Fayard (réédition numérique FeniXX)

  • Ecrit par une mère de cinq enfants, ayant perdu une petite fille de sept ans d'un cancer, ce livre est destiné aux parents en deuil. A. Ernoult donne la parole à cinquante-sept parents qui ont vécu cette douloureuse expérience.

  • À partir d'une histoire critique de l'idée que se sont faite de la notion de raison, Platon, Aristote, Descartes, Hume, Kant, Hegel...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Manifestation de la vie, le désir est une force à assagir. Il ne s'agit pas d'une tentative de répression, mais d'une valorisation de l'éros par le contrôle de soi. Contrairement à l'opinion habituellement répandue, l'homme n'est pas obligatoirement écartelé entre la force passionnée de désirs irrationnels et la rationalité froide d'une sagesse moralisante. La liberté se conquiert, non dans l'abandon à la spontanéité du désir, mais sur la voie royale de la sublimation. L'oeuvre du Dr Chauchard est à la fois théorique et pratique. Elle aide à acquérir une meilleure connaissance du moi psycho-physiologique, mais elle prépare aussi à l'apprentissage du contrôle cérébral. Elle s'achève en un art de vivre, conforme à la vocation naturelle de l'homme. Le cerveau n'est pas un ordinateur, c'est un organe vivant, destiné à désirer le bien. Il choisit des comportements libérateurs qui sont aussi intégrateurs. Alors que le désir fou engendre les manies aussi bien de la drogue et de l'érotisme que de la technique, le désir contrôlé satisfait aux plus vifs besoins d'imagination et d'idéal, de rêve et de réalité. En conclusion, le Dr Chauchard estime que l'éducation du désir harmonise non seulement l'individu, mais aussi la société tout entière.

  • Ils sont venus en France au nom d'une exigence ou d'un refus. Pour cela, ils ont connu - dans leur pays d'origine saisi par l'idéologie - l'insécurité, la prison, parfois la torture. Les voici à l'abri, physiquement à l'abri. Mais ces femmes et ces hommes n'ont pas changé. Ils restent ces observateurs aigus qui ont su aller au bout de leurs convictions. Leur regard transforme l'asile en exil. Leurs déceptions, ils les gardaient pour eux : devoir de réserve oblige quand on est réfugié sur une terre étrangère ! En les laissant ruminer leur silence, nous nous privions d'une étonnante occasion de nous connaître mieux... Mieux nous connaître à travers le regard de certaines de ces femmes et de ces hommes de courage et de conviction, aux sens aiguisés par le risque, voici donc tout le projet de ce livre. Ces entretiens, menés avec discrétion et vigueur par Yves Meaudre, nous obligent à nous décentrer de nous-mêmes. Il nous faut accepter des approches, des modes d'analyse qui ne sont plus les nôtres. Surtout, il nous faut recevoir des interpellations qui dérangent notre quiétude. Et si ces réfugiés nous étaient envoyés comme des messagers, des veilleurs ? - Constantin Commorovsky et Nicolas Elvoceanu (Roumanie) - Mgr Raymond-Marie Tchidimbo (Guinée) - Farid Ghais, Mansour Labaky et Ibrahim Chebli (Liban) - Tatiana Goritcheva et Vladimir Maximov (URSS) - S.E. N'Guyen Van Huy (Viêt-nam) - Marcyn Frybes (Pologne) - Claude Vigée (Israël) - Jorge Valls (Cuba).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les pays industrialisés, qu'ils soient de l'Est comme de l'Ouest, donnent au gaspillage des formes étrangement semblables. Il est donc trop facile d'accuser les producteurs et le soit-disant tout puissant matraquage publicitaire des vendeurs de rêve. En réalité, le responsable n'est pas un régime politique et économique, mais une société qui polarise notre désir sur le travail et les objets et nous contraint à jeter nos forces dans une compétition d'un « toujours plus » ou d'un « meilleur » illusoire. Or, déjà, les mentalités changent : une nourriture ou un vêtement simple, une voiture de faible puissance ne sont plus le signe de l'échec social. Un autre mode de vie est en train de naître pour ceux qui préfèrent la vie aux objets. Les beaux jours de la civilisation du gaspillage sont comptés.

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  • Dans les temps présents, les interférences de l'engagement dans les ordres et de la vie sexuelle sont de plus en plus à l'ordre du jour. La sexualité est envisagée dans ce livre sous son aspect le plus étendu comprenant non seulement la vie sexuelle proprement dite mais aussi la vie affective. Psychiatre et psychanalyste, Marcel Eck a eu l'occasion de rencontrer professionnellement plus de mille personnes déjà engagées dans la vie religieuse. Il a voulu s'en tenir uniquement à sa documentation personnelle et faire part des réflexions suggérées par ces rencontres. Après une discussion sur le célibat des prêtres, il étudie successivement les problèmes particuliers que posent, face au sacerdoce, les sexualités qui ne sont pas orthodoxes, la situation du prêtre inséré dans une vie de travail de type laïc, les difficultés d'ordre purement affectif que peuvent connaître les prêtres engagés dans la vie sacerdotale. Quelles sont ces difficultés ? Ont-elles une solution ? L'auteur ne prétend pas aller au-delà de ce qu'il a pu constater. Il élargit cependant le débat en insistant sur l'esprit de contestation, ses apports positifs et négatifs, et aussi sur la trop fréquente remise en question de la fidélité aux engagements.

  • Suite à son cri d'alarme, La Bombe ou la Vie, Jean Toulat publie aujourd'hui Les Grévistes de la guerre. L'auteur, à juste titre fait remarquer que nous vivons sur une poudrière, l'arsenal atomique équivalant à quinze tonnes d'explosifs par habitant du globe. Des armes sont vendues « tous azimuts ». Plus de trois cents conflits armés ont éclaté depuis 1945. A cette course à la guerre, des hommes et des femmes disent : NON. Objecteurs de conscience, des jeunes demandent un service civil. D'autres renvoient leur livret militaire, affectent à des oeuvres de la vie la part « militaire » de leurs impôts, refusent, dans les laboratoires ou les usines, de préparer des engins de mort. Des officiers rejettent la doctrine nucléaire de représailles massives. Et partout dans le monde, de Joan Baez et des frères Berrighan aux bouddhistes du Vietnam, se lèvent des militants qui résistent au dieu Mars. Ces « grévistes de la guerre » se veulent en même temps bâtisseurs de la paix. Ils se mettent au service du tiers monde, fondent des équipes d'action non violente, cherchent à faire prévaloir, sur la stratégie de la terreur, le dynamisme de l'amour, cette arme absolue. Jean Toulat dédie son enquête à José Beunza, objecteur de conscience espagnol, qui a reçu en prison le Prix Jean XXIII.

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  • Un document ancien a persuadé François Balsan que l'élite des Mambukush chassés du Zambèze par les Barotsé vers 1800 s'était réfugiée dans les giboyeuses forêts vierges du sud-est Angola : le "Bout du monde" des Portugais. En 1962, Louis de Contenson et lui partent du Zambèze, en colonne à pied avec huit noirs, à travers le Barotséland, passent la Mashi, étalée sur quinze kilomètres de marais et entrent en Angola. Ils atteignent les Mambukush perdus, vivant dans de hautes enceintes de pieux, montant leurs boeufs, observant le matriarcat. Leurs ravissantes femmes portent une fausse coiffe à cimier et à crinière, dont le luxe inouï contraste avec leur nudité. Des incidents pimentent cette marche de 400 km. Défection de deux équipes successives de Noirs, aux changements de région. Dispute avec un fourbe roitelet qui finit par prêter ses chevaux jusqu'aux halliers sans eau, déserts, assurant l'écran sud des Mambukush. Débuché réalisé quand même grâce aux boeufs et à la pirogue-traîneau, chargée d'outres, d'un humble chef auquel se joint un extraordinaire Bushman : petite équipe d'une grande aventure. Cette liaison géographique est une "première". La carte vide s'enrichit d'un relevé. L'étude des Mambukush révèle une très curieuse ethnographie, et toute l'expédition est dans la plus pure tradition de Livingstone.

  • « Le paysage littéraire de l'Espagne, en intime et constant unisson avec son paysage physique en épouse aussi les étonnants contrastes... Survoler son paysage historique, géographique, humain, l'embrasser dans sa totalité, bref le dominer, c'est la condition préalable à une connaissance plus approfondie de l'Espagne. » C'est le but que s'est assigné M. Jean Descola dans cet ouvrage. Offrir au lecteur une vue d'ensemble de la littérature espagnole en prenant ses distances pour mieux en apprécier les perspectives, les grands courants, les lignes de force, les sommets. De Sénèque à Matute et Goytisolo, de Cantar mio Cid au Romancero Gitan de Lorca, en passant par les oeuvres majeures telle La Célestine, le Lazarillo de Tormes, Le livre de ma vie de Sainte Thérèse, les Sonnets de Gongora, et le théâtre du siècle d'or espagnol de Tirso de Molina à Lope de Vega et à Calderon, M. Jean Descola n'oublie rien et réussit pourtant à ne pas épouser une vue didactique avec tout ce que cela comporte de schématique et d'abstrait. C'est que tout en respectant l'ensemble d'une architecture traditionnelle, il a su l'équilibrer d'une façon personnelle et vivante. Il n'a pas cherché à faire oeuvre savante, mais une synthèse de ses lectures, le fruit de ses méditations, initier plus qu'instruire. L'esprit ouvert, préparé par la lecture enrichissante de cet ouvrage, le lecteur pourra étendre ses connaissances en parcourant seul les avenues dont l'auteur lui aura ouvert l'accès, indiqué le parcours. Souhaitant familiariser son lecteur avec les lettres espagnoles, M. Jean Descola a cherché d'autre part à insérer le fait littéraire dans son époque et dans son contexte politique car, encore plus que dans d'autres pays, en Espagne la vie littéraire fait corps commun avec l'histoire. C'est dans cette perspective que l'auteur a divisé son ouvrage en neuf parties correspondant aux grandes mutations littéraires et qu'il a choisi pour chacune de ces périodes un personnage central - écrivain ou héros - qui l'incarne. Un livre plein de substance où l'arrière-fond historique toujours présent, fait encore mieux ressortir les richesses littéraires de l'Espagne.

  • Si Colette garde toujours de nombreux fidèles, personne en France n'a pensé jusqu'à présent, à écrire sa biographie bien que sa vie, mouvementée et riche en événements, s'y prêtât particulièrement. Chose curieuse, c'est un Américain qui en eut l'idée d'autant plus originale qu'il a voulu que ce soit Colette elle-même qui l'écrive. En effet, Colette qui a toujours refusé d'écrire ses mémoires, sans employer le « je » des mémorialistes, s'est souvent mise en scène dans ses écrits ; et c'est en recueillant à travers son oeuvre des confessions plus ou moins directes, en les ordonnant chronologiquement, que M. Robert Phelps a réussi à nous donner une oeuvre « autobiographique » d'un très grand intérêt. Un critique américain n'a pas hésité à écrire que cet autoportrait, bien qu'involontaire, pourrait être le chef-d'oeuvre de Colette. Nous avons pensé qu'il serait injuste que cet autoportrait ne soit pas présenté au public français ; et cela d'autant plus que que le texte retrouve ainsi la pureté et la magie du style propre de Colette. Grâce à la modestie de M. Robert Phelps le miracle s'accomplit, le travail de l'assembleur disparaît, une voix s'élève, celle de Colette elle-même qui nous confesse sa vie...

  • Méditer sur cette condition humaine qui est notre plus intime interrogation, tel est le propos de l'auteur de cet essai : Médecin, il n'a pas voulu s'enfermer dans une analyse technique et mutilante, mais développer, à la lumière des sciences humaines et de la biologie, un ensemble de questions brûlantes pour l'homme d'aujourd'hui. Que devient le respect de la vie face aux foetus en tubes, aux manipulations génétiques, aux greffes d'organes ? Que dire d'une science saisie du vertige du progrès et dont les découvertes remettent en cause les équilibres naturels ? Que dire d'une société bientôt incapable d'assurer la survie de l'espèce, parce que prisonnière de mentalités collectives, de structures politiques, économiques, culturelles, archaïques et stérilisantes. Ces diverses pesanteurs altèrent notre vision de l'homme et nous interdisent de le percevoir dans sa véritable dimension : celle d'une dynamique du vivant. C'est cette réflexion que Plaidoyer pour l'homme de demain voudrait entreprendre. Réflexion sur le mal, la souffrance, la mort, l'inachèvement de l'homme, le mystère de l'homme mis en face de lui-même, et de l'Insondable qui a nom Amour-Dieu.

  • "Ceci est un livre sur la pensée, sur la masse culturelle de la pensée. Dans l'horizon intellectuel l'intéressant déborde de toutes parts le savoir ; c'est cet excès qui est la substance de la culture. Il y a trop à perdre à décider que l'histoire culturelle est dans son ensemble insignifiante. Trop à perdre en arrière, dans la dimension du passé ; et plus encore à perdre sur le fond, dans la perception que nous pouvons avoir de nous-mêmes comme pensants. Chaque débat est un jeune et vieux débat ; lors même que nous jugeons l'antérieur, il continue de circuler en nous. Ce n'est pas un paradoxe que la question du nouveau dans la pensée soit la question du passé dans le langage". J. S.

  • La méthode de vie heureuse des Néo-Gnostiques repose sur la vision du monde mise au point par les physiciens avancés des dernières décennies : l'Univers n'est fait que de consciences vivantes, il est lui-même un Champ de conscience tout englobant. Sans maître, sans analyste, sans appartenance à un groupe, on peut s'initier à la sagesse néo-gnostique. Elle ne fait appel ni à un effort de la volonté, ni à un système d'autodiscipline, en exercices gradués, mais seulement à l'imagination. Elle postule que tout homme est spontanément un poète et un romancier, même quand il n'a pas appris à s'exprimer et à publier des poèmes ou des romans. Les principaux thèmes de cette méthode de vie heureuse sont : 1°) Continuer la formation embryonnaire pendant toute son existence par des « montages » appropriés, dans une « psycho-niche », dans une « deuxième peau », protégeant la première peau. 2°) Vivre « verticalement » - sur place - en se détournant des aventures « horizontales », politiques ou autres. 3°) « Iriser » les événements inévitables, par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel des sentiments. 4°) Pratiquer le rêve romancé, et recharger le cerveau affectif. 5°) Se voir en son être idéal, dans une sorte d'Histoire sainte personnelle, rattachée à une Histoire sainte religieuse. 6°) Jouer librement des changements d'échelle, des changements de norme, du scepticisme à éclipses, des neutralisations. 7°) User de stratégies diverses avec l'inconscience des autres et avec son propre inconscient.

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  • Nombreux sont aujourd'hui les étudiants et les lycéens qui « font de la politique ». Ils n'ont pas fini de défrayer la chronique. Mais il ne s'agit pas seulement d'une « agitation superficielle » : des formes d'action et de réflexion radicalement nouvelles naissent peu à peu dans les groupes et les partis politiques et, singulièrement, dans ceux qui se veulent révolutionnaires. La politique est devenue, pour beaucoup de jeunes, une réalité. Le chrétien qui « fait de la politique » se trouve placé, lui aussi, dans une situation nouvelle. C'est cette situation que ce livre voudrait décrire à partir de témoignages de lycéens et d'étudiants. Il n'est pas une étude abstraite des rapports entre foi et politique : c'est au fil des expériences que les questions se sont posées. Si la Constitution Pastorale Gaudium et Spes marqua pour beaucoup « la réconciliation tant attendue de l'Église et du monde », la problématique de Vatican II ne permet plus de répondre aux questions qui sont soulevées par une situation déjà changée ou qui sont devenues d'une urgence cruciale. Peut-on, dans les faits, concilier l'appartenance à l'Église et un engagement dans un groupe ou un parti marxiste ? Peut-on éviter de faire de l'acte politique un « détour nécessaire à l'évangélisation » ? Est-il possible d'analyser le rôle politique de l'Église sans vouloir en sortir ? Peut-on tolérer une « Église gauchiste », à côté de l'autre ? Peut-on tolérer, d'autre part, une conception de l'unité purement formelle et, en définitive, récupératrice ? La parole de l'Église est-elle condamnée à être perpétuellement ambiguë quant aux réalités politiques ? Enfin, l'Église ne finit-elle pas par s'aveugler et par s'immobiliser, à force de s'interroger sur ses problèmes ? Beaucoup affirment être « dans une impasse ». Mais n'est-ce pas parce que, au départ, les termes du problème sont mal posés ? Qu'appelons-nous « foi » ? Est-ce une « réponse toute faite » ou - encore - une question ? Autant de problèmes qui révèlent eux-mêmes des tendances et impliquent parfois des réponses dans leur énoncé même.

  • Dans ce livre, le Professeur Pierre Debray-Ritzen, directeur de la présente collection, ne se place pas sur le plan idéologique ni sur le plan éthique. La rigueur méthodologique est son seul propos. C'est dire que le ton de l'ouvrage n'est pas celui du polémiste mais du logicien - sans toutefois exclure la sévérité. Une véritable démonstration adresse à la psychanalyse un des argumentaires critiques les plus nourris et les plus charpentés qui aient été bâtis en ce domaine. Remontant au XIIIe siècle, le mot « scolastique » signifie : raisonnement logique et systématisé à partir de vérités révélées. (Ce que Claude Bernard considérait précisément comme le contraire de la méthode expérimentale). Dans le champ, bien mystérieux encore, de la psychologie et de la psychiatrie fleurissent maintes mythologies dont les vérités révélées du freudisme : le ça et le moi, les pulsions, le développement de la sexualité, l'inconscient, l'interprétation des rêves, la monomanie oedipienne, la relation d'objet, etc. A la lumière des données modernes de la neuro-psychologie et selon les critères de certitude, habituels aux sciences expérimentales, toutes ces notions sont remises en question. De même sont contestés, dans leur mécanisme scolastique, les procédés de développement du discours psychanalytique, en particulier : le déguisement pseudo scientifique, le recours aux « écritures consacrées », la démonstration par le symbole - toutes méthodes de ce système clos de pensée que réalise, parmi d'autres, l'entreprise freudienne. L'auteur insiste ensuite sur la gravité des prolongements nosographiques. En effet ces derniers, face aux disciplines biologiques, dispensent un véritable obscurantisme. Cependant, les prolongements philosophiques, avec leurs extravagances, enténèbrent un peu plus les esprits, chauffent des serres de passion et animent la fine fleur de la cuistrerie contemporaine. L'auteur affirme en terminant l'intérêt exploratoire et thérapeutique de la relation interhumaine en s'interrogeant sur le rôle qu'une psychanalyse assagie et auto-contrôlée pourrait effectivement y jouer, dans une perspective résolument scientifique.

  • Pendant quarante ans, l'Action française a tenu une place éminente dans l'échiquier politique français. Ce mouvement, sans représentation parlementaire, diffusant un journal à tirage médiocre, eut une audience dont l'influence est loin d'être éteinte. Si son histoire est souvent confondue avec celle de Charles Maurras, qui n'en fut pas le fondateur, mais qui convertit le mouvement initial à la monarchie, on ne peut ignorer le grand journaliste, le pamphlétaire qui, en trois lignes, fixait pour des générations le ridicule d'un adversaire, l'homme enfin qui, après avoir baillé les fonds nécessaires au lancement du journal, l'empêcha, selon le mot de Maurras, de n'être qu'un « journal de professeur ». Jean-Noël Marque a su brosser de son héros un portrait fidèle. Nulle concession à l'anecdote : si la vie privée de Léon Daudet fut au départ intimement liée à sa carrière politique, il n'en est retenu ici que ce qui est fondamental pour la connaissance du personnage politique. Voici, retracée avec infiniment de talent et d'objectivité, la figure d'un homme que, dans sa jeunesse, les plus grands esprits de l'époque considérèrent comme l'un des « dauphins de la République » et qui, par amour de la France, abandonna ce rôle pour celui, plus délicat, de chef du mouvement nationaliste intégral.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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