Editions Thierry Marchaisse

  • L'histoire de "La Retrouvée" raconte une conquête à double sens. Car cette maison, initialement parée de toutes les disgrâces, a dû conquérir le coeur de sa propriétaire, tandis que celle-ci s'acharnait à faire sien un lieu « qui n'était pas son genre ».Comment s'approprie-t-on une maison, un jardin ? Comment devient-on finalement habité par le lieu qu'on habite, réparé par le lieu qu'on répare ?L'exploration de ce kaléidoscope d'expériences, à la fois bien particulières et familières à beaucoup d'entre nous, fait l'objet de cet atypique récit par fragments, allant de l'anecdote drolatique à l'exploration psychanalytique, du traité de décoration à la philosophie et de la botanique à la mystique.Nathalie HEINICH est sociologue au CNRS. Elle a publié une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels Maisons perdues (Thierry Marchaisse 2013) et Une histoire de France (Les Impressions nouvelles, 2018), qui appartiennent à la même veine autobiographique.

    Nathalie HEINICH est sociologue au CNRS. Elle a publié près d'une quarantaine d'ouvrages, traduits en quinze langues, portant sur le statut d'auteur, les identités en crise, la sociologie et les valeurs. Elle a publié aux mêmes éditions Maisons perdues (2013) et Le Pont-Neuf de Christo (2020).

  • Que peut-on dire de la psychanalyse, après en avoir fait sa principale activité pendant plus de soixante ans ? Le but de ce livre est de répondre à cette question.Mémoire vivante du champ freudien, à cheval sur plusieurs langues et plusieurs cultures, Moustapha Safouan a commencé son analyse alors que Freud était mort quelques années auparavant et Lacan encore presque un inconnu.Il présente ici les éléments fondamentaux de la psychanalyse, et l'éclaircit en suivant les trois fils de ses avancées théoriques successives, de sa fonction thérapeutique singulière et de son histoire institutionnelle mouvementée.Une référence pour les spécialistes, qui servira tout aussi bien d'introduction pour les profanes ou les étudiants.

  • Ce recueil s'est donné pour défi d'être à la hauteur du sujet qui en fait l'objet.

    On y trouvera donc des lettres de psychanalystes bien sûr et même de proches de Lacan de la première heure. Mais aussi celles d'artistes, de scientifiques, de philosophes, etc.,.et pas seulement français mais aussi étrangers.

    On y trouvera aussi et surtout des propos et des arguments inattendus, des plus loufoques au plus sérieux. Des plus intimes aux plus théoriques.

    Le tout forme un « portrait chinois » de la psychanalyse aujourd'hui, qui se confond nécessairement (pour le meilleur comme pour le pire) avec l'effet Lacan et le bilan de son enseignement.

    Laurie Laufer est née en 1964. Psychanalyste, romancière pour la jeunesse, elle est professeure en psychopathologie à l'Université de Paris et directrice du Centre de recherche Psychanalyse, Médecine et Société. Elle est l'auteure de L'Énigme du deuil, (PUF, 2006). Avec Florence Rochefort , elle a dirigé le recueil Qu'est-ce que le genre ? (Payot 2014), et avec Amos Squverer Foucault et la psychanalyse (Herman, 2015).

  • « Inlassablement, j'interrogeais ce lieu où tout avait commencé avec John : une volière à papillons. Ailleurs, aurions-nous été inflammables l'un à l'autre? J'en revenais à cette seconde où, serrant sa main, je m'étais sentie percutée de plein fouet juste en dessous de l'arche thoracique, pour ainsi dire à l'entrée du porche. Comme s'il existait en ce carrefour obscur un point solaire, le plus souvent dormant. » Après la mort brutale de sa soeur, Martin Sterne découvre dans ses papiers le récit d'un amour dévastateur dont il ignorait tout. Mêlant lecture et enquête, il part à la recherche de cette inconnue qu'il croyait si bien connaître.

    S'ouvre ainsi un roman en abyme, où s'entrelacent et se répondent la passion d'une femme pour un homme qui lui échappe et la relation complexe, complice, entre un frère et une soeur.

  • Les conséquences dévastatrices d'une mutation globale et planétaire qui encourage le quantitatif, l'évaluable, le simple, le visible, le consommable, le rentable, le rapide, le matériel apparaissent évidentes dans tous les champs où l'humanité déploie ses activités, souvent créatrices : politiques, économiques, sociales, culturelles, sanitaires. La question posée à la psychanalyse est celle de l'impact de ces mutations sur la construction identitaire de la personne, des effets de l'ultralibéralisme et de la technologisation des échanges sur la clinique de sujets anonymisés et incarcérés dans un nouvel ordre symbolique : contrôle social et formatage des individus, de leurs comportements et, plus grave encore, de leurs fonctionnements. La déshumanisation est en marche. Les psychistes, tous ceux qui veillent au développement, à l'accompagnement ou à la restauration du psychisme humain, ne peuvent accepter passivement ce processus de désubjectivation et de dépersonnalisation, pas plus qu'un monde absurde et monstrueux, où l'homme serait réduit à un misérable petit tas de neurones, à une alchimie d'acides aminés ou à d'improbables circuits bio-électriques, c'est-à-dire à une chimère scientiste. Il faut donc entrer en résistance - je n'emploie pas ce mot par hasard. L'objet de ce livre est de dénoncer ces impostures et d'affirmer que la psychanalyse peut et doit être un des points d'ancrage de ce mouvement de défense des références originaires et fondamentales de l'humain.

  • « SA FIN SEMBLE DONNER RAISON À SES DÉTRACTEURS. Lacan s'y est montré méchant, tricheur, passant à l'acte avec violence. Faut-il en conclure que c'était là le fond du bonhomme, toujours voilé par la courtoisie ? Quelle différence, en tout cas, avec la mort de Freud, après sa si terrible maladie. Mort discrète, mort voulue. Quoi qu'il en soit, Lacan sera toujours, pour moi, l'objet d'une infinie gratitude et d'un infini respect. Au cours de toutes ces années, je n'ai jamais émis le moindre jugement sur Jacques Lacan. Je ne vais pas commencer. Je n'ai d'ailleurs jamais su s'il avait une opinion sur moi, parmi toutes ses ouailles, et encore moins laquelle. Le plus personnel des jugements dont il m'ait fait part c'est : "Vous devriez prendre comme emblème le lierre ; la fidélité est un de vos points de base. Vous savez bien : je meurs où je m'attache..." De fait, il est certain que si je tiens encore le coup, c'est parce que, comme les vieux lierres, je reste bien accrochée au monolithe facétieux qu'il a été. »

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