanmoins très mal connu. L'objectif de l'ouvrage est de décrire précisément ce phénomène et de proposer des critères d'identification à partir de situations cliniques et de la recherche. Qu'est-ce qu'un enfant parentifié ? Quels sont les éléments organisationnels et éthiques qui concourent au processus de parentification ? Peut-il être source de maturation ou est-il principalement source de souffrance ? La complexité rencontrée dans la clinique avec les enfants et les familles nécessite de répondre clairement à ces questions car le maintien d'un flou conceptuel risque aussi bien de gommer la gravité de certaines situations que d'en dramatiser d'autres qui ne l'exigent pas.

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