FeniXX réédition numérique (Éditions universitaires)

  • Il est devenu banal, aujourd'hui, d'insister sur la mise en question de la morale traditionnelle, surtout en matière de sexualité, et d'y associer le nom de Freud et les concepts de la psychanalyse. Pourtant, la complexité de la réponse freudienne en ce domaine a trop souvent fait place à des simplifications et à des caricatures. Qu'en est-il, dès lors des rapports de la morale et de la psychanalyse ? Comment Freud interprète-t-il la moralité humaine, en particulier la conscience morale dans son « archéologie » ? Quelle est la morale effective qui se dégage des textes de Freud ? Où se situent les virtualités éthiques à l'oeuvre au sein même du dialogue analytique ? Telles sont les questions auxquelles ce livre s'efforce de répondre, en recourant à une lecture attentive de l'oeuvre freudienne, à partir de cette étonnante « psychanalyse de la morale » que représente Totem et Tabou.

  • Un apport essentiel à la découverte psychologique de l'homme, dans la mesure où le conflit peut conduire à une désorganisation, à la névrose, à diverses maladaptations, tout aussi bien qu'à une réorganisation et une restructuration à un niveau supérieur. Source d'enrichissement et de changement, il apparaît comme marque de la condition humaine. Si sa signification - souvent angoissante - est, en dernière limite, liée à la faculté de choix de chaque homme, le conflit constitue, en quelque sorte, la mesure et la rançon de notre liberté.

  • Nul n'est volontairement méchant, disait Socrate. Or les bourreaux et tyrans ont toujours existé, de même que les jaloux, les haineux, les homicides, etc. ; déjà les animaux d'une même espèce se battent. Ces conduites d'hostilité résultent-elles d'un instinct agressif obsédé par la mort ? Ou bien faut-il distinguer des formes divergentes de l'agressivité ? On découvre d'abord un fond commun, car il y a « de l'attaque » dans l'amour comme dans la haine. La condition de l'homme, être d'abord faible et impuissant qui le demeure toujours au moins quelque peu, peut être éclairée, expliquée, si l'on suit l'évolution de l'agressivité, ses heurs et malheurs, sa fermentation qui la fait tourner à l'aigre ou son épanouissement : le parfait amour bannit la peur, mais non l'ardeur, et la tendresse même est agressive.

  • Pourquoi les mots « structures » et « structuralisme », qui sont vieux comme le monde, ont-ils soudain paru surgir du néant ? Expliquer une mode, ce n'est pas rejeter ce phénomène dans les marais d'un devenir informe et inepte, c'est d'abord mettre en lumière l'aspect nouveau, insolite pour le profane, d'une manière de voir ; puis c'est chercher pourquoi cet insolite-là a plu de préférence à d'autres ; c'est enfin présenter, en une fresque qui en dessine les grandes lignes, la pensée des auteurs que l'on appelle structuralistes. Le « structuralisme » est-il une nouvelle vision de l'homme et du monde ? Permet-il encore de parler de « l'homme », ou bien le remplace-t-il par autre chose, par des « structures inhumaines » ? Les auteurs ont voulu préciser ces questions, et parfois y répondre, en exposant ce qui leur paraît essentiel dans l'état présent des sciences humaines (linguistique, ethnologie, idéologie politique, psychanalyse, psychologie sociale et philosophie).

  • L'engouement actuel pour les sciences humaines amène à multiplier les recherches dans ce domaine si varié. Mais l'intérêt même de ces thèmes et l'urgence des problèmes concrets à résoudre risquent de faire négliger les exigences méthodologiques nécessaires à l'établissement de conclusions sérieuses. Cet ouvrage décrit les grandes étapes par lesquelles doit passer une telle recherche et les principales difficultés rencontrées en cours de route. Son but est d'aider ceux qui, sans formation très technique, commencent un tel travail, et de permettre à d'autres d'estimer la validité des conclusions présentées. Mais l'étude scientifique de l'homme est-elle utile ou dangereuse ? À quelles résistances se heurte-t-elle ? Aboutit-elle à donner à certains hommes un pouvoir absolu sur les autres, ou au contraire à faire progresser toute l'humanité en montrant les voies libératrices des potentialités de chacun ? Avec confiance dans sa réalisation, l'auteur recentre la multiplicité des études actuelles autour d'un but commun recherché depuis l'antiquité : faire évoluer l'homme grâce à une meilleure connaissance de lui-même.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le groupe centré-sur-le-groupe réunit pour une durée de plusieurs jours des personnes qui n'ont alors d'autre activité que d'explorer ensemble et de se communiquer « à chaud » ce qu'elles ressentent les unes des autres, et de leur situation commune. Il a pour objectif d'aider ainsi les participants à vaincre leur peur d'être submergés par le vécu social, et de les amener à assumer celui-ci. Ceci signifie que les membres du groupe ont à renoncer à une situation dans laquelle ils se protègent derrière l'Autorité (d'un homme, d'une morale, d'une idéologie), et à parvenir en conséquence, entre eux, à une communication immédiate et profonde. C'est pourquoi l'attitude des analystes présents dans le groupe est telle qu'elle permet à ce dernier de remettre en question sa relation à l'Autorité, et tout spécialement, à l'autorité des analystes qui, pour les participants, la résume et la manifeste. En fait, l'élucidation progressive par le groupe de sa relation aux analystes est stratégique, et permet aux participants de vivre pleinement leurs sentiments « ici et maintenant », et, partageant sans réticence une même situation, de s'y comprendre.

  • Les enfants et les adolescents connaissent des fatigues diverses, les unes d'origine organique, les autres ayant des causes psychologiques, voire sociales. La fatigue est très souvent un langage inconscient relatif à des difficultés scolaires ou familiales. Les examens approfondis et les médicaments ne suffisent plus, ils doivent être doublés d'une attitude psychothérapique.

  • Les enfants et les adolescents connaissent des fatigues diverses, les unes d'origine organique, les autres ayant des causes psychologiques, voire sociales. La fatigue est très souvent un langage inconscient relatif à des difficultés scolaires ou familiales. Les examens approfondis et les médicaments ne suffisent plus, ils doivent être doublés d'une attitude psychothérapique.

  • Accusé par l'intelligentsia d'avoir tué l'homme et les sciences humaines, pris pour le porte parole de la philosophie technocratique, renié par les structuralistes ou rejeté dans leur clan selon la mode et le vent de la critique, Michel Foucault, professeur au Collège de France a, pour le moment, déserté les pages littéraires des magazines pour réapparaître quelquefois dans celles des faits divers - puisque c'est là que se traitent les actes politiques extra-institutionnels. Les voix qui s'étaient élevées nombreuses et bruyantes autour des Mots et les choses, ne font plus aujourd'hui qu'un murmure. Sans doute est-il temps, une fois le silence revenu, de commencer enfin à lire. Peut-être s'apercevra-t-on que la production de Michel Foucault est une pièce maîtresse dans la construction d'une épistémologie que les sciences humaines revendiquent, depuis plusieurs années déjà, pour leur propre compte.

  • Médecin et philosophe, Georges Torris présente sous le titre Essai sur l'hominisation (biologie - psychologie) non pas l'histoire paléontologique de l'émergence humaine, mais une étude des deux termes de la geste évolutive, l'animale et l'humaine. Le monde animal est examiné dans une perspective « psychobiologique », c'est-à-dire opposée au mécanisme commun aux théoriciens contemporains de la biologie moléculaire, en prenant argument dans les faits morphologiques, physiologiques, éthologiques et paléontologiques apportés par la zoologie la plus récente. Ainsi apparaît de plus en plus une intelligence en action, intelligence que l'on retrouve au niveau de l'homme en des manifestations à la fois parallèles et entièrement originales. Or, une « phénoménologie » du corps de l'homme est, pense l'auteur, favorable à la thèse d'un corps humain non pas « raté », par rapport au corps mammifère, mais conçu avec précision en d'autres desseins, qu'une réflexion psychobiologique n'a pas à juger.

  • Le concept de créativité répond à une aspiration profonde de notre temps : libérer l'homme de tout ce qui fait de lui un robot. Il s'agit là, à la fois d'une remontée aux sources de la création et d'un projet dynamique pour démystifier le génie. C'est la conscience rendue à tout être humain d'être un créateur en puissance. « Les créateurs » peuvent servir de sujets d'études pour déceler ; les conditions de l'aptitude à créer et les caractères de l'attitude créatrice. La créativité utilise une énergie propulsive que l'on serait tenté d'appeler « agressive » au sens valorisant que donnent à ce qualificatif de récentes écoles de psychologie. Toute création exige la présence simultanée des valeurs des deux sexes. L'évolution de l'idée de création à celle de créativité doit restituer leur éminente dignité aux valeurs de la génitalité féminine, sans mépriser celles de la virilité.

  • Le concept de créativité répond à une aspiration profonde de notre temps : libérer l'homme de tout ce qui fait de lui un robot. Il s'agit là, à la fois d'une remontée aux sources de la création et d'un projet dynamique pour démystifier le génie. C'est la conscience rendue à tout être humain d'être un créateur en puissance. « Les créateurs » peuvent servir de sujets d'études pour déceler ; les conditions de l'aptitude à créer et les caractères de l'attitude créatrice. La créativité utilise une énergie propulsive que l'on serait tenté d'appeler « agressive » au sens valorisant que donnent à ce qualificatif de récentes écoles de psychologie. Toute création exige la présence simultanée des valeurs des deux sexes. L'évolution de l'idée de création à celle de créativité doit restituer leur éminente dignité aux valeurs de la génitalité féminine, sans mépriser celles de la virilité.

  • Les chaires de philosophie, les auditoires de sciences, les séminaires ecclésiastiques, se soucient aujourd'hui de Teilhard de Chardin. Ce rayonnement est devenu, pour l'homme de la rue, engouement ; tout le monde en parle sans le connaître, sans même l'avoir lu. On trouvera ici une excellente présentation de la pensée de Pierre Teilhard, due au docteur Cuypers qui, de l'inorganique à la morale, suit le cheminement du Père. On comprend mieux comment, à la suite du platonisme d'Augustin et de l'aristotélisme de Thomas d'Aquin, Teilhard a cherché à procurer à la Révélation chrétienne, de nouvelles incarnations dans la pensée et la science contemporaines ; comment il réconcilie l'homme avec l'univers, en lui apportant les perspectives d'un avenir grandiose. George Magloire fut l'ami de Pékin et, à ce titre, recueillit de nombreuses confidences. Il les insère dans la première esquisse biographique ; de Sarcenat à New York, il reconstitue - presque année par année - l'itinéraire de soixante-quatorze ans. Ce témoignage direct, empreint de ferveur et d'objectivité, éclaire pour la première fois l'épisode chinois demeuré inconnu. En annexe, d'intelligents résumés des parties de l'oeuvre actuellement parues, ainsi qu'un lexique et une bibliographie.

  • Les chaires de philosophie, les auditoires de sciences, les séminaires ecclésiastiques, se soucient aujourd'hui de Teilhard de Chardin. Ce rayonnement est devenu, pour l'homme de la rue, engouement ; tout le monde en parle sans le connaître, sans même l'avoir lu. On trouvera ici une excellente présentation de la pensée de Pierre Teilhard, due au docteur Cuypers qui, de l'inorganique à la morale, suit le cheminement du Père. On comprend mieux comment, à la suite du platonisme d'Augustin et de l'aristotélisme de Thomas d'Aquin, Teilhard a cherché à procurer à la Révélation chrétienne, de nouvelles incarnations dans la pensée et la science contemporaines ; comment il réconcilie l'homme avec l'univers, en lui apportant les perspectives d'un avenir grandiose. George Magloire fut l'ami de Pékin et, à ce titre, recueillit de nombreuses confidences. Il les insère dans la première esquisse biographique ; de Sarcenat à New York, il reconstitue - presque année par année - l'itinéraire de soixante-quatorze ans. Ce témoignage direct, empreint de ferveur et d'objectivité, éclaire pour la première fois l'épisode chinois demeuré inconnu. En annexe, d'intelligents résumés des parties de l'oeuvre actuellement parues, ainsi qu'un lexique et une bibliographie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Médecin et philosophe, Georges Torris présente sous le titre Essai sur l'hominisation (biologie - psychologie) non pas l'histoire paléontologique de l'émergence humaine, mais une étude des deux termes de la geste évolutive, l'animale et l'humaine. Le monde animal est examiné dans une perspective « psychobiologique », c'est-à-dire opposée au mécanisme commun aux théoriciens contemporains de la biologie moléculaire, en prenant argument dans les faits morphologiques, physiologiques, éthologiques et paléontologiques apportés par la zoologie la plus récente. Ainsi apparaît de plus en plus une intelligence en action, intelligence que l'on retrouve au niveau de l'homme en des manifestations à la fois parallèles et entièrement originales. Or, une « phénoménologie » du corps de l'homme est, pense l'auteur, favorable à la thèse d'un corps humain non pas « raté », par rapport au corps mammifère, mais conçu avec précision en d'autres desseins, qu'une réflexion psychobiologique n'a pas à juger.

  • Accusé par l'intelligentsia d'avoir tué l'homme et les sciences humaines, pris pour le porte parole de la philosophie technocratique, renié par les structuralistes ou rejeté dans leur clan selon la mode et le vent de la critique, Michel Foucault, professeur au Collège de France a, pour le moment, déserté les pages littéraires des magazines pour réapparaître quelquefois dans celles des faits divers - puisque c'est là que se traitent les actes politiques extra-institutionnels. Les voix qui s'étaient élevées nombreuses et bruyantes autour des Mots et les choses, ne font plus aujourd'hui qu'un murmure. Sans doute est-il temps, une fois le silence revenu, de commencer enfin à lire. Peut-être s'apercevra-t-on que la production de Michel Foucault est une pièce maîtresse dans la construction d'une épistémologie que les sciences humaines revendiquent, depuis plusieurs années déjà, pour leur propre compte.

  • Cet ouvrage aborde le problème, toujours très actuel, de la gaucherie et de la droiterie chez les enfants et les adolescents. Après avoir analysé l'apport de la physiologie, de la psychologie, de l'ergonomie et de la psychologie génétique, à la compréhension de la dominance latérale, l'auteur en étudie - par une observation rigoureuse - l'évolution entre quatre et quinze ans. La confrontation des différentes théories avec les faits observés, analysés avec méthode, conduit à un nouvel éclairage du problème. Ainsi, cet ensemble constitue une véritable mise au point de nos connaissances sur la latéralité, question qui suscite un intérêt croissant dans l'opinion et, plus particulièrement, chez les parents, médecins, éducateurs et psychologues.

  • En une progression, qui va de la phénoménologie de l'action à la métaphysique de l'Être/Acte, l'auteur approfondit le sens d'une philosophie spiritualiste, mettant en valeur le sommet que représente ce que Maurice Blondel appelle action de contemplation. Absolue en Dieu, une telle action est, en l'homme, relative, mais capable d'animer du sens des valeurs l'action au plan du concret.

  • En une progression, qui va de la phénoménologie de l'action à la métaphysique de l'Être/Acte, l'auteur approfondit le sens d'une philosophie spiritualiste, mettant en valeur le sommet que représente ce que Maurice Blondel appelle action de contemplation. Absolue en Dieu, une telle action est, en l'homme, relative, mais capable d'animer du sens des valeurs l'action au plan du concret.

  • Il convient de distinguer société ouverte et société close. La société ouverte s'appuie sur le respect et l'écoute d'autrui, afin de découvrir sa différence, et elle préfère - à l'obéissance - l'intériorisation du Schématisme. La voix de Heidegger vient alors faire contrepoint à celle d'Ortega y Gasset. Nous y trouvons surtout une critique de la domination sans partage de la technique, et de l'occupation excessive de l'utile. Il convient d'ajouter l'inutile, qui pourrait bien être l'essentiel. On aboutit alors au respect et à l'écoute du mystère du sens transcendant, qui gît au sein du monde.

  • Il convient de distinguer société ouverte et société close. La société ouverte s'appuie sur le respect et l'écoute d'autrui, afin de découvrir sa différence, et elle préfère - à l'obéissance - l'intériorisation du Schématisme. La voix de Heidegger vient alors faire contrepoint à celle d'Ortega y Gasset. Nous y trouvons surtout une critique de la domination sans partage de la technique, et de l'occupation excessive de l'utile. Il convient d'ajouter l'inutile, qui pourrait bien être l'essentiel. On aboutit alors au respect et à l'écoute du mystère du sens transcendant, qui gît au sein du monde.

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