La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Les générations ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes. Privilégiées ou sacrifiées par l'Histoire, elles forgent leur identité au contact des événements politiques, des mutations économiques, sociales et culturelles qui marquent leur jeunesse. Dans ce livre passionnant, synthétisant un grand nombre d'enquêtes sociologiques et d'opinion, Bernard Préel brosse l'histoire des générations récentes et celle de leurs relations. Relations complexes où se jouent, souvent sur fond d'incompréhensions et de conflits, des questions centrales : la transmission des valeurs et du patrimoine, les relations au sein du couple et de la famille, le rapport au travail et à la consommation. Le choc des générations propose ainsi à chacun de se confronter au portrait de sa génération. Dans cette fresque vivante, souvent drôle, Bernard Préel réserve une place particulière aux enfants du baby boom, Il montre en effet que, depuis leur révolte, en Mai 68, les rapports entre les générations se sont brutalement inversés. La jeunesse moderne - la génération Gorbatchev et, plus encore, la génération internet - ne se contente plus, en effet, de se rebeller. Elle dicte désormais sa loi aux générations précédentes et, en particulier, à celle de ses parents qui, obsédés par la peur de vieillir, s'approprient la culture jeune de leurs enfants. Avec le risque qu'un jour prochain, ces derniers instruisent le procès de leurs parents, enfants gâtés des Trente Glorieuses.

  • En Afrique, au Moyen-Orient ou dans les républiques de l'ex-Union soviétique, des organes de presse sont directement utilisés pour lancer des appels à la haine et à la violence. Devant la montée de ces médias de la haine, Reporters sans frontières, une organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde, a envoyé des journalistes dans une dizaine de pays, pour enquêter.

  • La modernité déferle sur notre monde, elle nous envahit pour notre salut ou pour notre infortune. Elle est devenue une référence presque obsessionnelle pour les hommes d'État du tiers monde, comme pour les dirigeants soviétiques ou chinois, pour les eurocrates, comme pour les chefs d'entreprise, pour les stratèges nucléaires, comme pour les théologiens, pour les gens de médias, comme pour les experts en ingénierie sociale, pour les vendeurs de lessive, comme pour les urbanistes. C'est ce moment planétaire que le présent essai tente d'analyser, en prolongeant la réflexion proposée il y a six ans dans De la modernité. La modernité-monde s'inscrit, et se met en scène, dans des lieux de modernité, des lieux dont l'image fortement symbolique ouvre ici chaque chapitre et introduit ses analyses : Hongkong et Beaubourg, les stades géants et la forêt amazonienne en feu. Notre modernité-monde est là et bien là. Il y a ceux qui aiment, ceux qui sont plutôt révulsés, ceux qui réfléchissent, ceux qui ne se résignent pas au grand lâchez-tout, ceux qui sont prêts à s'adapter avec réalisme, ceux qui s'acharnent à chercher une issue, une alternative... De la modernité, que faut-il avoir le courage de remettre en cause, ainsi notre gaspillage, notre profusion, nos privilèges face à la misère du monde ? Et que faut-il plutôt s'efforcer de maîtriser lucidement, notamment dans le domaine des innovations technologiques ? J'espère communiquer au lecteur ma conviction que la première question est au moins aussi importante que la seconde.

  • Parmi les 5 milliards d'habitants de la planète, quels sont ceux qui souffrent le plus de la faim ? Pourquoi un tel fléau sévit-il toujours à la fin du XXe siècle, y compris dans les pays développés ? Quelles sont les principales causes de la faim dans le monde ? L'insuffisance de la production alimentaire, sa mauvaise répartition mondiale, la croissance démographique, le caractère inégalitaire des relations internationales ? Que peut-on faire pour que les 800 millions d'humains, aujourd'hui sous-alimentés, cessent de souffrir de la faim ?

  • Elles sont filles de parents maghrébins immigrés en France. Leurs pères sont ouvriers, artisans, chômeurs ou retraités, l'un fut officier de gendarmerie. Elles sont nées à Nanterre, à Bobigny, Sartrouville, à Paris dans le vingtième, dans la banlieue nantaise ou à Roubaix et y ont grandi. Elles ont de dix-huit à vingt-sept ans, sont lycéennes, étudiantes, animatrice, secrétaires, restauratrice ou "au chômage". Quelques-unes ont un compagnon, l'une est mariée, une autre divorcée, la plupart sont célibataires. Toutes ont parlé sans réticence, contentes d'être écoutées par une auditrice attentive, française, ethnologue, spécialiste de la culture de leurs parents, ainsi à même de comprendre leurs difficiles et douloureux problèmes. En effet, elles sont partagées, parfois déchirées entre leurs aspirations personnelles de jeunes femmes en France et le désir, bien différent, de leurs parents, qui auraient voulu les voir devenir ces "femmes bien", modèle de femme maghrébine. Diverses ont été leurs conditions de vie, divers leurs rapports avec parents et frères, leurs connaissances de la religion, du Maghreb, leurs scolarités, leurs activités et relations éventuelles hors de la maison paternelle, leurs attitudes envers l'autre sexe, leurs propres désirs de famille et d'enfant, leurs problèmes d'identité et de nationalité, enfin, pour certaines d'entres elles déjà, leur participation à la vie active en France. A travers leurs discours sur toutes ces questions - une centaine d'heures d'entretiens -, sont analysées les conditions et les circonstances, les constantes et les variables susceptibles de freiner ou de favoriser leurs dispositions à l'intégration.

  • Des clés pour comprendre l'Europe sociale : Quelles sont les parts de l'homogénéité et de la diversité dans les politiques sociales nationales? Quelles vont être les conséquences pour les politiques sociales nationales? Quelles sont les politiques mises en oeuvre au niveau communautaire pour accompagner la mise en place du grand marché?

  • De 1989 à 1994, l'affaire du foulard a divisé l'opinion française. Pour les uns, en arborant leur foulard, ces jeunes musulmanes manifestent un prosélytisme inacceptable dans l'école laïque, et doivent en être exclues si elles s'obstinent à le garder. Pour d'autres, l'école de la République doit accueillir tout le monde, y compris les élèves enfoulardées, qu'elle saura intégrer. La polémique s'est chargée d'une telle tension idéologique, qu'elle a fini par occulter la réalité même du phénomène et ses enjeux véritables. D'où l'intérêt majeur de ce livre, fruit d'une enquête de deux ans dans les banlieues dites chaudes auprès des enseignants et des jeunes filles voilées. Une enquête qui bouscule les idées reçues : ni terroristes en herbe, ni adolescentes musulmanes manipulées, les unes acceptent le port du foulard pour rassurer leur famille et négocier leur accès à la modernité, et d'autres l'arborent volontairement, comme le signe de leur double identité, française et musulmane, citoyenne et croyante. Et, loin de favoriser l'émancipation des jeunes musulmanes, leur expulsion de l'école publique, offre des martyres inespérées aux activistes intégristes. Pour les auteurs, la passion que soulève le foulard de ces écolières est un révélateur : si la République est menacée, ce n'est pas par le foulard, mais par les difficultés qu'éprouve la société française à opérer la synthèse entre égalité et différence, République et démocratie. Les responsables politiques, les enseignants, mais aussi celles et ceux pour qui le foulard est devenu un sujet de débat - et de confrontation - trouveront dans ce livre matière à réflexion. Et les réponses aux questions complexes que pose l'affaire des jeunes filles voilées.

  • Prenant comme point de départ le programme d'action adopté par l'ONU lors de la conférence du Caire en 1994, cet ouvrage identifie les contours du nouveau défi démographique qui appelle à une mutation de nos principes d'organisation sociale et économique, de notre rapport au pouvoir et, partant, de nos valeurs.

  • Le projet des auteurs réunis dans cet ouvrage est simple et ambitieux à la fois : dans une langue accessible et claire, il s'agit de mettre leurs savoirs et leur expérience auprès des adolescents à la disposition des parents et des éducateurs. Sont ainsi tracées les grandes lignes directrices de cette période de la vie, que l'on soit fille ou garçon, et expliqué ce qui peut, à un moment ou à un autre, freiner ou altérer un développement harmonieux. On ne trouvera cependant ni « recettes » éducatives ni propos d'experts détenteurs d'une vérité, mais confrontations d'expériences, rencontres et convergences de points de vue, pour dédramatiser la perception de l'adolescence et réaffirmer les ouvertures dont elle s'accompagne.

  • Les faits divers, relatant des épisodes violents impliquant des adolescents, ne cessent de remplir les colonnes des journaux, à tel point que pour certains, la violence est devenue synonyme de « jeunesse » ; les jeunes seraient forcément violents ! L'adolescent a donc mauvaise réputation auprès du grand public. Cette image négative et déformée est même amplifiée par des études épidémiologiques se résumant souvent à un long catalogue de catastrophes (suicide, délinquance, toxicomanie...). On assiste ainsi. de manière préoccupante, à un glissement vers une interprétation dramatisée de l'adolescence, à laquelle la violence est systématiquement associée. Les auteurs réunis dans cet ouvrage - pédiatres, psychologues, psychiatres, psychanalystes, sociologues, juges. médecins de santé publique... - adoptent résolument un point de vue différent, et invitent à porter un autre regard sur cette période critique, en rappelant que les adolescents sont d'abord victimes de violences (violences intrafamiliales, violences institutionnelles, violences sexuelles, pour n'en citer que certaines). Les passages à l'acte sont, en fait, une réponse à une violence initialement subie. L'approche interdisciplinaire privilégiée ici permet de rendre accessible une réflexion trop rarement conduite entre spécialistes, c'est le principal intérêt de l'ouvrage. Une mise au point indispensable pour tous les professionnels concernés. Cette deuxième édition actualisée donne une plus grande place à la prévention.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage daté de 1976 est la seconde édition d'une étude parue une première fois en 1971 et portant sur la vie des travailleurs algériens émigrés en France à cette période. Cette riche enquête est ici revisitée à la lumière de nouveaux éléments survenus dans l'intervalle : climat social détérioré, assassinats d'ouvriers algériens, discriminations... Bien qu'ancienne, cette étude sociologique, riche en témoignages et interviews, apporte un éclairage nécessaire et brillant sur la condition des émigrés d'origine algérienne aujourd'hui encore.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le 12 avril 1926, une saynète en arabe dialectal fut jouée devant un public algérois, qui lui fit bon accueil. Encouragés par ce modeste succès, quelques amateurs passionnés de théâtre résolurent hardiment d'adopter l'arabe dialectal sur scène. Pendant plus de trente ans, malgré les obstacles et les déboires, eux et leurs successeurs s'efforcèrent de donner vie à un genre tout nouveau, de créer un répertoire et de former un public. Arlette Roth a voulu dresser un premier bilan de cette passionnante entreprise collective, de ses difficultés, de ses échecs et de ses réussites. Un théâtre né dans une situation coloniale, dans une société traditionnelle en crise et qui n'avait pas encore osé affronter son destin, pouvait-il s'épanouir ?

  • Les vingt textes rassemblés donnent idée des réponses fournies par ceux qui pratiquent la pédagogie Freinet dans des situations différentes, permettent aussi de mesurer l'ampleur des moyens mis en oeuvre puisqu'y sont analysées ce qu'on appelle " techniques Freinet ".

  • La langue française - écrite ou parlée - est malade : les enfants ne savent plus lire ni écrire, l'orthographe se perd, la France compterait même deux millions d'analphabètes... Qui n'a entendu ces lamentations, devenues aujourd'hui lieux communs ? Elles expriment un profond désarroi devant l'évolution de notre langue. C'est pour tenter de mieux la comprendre que les auteurs - cinq linguistes, membres de l'Association pour la recherche et l'expérimentation sur le fonctionnement du français (APREF) - ont écrit ce livre. Ils présentent ici les résultats d'enquêtes approfondies sur quelques points particulièrement sensibles : la lecture à l'école et les formes d'expression que l'institution scolaire néglige, les véritables difficultés de la lecture (30 % des Français seulement savent vraiment lire !), la diversité et les formes du français des travailleurs migrants, le rapport des non cultivés au beau langage et au discours abstrait. Dans tous ces domaines, les auteurs apportent des informations originales qui passionneront tous ceux que préoccupe le sort de la langue française. Ils montrent que le handicap - quand il existe - n'est pas là où on l'attendait. Et que le poids des normes linguistiques et sociales imposées par ceux qui savent parler joue un rôle trop souvent sous-estimé. Ce livre est aussi un plaidoyer pour une révolution dans les esprits : les priviligiés du langage devraient d'abord apprendre à écouter et à lire les autres, dans toute leur diversité, à ne plus corriger ce qui n'a pas besoin de l'être.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'anthropologie, et notamment l'anthropologie africaniste, est comme toute science sociale le résultat d'un certain contexte historique, d'une certaine vision du monde, d'une pratique idéologique et institutionnelle originale. Pour comprendre les contradictions actuelles du métier d'anthropologue, il convient de faire l'histoire des fonctions passées et nouvelles de l'anthropologie. Cette histoire est d'abord par définition une analyse critique des contraintes directes ou indirectes de la situation coloniale ou impériale. Cette histoire critique comprend tout naturellement une évaluation des critiques politiques et idéologiques de plus en plus violentes dont l'anthropologie est l'objet. Les textes rassemblés dans ce recueil portent plus sur la méthode d'enquête, le contexte idéologique et institutionnel que sur l'élaboration théorique. Ce choix est volontaire, puisqu'il désigne les lacunes concrètes des démarches qui tendent à faire apparaître la crise actuelle comme une simple confrontation d'idées.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Hérissée de difficultés de tous ordres, de plus en plus mal assimilée, l'orthographe résiste victorieusement aux tentatives de simplification. Le « réformisme » s'est trop longtemps contenté de la vilipender, offrant des contre-attaques aisées aux partisans du statu quo. Mais la crise de l'orthographe s'aggrave sans cesse, aux dires de tous les observateurs, et l'on voit poindre le jour où une intervention sera nécessaire. Une description minutieuse du phénomène orthographique, appuyée sur une analyse linguistique des problèmes, oblige à renoncer à tout espoir de réforme : il apparaît impossible d'améliorer de l'intérieur un édifice à la fois aussi cohérent et aussi composite. La solution, découverte il y a quatre siècles, est d'ordre alphabétique. On ne peut pas réformer l'orthographe, on ne peut que la supprimer et donner au français une nouvelle écriture, fondée sur la langue parlée. Utopie ?... Cette promotion de la langue parlée s'inscrit dans la perspective des bouleversements culturels du monde contemporain.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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