• Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne.Victor Hugo.Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l´obstacle et l´espace sans jamais faiblir. Ilcouvre d´immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur.Sainte-Beuve.Les Trois Mousquetaires... notre seule épopée depuis le Moyen Age.Roger Nimier.Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d´aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d´Artagnan, sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l´insolence et l´amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l´amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition.Kléber Haedens.Edition de Simone Bertière. 

  • Comment définir le "vivre ensemble" ? Une notion pas facile à cerner mais à laquelle les enfants sont pourtant confrontés au quotidien. Qu'est-ce que "vivre ensemble" implique concrètement ? Ce livre apporte des réponses aux multiples interrogations que suscite la vie en collectivité, au sens large. Pourquoi les hommes vivent ensemble ? Pourquoi ce n'est pas si facile de vivre ensemble ? Est-ce qu'on peut faire tout ce qu'on veut ? Est-ce qu'on est tous égaux ? À quoi ça sert d'aider les autres ? Comment devient-on un citoyen ? Est-ce que le président décide pour tout le monde ? Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Pourquoi il y a des riches et des pauvres ? Peut-on dire tout ce qu'on pense ? Est-ce qu'il y a des religions interdites ? Est-on obligé d'être poli ? Pourquoi la France est-elle de toutes les couleurs ? C'est quoi, le racisme ? C'est qui, les sans-papiers ? Pourquoi on aime son pays ?

  • D'où vient l'univers ? Et d'où vient qu'il y a un univers ? Irrépressiblement, ces questions se posent à nous. Et dès qu'un discours prétend nous éclairer, nous tendons l'oreille, avides d'entendre l'écho du tout premier signal : les accélérateurs de particules vont bientôt nous révéler l'origine de l'univers en produisant des « big bang sous terre » ; les données recueillies par le satellite Planck nous dévoiler le « visage de Dieu » ; certains disent même qu'en vertu de la loi de la gravitation l'univers a pu se créer de lui-même, à partir de rien... Le grand dévoilement ne serait donc devenu qu'une affaire d'ultimes petits pas ? Rien n'est moins sûr... Car de quoi parle la physique quand elle parle d'« origine » ? Qu'est-ce que les théories actuelles sont réellement en mesure de nous révéler ? À bien les examiner, les perspectives que nous offre la cosmologie contemporaine sont plus vertigineuses encore que tout ce que nous avons imaginé : l'univers a-t-il jamais commencé ?

  • Initiateurs de la démocratie, inventeurs du théâtre et des Jeux olympiques, excellents agriculteurs, grands navigateurs et conquérants, porteurs de récits fabuleux et des plus célèbres textes philosophiques... les Grecs ont tant apporté à notre monde, et ils ont encore beaucoup à nous apprendre ! Cette bande dessinée précise et accessible raconte avec dynamisme la grande Histoire comme la vie quotidienne de ces peuples de Méditerranée qui nous captivent depuis des milliers d'années.

  • Que de sang et d'horreur au fond de toutes les bonnes choses.
    La Généalogie de la morale applique ce principe désacralisant : l'idéal moral (ascétique) a désormais un prix, payable non en monnaie de singe, mais en livre de chair, en unité de désir ; principe cynique, qui découvre les pieux mensonges et l'hypocrisie de la belle apparence (les bons sentiments et saintes intentions). Les hommes " modernes ", de " progrès " ont là un miroir pour leurs tabous, leurs impuissances, leurs malentendus : la mièvrerie du consensus démocratique, la moraline du troupeau, les passions tristes, émondeuses des aspérités de la vie, le tabou du pouvoir (le misarchisme), la névrose généralisée du salut, par l'art (Wagner), par la science (le scientisme), la religion (le christianisme).
    Mesurons ce que l'animal humain a perdu dans l'affaire (l'innocence et la joie de l'affirmation première de la force, la vraie méchanceté, la distance, la noblesse) et son nouvel infini : réinventer un sens fort après des millénaires de sens faible.

  • Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible.

    Pour quelles raisons ? À quelles conditions? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire?

  • L'histoire, celle bâtie par les hommes, est toujours racontée comme une aventure qui ne concerne qu'eux. Pourtant, les animaux ont participé et participent encore abondamment à de grands événements ou à de lents phénomènes. Leurs manières de vivre, de sentir, de réagir ne sont jamais étudiées pour elles-mêmes, comme s'il n'y avait d'histoire intéressante que celle de l'homme. Comme s'il existait en nous une difficulté à s'intéresser aux vivants que nous enrôlons, mais que nous traitons comme des objets, indignes de participer à la marche de l'histoire. L'histoire vécue par les animaux est néanmoins, elle aussi, épique, contrastée, souvent violente, parfois apaisée, quelquefois comique. Elle est faite de chair et de sang, de sensations et d'émotions, de douleur et de plaisir, de violences subies et de connivences partagées. Elle n'est pas sans répercussion sur la vie des hommes, à tel point que ce sont leurs interactions, leurs destins croisés qu'il faut désormais prendre en compte. Elle est donc loin d'être anecdotique et secondaire. Il faut se défaire d'une vision anthropocentrée pour adopter le point de vue de l'animal, et fournir ainsi une autre vision de l'histoire, qui ne manquera pas d'intéresser notre monde inquiet de la condition faite aux animaux.
    ÉRIC BARATAY

  • Récupérée par les partisans de la tradition, décriée par les tenants de la modernité, la notion d'autorité fait débat. Elle est pourtant la condition de possibilité de l'innovation et du renouveau du monde.
    Décisif dans la pensée politique, le concept d'autorité est l'un des plus difficiles à appréhender.
    L'autorité ne se confond pas avec le pouvoir mais se définit par rapport à lui : elle se déploie dans le temps et la durée tandis qu'il consacre le partage de l'espace. C'est donc parce que l'autorité assure la continuité des générations, la transmission, la filiation, tout en rendant compte des crises qui en déchirent le tissu, qu'elle est une dimension fondamentale du lien social.
    Quelle place et quel devenir alors pour l'autorité, attachée aux traditions, dans une modernité confrontée à l'individualisme et à l'égalisation démocratique où le futur se dérobe à toute espérance ?
    Si l'autorité est encore porteuse de sens, c'est parce qu'elle n'est pas seulement de l'ordre de l'institué, de l'établi, mais une force dynamique qui autorise à donner à ceux qui viendront après nous la capacité de commencer à leur tour, à entreprendre quelque chose de nouveau.

  • Véritable introduction à l'hindouisme à travers ses maîtres spirituels, ce guide présente chacune des grandes figures à travers sa vie, son enseignement et ses écrits. Des origines à nos jours, ce livre retrace l'histoire de la spiritualité hindoue en proposant pour chaque maître un documentaire vivant, nourri d'anecdotes et de citations. Chacun d'eux fait l'objet d'une illustration et de pistes bibliographiques.

  • " J'aurais voulu entrer dans la maison de South Broadway, à Nayack où elle vivait, mais il fallait une autorisation. Je me suis contenté d'entrer dans le jardin. J'ai regardé les arbres. Je me suis assis sur les marches de la cuisine. Une femme est sortie. Elle avait un petit chapeau et un sac. Elle a fermé la porte à clef. Derrière les rideaux, il n'y avait personne. "

  • L´année 1984-1985 de l´enseignement de Cornelius Castoriadis à l´EHESS a été consacrée pour l´essentiel à Thucydide. L´auteur a voulu en particulier montrer, à travers l´analyse de l´Oraison funèbre attribuée par l´historien à Périclès, à quel point la grande création démocratique athénienne du Ve siècle fut consciente d´elle-même.
    Mais Castoriadis - sans céder aux anachronismes et aux projections auxquels les interprétations de l´historien ont trop souvent succombé de nos jours - retrouve également chez Thucydide un monde par certains côtés étonnamment semblable au nôtre, dans lequel des biens qui nous semblent précieux à l´intérieur de certaines frontières ne semblent plus compter au-delà, où seule la force prévaut ; un monde aussi dans lequel la dynamique de l´opposition entre des pôles de puissance aboutit à des conflits ouverts où les calculs rationnels se tissent inextricablement avec les passions.

  • L'entretien de recherche qualitatif occupe une place de choix parmi les moyens dont dispose le chercheur pour collecter ses données. Cette méthode est aujourd'hui utilisée dans de nombreux domaines: ethnographie, anthropologie, sociologie, psychologie, sciences de l'éducation ou de la santé, etc. Par ailleurs, avec les années, la notion d'«entretien de recherche» s'est enrichie: il ne saurait être question aujourd'hui de la réduire à une simple conversation visant à rassembler des informations sur un sujet donné. L'entretien de recherche qualitatif est désormais assujetti à de nombreuses conditions que le chercheur doit connaître et maîtriser le mieux possible s'il veut en assurer la qualité scientifique.

    C'est précisément pour répondre à cette exigence que l'auteur du présent ouvrage offre au lecteur des renseignements de base sur les origines de ce type d'entretien, sur ses caractéristiques et sur ses modalités d'utilisation. Cette nouvelle édition lui a permis de revoir en profondeur le contenu de son livre et d'en enrichir plusieurs passages, dont ceux concernant les types d'entretiens et les modalités de collecte de données. Enfin, il y a ajouté deux nouveaux chapitres, l'un portant sur les conditions de scientificité de l'entretien qualitatif, et l'autre sur la rédaction du rapport de recherche, du mémoire ou de la thèse doctorale.

    Ce livre s'adresse aux étudiants de deuxième et troisième cycles ainsi qu'aux lecteurs intéressés par ce mode de collecte de données de recherche. Les chercheurs trouveront ici un guide pratique qui les accompagnera tout au long de leur démarche, de l'établissement de la problématique à la rédaction du rapport final.

  • « Imaginons un monde dans lequel les enfants rêvent de devenir maçons, les paparazzi traquent les boulangers, les oeuvres d'art usagées traînent dans les décharges, les pneus anciens atteignent des prix exorbitants, les meilleurs collégiens s'orientent vers les lycées techniques et les consommateurs se méfient des produits naturels. Rien dans ce monde ne serait absurde. Et pourtant, ce monde n'est pas le nôtre. Comparer notre monde à ce monde imaginaire nous renseigne sur nos valeurs : nous pensons tous qu'une oeuvre d'art vaut plus qu'un pneu usagé... Nous adhérons, la plupart du temps, à ces valeurs sans y avoir beaucoup pensé. Ce sont, au sens propre, des préjugés. À l'origine de ce petit livre, j'avais le projet d'essayer de comprendre d'où venaient un certain nombre de préjugés, qui encombrent nos discours sur la science et sur la technique. À ma grande surprise, ce livre m'a demandé de m'aventurer parfois assez loin de mon point de départ...»

  • La méthode est la pierre angulaire de la recherche appliquée en sciences humaines, sociales et de la santé, car c'est elle qui balise le chemin qu'emprunte le chercheur pour réaliser ses travaux. Elle doit soutenir le processus de réflexion en fonction du contexte dans lequel s'inscrit un projet, soit tenir compte de la question de recherche, du phénomène et de la population à l'étude. Dans un monde de la recherche de plus en plus décloisonné et vaste, il devient nécessaire de disposer d'une perspective englobante, capable d'intégrer les apports de diverses approches méthodologiques tout en reconnaissant leurs particularités.

    Le présent ouvrage, en évitant le traditionnel clivage entre méthodes qualitatives et quantitatives, présente 30 devis ou analyses de recherche, dont l'étude de cas, la théorisation ancrée, la revue de littérature systématique, l'essai randomisé, le groupe de discussion focalisée, les analyses multiniveaux, la modélisation par équations structurelles et les approches participatives. Cette nouvelle édition est également enrichie de chapitres portant sur l'examen de la portée, la méta-review des écrits, l'analyse de puissance, l'analyse d'agrégats géographiques, les algorithmes d'apprentissage automatique ou statistique, la modélisation de type Rasch et les enquêtes en ligne.

    Tout au long du manuel, des ponts sont établis entre les méthodes de recherche qualitatives, quantitatives et mixtes afin de mettre en lumière leurs points communs et leurs articulations. Leurs applications concrètes permettront également au lecteur (étudiant, chercheur, professeur ou intervenant) de reproduire le cheminement méthodologique tracé par les auteurs.

    Marc Corbière, conseiller en orientation, est professeur titulaire en counseling de carrière au Département d'éducation et pédagogie de l'Université du Québec à Montréal, chercheur au Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche en santé mentale et travail.

    Nadine Larivière, ergothérapeute, est directrice du programme d'ergothérapie et professeure titulaire à l'Université de Sherbrooke. Elle est également chercheuse à l'Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux et à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

  • La théorie littéraire se constitue à partir des années 1950 au carrefour de la nouvelle critique, de la mouvance structuraliste et de pratiques littéraires avant-gardistes (du Nouveau Roman à Tel Quel), avec le projet de défendre l´autonomie et la spécificité de l´espace littéraire.
    Dans quels contextes culturels une telle aventure a-t-elle pris forme ? Quels en étaient les enjeux ? Et pourquoi, vingt ans après son effacement du paysage intellectuel, continue-t-on de dénoncer ses effets délétères ? Pour répondre à de telles questions, Vincent Kaufmann propose une histoire raisonnée et personnelle de l´aventure de la théorie littéraire. Il éclaire des notions aussi centrales que la « réflexivité », la « mort de l´auteur ou la « production du texte, », souvent mal comprises. Il montre aussi que la « théorie » fut un lieu incontournable de résistance et d´anticipation : résistance au déclassement progressif de la chose écrite et anticipation des transformations des pratiques d´écriture et de lecture dans le nouveau monde numérique. Une manière de dire que les outils de la théorie littéraire n´ont jamais été aussi utiles qu´aujourd´hui, et que l´étude de la littérature reste inséparable d´une réflexion critique sur la place de l´écrit dans nos sociétés.

    Suivi d´entretiens avec : Jonathan Culler, Ottmar Ette, Jean-Joseph Goux, Gérard Genette Werner Hamacher, Julia Kristeva, Sylvère Lotringer, J. Hillis Miller, Michel Pierssens, Jean Ricardou, Avital Ronell, Elisabeth Roudinesco, Philippe Sollers, Karlheinz Stierle et Tzvetan Todorov.

  • Nous sommes au commencement d'un monde. Vécu dans la crainte, ce prodigieux surgissement signe la disparition de l'ancien monde, celui dans lequel nous sommes nés. Pourtant, la sourde inquiétude qui habite nos sociétés doit être dépassée. Le monde ' nouveau ' qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses. Il correspond à l'émergence d'une modernité radicalement ' autre '. Elle ne se confond plus avec l'Occident comme ce fut le cas pendant quatre siècles. Une longue séquence historique s'achève et la stricte hégémonie occidentale prend fin. Nous sommes en marche vers une modernité métisse. Deux malentendus nous empêchent de prendre la vraie mesure de l'événement. On annonce un ' choc ' des civilisations, alors même que c'est d'une rencontre progressive qu'il s'agit. On s'inquiète d'une aggravation des différences entre les peuples, quand les influences réciproques n'ont jamais été aussi fortes. Le discours dominant est trompeur. En réalité, au-delà des apparences, les ' civilisations ' se rapprochent les unes des autres. De l'Afrique à la Chine et de l'Inde à l'Amérique latine, Jean-Claude Guillebaud examine posément l'état des grandes cultures en mouvement, pour décrire l'avènement prometteur ' et périlleux - d'une véritable modernité planétaire. Ce rendez-vous pourrait connaître des revers et engendrer des violences. Il est pourtant inéluctable et sans équivalent dans l'histoire humaine.

  • Il n'y a que les poissons rouges, les perruches et les hommes pour s'obstiner à vivre en couple. Aventure indispensable et impossible à en juger par les statistiques car, si 85 % d'entre nous rêvent de la vie à deux, plus de la moitié des mariages se terminent par un divorce. Pourtant, chaque jour, des milliers d'inconscients continuent de relever le défi, persuadés que leur amour les protégera de tout. Sans préparation, ils n'iront pas loin. En passant en revue point par point, du premier regard à la dernière insulte, toutes les étapes de la vie à deux, Thierry Lassalle, l'auteur de Ma femme pèse une tonne, tente d'en repérer les pièges pour vous éviter d'y plonger : les petites manies qui agacent et les détails qui tuent, les faux amis du couple (beaux-parents et importuns en tout genre), l'arrivée du premier enfant, les caps critiques (la fameuse crise de sept ans et les autres), les « parenthèses » et la double vie, la rupture ou les « arrangements »?Un manuel vital pour réussir à vivre en couple aussi agréablement qu'en célibataire. Mais moins seul.

  • Lire et écrire (1)

    Collectif

    • Hatier
    • 9 September 1998

    Pour conduire sans précipitation les enfants débutants à une première maîtrise de l'écrit. Cette série propose des types d'activités pouvant être menées de façon cohérente et continue, quels que soient les manuels ou les méthodes choisis.

  • "La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, il en dit à la fois trop et trop peu : il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts : suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité.
    Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence : le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d´idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore « le présent qui marche », comme dit Balzac. Il s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même : apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en « docteur ès sciences sociales », cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque : à la fois prolixe et sceptique."

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