Flammarion (réédition numérique FeniXX)

  • A la tête de Médecins sans frontières pendant douze ans, l'auteur dresse le paysage humanitaire international et décrit les rôles et les obligations de chaque acteur. Il parle des enjeux de ces actions, de la récupération par les politiques, du rôle des médias, etc. Pour lui, il est essentiel de savoir suspendre une action humanitaire lorsqu'elle se retourne contre l'objectif attendu.

  • Une introduction à la culture chinoise classique replacée dans son cadre historico-géographique et décrite dans ses aspects les plus originaux : Etat non politique, idéologie confucianiste, vision du monde recomposée à travers le prisme de l'idéographie. L'essai se termine par un questionnement sur l'avenir de la sinité.

  • Ce volume de la collection "Questions d'Histoire" aborde un problème de l'histoire des civilisations, la naissance de l'oeuvre de Shakespeare dans le contexte de l'Angleterre élisabéthaine et sa diffusion dans le temps et dans l'espace à travers des sociétés fondamentalement différentes. Dans une synthèse des travaux anglo-saxons récents, il dégage les thèmes essentiels de l'ensemble de l'oeuvre et de chacune des pièces en les rapportant aux conceptions politiques, éthiques et métaphysiques de l'époque. Il montre ensuite comment Shakespeare a été reçu dans L'Europe classique, romantique et contemporaine et quel accueil lui ont fait les civilisations asiatique et africaine. Il discute enfin les problèmes qui ont fait l'objet de controverses : la personnalité de Shakespeare ses idées religieuses, l'organisation du théâtre élisabéthain, etc.

  • L'islam est devenu l'enjeu d'un combat sans merci entre un obscurantisme sans pitié et une vacillante modernité. Sur la rive arabe de la Méditerranée, les confréries intégristes ont resurgi, absurdes et violentes, hors du temps. Les chrétiens d'Orient ont été repris par leur millénaire angoisse. Les musulmans modérés se taisent. Mais en Occident les "Turcs de profession", orientalistes complaisants ou abusés, se sont donné pour tâche de présenter un "islam à l'eau de rose", à l'heure même où des musulmans de France sont confrontés, eux aussi, à la tentation fondamentaliste. Jean-Pierre Péroncel-Hugoz

  • La mélancolie, cette « bile noire » que les Anciens considéraient comme constitutive de l'être, occupe une place de choix dans la théorie psychanalytique. Freud la définit comme une destruction, marque d'un deuil impossible qui touche à la structure même du sujet. Elle se signale effectivement comme suspens du désir, emprisonnement dans la mort, ressassement, apathie, cruauté - et jouissance - exercée à l'endroit de l'autre et de soi-même, et va de pair avec une réduction des fonctions du vivant au seul ordre du besoin et de la survie. La souffrance, la passion, la toxicomanie, la violence, le désespoir politique et l'appel à la tyrannie sont autant de manifestations d'une affection dont Jacques Hassoun entreprend ici d'analyser le fonctionnement et les causes à travers la clinique et la littérature.

  • Derrière quelques brides d'autobiographie, Marianne Kohler raconte son parcours spirituel. Elle explique son cheminement vers la conquête de la spiritualité à travers le récit des différentes expériences humaines qu'elle a vécues, des voyages qu'elle a fait en Inde, de son initiation au bouddhisme et des gourous célèbres qu'elles a rencontrés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les grands textes de Nerval sont contemporains de la folie et, dans leurs thèmes, dans leur structure, marqués par elle. En s'interrogeant, pour la première fois, sur les rapports de l'opération littéraire avec l'expérience de la maladie, ce livre propose, pour chacun des récits des dernières années - Les Nuits d'Octobre, Sylvie, Octavie, Pandora, Aurélia - une lecture nouvelle. Face à la folie, l'écriture assume deux fonctions. Une fonction mimétique : le délire métamorphose le moi, libère les fantasmes, et l'écriture travaille à restituer son inquiétante étrangeté. À travers des réseaux d'images obsédantes s'articule ainsi un discours de la folie - abolition de la différence, vaporisation de l'identité, motifs privilégiés de l'errance, de la pénurie, de l'absence : autant de signes qui connotent, dans les textes, la dérive du sujet. Une fonction critique : si la folie fascine, elle menace aussi l'intégrité du moi et disloque le sens. L'écriture ne saurait donc enregistrer passivement les symptômes maléfiques ; elle s'en empare pour les modifier, les neutraliser, et coïncide alors avec un projet de maîtrise : discours sur la folie, qui déploie toute sorte de stratégies narratives et exploite, pour échapper à l'indifférencié, les ressources logiques du langage. Par-delà Nerval, ce livre prend également parti dans le débat contemporain sur le statut de la folie. Par l'attention qu'il prête aux phénomènes de l'inconscient et de la déviance, par son plaidoyer pour la fécondité du délire, Nerval contribue puissamment à ébranler les frontières du normal et du pathologique. Encore a-t-il vécu de trop près les aberrations et les angoisses de la maladie pour ne pas chercher à interposer la médiation de l'écriture. S'il participe, déjà, de notre crise, il parle d'un lieu où la rectitude du sens et la rigueur du discours demeurent des exigences vitales.

  • En dynamique comme en pratique, voici l'instrument révolutionnaire qui ajuste nos pensées, sonde nos rêves et contrôle toute impression reçue. L'inquiétude déjà se fait jour dans le discours, l'aiguille se précipite, et l'odeur de la poudre gagne nos cerveaux. La jeunesse, somme toute, est ici prolongée. Nous nous trouvons même aux avant-postes, tout au bout de la presqu'île du rêve. Le stylographe appliqué, le verbe jaillit enfin dans le coeur vivant. Le poème prend racine, une simple phrase dessine des chemins neufs vers des pays de lumière. L'inconnu enfin dompté, le soleil s'apprivoise. Toutes les fenêtres ouvertes dévoilent les intrigues et les jeux de la nuit.

  • C'est par une suite de déplacements logiques que le discours de Serge Gavronsky nous rappelle sans cesse la vertu du texte en état de devenir. Cela sur un tissu culturel peu utilisé : mots échappés d'un contexte antérieur ; réflexion où s'entremêle une sensibilité rassie. Ce déchiffrement auquel le lecteur s'associe se veut aussi témoin devant le texte qui vibre (vit) dans une ampleur toujours restreinte. Le lecteur est enfin sommé à la partition verbale : redécouverte de la grâce dans un univers clos où notre légitimité est mise en question du fait de notre malchance à vouloir nous situer dans ce discours actuel, profond et immobile. Discours figé dans une attente où résonne la voix originale et puissante de cette série d'annotations (musicale à sa façon) qui constitue la contradiction littérale de lectures et compte rendu.

  • Que sait-on, aujourd'hui, de la miraculeuse opération par laquelle les végétaux utilisent l'énergie solaire, des effets et du mécanisme de l'allergie, des causes du mongolisme, des relations entre la phonation et l'ouïe ? Où en est-on avec la dramatique énigme du cancer ? Que peut-on espérer du grandiose phytotron de Gif ? Pourquoi et comment dresse-t-on patiemment la carte du cerveau, ce chef-d'oeuvre des machines électroniques ?... Chroniqueur scientifique célèbre, Fernand Lot répond à ces questions, et à bien d'autres, en ce livre où l'on appréciera l'étendue de sa culture et de son information, la rigueur, la clarté et la vivacité de ses exposés, présentés sous forme de reportages qu'il a menés à travers ceux de nos laboratoires qui représentent les postes avancés de la recherche actuelle dans le domaine des sciences de la vie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Quand Jean Orieux nous fait découvrir La Fontaine, c'est en véritable ami qu'il le présente, c'est-à-dire sans indulgence mais sans sévérité, avec une tendresse toujours chaleureuse. Il essaie - et il y parvient de façon magistrale - de nous entraîner dans les arcanes de ce tempérament : tâche difficile car La Fontaine est un être secret, qui ne dévoile qu'à contrecoeur ses sentiments. Et c'est par une lecture entièrement nouvelle des Fables et des Contes que Jean Orieux éclaire comme jamais elle ne le fut cette personnalité dont il nous dit : « La Fontaine échappe à tous les jugements et s'évade de toutes les catégories. Le voici en disciple d'Épicure ; si l'on tourne la page, il est janséniste. Il est paresseux et s'en flatte ; penchons-nous sur les manuscrits qu'on a de lui : c'est un travail de bénédictin. Il raille les prêtres, le pape, adore la volupté ; or, il n'a jamais cessé d'être profondément religieux. Tantôt il flatte le roi pour ses conquêtes et le pousse à conquérir encore ; tantôt il exècre les conquérants et, en mainte occasion, fait l'éloge de la paix. Il chante la solitude et la simplicité rustique, mais il se complaît dans les salons des duchesses. Il fait sa cour aux femmes les plus élégantes dans des poèmes d'une délicatesse inimitable, mais il aime fidèlement les gaillardises d'auberge et de bordel. Une douce gaieté baigne son oeuvre ; or, il est la proie d'une mélancolie profonde. Il faut en prendre son parti : La Fontaine est tout cela. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Des balbutiements de l'émancipation des femmes vers 1880 à l'apocalypse de la garçonne des années 20 et 30, une anthologie de morceaux choisis sur ce qu'on disait ou sur ce qu'on pensait des femmes dans la presse déchaînée : faux prétextes, mythes et partis pris, de mauvaise foi et de vieux principes, d'adulation et de mépris. « Copyright Electre »

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  • Dans une civilisation où l'on s'ennuie, que reste-t-il d'autre pour se divertir - c'est-à-dire finalement pour subsister - que la collection. La collection est une passion, "une passion qui lève les barrières de l'âge, du sexe et de la société, qui peut occuper entièrement les esprits les plus profonds comme les plus superficiels...". Le monde des collectionneurs est immense et ce que nous propose Philippe Jullian, c'est un voyage amusant amusé, passionnant passionné dans ce qui est réellement, pour quelques centaines ou milliers d'individus, le "meilleur des mondes". Il le fait avec sa vertu et sa férocité habituelles, passant en revue les manies innocentes et les passions dévorantes qui poussent l'être humain à amasser les billes, les timbres-poste, les boutons, les étiquettes d'hôtel, les soldats de plomb, les autographes, les tableaux, les livres, les gravures ou les objets les plus insolites. Sans avoir l'air d'y toucher il esquisse une psychologie, une sociologie, une géographie, une morale et une philosophie de la collection pour terminer sur un "Dictionnaire des Collections et des Collectionneurs" qui évoque à la fois La Bruyère et Flaubert. C'est donc un livre riche et désinvolte à la fois, un livre excitant pour l'esprit et qui agacera prodigieusement certains lecteurs mais, comme le dit l'auteur, "ayant déjà la réputation d'être snob et méchant, je ne me soucie pas de paraître prétentieux".

  • Quand Jean Orieux nous fait découvrir La Fontaine, c'est en véritable ami qu'il le présente, c'est-à-dire sans indulgence mais sans sévérité, avec une tendresse toujours chaleureuse. Il essaie - et il y parvient de façon magistrale - de nous entraîner dans les arcanes de ce tempérament : tâche difficile car La Fontaine est un être secret, qui ne dévoile qu'à contrecoeur ses sentiments. Et c'est par une lecture entièrement nouvelle des Fables et des Contes que Jean Orieux éclaire comme jamais elle ne le fut cette personnalité dont il nous dit : « La Fontaine échappe à tous les jugements et s'évade de toutes les catégories. Le voici en disciple d'Épicure ; si l'on tourne la page, il est janséniste. Il est paresseux et s'en flatte ; penchons-nous sur les manuscrits qu'on a de lui : c'est un travail de bénédictin. Il raille les prêtres, le pape, adore la volupté ; or, il n'a jamais cessé d'être profondément religieux. Tantôt il flatte le roi pour ses conquêtes et le pousse à conquérir encore ; tantôt il exècre les conquérants et, en mainte occasion, fait l'éloge de la paix. Il chante la solitude et la simplicité rustique, mais il se complaît dans les salons des duchesses. Il fait sa cour aux femmes les plus élégantes dans des poèmes d'une délicatesse inimitable, mais il aime fidèlement les gaillardises d'auberge et de bordel. Une douce gaieté baigne son oeuvre ; or, il est la proie d'une mélancolie profonde. Il faut en prendre son parti : La Fontaine est tout cela. »

  • Dans une civilisation où l'on s'ennuie, que reste-t-il d'autre pour se divertir - c'est-à-dire finalement pour subsister - que la collection. La collection est une passion, "une passion qui lève les barrières de l'âge, du sexe et de la société, qui peut occuper entièrement les esprits les plus profonds comme les plus superficiels...". Le monde des collectionneurs est immense et ce que nous propose Philippe Jullian, c'est un voyage amusant amusé, passionnant passionné dans ce qui est réellement, pour quelques centaines ou milliers d'individus, le "meilleur des mondes". Il le fait avec sa vertu et sa férocité habituelles, passant en revue les manies innocentes et les passions dévorantes qui poussent l'être humain à amasser les billes, les timbres-poste, les boutons, les étiquettes d'hôtel, les soldats de plomb, les autographes, les tableaux, les livres, les gravures ou les objets les plus insolites. Sans avoir l'air d'y toucher il esquisse une psychologie, une sociologie, une géographie, une morale et une philosophie de la collection pour terminer sur un "Dictionnaire des Collections et des Collectionneurs" qui évoque à la fois La Bruyère et Flaubert. C'est donc un livre riche et désinvolte à la fois, un livre excitant pour l'esprit et qui agacera prodigieusement certains lecteurs mais, comme le dit l'auteur, "ayant déjà la réputation d'être snob et méchant, je ne me soucie pas de paraître prétentieux".

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