FeniXX réédition numérique (Fleurus)

  • Pourquoi et comment des adolescents se mettent-ils à consommer du cannabis ? Comment s'en rendre compte, comment réagir ? Des repères, des conseils, et des réponses aux parents d'adolescents fumeurs de joints.

  • L'école, lieu privilégié de l'apprentissage du savoir et de la sociabilité pour l'enfant, est le reflet de la société avec ses crispations, ses difficultés, son angoisse devant les incertitudes de l'avenir. Pour favoriser son épanouissement, les parents doivent être vigilants et instaurer avec les enseignants un véritable partenariat fondé sur le dialogue et la confiance.

  • Nous les rencontrons dans le métro, dans la rue, dans les magasins. Ils nous ressemblent, mais nous ne les reconnaissons pas. Parce que quelque chose en eux nous choque, parole, démarche, regard, ils nous font peur, ils nous troublent. Nous les disons « pauvres d'esprit », nous calculons leur Quotient Intellectuel (Q.I.), nous organisons leurs ghettos, nous inventons leur tribu. Puis nous resserrons nos rangs de gens bien comme il faut, après avoir rejeté ces « Q.I. bas » à la périphérie de nos villes, à la périphérie de nos coeurs. Notre refus de vivre avec eux intensifie leurs différences, creuse leur solitude, accroît leur souffrance. L'auteur a voyagé avec eux de longues années. Il a trouvé des gens riches de tendresse et d'espoir, désireux d'être compris et respectés. L'auteur propose au lecteur de partager quelques étapes de ce voyage. C'est également à un regard sur chacun de nous qu'il nous renvoie.

  • Adultes en situation. Situation d'« homme arrivé », de père ou de mère de famille, de maître. Situation d'homme passionné de l'automobile ou des courses de chevaux. À travers les images évoquées, Guy Vattier, par les réflexions qu'il égrène ou qu'il suscite chez son lecteur, lance un appel : appel à un regard critique sur les ambiguïtés de l'homme moderne, appel à une conversion de tout adulte en un véritable éducateur pour une jeunesse désemparée.

  • Avocat, médecin, comédien, parlementaire..., quoi de plus familier pour nous que ces personnages ? Ils apparaissent fréquemment, sinon dans notre paysage quotidien, du moins sur les pages de notre journal. Mais ils y apparaissent masqués. Le médecin qui nous reçoit dans son cabinet, l'avocat qui taquine les témoins - ceux à charge - et tourmente le procureur, le comédien à qui nous adressons nos applaudissements ou nos critiques, sont tous revêtus du plus impénétrable des masques : celui que leur impose l'exercice même de leur fonction. Mais derrière le masque il y a l'homme, derrière la conscience professionnelle la conscience tout court. Faire connaître cette "face" humaine cachée derrière celle du métier, dévoiler les conflits, débats, points d'interrogation que vit cette conscience "privée" confrontée à celle de la profession dans notre monde d'aujourd'hui, voilà le but que poursuit la nouvelle collection "Cas de conscience". Réalisés par des praticiens et non par des moralistes, ces ouvrages apportent un témoignage direct sur des problèmes que vit la conscience des hommes engagés avec passion dans l'exercice de leur métier. D'où un certain ton "subjectif" de ces essais trop authentiquement humains pour être détachés de la personne de leurs auteurs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Pasteur luthérien, né en Allemagne en 1886, mort aux États-Unis en 1965, Paul Tillich a été l'un des principaux théologiens de notre temps. Ce fut aussi un philosophe familier de toutes les orientations de la pensée classique et moderne et dont l'oeuvre se situe aux confins des existentialismes, de l'idéalisme et de l'ontologie classique... À ces deux titres, son audience est immense dans les pays anglo-saxons, depuis des années déjà. Mais il est encore peu connu en France, malgré de récentes traductions.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le premier qui dit la vérité, chantait Guy Béart, il doit être exécuté. Voilà donc un livre qui fera grincer quelques dents. Financier, homme d'entreprise, passionné d'art et de culture, Daniel Durca ne supporte plus de voir l'argent pourrir le goût et entretenir autour de nous un univers sans âme. Les faux-nez de l'art contemporain n'impressionnent que les cuistres. D'où le ton joyeusement iconoclaste de ce pamphlet qui s'attaque sans complexes aux nuisances des snobs et au tabou de l'argent. Car l'argent peut mieux faire. Rien ne le force à tuer la culture. Exemples à l'appui, Daniel Durca montre comment un mécénat intelligent peut au contraire lui rendre vigueur. L'entreprise, l'État ont chacun leur mission. Et le patrimoine est l'affaire de tous. Reste à mobiliser des capitaux et des hommes. C'est le but de ce livre.

  • À la remise en question de la débilité mentale, l'équipe du Centre éducatif « La Glanée » apporte une contribution d'ordre pratique. Des adolescentes dites « débiles » ne sont-elles pas avant tout des adolescentes ? En ce cas, une éducation, voire une rééducation, s'impose qui tienne essentiellement compte d'un tel fait. A travers les moments variés et les activités multiformes d'une vie quotidienne, c'est en la traitant en jeune fille que les éducateurs et le personnel permanent, à l'action desquels s'associent les divers vacataires (psychiatre, psychologue, kinésithérapeute, orthophoniste), cherchent d'abord à connaître puis à aider l'adolescente handicapée afin qu'elle s'épanouisse dans sa personnalité propre et prenne conscience de son rôle social. Chacune de ces dimensions d'une éducation qui se veut totale a sa signification tant en considération d'un passé lourd de conséquences qu'en fonction d'un avenir qui doit être meilleur. La formule d'internat de semaine facilite cette pédagogie et cette thérapeutique institutionnelles tout en maintenant une relation constante avec le milieu familial. On dispose encore de peu d'ouvrages en langue française qui traitent des handicapés mentaux dans une telle perspective. On n'en avait pratiquement pas qui fût consacré aux problèmes particuliers des adolescentes. Ce livre répond donc à un besoin. Il voudrait ouvrir une voie ou, du moins, proposer des éléments concrets de solution aux éducateurs, aux divers spécialistes, aux parents et d'abord aux adolescents eux-mêmes.

  • Le premier qui dit la vérité, chantait Guy Béart, il doit être exécuté. Voilà donc un livre qui fera grincer quelques dents. Financier, homme d'entreprise, passionné d'art et de culture, Daniel Durca ne supporte plus de voir l'argent pourrir le goût et entretenir autour de nous un univers sans âme. Les faux-nez de l'art contemporain n'impressionnent que les cuistres. D'où le ton joyeusement iconoclaste de ce pamphlet qui s'attaque sans complexes aux nuisances des snobs et au tabou de l'argent. Car l'argent peut mieux faire. Rien ne le force à tuer la culture. Exemples à l'appui, Daniel Durca montre comment un mécénat intelligent peut au contraire lui rendre vigueur. L'entreprise, l'État ont chacun leur mission. Et le patrimoine est l'affaire de tous. Reste à mobiliser des capitaux et des hommes. C'est le but de ce livre.

  • À la remise en question de la débilité mentale, l'équipe du Centre éducatif « La Glanée » apporte une contribution d'ordre pratique. Des adolescentes dites « débiles » ne sont-elles pas avant tout des adolescentes ? En ce cas, une éducation, voire une rééducation, s'impose qui tienne essentiellement compte d'un tel fait. A travers les moments variés et les activités multiformes d'une vie quotidienne, c'est en la traitant en jeune fille que les éducateurs et le personnel permanent, à l'action desquels s'associent les divers vacataires (psychiatre, psychologue, kinésithérapeute, orthophoniste), cherchent d'abord à connaître puis à aider l'adolescente handicapée afin qu'elle s'épanouisse dans sa personnalité propre et prenne conscience de son rôle social. Chacune de ces dimensions d'une éducation qui se veut totale a sa signification tant en considération d'un passé lourd de conséquences qu'en fonction d'un avenir qui doit être meilleur. La formule d'internat de semaine facilite cette pédagogie et cette thérapeutique institutionnelles tout en maintenant une relation constante avec le milieu familial. On dispose encore de peu d'ouvrages en langue française qui traitent des handicapés mentaux dans une telle perspective. On n'en avait pratiquement pas qui fût consacré aux problèmes particuliers des adolescentes. Ce livre répond donc à un besoin. Il voudrait ouvrir une voie ou, du moins, proposer des éléments concrets de solution aux éducateurs, aux divers spécialistes, aux parents et d'abord aux adolescents eux-mêmes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La remise en question de l'école est à l'ordre du jour. En réalité, le mouvement de l'éducation dite « nouvelle » n'est pas d'aujourd'hui. Mais on parle maintenant d'une véritable subversion, remettant en question l'institution scolaire en tant que telle. La thèse d'Albert Painchaud est notablement différente. Il part de faits concrets, de dialogues avec des enfants qu'il connaît bien, des parents qu'il a rencontrés, des instituteurs avec lesquels il a échangé. Il réfère cette expérience aux notions acquises durant ses études universitaires, ou à travers ses lectures spontanées. Ce qu'il propose est une manière tout autre de concevoir l'éducation, ou la rééducation, de ces enfants « que l'école n'intéresse plus » et, plus radicalement, d'envisager cette école elle-même. Chemin faisant, il nous livre ses réflexions sur la pédagogie, en tant que celle-ci repose sur les données psychologiques actuellement reçues, mais que l'auteur reconsidère. Ce livre mordant, écrit dans un style pittoresque, doit faire réfléchir tous les éducateurs, professionnels ou naturels, spécialisés ou non et, au-delà, poser une grave interrogation à ceux qui portent la responsabilité d'un certain type d'école. Or, cette responsabilité est celle de chacun d'entre nous. Ne faisons-nous pas d'enfants « normaux » des « inadaptés » à l'école ? Que préconiser pour ceux, trop nombreux qui, dans ces conditions, ont échoué ? Une solution s'impose d'urgence et l'auteur de ce livre y apporte une appréciable contribution, ne fût-ce qu'en posant courageusement et concrètement le problème.

  • « On était le premier né ou le tout premier d'une série, et on vivait l'âge d'or d'une enfance heureuse : centre du monde, cajolé, admiré, adulé. On était le bébé, le bébé de deux jeunes parents et le bébé d'une tribu. C'est, de toutes façons, très confortable ; on vous emmène au lit, le soir, dans les bras de papa, c'est vous qui présidez les repas sur la chaise haute ; on se récrie « encore, encore ; dis papa ». Puis, vient un moment où on vous fait faire de bons mots au sujet de la bosse que maman a sur le ventre. Vous embrassez là quelque chose qu'on appelle bébé. La vie s'écoule encore joyeuse et simple... Or, un jour, tout bascule. Maman n'est plus là. Papa vous fait manger tout seul, à la cuisine, des nouilles froides. Pire, on vous prête. À une tante ou à une voisine. Et, le soir, on vous couche dans un lit inconnu. La panique vous prend : pourquoi l'ordre des choses change-t-il ? » Et voilà, le ton est donné et le problème posé. Pour résoudre ces problèmes on a parfois honte des recettes ; on voudrait seulement des principes. Quand on a goûté la saveur des recettes éducatives de Madame Faure, on n'éprouve plus les mêmes sentiments. En effet, elles reposent sur les plus sûrs principes, sur les lois pédagogiques les plus éprouvées. Mais elles les ont assimilés, au point d'en faire une sagesse et un art de vivre.

  • La remise en question de l'école est à l'ordre du jour. En réalité, le mouvement de l'éducation dite « nouvelle » n'est pas d'aujourd'hui. Mais on parle maintenant d'une véritable subversion, remettant en question l'institution scolaire en tant que telle. La thèse d'Albert Painchaud est notablement différente. Il part de faits concrets, de dialogues avec des enfants qu'il connaît bien, des parents qu'il a rencontrés, des instituteurs avec lesquels il a échangé. Il réfère cette expérience aux notions acquises durant ses études universitaires, ou à travers ses lectures spontanées. Ce qu'il propose est une manière tout autre de concevoir l'éducation, ou la rééducation, de ces enfants « que l'école n'intéresse plus » et, plus radicalement, d'envisager cette école elle-même. Chemin faisant, il nous livre ses réflexions sur la pédagogie, en tant que celle-ci repose sur les données psychologiques actuellement reçues, mais que l'auteur reconsidère. Ce livre mordant, écrit dans un style pittoresque, doit faire réfléchir tous les éducateurs, professionnels ou naturels, spécialisés ou non et, au-delà, poser une grave interrogation à ceux qui portent la responsabilité d'un certain type d'école. Or, cette responsabilité est celle de chacun d'entre nous. Ne faisons-nous pas d'enfants « normaux » des « inadaptés » à l'école ? Que préconiser pour ceux, trop nombreux qui, dans ces conditions, ont échoué ? Une solution s'impose d'urgence et l'auteur de ce livre y apporte une appréciable contribution, ne fût-ce qu'en posant courageusement et concrètement le problème.

  • « On était le premier né ou le tout premier d'une série, et on vivait l'âge d'or d'une enfance heureuse : centre du monde, cajolé, admiré, adulé. On était le bébé, le bébé de deux jeunes parents et le bébé d'une tribu. C'est, de toutes façons, très confortable ; on vous emmène au lit, le soir, dans les bras de papa, c'est vous qui présidez les repas sur la chaise haute ; on se récrie « encore, encore ; dis papa ». Puis, vient un moment où on vous fait faire de bons mots au sujet de la bosse que maman a sur le ventre. Vous embrassez là quelque chose qu'on appelle bébé. La vie s'écoule encore joyeuse et simple... Or, un jour, tout bascule. Maman n'est plus là. Papa vous fait manger tout seul, à la cuisine, des nouilles froides. Pire, on vous prête. À une tante ou à une voisine. Et, le soir, on vous couche dans un lit inconnu. La panique vous prend : pourquoi l'ordre des choses change-t-il ? » Et voilà, le ton est donné et le problème posé. Pour résoudre ces problèmes on a parfois honte des recettes ; on voudrait seulement des principes. Quand on a goûté la saveur des recettes éducatives de Madame Faure, on n'éprouve plus les mêmes sentiments. En effet, elles reposent sur les plus sûrs principes, sur les lois pédagogiques les plus éprouvées. Mais elles les ont assimilés, au point d'en faire une sagesse et un art de vivre.

  • Les migrants sont parmi nous ; ils viennent du Sud-Est asiatique, du Moyen-Orient, du Maghreb ou de l'Europe méditerranéenne ; ce sont aussi ces "Français de la frange" qui n'ont pas d'autre histoire que des exils répétés, des séparations aggravées par des secrets, des non-dits ou plus simplement des "dossiers égarés". Au-delà d'études statistiques et techniques déjà existantes, l'auteur a cherché la rencontre, privilégié l'écoute de nombreux enfants, venus de tous les horizons, issus de cultures très diverses. Leur rassemblement dans une même institution, a permis un certain nombre d'observations et de réflexions qui pourront aider à ce que tombent certaines idées reçues. Le dynamisme, les puissances de vie de ces jeunes qui ont traversé des épreuves parfois incroyables, est source d'espoir pour ceux qui peuvent l'entrevoir. Les enfants sans racines sauront créer leur avenir. Mais une chose est sûre aussi : l'avenir de nos sociétés ne se fera pas sans eux et, qu'on le veuille ou non, elles seront de ce fait différentes, tissées de traditions et de cultures nouvelles. Cette certitude est peut-être à l'origine de la peur de beaucoup. Elle est pourtant porteuse d'une vie encore inconnue, riche de promesses, si nous savons donner à ces jeunes le temps d'être et de créer.

  • Djénane Chappat est journaliste à Elle, où elle tient la rubrique « Madame Trouvailles ». Surtout, n'allons pas croire que sa quête incessante de l'objet rare ou utile, du « gadget » amusant, de l'idée à laquelle on n'aurait pas pensé, soit une pure recherche d'esthète. C'est la vie quotidienne de milliers de foyers, ou de personnes isolées qu'elle prend comme point de mire, et qu'elle voudrait rendre plus humaine. Elle manifeste, à chercher tout ce qui est de nature à améliorer les rapports humains, la même souriante intrépidité qu'elle sut déployer hier : quand elle faisait, de sa boutique de cadeaux, une efficace boîte aux lettres clandestines de la Résistance - ce qui lui valut Ravensbruck, Holleisheim,... la Croix de Guerre 39-45, la Médaille de la Résistance et la Medal of Freedom. Chacun croit savoir ce qu'est un cadeau et ce qu'est offrir. À lire Djénane Chappat, il est à parier que nombreux sont ceux qui le réapprendront.

  • Djénane Chappat est journaliste à Elle, où elle tient la rubrique « Madame Trouvailles ». Surtout, n'allons pas croire que sa quête incessante de l'objet rare ou utile, du « gadget » amusant, de l'idée à laquelle on n'aurait pas pensé, soit une pure recherche d'esthète. C'est la vie quotidienne de milliers de foyers, ou de personnes isolées qu'elle prend comme point de mire, et qu'elle voudrait rendre plus humaine. Elle manifeste, à chercher tout ce qui est de nature à améliorer les rapports humains, la même souriante intrépidité qu'elle sut déployer hier : quand elle faisait, de sa boutique de cadeaux, une efficace boîte aux lettres clandestines de la Résistance - ce qui lui valut Ravensbruck, Holleisheim,... la Croix de Guerre 39-45, la Médaille de la Résistance et la Medal of Freedom. Chacun croit savoir ce qu'est un cadeau et ce qu'est offrir. À lire Djénane Chappat, il est à parier que nombreux sont ceux qui le réapprendront.

  • Les migrants sont parmi nous ; ils viennent du Sud-Est asiatique, du Moyen-Orient, du Maghreb ou de l'Europe méditerranéenne ; ce sont aussi ces "Français de la frange" qui n'ont pas d'autre histoire que des exils répétés, des séparations aggravées par des secrets, des non-dits ou plus simplement des "dossiers égarés". Au-delà d'études statistiques et techniques déjà existantes, l'auteur a cherché la rencontre, privilégié l'écoute de nombreux enfants, venus de tous les horizons, issus de cultures très diverses. Leur rassemblement dans une même institution, a permis un certain nombre d'observations et de réflexions qui pourront aider à ce que tombent certaines idées reçues. Le dynamisme, les puissances de vie de ces jeunes qui ont traversé des épreuves parfois incroyables, est source d'espoir pour ceux qui peuvent l'entrevoir. Les enfants sans racines sauront créer leur avenir. Mais une chose est sûre aussi : l'avenir de nos sociétés ne se fera pas sans eux et, qu'on le veuille ou non, elles seront de ce fait différentes, tissées de traditions et de cultures nouvelles. Cette certitude est peut-être à l'origine de la peur de beaucoup. Elle est pourtant porteuse d'une vie encore inconnue, riche de promesses, si nous savons donner à ces jeunes le temps d'être et de créer.

  • Les enfants multihandicapés sont « les parents pauvres ». Telle institution qui accepte des jeunes privés de milieu familial normal déclare, à tort ou à raison, n'être pas équipée pour des handicapés moteurs, même s'ils sont privés de famille. Et tel établissement pour infirmes moteurs refuse tout enfant présentant des troubles de la personnalité. Or « le Reverdi » reçoit des enfants handicapés moteurs présentant des troubles d'ordre affectif, ayant des difficultés scolaires, bien que d'un niveau mental satisfaisant, et privés, parfois, de milieu familial normal. Rejetés dans le cadre d'une catégorisation trop simpliste, quels sont donc ces enfants multihandicapés ou surhandicapés ? Quels sont leurs besoins ? Quels sont leurs problèmes ? C'est ce qu'a cherché à discerner l'équipe d'éducateurs et d'enseignants spécialisés qui, depuis dix ans, a accepté de prendre en charge et d'abord d'écouter de tels enfants. Ce sont, en effet, des « enfants qui nous questionnent » : enfants qui nous posent des questions, enfants qui nous « font question », enfants qui nous remettent nous-mêmes en question, enfants qui vont parfois jusqu'à nous mettre « à la question »... Tels sont bien les jeunes interlocuteurs avec lesquels le présent ouvrage nous permet d'être en relation vivante, auxquels il nous confronte. Tel est le monde dans lequel nous voici introduits. Ces interrogations qui nous sont posées, impitoyablement, et pourtant non sans humour, qui donc pourrait refuser de les entendre et ne pas tenter d'y répondre ? Ce livre est un manifeste, un appel. Mais il est aussi un document, une mine pour la réflexion et la discussion psycho-socio-pédagogique. Il est, enfin, une invitation pressante à la reconsidération du sens de l'existence et de la mort. Il est un choix de « vouloir vivre ».

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